Il l’a fait! Gaëtan s’est cassé, au grand bonheur des entrepreneurs

Gaetan Baudry My-business-plan | Je me casse

Gaëtan est le créateur de Legal’ Easy, un ensemble de sites qui fournit des outils juridiques et comptables aux entrepreneurs. 

my-business-plan.fr  par exemple vous aide à…créer votre business plan. La magie d’internet nous a fait nous rencontrer, et c’est avec plaisir que Gaëtan nous raconte son histoire ici. Il ne s’agit pas d’une interview, mais bien des mots de Gaëtan lui-même. Je vous laisse le lire:

 

J’ai toujours voulu créer mon entreprise et rester maître de mes horaires et de mes décisions.

Pourtant, après des stages en TPE/PME, je n’ai pas osé sauter le pas. « Pas la bonne idée », « il me faut de l’expérience » étaient les excuses que je me donnais.

J’ai donc cherché à trouver un emploi dans le secteur de l’entrepreneuriat.

J’ai été embauché dans une fondation pour aider les entrepreneurs classiques et sociaux à définir le bon business model pour leur entreprise, à rédiger leur business plan et à lever des fonds.

 

C’était une superbe expérience! Je rencontrais tous les jours des entrepreneurs enthousiastes et je faisais de mon mieux pour les aider.

Je baignais dans l’univers entrepreneurial comme j’en avais toujours rêvé.

Mais, quelque chose me frustrait tout de même: je n’étais pas entrepreneur et je conseillais les entrepreneurs.

Je sentais qu’au fond, bien que j’adorais ce que je faisais, je n’étais pas pleinement satisfait et une lassitude se créait. J’ai donc décidé, au bout de 3 ans, de partir pour lancer ma propre société et vivre pleinement une expérience entrepreneuriale.

 

Pourquoi j’ai sauté le pas ?

Tout simplement car j’ai considéré qu’il était temps de me lancer.

Il n’y a pas de bons ou mauvais moment pour créer son entreprise. Je m’en suis rendu compte en travaillant aux côtés d’entrepreneurs.

Vouloir acquérir plus d’expérience, attendre une sécurité financière ou tout autre argument étaient en fait des excuses pour repousser le projet. C’est pourquoi j’ai arrêté de tergiverser.

 

J’ai trouvé une idée grâce à mon précédent travail

Paradoxalement, c’est mon ancien boulot qui m’a permis de trouver une idée de création d’entreprise: en effet, je me suis rendu compte que les entrepreneurs se posaient souvent les mêmes questions d’un point de vue juridique, administratif ou comptable.

 

J’ai donc décidé de lancer ma propre société, sur internet, d’accompagnement à la création d’entreprise.

J’ai d’abord commencé par lancer un blog sur le thème du pacte d’associés pour tester le marché, voir si j’étais capable d’attirer des lecteurs sur le blog et me rôder aux techniques d’écriture sur le net.

Je me suis donc formé tout seul sur wordpress (plein de sites peuvent aider à comprendre le fonctionnement de ce CMS) et aux techniques de webmarketing.

 

my business plan logo | Je me casseLe blog a bien fonctionné et j’ai donc lancé Legal’Easy.

Cette société, Legal’Easy, édite maintenant 9 sites internet dont 3 pour aider les entrepreneurs à créer leur société: www.my-business-plan.fr , www.pacte-associes.fr et www.cgv-pro.fr.

Les entrepreneurs y trouvent des fiches pratiques, des conseils d’experts, des outils en téléchargement et s’ils le souhaitent peuvent contacter un expert: avocat, coach en business plan, comptable etc..

 

Pourquoi mon précédent boulot m’a aidé

Finalement, j’ai mis en ligne toute l’expérience accumulée pendant 5 ans en accompagnement d’entrepreneurs.

J’ai ainsi pu voir lors de mon précédent emploi quelles questions se posaient les entrepreneurs, de quels outils ils avaient besoin et à quel prix.

J’ai alors lancé les sites que j’aurais aimés moi-même trouver

quand j’accompagnais les entrepreneurs en essayant d’adopter un ton pragmatique et non théorique.

Mon précédent emploi m’a donc permis de déceler un besoin saillant sur le marché. Je pense qu’il est possible de trouver des idées de boite dans tout travail salarié.

En effet, si vous voyez qu’une tâche peut être standardisée mais ne l’est pas, si un besoin n’est pas rempli ou si vous pensez pouvoir améliorer un process actuel dans votre entreprise, alors c’est probablement un bon point de départ pour entreprendre.

 

Ce qui fut difficile lors du passage salariat-entreprenariat

Ne nous mentons pas: Si j’étais (et suis toujours !) ravi d’entreprendre, il y a eu des passages difficiles lorsque l’on passe du statut de salarié à celui d’entrepreneur.

Au début, on est assez seul (d’autant que j’entreprends sans associé). Et l’euphorie du début peut vite laisser place à la solitude.

C’est pourquoi

il est important de se forcer à rencontrer d’autres entrepreneurs, pour se recréer des réseaux d’entraide.

De même, prendre des locaux quand le chiffre d’affaires le permet, dans une pépinière, permets de casser l’isolement mais aussi de développer plus rapidement sa société.

Les échanges avec d’autres entrepreneurs permettent en effet de répondre à de nombreuses questions que l’on se pose.  Heureusement, j’ai rapidement pu et dû embaucher un premier stagiaire puis un salarié et passer à l’étape suivante.

