Anke | Je me casse

Anke Meyer, férue de sports et de compétitions depuis des années, a quitté un travail dans la finance pour ouvrir une entreprise dédiée au sport et au bien-être. Elle partage sa vie aujourd’hui entre l’Allemagne, Le Luxembourg et l’Espagne. Découvrez son histoire ici.

Interview menée par Lyv, rédigée par Margot.

 

Que faisais-tu avant de lancer ton entreprise ?

Après un MBA en commerce international, j’ai travaillé 7 ans comme cadre supérieur au Luxembourg, principalement dans les domaines du service bancaire aux entreprises, la gestion de fortunes privées et aussi dans l’évènementiel et le marketing.

 

Je changeais de poste et d’entreprise tous les deux ans car, rapidement, je ne me sentais pas heureuse et satisfaite dans mon travail.

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de sauter le pas, de te casser ?

Au début, travailler dans une entreprise internationale était intéressant.

J’ai appris de nombreuses choses dans divers domaines, j’ai acquis une expérience professionnelle que je ne regrette pas.

 

Ceci dit, après un certain temps, j’ai réalisé que ce n’était pas le domaine qui me convenait.

Après quelques années dans l’industrie bancaire, j’ai essayé de me forcer à rentrer dans un moule qui ne correspondait pas à mes valeurs.

 

J’ai toujours eu l’impression d’être dans un monde qui ne me correspondait pas, un monde où je ne peux pas laisser libre court à ma créativité et exprimer mes idées, où je reste bloquée dans un domaine ennuyeux sans aucune flexibilité.

 

Anke Meyer | Je me casseEn plus des longs horaires, de la pression, du manque de respect et de soutien de la part de certains collègues ou supérieurs, et le fait que je ne pouvais pas travailler sur mes propres idées, il fallait compter les 2 heures de trajet quotidien.
Après un temps dans ce secteur, je me sentais mal, tombais régulièrement malade et après quelques années, j’ai réalisé que je devais changer quelque chose.

 

Il m’a fallu du temps avant de décider de quitter mon travail, surtout que je n’en avais pas encore trouvé un nouveau.

Pourtant, j’ai toujours su qu’il y avait quelque chose de plus profond à partager avec le monde.

 

J’aspirais à plus de sens dans ma vie.

 

Je voulais être appréciée pour ce que je faisais et qui j’étais.
Avec le recul, je suis reconnaissante d’avoir vécu cette expérience. J’ai beaucoup appris sur les différents secteurs et sujets ; j’ai passé de bons moments avec certains collègues qui sont toujours des amis.
C’est parce que j’ai senti que ma vie sonnait faux que j’ai fini par trouver le courage de me casser et de créer ma propre entreprise.

Une fois la décision prise de quitter le milieu de la banque, j’ai découvert que d’autres  options existaient ailleurs.

L’Univers m’a montré la voie et a mis sur ma route les bonnes personnes, les bons partenaires, des articles et des livres intéressants et tout un tas de gens qui partageaient les mêmes idées que moi.

 

Par quoi as-tu commencé ?

Je n’avais jamais imaginé créer une entreprise lorsque j’ai quitté mon travail.

Après trois mois de voyages et de formations en sport et en langues étrangères, j’ai postulé à des emplois à l’étranger. Lors des entretiens, je sentais que je m’écartais de mon but, que ça n’était pas cela que je recherchais.

 

Pendant ce temps, j’ai commencé à travailler en freelance pour des projets de développement marketing et commercial tout en lançant des petits projets dans le secteur du sport et de la santé, à mon compte.

C’est ainsi que j’ai réalisé qu’il est possible et assez facile de gagner de l’argent à partir de ce que  j’aime.

 

 

Chaque idée ou objectif que j’avais, je le réalisais sans rencontrer de problèmes particuliers alors que dans le monde de l’entreprise, on nous répète toujours à quel point il est difficile de lancer quelque chose ou de se lancer dans un nouveau domaine.

Tout s’enchaînait correctement, tout prenait un sens et une fois que j’avais mis en œuvre certains de mes projets, cela me donnait des idées pour les suivants, et ainsi de suite.

 

Quelles étaient tes craintes au moment de te lancer?

Dans le monde de l’entreprise ou dans la société dans certains pays (comme l’Allemagne par exemple) on vous inculque qu’un emploi salarié stable est gage de sécurité.

J’avais très peur de ne pas pouvoir survivre sans un emploi permanent.

