Une cliente m’a demandé ça. Suite à mon coming out de Samedi (‘tout ce temps, je vous ai menti’), là où j’ai dit que je ne suis plus mentor. Sinon par accident. Que je ne suis pas là pour aider, mais pour juste exister. Que j’arrête d’accompagner et les programmes en ligne (sauf les existants). Qu’on pouvait arrêter de compter sur moi. Moi j’ai juste envie de créer. D’exister.

Ce texte est sorti de moi. Et à certaines lignes je me disais : ‘non, n’écris pas ça !’ Et quand même ça sortait. Pas comme je l’aurais maîtrisé ou voulu. Mais c’est sorti.

Je ne suis pas coach, pas mentor, pas guru.

Je suis artiste.

Et purée ça m’a bien fait flipper.

Comment je me sens ?

Après avoir écrit et publié…. je me suis sentie vide.
Comme si j’avais vomi mes entrailles sur papier. Je ne sais pas si j’étais déjà aller chercher un texte aussi loin. En tout cas, j’étais sonnée pour le reste de la journée.

Et puis, la peur m’a visité. Bien sûr. Tout ce que j’avais fait, tout ce que j’avais conçu… serait différent maintenant.

Quelle serait mon identité maintenant que j’avais dit, publiquement et en grand, que ce n’était pas tout à fait moi que l’on voyait jusque là ?

Le lendemain – dimanche – je me suis réveillée, un peu déphasée. La veille j’avais écrit un texte (‘c’est l’histoire d’une femme en rouge’), que j’ai partagé. Une heure après sa publication je n’osais pas regarder… et si personne n’aimait ?

Cette peur, je ne l’avais pas eue depuis longtemps.
Quand tu écris un texte, un article, pour ‘aider’ eh bien on ne peut pas vraiment juger. On peut, mais au pire si tu n’aimes pas tu pars. À part si tu es un troll tenace.

Quand tu écris de la fiction, on peut très objectivement dire que c’est nul. Moi je juge de la fiction. Car je me détache de l’auteur. Or je ne juge pas un article de blog. Au pire je hausse les épaules et je pars.

Du coup… la peur que personne n’aime.
Et mon frère a regardé pour moi les commentaires, et il y’en avait une vingtaine en moins d’une heure.

J’ai été choquée… je ne m’y attendais pas. Ça m’a fait chaud au coeur. Ça m’a montré qu’après ma bombe de la veille, j’avais toujours ma place.
‘Les gens veulent lire mes histoires’ je me suis dit’. Cool

Ça m’a donné la force de faire ce que je devais faire depuis longtemps : j’ai suivi le conseil que j’ai donné tant de fois – l’alignement c’est du tri – Alors j’ai trié.

J’ai écrit sur deux grandes feuilles A3 absolument toutes mes activités et projets quotidiens. J’ai écrit les projets de l’équipe et ceux à venir.

J’ai écrit que je n’étais plus mentor et que j’étais artiste. (Mais être mentor par accident ça me va

Et très simplement j’ai choisi : ce que je garde, ce que je laisse.

Un simple oui ou non à côté.
Avec une explication pour le non, dans l’idée de transmettre à mon équipe.

En parlant d’équipe, j’ai mis à plat chaque personne et chaque rôle. Et dans un effort inconfortable, je suis repartie de zéro. J’ai eu peur de voir que des rôles seraient maintenant superflus. Alors honnêtement je me suis demandé quel serait le rôle de chacun et quels seraient les leviers à activer. Allais-je maintenir l’équipe telle qu’elle est ?

Et au final… bizarrement et comme par magie. Chaque personne avait sa place. J’ai par le plus grand des miracles rassemblé l’équipe parfaite pour cette prochaine étape.

Le tri des activités et des projets était difficiles Beaucoup étaient rassurants. Notamment certains qui avaient pour vocation de rapporter gros, et pour lesquels on savait déjà parfaitement comment faire. Mais il fallait les laisser partir pour laisser la place à autre chose.

Nous avons toujours la foi de faire grandir l’entreprise et de faire la difference que l’on veut – de manière philanthropique et en investissant. La seule différence c’est qu’on ne sait pas comment. Et que nous allons devoir être créatifs, pour atteindre nos objectifs alors que je reste dans mon alignement.

Ce matin, lundi, la peur est revenue.
Que faire, comment, qui je suis maintenant ?

Eh puis, je lui ai dit : c’est bon. Le temps de la peur est fini. Il s’agit du temps de la décision maintenant.

Je sais parfaitement ce que je dois faire.
Je sais parfaitement qui je suis.
Je suis prête à faire ce que je dois faire.
Tout est clair et limpide.
Je décide que les choses se passeront ainsi.
Et c’est tout.

La peur est partie à partir du moment oú j’ai décidé que c’était ‘ça’ ma vie.

Une vie oú ma fiction passerait toujours en premier.

Pour être plus précise, il y’a deux types de textes/livres que j’aime lire, et que par conséquent j’aime aussi écrire :
– la fiction et les mémoires.

Ainsi, même si je n’ai pas toutes les réponses sur ce qui va se passer, je peux vous dire qu’ici vous lirez :
– de la fiction
– des coulisses de ma vie d’artiste

Probablement pas d’article du style : 10 astuces pour te caresser le dos avec une cuillère (c’est quoi ce titre 😭)

Mais des histoires.
Certaines inventées. Certaines vraies.

Comment je me sens ?

C’est comme si on m’avait raclé le fond à la petite cuillère. Il ne reste rien. Mon intérieur est vacant.

Et en même temps, j’attendais ce moment de renouveau, de niveau ‘zéro’ depuis longtemps, je me rends compte.

Cette page blanche me fait du bien.

Je peux tout décider et tout recréer.

Je ne sais pas ce que ça va donner, mais je sais que ça va être bien. Mieux que tout ce que j’ai pu imaginer.

Merci d’être là.

Lyvia

C’est prêt !
Pendant un mois, tu peux recevoir chaque jour une histoire érotique écrite par moi. Soit une histoire en entier, soit des parties d’histoires, dépendant de la longueur.
On teste un mois pour commencer, et ensuite on verra comme des… préliminaires.
C’est par ici –> http://lyviacairo.com/vulnerable

Photo : Le feu détruit et le feu crée