D’employée de multinationale à coach de vie, Joanne l’a fait!

D’employée de multinationale à coach de vie, Joanne l’a fait! | Je me casse

J’ai découvert le blog de Joanne, Vie-Simple, il y a plusieurs années. Son blog a été ma première rencontre avec l’idée qu’on peut créer la vie que l’on souhaite, les concepts de gratitude, et de simplicité.  Je suis ravie et honorée que Joanne se soit prêtée au jeu. Notre longue conversation m’a non seulement inspirée mais aussi beaucoup motivée.

 

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[wptabtitle] Quitter son emploi…[/wptabtitle] [wptabcontent]

Joanne, à l’époque où j’ai commencé à lire ton blog, tu étais en plein changement de carrière. Peux-tu nous en dire plus?

J’ai travaillé pendant huit ans comme intégratrice web dans une multinationale américaine. J’aimais mon travail et l’ambiance était bonne. Mais chaque été, quand l’activité se calmait, je me remettais en question et me demandais si c’était bien ce que je voulais faire.

Au cours de ma dernière année dans l’entreprise, la boite a connu une réorganisation à l’échelle internationale. Mon nouveau boss était basé aux Pays-Bas. C’était une période riche car on interagissait quotidiennement avec des personnes du monde entier, mais elle était également très difficile car nous n’avions pas été accompagnés dans cette transition.

La défense black balloon Cropped

J’ai commencé à me sentir mal, à avoir des allergies cutanées, des insomnies. Il m’a fallu plusieurs mois pour réaliser que cela venait du travail. A chaque fois que mon train approchait La Défense, j’avais la boule au ventre. Le week-end, j’étais épuisée et je passais mon temps à dormir.

J’en ai parlé à mon boss qui était maintenant basé aux US, puis je suis allée voir la RH. J’avais essayé de me pencher vers une évolution en interne pour tenter de « raviver la flamme », mais le seul poste qui correspondait à mes compétences n’était ouvert qu’à l’externe!

Face à cette réalité, et dans ces conditions, je ne me voyais pas rester. Et après huit ans dans l’entreprise, il me semblait juste de bénéficier d’une rupture conventionnelle de contrat afin de ne pas me retrouver sans rien. Malheureusement, cela ne s’est pas très bien passé. Je n’ai pas été entendue, et aucune solution alternative viable ne m’a été proposée.

J’ai enchaîné les arrêts maladie. Ça a été très difficile pour moi, non seulement parce que mon état ne s’améliorait pas, mais en plus parce que j’avais l’impression de laisser tomber l’équipe dont je faisais partie, même si tout le monde me soutenait. Finalement, l’été est passé et j’ai été invitée à un entretien à l’issue duquel on m’a autorisée à partir dans la journée!

J’ai eu une demi-heure pour envoyer mon email de départ, et les gens ont cru que je m’étais faite virer!

J’ai du leur expliquer que c’était, en fait, ce que je voulais.

J’ai quitté la tour avec un poids en moins, et j’ai retrouvé le sommeil!

 

 

 

 

 

 

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[wptabtitle] …Changer de vie…[/wptabtitle] [wptabcontent]

Par contre, je ne savais pas ce que je voulais faire. Je suis assez avide de formations, donc j’ai voulu me former à quelque chose de nouveau.

J’avais commencé à davantage m’intéresser au développement personnel. J’avais aussi fait des études de psycho (que je n’ai pas terminées afin de me lancer dans le web). Du coup je me suis dit: Pourquoi ne pas retourner vers l’humain?

Je me suis formée au métier de coach à l’Institut de Coaching International et j’ai payé la formation avec mes indemnités de rupture conventionnelle.

J’avais commencé un premier blog perso en parallèle, où je parlais d’un peu de tout. Quand j’ai quitté mon boulot, j’ai réfléchi avec mon mari à développer un nouveau blog à part entière, né des cendres du premier. Vie-simple est né!

La formation au coaching a été géniale! C’était une expérience transformante. La difficulté était maintenant de passer à la création de mon business.

Avec le recul, je sais que j’ai fait des erreurs que je ne referais pas aujourd’hui.

De Paris à Bruxelles

Apres avoir été salariée pendant neuf ans, cachée derrière mon ordi, javais tendance à vouloir me fondre dans la masse.  Je savais que je partirais à Bruxelles avec mon mari après la formation donc je me suis dit : « ça ne sert à rien de me lancer maintenant » et je n’ai pas cherché à me faire connaitre.

D’ailleurs on ne connaissait qu’une personne à Bruxelles, le cousin de mon mari avec qui il développait un projet artistique.

Nous avons connu beaucoup de difficultés administratives du fait du changement de pays, et ça a eu un impact sur nos finances : Pas le mieux quand on est tous les deux en période de création d’activité! À notre départ, Julien venait de quitter son emploi et était donc au chômage officiellement en France, alors que j’avais pris le statut d’auto-entrepreneur.

J’ai décidé d’arrêter de recevoir le chômage pour ne plus être dépendante du Pole Emploi, et de recevoir la moitié de mes indemnités restantes payées en deux fois.

