Il le fait! Stefan part en tour du monde… encore!

Stefan - Rio | Je me casse

– Interview menée par Lyv et Margot, rédigée par Margot

Après une série de voyages allant de quelques semaines à 2 ans, Stefan vient de quitter son travail d’ingénieur en mécanique dans le domaine de l’aéronautique pour préparer son prochain tour du monde. 

Départ prévu le 15 septembre pour une durée d’1 à 2 ans. Il raconte. 

 

Comment est né ton projet de tour du monde?

J’ai toujours été curieux.

J’aime voir des choses différentes, rencontrer d’autres personnes, apprendre d’autres langues et voir d’autres pays. Pour moi, le voyage fait partie du développement personnel et des expériences de la vie.

Partir seul, dans des pays différents et côtoyer d’autres cultures te permet de développer rapidement de nouvelles compétences et traits de caractères.

En voyageant, on apprend beaucoup plus vite à s’adapter à d’autres conditions de vie et à se débrouiller dans une nouvelle langue.

 

Stefan Peru | Je me casseJ’ai fait mon premier tour du monde il y a 5 ans. Il a duré un peu moins de 2 ans où j’ai travaillé et voyagé.

J’ai visité les USA, l’Australie et une partie de l’Asie. A l’époque, je sortais de mes études d’ingénieur et j’ai préféré partir faire ce voyage que de trouver un premier travail.

C’était la crise et puis j’avais hâte de partir découvrir les pays des personnes que j’avais rencontrées durant mes études, mes voyages ou pendant des réunions polyglottes.

 

Après ce voyage, j’ai travaillé comme ingénieur mécanique dans un bureau d’études dans le domaine de l’aéronautique pendant 3 ans.

J’ai négocié début mai une rupture conventionnelle avec mon employeur et je suis donc en pleins préparatifs pour mon deuxième tour du monde qui commencera mi-septembre et durera entre 1 à 2 ans.

Je n’ai pas encore d’idées arrêtées sur la durée exacte car je préfère me laisser un peu de marge.

Ce projet est né… juste après être rentré de mon premier grand voyage il y a 3 ans!

Aujourd’hui j’ai 29 ans; j’imagine que le cap des 30 ans me pousse à accomplir un nouveau challenge.

Il est clair que j’ai envie de passer mes 30 ans à l’étranger.

 

Mais attention, un tour du monde ne s’improvise pas.

 

Comment t’y prépares-tu?

Certains amis pensent que je prépare mes voyages «à l’arrache», mais c’est faux!


Sur le plan matériel, je prépare toujours un minimum les étapes essentielles de mes voyages et je laisse de la place pour des imprévus.

Par exemple, pour l’instant je sais que je commencerai mon voyage par la Turquie puis m’envolerai pour l’Afrique du Sud.

Je n’ai réservé que mes premières nuits à Istanbul et je me suis constitué une liste d’activités à faire.

J’ai aussi pris quelques horaires de bus et je connais les endroits où je vais aller. C’est tout!

Pour la suite, je verrai sur place.

 

Je me prépare par contre beaucoup plus sur le plan psychologique, je dirais.

Je pense que la réussite de mes voyages vient de là et qu’un long voyage se prépare sur le long-terme.

 

Pendant mes 3 années comme ingénieur sur Paris, j’ai effectué une dizaine de séjours à l’étranger allant d’une semaine à 1 mois et demi.

Cela m’a permis de rencontrer du monde, de tester mes itinéraires, prendre mes repères et de me faire une idée pour savoir si je compte repasser par-là lors de mon tour du monde.

 

En plus de la consultation de blogs, de sites internet et la lecture de guides de voyage, les réunions polyglottes sont un très bon moyen pour se préparer à Paris.

Stefan - Chine | Je me casseLes réunions polyglottes sont des réunions où des personnes d’horizons différents se rencontrent pour parler dans une langue étrangère.

J’y suis allé assidûment pendant un an puis ponctuellement pendant 2 ans.

 

Ça aide énormément car cela donne des notions de conversation pour se présenter et aller vers les autres.

J’ai par exemple repris l’Allemand après ne pas l’avoir parlé pendant 8 ans et, franchement, les bases reviennent vite si on est motivé à parler.

Je posais les mêmes questions basiques jusqu’à les maîtriser parfaitement et ai ainsi repris confiance en mon Allemand.

 

Il arrive qu’on ait peur de partir à l’étranger à cause de la barrière de la langue, et c’est un excellent moyen de prendre confiance et d’avoir moins peur de faire des erreurs.

 

Comment finances-tu ce voyage?

Là encore, je prépare le financement de mon voyage depuis plusieurs mois, voire années.

 

Ce n’est pas parce que vous gagnez un salaire modeste que vous ne pouvez pas faire un long voyage.

Lors de mon premier tour du monde, je venais de finir mes études d’ingénieur.

J’avais travaillé dans un supermarché pendant deux ans en parallèle de mes études et d’autres choses à côté.

Cela m’a permis de mettre 6000€ de côté tout en apprenant à gérer un budget limité pour vivre.

