Mon droit à la légèreté
TW : racisme et violences policières
En 2020, à la mort de George Floyd, comme une grande partie du monde, j’étais profondément choquée et triste.
Je n’ai pas regardé la vidéo de 7 minutes oú cet homme de presque deux mètres se faisait assassiner sous nos yeux.
Mais j’ai ressenti dans mon corps la peur. La peur profonde qu’on ne connaît peut-être que quand on est dans un corps noir dans cette société.
La peur que mon neveu, adolescent à l’époque, soit tué lors d’un contrôle ‘routinier’. La peur que mon compagnon ne rentre pas à la maison.
Et la conscience, vraiment morbide, que justice ne serait certainement pas faite.
Personne ne peut savoir ce que ça fait d’être dans le corps de quelqu’un d’autre, d’un autre genre, d’une autre couleur de peau, d’une autre orientation sexuelle.
Et avec chacune de ces identités marginalisées, son lot de peurs spécifiques, et d’histoires vécues, et même de réflexes et d’habitudes qu’on développe sans même s’en rendre compte.
A la mort de George Floyd, je me suis positionnée de façon franche sur les réseaux, avec mon compagnon à mes côtés pour m’encourager.
Je crois que j’avais l’envie que tous les gens qui pourraient menacer ma sécurité dégagent de mon espace.
C’était peut-être quelques jours, ou semaines, à poster mais surtout à répondre sans relâche aux messages violents, méchants, de personnes soit disant de ma communauté.
Et c’était épuisant. Je me suis demandée comment les militants dont c’était la mission au quotidien faisaient, car c’était épuisant de défendre un droit d’exister.
L’une de mes réalisations de l’époque, c’est qu’en tant que femme noire, mon vœu le plus cher…c’est qu’on me laisse vivre.
Qu’on me laisse vivre dans le sens littéral du terme.
Qu’on me laisse vivre mes joies et mes peines.
Mes perfections et imperfections.
Mes amours et mes conneries.
Mes plaisirs et mes envies.
À mon rythme, ni trop lent, ni trop rapide.
Je veux pouvoir vivre pleinement cette vie.
Et c’est pourquoi j’ai choisi mon métier.
C’est un métier qui m’apporte beaucoup de joie. J’aurais pu être ingénieure, banquière ou médecin.
Mais j’ai choisi d’être entrepreneure, de vivre une vie de risques et de plaisir, qui me passionne, sur un sujet que j’aime étudier.
C’est un métier dans lequel j’apporte la joie aussi.
J’en rigole souvent avec mon assistante – je lui dis qu’il ne faut pas perdre de vue qu’au fond du fond… on veut que les gens couchent et prennent leur pied 😅
Même si le chemin est profond, le résultat lui, est léger.
Ma joie et ma légèreté, c’est mon vœu mais c’est aussi mon combat.
C’est aussi ce pourquoi je dois parfois lutter parce que le monde n’est pas tendre avec les personnes qui me ressemblent.
Mais c’est ok. Je suis ok de lutter pour ça.
Car plus de joie pour moi = plus de joie pour d’autres.
Mes clientes ont différentes couleurs de peau, religions, croyances, orientations sexuelles, et même si on n’a pas les mêmes histoires, passés et vécus, ce que je veux pour elles c’est la même chose que je veux pour moi :
…le droit à la légèreté, le droit à la joie.
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Je suis Lyvia Cairo
Écrivain, coach en relations et en sexualité, spécialisée en soin des traumas.
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