Cette personne qui ne te veut pas du bien

Il y a quelques temps, les propos de quelqu’un m’ont heurtés. Ni une ni deux, je me suis sentie en insécurité et cette personne n’est maintenant plus dans ma vie.

Ça m’arrive en fait, souvent. Pas souvent « tous les mois » mais plutôt tous les 1 ou 2 ans. Comme si j’avais ouvert mon cœur un peu trop grand et je réalise que j’ai laissé le loup entrer dans la bergerie. Argh.

On peut considérer ma réaction comme radicale à chaque fois – un stop net. Sauf qu’en vrai, elle est radicale car elle arrive à chaque fois… trop tard. 

Bien plus tard que quand j’ai eu les premiers signaux.

Alors je ne peux plus faire à moitié.

Je suis un poil «socially awkward», socialement maladroite (merci à une neurodivergence pas encore diagnostiquée 😅) et ça fait que mes mécanismes de protection ne sont pas toujours bien calibrés.

J’ai tendance à laisser très peu de personnes entrer dans mon espace. Mais une fois qu’elles y sont, je suis un livre ouvert.

Avec mes incohérences, maladresses, introspections, incertitudes. Mon humanité, quoi.

Certaines le prennent comme un cadeau précieux à protéger (et je te dirai plus tard ce que tout ça m’apprend sur ce que je dois attendre d’une relation).

Et certaines par contre l’utilisent comme arme, et vont soit retourner mes mots contre moi, soit noter les faiblesses et me les reprocher.

Voici ce sur quoi je lutte et qui est ma vérité du moment:

Quand je me sens en insécurité (souvent trop tard) je ferme la porte car j’ai la certitude que quelque chose d’encore plus grave peut se passer pour moi.

Une fois cette porte fermée, ce serait beau si je pouvais passer à autre chose. Mais je ressasse. Je me pose des questions. 

Je me demande… si j’aurais pu dire quelque chose de plus précis pour mieux m’expliquer.

Je me demande si… la chose dite par cette personne (chose que j’ai trouvée méchante / égoïste / manquant de compassion) était peut-être vraie.

Je me demande… si cette personne m’avait toujours vu comme ça, tout ce temps, et qu’elle faisait semblant.

J’ai «peur» a posteriori. Je me rends compte en l’écrivant. 

J’ai peur d’avoir donné accès à moi à quelqu’un qui n’était pas bienveillant, et je réalise seulement après tous les sous-entendus que je n’ai pas compris, toutes les choses que je n’ai pas lues entre les lignes… parce que j’avais confiance. Tout simplement.

Alors c’est délicat. Comme j’ai parfois du mal à repérer quand une relation devient «pas bonne pour moi», mon réflexe est de fermer les vannes très fort. 

Et ça m’empêche de laisser entre les relations «bonnes pour moi». Alors je navigue avec ça, je jauge. Ça fait partie d’être humaine j’imagine.

Voici ce qui m’aide à me recentrer dans ces moments de questionnements:

Je me reconnecte à mes amis, les vrais, les gens qui m’aiment. Et j’observe à quel point en 10-20-30 ans ils ont réussi à ne jamais me faire de mal malgré le fait qu’on soit différents. 

On a pu s’embrouiller, ça a pu frotter, mais derrière il n’y avait jamais une mauvaise intention.

Et c’est ici que je te parle de mon standard pour les relations : l’amour, la bienveillance, le fait de partir du principe que ce que la personne fait est vraiment super, le fait d’être honoré et content d’être dans sa vie. Une admiration, un encouragement, sans bornes.

Si ce n’est pas ça, je n’en veux pas.

Si tu me critiques «pour mon bien», je n’en veux pas.

Si tu me « fais voir ce que je ne vois pas » en me montrant quelque chose de sombre chez moi plutôt que quelque chose de lumineux et brillant, je n’en veux pas.

En ta présence, je veux pouvoir briller de mille feux sous tes encouragements, pas m’enrouler sur moi-même comme un petit escargot à qui on rappelle encore et encore qu’il ne fait pas assez bien et qu’il n’est pas assez bien.

Je ne veux rentrer dans aucune relation qui me donnerait l’impression de devoir m’écraser.

Mon cerveau fonctionne déjà très bien tout seul à me faire parfois tourner en boucle et douter.

Je crois qu’en déroulant ici avec toi, j’arrive au nœud de ma réflexion : est-ce que m’éloigner de personnes qui me font du mal c’est passer à côté de ce qu’elles auraient pu m’enseigner ou me faire voir comme étant des failles chez moi ?

Et ma réponse à ça c’est que… ce n’est pas nécessaire, et ce n’est pas efficace.

Si je dois grandir et m’améliorer, je choisis de le faire avec des personnes qui m’aiment et croient déjà profondément que ce que je fais est génial et que je fais de mon mieux.

ET je suis assez intelligente et ouverte d’esprit pour prendre du feed-back, l’analyser, choisir de l’implémenter ou pas – il n’a pas besoin de venir de sources qui sont autre chose que l’amour.

(le feed-back je le prends essentiellement de mes client.e.s, à savoir… les premières concerné.e.s ! J’ai à cœur de toujours faire au mieux, et elles le savent, ça me suffit)

Je suis assez cultivée, curieuse et engagée pour remettre en cause mes croyances, mes pensées, me confronter à des façons de voir différentes des miennes.

Ainsi, je me fais confiance.

Et je choisis de m’entourer de personnes qui me font confiance aussi.

Et toi ?

vague-tiret

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Je suis Lyvia Cairo

Écrivain, coach en relations et en sexualité, spécialisée en soin des traumas.
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