C’est une compétence très utile par la suite lorsqu’on voyage à l’étranger.

 


En Australie, j’ai complété mes revenus en travaillant au cours de mon voyage: j’ai fait du fruit-picking, travaillé dans une usine de DVD, distribué des tracts et fais quelques jobs ponctuels dans des fêtes foraines.

Pour mon prochain voyage, j’ai commencé à chercher des solutions de financement alternatifs dès que je suis rentré travailler comme ingénieur sur Paris.

 

Je suis auto-entrepreneur web depuis 2 ans ½ et cela me rapporte de l’argent depuis environ 2 ans.

J’ai lancé un blog de voyage: conseil-voyageur.fr ainsi qu’une dizaine de sites internet où j’écris des articles pour améliorer le référencement (SEO) de mes clients.

Depuis 2 ans, j’économise de l’argent grâce à mes deux boulots.

 

N’as-tu pas peur de partir tout seul si longtemps?

Parfois mon entourage me demande comment je vais faire tout seul mais je ne me pose pas ces questions puisque j’ai déjà acquis suffisamment d’expériences de voyage en solo.

Et puis, je ne me verrais pas partir avec un ami pour un si long voyage.

Au bout de deux mois, les caractères changent ou s’affirment, la capacité à s’adapter ou à se débrouiller évolue différemment pour chacun selon nos expériences.

 

Stefan - Australie | Je me casseLes finances ne sont pas non plus les mêmes tout comme les automatismes et les habitudes de vie; cela peut créer des visions, des attentes différentes et générer des tensions.

En étant avec quelqu’un, on a tendance à rester dans son confort personnel, à aller moins vers les gens.

On peut aussi avoir une vision différente de l’argent par exemple, surtout si on ne voyage pas sur les mêmes durées.

Les choix doivent se faire à deux, être systématiquement validés par l’autre.

Cela peut occasionner des tensions à la longue.

 

As-tu des appréhensions pour ce tour du monde?

Pas vraiment.

Un long voyage se prépare autant psychologiquement que logistiquement plusieurs mois à l’avance.

 

J’ai eu peur une fois lors d’un voyage en 2013 et je l’attribue à un manque de préparation.

Je suis monté un peu vite dans un bus au Brésil sans avoir assez étudié où allait ce bus et où je devais m’arrêter.

Comme je ne parlais pas la langue, j’ai eu un petit moment de peur.

J’aurais simplement dû demander les renseignements dont j’avais besoin avant de monter dans le bus.

 

Cette fois, je me prépare mieux.

Je pars bientôt en Espagne prendre des cours d’espagnol pour avoir suffisamment de vocabulaire quand je serai en Amérique du Sud dans 6 mois.

La peur se gère bien quand la préparation du voyage est suffisante.

 

Quels sont tes conseils pour ceux qui veulent voyager?

Commencez par cerner vos craintes ou ce que vous pensez qui peut vous limiter dans la réalisation de votre projet.

Si vous avez peur de rencontrer des gens à l’étranger, de ne pas savoir comment les aborder, commencez par rencontrer plus de gens nouveaux autour de vous en France.

Si vous doutez de vos capacités en langues, pratiquez-les le plus possible même si c’est avec un ami Français.

Si vous n’êtes jamais partis très loin, faites des voyages courts seuls ou avec un ou une ami(e) pour vous habituer, gagner en expérience et améliorer votre préparation.

Il ne faut pas attendre d’être sur place pour démarrer l’apprentissage d’une langue étrangère.

Je suis déjà en tour du monde avant même de partir!

 

 

Je n’ai pas attendu de faire mon tour du monde pour créer mon blog ou mon site internet.

Au contraire! Écrire un blog motive, fixe des objectifs, pousse à se dépasser et à mesurer notre avancée car on peut se confronter à nos objectifs passés.

Le site internet, même s’il me demande beaucoup de temps de travail m’a finalement rapporté de l’argent et me permet donc de mener à bien mon projet.

 

Je pense que j’ai pu faire toutes ces choses car je suis de nature une personne active et que j’ai concrétisé pas à pas mes ambitions.

Pour le reste, je suis comme beaucoup de monde: je suis issu d’une famille modeste et je ne roule pas sur l’or.

 

Beaucoup de choses sont en fait réalisables, même avec des revenus modestes, si l’on attache assez de soin à une bonne préparation matérielle, psychologique et linguistique.

 

Derniers conseils avant de vous lancer: ne pas trop regarder les projets des autres, s’en inspirer mais trouver le sien et y aller étape par étape.

Si vous voulez «tout quitter», attention à bien préparer ce départ.

Il n’est pas toujours sage de tout quitter « à tout prix ».

 

Ne pas fantasmer non plus le tour du monde: vous aurez compris, vue la préparation qu’il nécessite, que ça n’est pas exactement des vacances.

Enfin, n’ayez pas peur, la peur aussi se gère.

 

Bon voyage, Stefan!

– Cette interview a été rédigée par Margot, l’une de nos contributrices ‘Je me casse’ –

 

 

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