Dans une relation fluide, je ne te dois rien et tu ne me dois rien. Je n’attends rien de toi, et tu n’attends rien de moi.

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C’est une vérité qui a été difficile à entendre et à comprendre pour moi. Je te montre ici un schéma de relation, que je me suis remémoré juste hier.

3 exemples :
– Nous sommes amis, et nous ne nous sommes pas appelés depuis des mois. Je sais que tu as de la difficulté et que tu passes un moment dur. Et pourtant, la vie fait que je ne te contacte pas. Résultat : tu m’en veux. Tu te dis ‘mais tu étais censé être là pour moi, pourquoi ?’

– Nous sommes un couple, je suis sortie tout samedi après midi avec mes amies, j’ai bien profité, et je suis rentrée bien plus tard que prévu. Je me suis blottie dans tes bras à 3 heures du matin. Je me réveille. Et là.. tu me fais la tête et tu ne dis rien. Je suis crevée alors ça me va bien de passer la journée devant le canapé. J’apprends plus tard le soir, que tu m’en veux de ne pas avoir fait en sorte que tu passes un super dimanche… pour compenser, tu vois, étant donné que Samedi je n’étais pas là.

– Nous sommes une famille. Je te dis quelque chose un peu abruptement, ça passe de travers. Tu me cries dessus que je te parle mal. PourquoI donc ? Surtout quand je sais qu’aujourd’hui tu es triste et fatigué, et que telle personne t’a déjà pris la tête. Tu me dis : tu ne m’aimes donc pas, de ne pas voir que là j’avais besoin d’entendre autre chose. Tu es déçu. Et tu m’en veux.

Il y a conflit et incompréhension.
D’un coté on se sent heurté.
De l’autre on a de la culpabilité.
Et de part et d’autres on aimerais bien être capable de lire dans les pensées.

Et là, je vois plusieurs choses.

* La première c’est une question de responsabilité.

Si je ne vais pas bien, que quelque chose me heurte ou ne passe pas, ça m’appartient à MOI, même si l’autre est le déclencheur. Il y a un truc à regarder chez moi. L’autre sert de miroir à ma peine et c’est tout. Quand il ne fait pas ce que ‘j’attendais’, l’information importante c’est… pourquoi j’attendais ça ? Quel est mon BESOIN dans ce moment là ? Et par conséquent… qu’aurais-je pu demander ?

Ma responsabilité est de regarder en MOI ce qui se passe. L’autre ne me doit rien. Il est juste là, à exister, du mieux qu’il peut.

* La seconde est la notion de ‘bénéfice du doute’. Dans mes relations j’essaie – et ce n’est pas facile – j’essaie de partir du principe que :
1- l’autre fait toujours de son mieux
2- je fais toujours de mon mieux

TOUS, nous avons envie et besoin d’amour. Je crois sincèrement que nous ne ferions jamais rien sciemment pour heurter. Et sachant cela, cela permet la compassion, envers moi ou les autres.
– J’ai fait de mon mieux, avec ce qui était disponible pour moi à un moment T. Cela ne sert pas de me sentir coupable.
– L’autre a fait de son mieux, avec l’énergie qu’il avait à un moment T. Si ça m’a heurté, ben ça fait chier. Mais ça m’appartient.

* La troisième est la notion d’indépendance.
Ma mère m’a toujours dit : tu es née toute seule. Et je n’ai pas beaucoup aimé cette phrase. Mais il est vrai que je suis née toute seule, et parfois – souvent – le plus important c’est que je sois égoïste et que je pense à moi. Et que je prenne soin de moi. Et parfois, prendre soin de moi (si c’est sortir tard pour m’amuser) va heurter l’autre. Mais la subtilité ici est de communiquer à l’autre ce dont on a besoin pour se sentir bien, ou que l’autre prenne la responsabilité de demander si jamais cela l’a heurté.

Et l’important c’est de reconnaitre à l’autre cette indépendance.
Cette nécessité qu’il a à prendre soin de lui d’abord parfois, et à se faire passer en premier.
Il ne me doit rien. Personne ne me doit rien.
Chacun CHOISIT ce qu’il veut me donner ou pas, à un moment T. Et c’est ok.

En écho avec l’un de mes articles précédents, l’amour ne vient pas au prix de la liberté. Si tu m’aimes, alors tu me laisses partir, tu me laisses m’exprimer. Et si je t’aime je fais de même. Et quand cela crée des frottements entre nous, eh bien on en parle.

Car si je commence à mener ma vie en pensant à ce que le monde entier attend de moi (le monde entier qui dans mon cas, se compte en beaucoup beaucoup de personnes), alors je me perds, je suis tiraillée, je ne vis pas dans ma vérité et je ne suis pas moi.

Et si tu fais de même, eh bien je ne sais pas qui tu es, puisque ta vérité est noyée.

Il y a des nuances à cela, mais les personnes qui m’aiment le plus, n’attendent rien de moi. Juste que j’existe et cela suffit. Et des personnes que j’aime, je n’attends rien. Juste du privilège de pouvoir les aimer.

Et si j’ai besoin de quelque chose de leur part, ou que j’ai un désir non assouvi, alors je demanderai, et ils pourront me dire oui, ou non. Et si jamais ils ont besoin de quelque chose, ou qu’une chose ne fonctionne pas pour eux, et bien ils me demandent, et je réponds oui ou non.

Mais vivre pour soi c’est cela : se choisir soit d’abord. Car sinon, le risque, c’est qu’il ne reste rien de soi.

Il était important pour moi de partager ce message à ce moment là.
Il m’a été soufflé par ma muse, alors je vous l’offre.
Partagez-le à ceux qui en ont besoin.

Lyvia

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