Je ne veux plus de l’homme parfait
Je veux l’homme vrai
Je ne veux plus de l’homme qui sait tout sur tout,
Je veux l’homme qui admet qu’il ne sait rien.
Je ne veux plus de l’homme parfait, qui paraît avoir tout réglé de sa vie
Je veux celui qui a des cicatrices, des blessures, des aspérités, celui qui sait les reconnaître et les honorer.

Je ne veux plus de l’homme exagérément poli, avec des parfaites manières, un mot qui ne va pas plus haut que l’autre et absolument rien à se reprocher sur papier.

Je veux celui qui est parfois maladroit, parfois peu sûr de lui, et qui quand je le regarde dans les yeux, dit vrai.

Les hommes « parfaits », je les connais.
Ce sont ceux qui font tout bien comme il faut. Ils ont les mots qu’il faut, les gestes qu’il faut, comme il faut et quand il faut.

Ils ont cette carapace dorée, que tu peines à déceler.
Tu aimes être à côté.
Tu te sens valorisé-e.
Tu te dis : il m’a choisie !
Cela veut-il maintenant dire que je suis « parfaite » aussi ?

En face de l’homme parfait, être toi ne suffit pas.

Peut être que tu dois perdre un peu de poids. C’est pour ton bien, tu vois.
Peut être que tu dois parler moins fort. C’est pour ton bien, voilà.
Peut être que tu dois être plus réfléchi-e que ça. C’est pour ton bien, enfin !

L’homme parfait est parfait « entre les guillemets ». Tu l’auras compris.
Il semble avoir maîtrisé la vie, et tout ce qu’il fait, c’est de te transmettre un peu du sien.
De quoi tu te plains ?

Son seul défaut. Son seul, petit défaut ?
Il te fait te sentir … en fait, pas très bien.
En face de lui tu te demandes : moi, c’est assez ?

Parfois tu te questionnes : est ce que j’ai encore fait à côté ?
L’homme parfait est une façade. Un mirage. Un personnage de film qui n’existe pas.

Il a créé son avatar pour se protéger lui. Et après si ça te blesse toi, ce n’est pas fait exprès, tu vois ?

L’homme parfait, tu sais quoi ? Je choisis de le laisser dans son coin.

Et à la place, je choisis, celui qui se sait imparfait, qui se dit imparfait, et qui m’aime imparfaite.

Avec mes cicatrices, mes blessures, mes aspérités. Qui me soutient quand j’essaie de les reconnaître et de les honorer.

Quand je vois ton cœur, je peux te montrer le mien.
Quand je vois ta peine, je veux te montrer la mienne.
Quand tu me dis : « je me sens imcompris-e parfois », je peux te dire : moi aussi.
Quand tu me dis : « je doute parfois », je peux dire : moi aussi.
Quand tu dis : « je ressens ces sentiments-là », je te dis moi aussi.
Ce sont les petites brèches et les fissures qui nous permettent de rentrer dans le cœur de l’autre, et lui de rentrer dans le tien.

Mille fois je choisis l’homme imparfait, car avec lui, je peux entrevoir le vrai.

Lyvia

Partage ce message à ceux et celles qui ont besoin de le lire.

PS : ma nouvelle aventure a ouvert ses portes HIER et vous êtes déjà de nombreux inscrits !

30 jours, 30 vérités. Parce que c’est montrer nos vulnérabilités qui nous rend plus vrai. Et c’est aussi ce qui rend plus fort.

Parce qu’à chaque fois qu’on se tait quand on voudrait parler, c’est un petit bout de nous qui se recroqueville et qui a mal.

Parce que les mots apportent la lumière, viens avec moi dire ta vérité : http://lyviacairo.com/30jours-30verites

PSS : Retrouvez mon live avec les Amazones !