[Livre] Je vais Mieux – David Foenkinos

Foenkinos - Je vais mieux | Je me casse

Je suis amoureuse de David Foenkinos. Mais il ne faut pas lui dire.

La dernière fois que je l’ai vu, c’était au salon du Livre. J’ai fait la queue pour qu’il me signe un livre acheté exprès dans la librairie du salon, et tout le temps, je tremblais. J’avais presqu’envie de pleurer tellement j’étais émue.

Je suis amoureuse de David Foenkinos, et mon chéri le sait (il m’a pris en photo quand je tremblais).

Mais je ne m’attendais pas à faire une critique d’un de ces romans sur JMC.

Pourtant, pour celui-là, eh bien, je devais faire une exception.

 

‘Je vais mieux’ est un court roman qui, comme tout ce qu’écrit David, se lit comme un poème  – (oui, je l’appelle par son prénom, on est plus proches ainsi…) – . Les phrases chantent. Tout est fluide. Tout est clair et rien ne manque.

 

Le narrateur mène une vie plutôt ‘stable’ (si on part du postulat que la stabilité existe). Il est marié à une femme qu’il aime. Il a deux grands enfants, dîne tous les week-ends chez un couple d’amis, et essaie de monter les échelons dans le cabinet d’architecte qui l’emploie.

Une vie sans ennuis, ponctuée de petites victoires au boulot.

Jusqu’à ce qu’il ait mal au dos. Un mal de dos inexplicable, subit, surgi de nulle part en plein dîner entre amis.

Et avec ce mal de dos, tout va changer.

 

Dans la quête de la raison de son mal, notre protagoniste passe par le médecin, le radiologue, la magnétiseuse, le psy.

Personne n’est en mesure de lui dire ce qu’il a.

Le mal part, mais revient toujours.

Il en parle peu autour de lui. ‘Je vais mieux’, dit-il, alors que son dos crie de douleur.

Jusqu’à ce que sa femme lui fasse remarquer le genre de vie qu’il mène, effectivement: le stress, les responsabilités, le départ des enfants, la routine, l’angoisse.

Sous couvert d’une vie pèpère, bien des maux peuvent se cacher.  – Tweete-ça!

 

Ainsi, notre héros réalise que, quand on a mal au dos, il faut dénouer.

Alors il dénoue.

Il dénoue ses relations toxiques au travail, il dénoue sa relation avec sa femme, il dénoue sa relation avec ses parents, et sa relation avec ses enfants.

Il débloque tous ces noeuds qui l’empêchent de tenir droit.

 

Et à chaque ‘dénouement’, le mal s’efface – et revient jusqu’au prochain. Ainsi jusqu’à la fin, au dénouement final, au bout duquel sa vie a bien changé.

 

 

Ce livre, c’est un roman ‘je me casse‘ par excellence.

Cette angoisse, ce quelque chose qui coince, qu’on ne peut pas expliquer. Ce malaise que l’on ressent, sans savoir pourquoi, je l’ai vécu.

Pour certains, le mal est bel et bien physique. C’est le corps qui dit stop.

Ainsi vient un point où l’inévitable arrive: on doit faire face au mal – on doit faire face à sa vie.

 

En lisant ce roman, je me suis reconnue. Dans la résolution de toutes ces petites choses qui bloquent afin que ce soit fluide à l’intérieur.

Un pas après l’autre, on débloque ce qui coince, et enfin, on peut vivre une vie qui ne nous fait plus souffrir.

 

J’ai été touchée, émue. Je me suis attachée au personnage. J’ai ri avec lui.

L’écriture de David est parsemée de bijoux que je n’ai pu m’empêcher de souligner.

 

Je ne vous le dis pas (que) parce que je suis admirative de l’auteur, mais lisez-le.

 

Morceaux choisis, qui feront peut-être écho de votre côté de l’écran:

Ce que je vivais maintenant démontrait que ma profonde nature était de me laisser aller au fil des événements, évitant quoi qu’il arrive les contre-courants. J’étais plus que jamais un poisson.

 

Je n’avais pas le choix. J’avais une maison à payer, les études de mes enfants à assumer, une retraite à financer. Et si jamais j’avais une maladie grave, il était préférable de mourir salarié plutôt que chômeur.

 

On aurait dit que le destin me proposait de rattraper toutes ces années molles que j’avais vécues à l’abri des péripéties humaines.

 

On devrait vivre sa vie à l’envers pour ne pas la rater.

 

Et ma préférée:

Il y avait si longtemps que je n’avais pas regardé ma ville un mardi matin. J’avais quasiment oublié l’existence des mardis. La vie de bureau m’avait écarté de tant de jours.

Vive les vies sans lundi, et avec mardi!

Et vous, vous l’avez lu? Si oui, qu’est ce que vous en pensez? Si non, ça vous donne envie?

Bonne lecture à tous.

 

– Vous pouvez acheter le livre en passant par ce lien (et je reçois une petite com’ en passant), mais je préférerais, de tout mon coeur, que vous l’achetiez chez votre libraire de quartier. Je milite pour la survie des librairies 🙂

 

Crédits Photo: Gallimard et David Ignaszewski-koboy

F
0 Partages

Accède à ma méditation gratuite : “TU ES FORTE ET PUISSANTE”, qui va te donner en 15 petites minutes les clés de cette puissance intérieure quand tu en auras le plus besoin.