Claude s’est cassé en Floride: Retour d’expérience

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Claude habite à Ford Loderdale, en Floride, à juste trois quarts d’heures de route de Miami.

Il a commencé à voyager régulièrement aux Etats-Unis en 1996, puis à investir en 1999. Après 20 ans en tant qu’expert en assurances, il s’y est établi de façon permanente en 2002 et entreprend essentiellement dans le domaine immobilier.

Dans une longue conversation, il m’a raconté son expérience américaine, et m’en a beaucoup appris sur les réalités du pays.

J’ai trouvé son récit très utile pour les entrepreneurs qui souhaiteraient s’installer là-bas, mais également pour ceux qui veulent faire les choses différemment en France. Voici en résumé, ce que j’ai retenu de notre conversation:

 

En partant aux Etats-Unis, j’ai réalisé que les choses y fonctionnaient différemment. j’ai observé que:

 

On y est davantage maître de son sort.

Une fois qu’on choisit ce que l’on veut faire et qu’on y met la bonne dose d’énergie et d’argent, les fruits sont directement perçus.

Au moment de m’installer aux Etats-Unis, j’y ai acheté une maison et créé un premier petit business qui m’a permis d’obtenir un visa.

Pour être certain de ne pas se casser la figure, il faut prouver qu’on a les moyens de ses idées.

Il faut mettre une certaine quantité d’argent sur la table, et montrer qu’on a un business plan coordonné qui crée un système capable de ramener assez d’argent pour ne pas couler.

C’est extrêmement logique. Ils acceptent celui qui va créer quelque chose, car s’il réussit, il ramènera une source de revenus supplémentaire et augmentera la productivité. On ne vient pas pour le seul fait de venir, mais pour créer.

(Note: Le visa E2 par exemple, permet de créer une entreprise aux Etats-Unis en investissant une somme approximative de 100 000 dollars, env. 72 000 euros E2 Visa sur Wikipedia).

 

Le concept du ‘tout est possible’ n’y est pas un mythe

Aux Etats-Unis, si quelqu’un met en place un concept intelligent et que son concept a de la valeur, il trouvera les sous pour l’accomplir. De nombreuses personnes sont prêtes à prendre des risques pour poursuivre des idées originales.

Le raisonnement suivi par les entrepreneurs est: ‘de quoi ai-je besoin pour développer mon idée?’ plutôt que ‘je n’ai pas ce dont j’ai besoin pour développer mon idée donc ce n’est pas possible’.

 

Un produit a de la valeur s’il est brevetable et/ou reproductible

Ce n’est pas grave si un produit n’est pas immédiatement rentable. Par exemple, on peut installer un Walmart à un endroit non rentable de façon à 1) empêcher qu’un concurrent s’installe 2) attirer des plus petits commerces qui couvriront leur niche respective.

C’est un exemple de schéma reproductible, que l’on peut franchiser.

Ou, on peut trouver un moyen d’exploiter une idée en la vendant aux autres, et en gagnant une commission sur les produits obtenus. La première chose dont on a besoin, c’est un système bien huilé qui fonctionne, afin qu’on puisse soit le reproduire, soit en vendre les droits.

Le gros avantage, c’est que quand on a une idée intéressante, elle peut être appliquée à un très grand marché!

 

Le ‘généraliste’ n’existe pas

Sur le plan entrepreneurial, chaque personne est spécialisée, chacun a sa part, et chaque personne est un ‘Super Champion’.

Pour ce qu’il s’agit de l’employé, on lui demandera d’avoir une ‘compétence’ attestée par des certifications et accompagnées de licences professionnelles qui prennent quelques mois à obtenir. Cela permet de changer de carrière relativement facilement. C’est aussi un moyen pour l’État de protéger les individus des charlatans potentiels, et d’ainsi avoir à moins intervenir en cas de problème!

Attention, en changeant d’état, il faut des licences différentes. Il n’est pas si difficile de les obtenir. Il faut juste s’y mettre.

 

Le marché du travail est fluide

Un employé peut partir comme il veut, et un patron n’a pas non plus de difficultés à le renvoyer. Au final, personne ne pèse davantage sur l’autre. Si un employé n’est pas content, il peut partir, et ce départ ne sera pas mal vu par un futur employeur. De même, l’employeur n’a pas intérêt à ce que son employé parte du jour au lendemain.

En France, nous n’avons pas cette même fluidité, même si tout le monde peut démissionner. La question qu’on se pose souvent est: ‘quelqu’un va-t-il prendre le risque de m’embaucher après ça?’. On reste dans une situation de compromis, on ne se fait pas virer pas, et on ne démissionne pas non plus.

 

Attention aux idées reçues

Il existe de nombreuses idées reçues sur les Etats-Unis, surtout dans les médias. Elles sont extrêmes à la fois dans le bon et le mauvais sens.

Le mieux est de s’adresser à des spécialistes, pour démêler le vrai du faux.

On pense souvent que l’herbe est plus verte ailleurs, et quand on part avec un certain idéal, on peut être vite déçu.

Les Etats-Unis seront un rêve, mais pas le bon, pas celui qu’on attendait.

Un restaurateur peut décider de s’installer aux Etats-Unis, or l’architecture des coûts n’est pas la même, de nombreuses choses différentes. Le choc financier peut être tel qu’on décide d’abandonner le projet.

 

Le principal conseil: s’informer

Cela ne veut pas dire que cela va mal se passer, il faut juste se renseigner.

C’est comme une recette, si on ne la respecte pas, le plat est immangeable, mais si on la respecte, le plat est délicieux!

 

J’encourage à venir ceux dont le projet est faisable, qui ont un minimum de financement et sont prêts à passer les bonnes qualifications.

Les visas spécifiques pour les employés, ceci dit, sont assez difficiles à obtenir. Le mieux est de s’adresser à un avocat spécialiste de l’immigration aux États-Unis.

Mais à qualifications équivalentes, un employeur peut être intéressé par quelqu’un qui parle une autre langue, notamment l’espagnol.

L’espagnol est devenue une langue tellement importante aux Etats-Unis que certains supermarchés ne font les annonces qu’en espagnol!

 

Conclusion: s’installer aux US n’est pas chose facile, mais en tant qu’entrepreneur, si vous avez une bonne idée et du financement, cela peut être un très bon endroit pour se lancer.

 

Claude vit en Floride, mais s’investit également aux Bahamas. Nous comptons organiser dans les semaines qui viennent un Google Hangout durant lequel vous pourrez lui poser vos questions sur les Etats-Unis et les Bahamas (selon lui, les belles plages sont vraies, MAIS l’île n’est pas que peuplée de milliardaires).

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Pour en apprendre plus sur les activités de Claude, vous pouvez visiter son site ClaudeRealty et le contacter directement par le formulaire de contact.

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