 

Autre difficulté: Quand on crée sa boite, il n’y a pas de passé. On redémarre de zéro. Il faut recréer une marque pour devenir attractif.

Cela se voit lorsque l’on cherche à recruter: personne ne connait votre société, vous ne pouvez pas proposer des salaires attractifs et sur le CV, votre société ne vaut pas grand-chose. Il faut aller chercher et motiver des profils très particuliers.

Alors que dans un grand groupe, les candidatures viennent toutes seules, là c’est à vous d’aller les chercher et de les convaincre!

 

Pas de moments de doute mais des remises en cause

Je savais en me lançant dans l’entrepreneuriat que tout ne fonctionnerait pas comme prévu.

On peut rédiger des business plan, il y a toujours des ajustements à faire.

Ayant cela en tête, je n’ai pas été surpris que le développement prenne plus de temps que prévu, que la sortie du premier site soit décalée de 3 mois, et que je doive revoir mon business model 3 fois depuis le lancement!

Cela fait partie des aléas de l’entrepreneuriat.

Si cela peut être source de stress, cela ne doit pas être source de surprise!

 

J’ai pu, le temps de développer l’entreprise et avoir mes premiers clients, bénéficier de l’aide de Pôle Emploi et de mes économies personnelles. Sans cela, il est vrai, je pense que la création aurait été plus compliquée et stressante à vivre au quotidien.

C’est pourquoi il faut tout de même avoir une réserve pour tenir les premiers mois en se disant que l’on n’aura pas forcément de clients au début (sauf si vous créez votre entreprise en ayant déjà des clients).

 

 

Les erreurs à éviter quand on part pour créer son entreprise

Il faut selon moi faire une coupure si cela fait un moment que vous êtes salarié. Ce n’est peut-être pas une obligation pour tous, mais cela m’a permis de prendre de la distance et de sortir la tête du guidon.

J’ai ainsi fait un voyage de 2 mois et demi en Asie, découvrant une autre culture et me permettant de couper définitivement avec ma vie de salarié.

Commencer le lendemain du départ m’aurait peut être conduit à vouloir aller trop vite et à faire des erreurs en ayant de mauvais réflexes.

 

Vouloir tout faire tout seul est une autre erreur: Certes, quand on part pour entreprendre, c’est souvent pour acquérir de la liberté et plus de responsabilités dans son travail.

Mais il faut savoir sur quelles tâches on souhaite s’impliquer et quelle tâche on souhaite déléguer.

En effet, on ne peut pas tout faire avec efficacité.

 

Sous estimer l’effet temps est une autre erreur: Quand on est salarié, la société pour laquelle on travaille a un historique, des process et une certaine robustesse.

Quand on crée, on redémarre de zéro. C’est un atout pour pouvoir établir des process plus efficaces et prendre des décisions rapidement.

Mais il ne faut pas sous estimer le temps que cela prend. Il faut surtout en avoir conscience: convaincre des clients, même avec une solution qui répond parfaitement à leur besoin prend plus de temps car ils ne vous connaissent pas.

Gagner la confiance prend du temps. Avoir des volumes suffisants pour obtenir des prix intéressants de la part des fournisseurs prend du temps.

Bref, tout prend plus de temps en dehors de la prise de décision, surtout la première année.

 

Ce qui me plait dans l’entrepreneuriat

Je suis parti pour avoir plus de liberté dans mon travail et aussi pouvoir vivre pleinement une aventure entrepreneuriale en partant de zéro et en développant quelque chose qui tienne la route.

Ce qui me plait le plus dans l’entrepreneuriat: le fait d’être responsable des bonnes mais aussi des mauvaises décisions.

Quand on entreprend, on fait nécessairement des erreurs. Et c’est à l’entrepreneur de les corriger.

Dans un grand groupe, les décisions reposent sur une chaine hiérarchique plus complexe qui fait que l’erreur et les responsabilités sont diluées.

Lorsque l’on est salarié, faire des erreurs est source de reproche et c’est pourquoi on a tendance à minimiser la prise de risque. Quand on entreprend, on est seul responsable de ses erreurs et la prise de risque est encouragée car elle permet d’avancer.

 

Ce que j’aime le plus en définitive c’est de pouvoir choisir le développement de la société en fonction de mes critères et non en fonction d’un unique objectif de rentabilité.

Je peux décider de lancer tel ou tel outil ou sites non pas parce que c’est l’option la plus rentable mais parce que cela me plait, ou que cela répond à un besoin (même s’il faut garder en tête que cela doit être à minima viable !).

Je peux tester plus facilement des choses et tant pis si cela ne marche pas. J’ai ainsi fait des erreurs dans le design de mes sites au lancement, dans certains choix thématique, erreurs que j’ai pu corriger ensuite.

 

Bilan: Je suis plus que ravi d’avoir pu lancer ma boite. S’il faut en permanence rester sur le qui-vive, ne rien prendre pour acquis et s’il ne faut pas croire au mythe de la liberté maximum (l’entrepreneuriat a également des contraintes mais il les choisit et reste propriétaire de son temps), je suis ravi de pouvoir être responsable de mes erreurs!

Le fait de voir naitre son concept puis le développer est la chose la plus  gratifiante qui existe.

 

Merci à Gaëtan d’avoir partagé son histoire, très enrichissante pour les apprentis entrepreneurs, j’en suis sûre! Vous avez des questions pour Gaëtan? N’hésitez pas à les poser dans les commentaires. Vous pouvez retrouver Gaëtan sur my-business-plan.fr 

 

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