Il faut savoir que lorsqu’on change de pays tout en restant dans l’Union Européenne, on a droit à trois mois de chômage avec Pole Emploi International. Ensuite, un emploi salarié dans le nouveau pays permet d’ouvrir des droits au chômage prenant en compte les périodes salariées en France.

Pole Emploi France, mal renseigné, ne nous avait pas fait remplir tous les documents nécessaires. Terminer toutes les démarches nous a pris cinq mois à l’issue des trois mois couverts par Pôle Emploi International.

Heureusement, en plus de quelques clients en coaching et d’interventions web pour ma part, et de prestations graphiques pour mon mari, nous avions quelques économies.

Mais nos activités étant irrégulières, c’était une période stressante pour l’un comme pour l’autre, tant au niveau administratif que financier. Et même si je n’étais pas partie loin, je n’avais pas mes amis à coté. Skype ne remplace pas un bon gros ‘hug’!

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[wptabtitle] … Et monter son business[/wptabtitle] [wptabcontent]

Je travaillais tout le temps pour des résultats qui financièrement ne permettaient pas de payer les factures. J’avais peur de m’exposer. J’avais un certain nombre de barrières mentales et j’ai pris un coach pour m’aider à les dépasser.

Aujourd’hui, je peux avouer que j’avais également des blocages par rapport à l’argent. Je pensais soit que je ne le méritais pas, soit qu’il allait me priver de ma liberté.

Ne pas avoir d’argent est une bonne excuse pour dire non quand on n’aurait pas osé autrement. J’ai beaucoup évolué sur ce point même si j’y travaille toujours.

J’ai obtenu mes premiers clients par bouche à oreille : les gens que je coachais en ont parlé autour d’eux. Ou bien c’était des gens qui me suivaient depuis un moment à travers le blog. Le blog était pour moi un espace de réflexion. J’avais aussi envie d’inspirer les gens. Et surtout, j’adore écrire!

Un aspect très important de mon histoire est qu’à un moment donné j’ai pris un emploi à temps partiel pour arrêter de m’en faire pour l’argent.

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J’avais besoin d’avoir l’esprit libre d’inquiétudes si je voulais aider les autres. En prenant ce job, j’avais une entrée d’argent régulière, je retrouvais un contact humain autre que celui que j’ai avec mes clients, et c’était aussi l’occasion d’apprendre à parler de mon activité quand la situation le permettait. Et le fait qu’il s’agisse d’un temps partiel avec des horaires fixes me permettait de poursuivre mon activité à côté.

Cela faisait plus de dix ans que je n’avais pas fait de « petit boulot », et dans ces cas-là, il faut mettre sa fierté de coté, sans pour autant accepter n’importe quoi. Il faut se dire: « Je prends ce boulot, mais ce n’est pas un constat d’échec. Je sais pourquoi je le fais. »

Cela m’a aussi permis de créer un sentiment d’urgence et d’être beaucoup plus efficace. En faisant un job qui ne correspond pas forcément à ses expériences passées ou à ses rêves, on bosse deux fois plus le reste du temps pour développer son business.

J’arrête le superflu! - Joanne Tatham

 

J’ai aussi écrit 2 e-books, et en janvier dernier, j’ai été contactée par les Editions Eyrolles pour écrire un livre.

Je n’y croyais pas! J’ai passé tout l’été à l’écrire – je m’y suis prise un peu tard, mais je fonctionne mieux sous pression.

Le livre, ‘J’arrête le superflu‘, sort en janvier 2014.

 

 

Non seulement cela m’a fait plaisir d’être reconnue, mais surtout cela a confirmé que je ne m’étais pas trompée de voie!

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[wptabtitle] Un dernier conseil[/wptabtitle] [wptabcontent]

Je dirais que la chose la plus importante lorsque l’on décide de changer de vie, c’est de se demander: « Pourquoi je veux faire ça? »

« Qu’est-ce que cela va me permettre de faire, et surtout d’être? »

et d’y répondre le plus précisément possible.

Pour ma part, au début de ma transition professionnelle, ma motivation première était « je veux aider les gens ». C’était bien trop vague.

Ensuite, il y a eu le principe de réalité : « je veux pouvoir dégager X revenus pour pouvoir payer les factures ». Ok, c’est précis, mais moyennement excitant. J’ai donc appris à développer des objectifs derrière ces objectifs, à découvrir le but du but.

D’employée de multinationale à coach de vie, Joanne l’a fait! | Je me casse

À présent, j’ai une idée beaucoup plus claire de ce que vivre de mon activité va me permettre d’accomplir d’un point de vue personnel, mais aussi pour le développement de mon activité.

Il est important de trouver ce qui vous fait vraiment vibrer derrière le premier objectif qui vous vient à l’esprit.
Ça demande un peu de travail, mais c’est faisable!
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Joanne est coach, bloggeuse et écrivain.

Sur Vie-simple.fr, Joanne parle de minimalisme, de vivre simplement et sans stress, et de comment créer une vie qui a du sens. Vous pouvez aussi la suivre sur Facebook, et n’oubliez pas de pré-commander son tout nouveau livre, « J’arrête le superflu »

L’histoire de Joanne vous a-t-elle inspirée à vous casser? Dites-nous tout dans les commentaires.

 

Credit Photo: Joanne Tatham, kygpwallace39 « mud and glory »  et _Hadock_via photopin cc
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