3 leçons de cette courte pause
Écrire me fait du bien mais là j’avais juste besoin d’exister un peu. Me reposer. Naviguer la création d’une nouvelle offre (Diva), prendre soin de moi et de ma famille, et dans cet espace, quelques réalisations sont venues.
Je souhaite te les partager.
1 – L’une de mes valeurs principales est aussi une valeur parfois difficile à appliquer : coopérer de manière radicale avec le corps.
On pourrait dire « s’écouter », mais ça va plus loin que ça.
Ce n’est pas écouter l’esprit, ou l’intuition, c’est écouter le corps, l’entendre, et ensuite, lui obéir.
Aller dans son sens.
Ce n’est pas simple parce qu’il y’a des conséquences sur l’extérieur.
Cette semaine, j’ai annulé un appel avec des clientes.
Mon esprit me disait : « non mais c’est cool, ça va être fun, tu peux le faire.»
Et mon corps disait : « j’ai envie de m’allonger et de ne rien faire.»
J’ai écouté mon corps, malgré un peu de culpabilité sachant qu’au fond, si je voulais pousser, j’aurais pu, et ça aurait été ok.
Mais ce n’était pas une écoute radicale.
Parfois écouter mon corps, et exprimer mes ressentis, m’a éloigné de certaines personnes.
Je n’avais pas forcément les bons mots, j’avais surtout l’inconfort dans mon corps qui me disait que quelque chose n’allait pas, et que si le gardais pour moi, ça allait empirer.
Je l’ai dit à ces personnes, c’est mal passé.
Et une part de moi se demande parfois si j’aurais pu faire différemment, mettre les formes.
Et une autre part de moi dit oui… et le corps ne ment pas. Tu as fait ce qu’il fallait.
Quand on écoute son corps, et qu’on obéit à ce qu’il nous dit, un tas de peurs peuvent se réveiller : que vont dire les autres ? Est-ce que je vais « perdre » quelque chose ? (Du temps, une personne, de l’argent)? Et si ça me rend fainéante, léthargique ?
On croit qu’on doit se forcer à faire… sinon on ne fera jamais.
Ça, je n’y crois pas.
La nature aime le mouvement. Si tu donnes à ton corps assez d’espace pour se déposer et se reposer quand et comme il en a besoin, alors à un moment, il voudra bouger.
Quand le corps a besoin d’immobilisme, et qu’on le force quand même, cela crée encore plus d’immobilisme à la longue.
Pas mal de personnes diraient l’inverse de ce que je te dis là.
Qu’il faut se forcer pour certaines choses, se dépasser, avoir de la « discipline » pour « atteindre ses objectifs ».
Pour moi ce qu’on appelle ‘discipline’, serait plus doux si ça se transformait en habitudes, qu’on installe peu à peu.
Et ce qu’on appelle ‘objectifs’, pourrait être transformé en désir – quelque chose qui vient de nous, pas imposé de l’extérieur.
C’est une question de choix et de valeurs.
Écouter mon corps m’a éloigné de certaines choses, que je déplore parfois, certes.
Mais écouter mon corps ne m’a jamais éloigné de MOI.
Et ça c’est ma priorité.
2 – C’est dans les moments les plus tendus, dans lesquels on ne peut pas « performer » comme on le souhaiterait, qu’on voit ce qui est fluide et ce qui ne l’est pas.
On voit alors ce qui demande de l’effort, et ce qui n’en demande pas.
Et cela se manifeste dans tous les rôles que nous avons.
Dans mon rôle d’entrepreneure – écrire me demande peu d’effort. J’ai écrit. Juste pas ici.
Parler non plus – j’ai enregistré des audios, sans souci.
Être sur les réseaux sociaux, par contre me demande un énorme effort – beaucoup de bruit et de distraction, la sensation de devoir performer pour avoir une chance d’être vue / lue et du coup, ça reste un endroit optionnel pour moi.
Dans mon rôle d’amoureuse aussi, je vois ce qui ne me coûte pas. Passer du temps ensemble, s’écouter, rigoler, faire des blagues, cuisiner de temps en temps, faire des caresses et des massages.
Et dans mon rôle de maman, les câlins, les bisous, les mots doux, le soin. L’envie d’aventure, de se balader en nature.
Tout ça vient spontanément, même quand la forme n’est pas au top.
Et il y a un tas de choses que je ne peux pas faire ou performer quand je ne vais pas bien.
Alors je choisis que ma base, c’est ce que je fais sans effort, et sans que ça me coûte.
Et que mes fondations sont construites sur ça.
Je ne veux pas attendre trop de moi.
Et malgré ça, c’est largement suffisant.
Au delà de suffisant même.
3 – Je vois sincèrement et de plus en plus, que les deux points précédents sont facilités quand on a de la communauté autour de nous, et qu’on est bien entourés.
Et sont rendus très difficiles quand on en n’a pas.
Je peux écouter et coopérer avec mon corps, parce que je suis entourée de personnes qui – quand je choisis de ne pas faire ce qui n’est pas naturel pour moi, comprennent et complèteront en faisant leur part.
Idéalement en s’écoutant et en faisant ce qui est naturel pour eux aussi.
Chaque personne qui contribue à la hauteur de ce qui est naturel pour soi, cela crée un écosystème qui fonctionne plutôt bien.
Plus j’avance, plus j’accompagne, plus je coache, plus je réalise que la vraie objection à de nombreuses choses, c’est un manque de communauté, un manque de collaboration, un manque de soutien.
C’est l’isolation, la solitude, et le manque d’appui extérieur qui fait qu’on est parfois poussé à prendre sur soi et extraire de soi.
Une des quêtes principales que nous devrions avoir, je pense, c’est d’être bien entourés.
D’avoir un village, une communauté, du soutien.
Un.e partenaire, de la famille (de sang ou de coeur), des amis en qui avoir confiance.
Et pas que virtuellement. Physiquement aussi.
Créer ce cocon – même si c’est 1, 2, 3 personnes, peut changer la vie.
Alors les tâches et les « obligations » sont mieux réparties.
Je le réalise d’autant plus en étant maman, que la plupart des autres objections qu’on me faisait au style de vie que je voulais c’était « quand tu es maman, tu n’as pas le choix ».
Et ce n’est pas mon constat.
Mon constat c’est que… quand tu es maman tu as besoin d’aide.
L’image du village, ce n’est pas une blague.
Une seule personne ne peut pas remplir à la fois ses propres besoins, les besoins de ses enfants, ceux de son-sa partenaire, et de son boulot, etc.
La collaboration est primordiale.
Et quand je suis rentrée vivre sur mon île, plus proche de ma famille, et aussi d’une culture plus communautaire, c’est ça la vraie différence que j’ai vue.
On peut plus facilement écouter son corps radicalement… quand on a le soutien d’une communauté – qu’elle soit toute petite, ou très grande.
Voici ma méditation du jour.
Parmi tous ces points, est-ce qu’il y a en a un qui résonne particulièrement ?
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Je suis Lyvia Cairo
Écrivain, coach en relations et en sexualité, spécialisée en soin des traumas.
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