 

Anke Running | Je me casseTrouver ce que je voulais vraiment faire m’a aussi pris du temps. La première année, je continuais à rechercher un emploi stable.

Après avoir pris 4 semaines de cours en Espagne il y a quelques temps, mon rêve était d’y vivre. Initialement j’ai aussi cherché un emploi là-bas, dans des domaines différents.

 

Et puis j’ai fini par me convaincre que je n’étais pas faite pour le milieu de l’entreprise classique, que je voulais être libre, flexible et que je souhaitais travailler uniquement sur des projets et avec des gens que j’apprécie.

Lorsque j’ai réalisé qu’il m’était possible de gagner de l’argent à partir de mes propres idées, tout a bien fonctionné et depuis, chaque jour est passionnant.

 

Comment est ta vie aujourd’hui ? Peux-tu nous décrire une journée type ?


Chaque jour est différent.

Une partie de la journée je réfléchis à des idées d’évènements sportifs pour mon entreprise : je crée le contenu de nouveaux ateliers, stages et séminaires autour de la santé et du sport pour les entreprises.

J’ai une équipe de coachs qui travaille avec moi et pour certains clients, un travail de coordination des emplois du temps de chacun est nécessaire.

 

Je trouve toujours le temps de développer de nouvelles idées. Cela ne m’embête pas de rester assise à mon bureau jusqu’à minuit : voir aboutir mes idées est tellement stimulant!

Je m’occupe également du développement marketing de mon entreprise, des ventes, de la comptabilité, des démarches administratives et de répondre à des e-mails pour développer ma clientèle ou assurer un service après-vente.

 

Ce que j’aime le plus, c’est donner des cours variés : de Pilates ou de course pour aider les gens à atteindre une plus grande résistance physique et mentale et ainsi améliorer leur qualité de vie.

De temps en temps, selon mon emploi du temps, je continue à travailler en freelance sur quelques projets de marketing pour de petites entreprises.

Anke Meyer | Je me casse

En ce qui concerne mon envie de vivre à l’étranger, j’ai finalement adapté un peu le développement de mon entreprise pour pouvoir travailler et vivre en Espagne une partie du temps. Maintenant je vis entre l’Espagne et l’Allemagne, et j’adore pouvoir travailler là où j’en ai envie.

Ce que j’apprécie par-dessus-tout c’est cette flexibilité qui me permet de travailler quand je veux, avec les personnes et sur les projets que je veux et, depuis quelques temps, où je veux.

J’emmène mon ordinateur portable partout avec moi. Je trouve inutile de perdre 10 ou 12 heures de son temps chaque jour à travailler assis dans un bureau sans aucune flexibilité !

 

Quels sont tes plans pour l’avenir ?

Mon plan est de continuer à travailler « en liberté » parce que je constate que cela fonctionne très bien et que cela me rend heureuse.

J’adore avoir deux chez moi et mon objectif est de voyager plus souvent et de combiner le tout avec mon entreprise.  J’ai toujours beaucoup d’idées et suis d’ailleurs en train de développer un nouveau projet.

C’est le voyage la vraie récompense.

 

Quels sont tes conseils pour ceux qui voudraient se casser ?

N’ayez pas peur de partir.

Travailler dans une entreprise ne garantit pas toujours la stabilité, la sécurité et encore moins la liberté ou la qualité de vie à mes yeux.

Si tu n‘aimes pas quelque chose, change-le.

La vie est courte, fais ce que tu aimes.

 

 

Anke a créé am.concepts | training & events en 2012. Am.concepts propose des cours et des programmes de coaching pour les particuliers, les groupes et les entreprises en Functional training, stretching, Pilates, course, relaxation et autres activités, dans les pays du Bénélux, principalement le Luxembourg et la région de Trèves en Allemagne ainsi qu’à Barcelone en Espagne.

Plus d’infos sur Facebook et Twitter.

Si vous avez des questions pour Anke, n’hésitez pas à lui poser dans les commentaires!

 

3 thoughts on “Elle l’a fait! Anke a quitté la finance pour se lancer dans le bien-être

  1. Florian on 20 septembre 2014 at 7:45

    Bravo Anke, très intéressant et encourageant ! Bonne continuation

  2. Anne-Claire on 21 septembre 2014 at 11:11

    Super ! Ca m’inspire!

  3. Lyv on 22 septembre 2014 at 5:51

    Yes!!

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