Quitter l’hypervigilance

J’ai une petite fille de 5 mois.

Et on ne m’avait pas préparé à une émotion que je ressens souvent vis à vis d’elle :

La peur.

Avec la vague d’amour que j’ai ressenti juste en la voyant pour la première fois, sans même la connaître, est venue une vague de terreur : la peur panique qu’il lui arrive quelque chose de grave.

Ces jours-ci, nous discutons d’un mode de garde pour elle, quelques jours par semaine, et l’anxiété m’envahit quand j’imagine qu’elle ne soit pas sous mon regard, quasiment 24 heures sur 24, comme c’est le cas maintenant.

Et de là, je me projette à un peu plus loin, et à tout ce que peut rencontrer une jeune femme dans cette vie.

En méditant dessus ce matin, voici ce qui m’est venu :

Sur-protéger ma fille, ce n’est pas la protéger.

Je ne peux pas la garder enfermée avec moi dans notre tour d’ivoire.

Protéger ma fille c’est… m’assurer qu’elle est exposée à certaines situations, et qu’elle a les armes appropriées.

Un peu comme la mère de Sandra qui voulait qu’elle apprenne à nager.

Le risque de l’hyper-vigilance (faire attention au point de ne plus être capable d’être présent), c’est qu’à trop vouloir protéger, on se prive, nous et parfois nos enfants, d’opportunités.

Et si tu as grandi avec des parents qui ont peur tout le temps, tu sais que ça ne t’a pas forcément aidé.

L’hypervigilance s’inscrit dans notre difficulté à lâcher le contrôle, et à accepter qu’au fond, qu’on ne contrôle rien.

On ne peut que s’assurer d’avoir les outils, et de les transmettre quand c’est approprié, pour au mieux naviguer la vie.

Tout cela m’a fait penser à la Gardienne de la Porte, qui est l’archétype qui régit les limites dans notre modèle.

C’est une jeune guerrière. C’est elle qui choisit ce qui rentre, et ce qui ne rentre pas.

C’est elle qui s’assure qu’il y a protection ET nourriture.

Et tout ce que je peux faire, c’est aider ma fille à développer sa Gardienne de la Porte, et en attendant qu’elle puisse exprimer la sienne, je lui partage la mienne.

En ça, mes limites ne peuvent pas être hyper-rigides (moi pétrie de peur qui bloque toute nouvelle expérience) ni trop lâches, mais un peu entre les deux.

Si tu ressens de l’hyper-vigilance, pour toi et/ou des personnes autour de toi, travailler tes limites est un bon moyen de t’assurer que tu ne bloques pas des expériences qui font grandir ou qui font du bien.

Et que tu protèges à hauteur de ce qui est nécessaire.

vague-tiret

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Je suis Lyvia Cairo

Écrivain, coach en relations et en sexualité, spécialisée en soin des traumas.
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