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Ma maison

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Il m’a fallu enchaîner les avions pour comprendre…
Que tout ce temps je croyais m’être perdue
Que tout ce temps je croyais me chercher
Alors qu’en fait, j’étais là, tout le temps.
Une petite voix au fond.
J’ai été bonne à être moi.
Mais seulement récemment je suis ‘tout’ moi, en entier.
Vous avez remarqué ?
Avec mes blessures, mes incohérences, mes déceptions
Avec mes colères, mes indignations, mes intolérances
Avec mon amour, pour moi, pour les autres. Pour ceux qui m’ont aimé, pour ceux qui m’ont blessé.

Seulement depuis quelques temps, je suis moi en entier.
Je croyais chercher ma maison. C’est moi que je cherchais.
Je croyais qu’elle était loin. Elle était en fait tout près. Je la connaissais.

Je suis partie à New York City pour m’échapper. Cette ville était mienne. L’un des rares voyages coup de cœur. Décidé pour nulle autre raison que parce que j’avais envie.

Là bas j’ai compris l’amour, j’ai entendu les compliments. J’ai compris qu’au fond, ce dont j’avais besoin et qui m’avait manqué, c’était d’être vue.

J’ai profité de NYC en dilettante, doucement, en me baladant. J’ai profité des rues chaleureuses de Brooklyn et des vues vertigineuses de Manhattan. J’ai découvert la solitude. Comme elle me faisait peur avant. Comme j’aimais ça maintenant.

J’ai ensuite filé à Miami, quelques jours. J’y ai été témoin de l’amour aussi. Différent. Entre mon amie et son fiancé. J’ai écrit sur eux. Ils m’ont inspiré. Peut être qu’un jour je vous montrerai. J’ai intégré que ça pouvait être simple et joyeux l’amour, même face à l’adversité, même quand le reste du monde n’est pas aligné avec nous. « Ce n’est pas simple. Alors on décide que c’est simple », elle m’a dit. Je garde cette phrase gravée.
Miami n’est pas ma maison. Il y fait trop chaud et il y a trop de sable. Finalement, je ne suis pas une fille de la plage. Mais j’ai appris. Merci Miami.

Deux jours après mon retour de Miami, départ pour Los Angeles. La ville folle !
Notre maison est sur une colline. La vue des arbres au réveil est celle dont j’ai toujours rêvé. J’ai vécu des journées transformantes en compagnie de femmes exceptionnelles, journées oú j’ai retrouvé, montré, libéré qui j’étais. Et j’ai profité de ces matinées, oú à 6 heures du matin je pouvais écrire avec la rosée encore posée sur les coussins de la terrasse.
Pourtant LA n’est pas ma maison. C’est trop grand, trop étendu. Trop de temps en voiture. Je ne me sens pas libre de circuler. Tout est loin et j’étouffe.

Sur un coup de tête, je décide que je veux visiter Portland, Oregon. Je vous raconterai l’histoire de pourquoi, une autre fois ha ! Mais tout a commencé avec Idris Elba. J’avais entendu que c’était tout ce que je recherchais. Que c’était vert, avec des arbres, des petits cafés, des restaus, des théâtres. Ce mélange de nature et de petite ville que je trouvais si difficile à trouver. Cette énergie anglo-saxonne oú tout le monde a l’air plus relax. J’ai pris les billets et nous sommes parties le lendemain. Portland est à deux heures d’avion de LA. À peine arrivées nous étions enchantées. Les arbres. Dans la ville tout est mignon et adorable. On se croirait dans un film. L’architecture est magnifique, et se mêle sans effort avec la verdure et les restaurants et cafés disséminés dans la ville. La nourriture est délicieuse, la meilleure que j’ai mangé dans tous les États-Unis. La lumière est différente de tout ce que j’ai pu expérimenter ailleurs. C’était le paradis que j’avais décris sur papier. Et pourtant, à la fin, Portland n’était pas ma maison.

Et c’est là que j’ai réalisé… que je ne voulais pas habiter ‘loin’. De mon frère et de ma sœur qui me manquent, de mes meilleurs amis, de mon équipe. Loin des opportunités d’intervenir, parler, changer mon pays. Je croyais que cela ne me dérangeait pas, mais cette vie d’avion en avion, ce n’est pas moi. Je suis beaucoup plus calme et sage et ennuyeuse qu’on ne croit
Je sais que Portland n’est pas ma maison. Oraline est triste. S’il existait un vol plus rapide vers Paris j’aurais considéré, mais 16h d’avion pour voir les gens que j’aime, c’est juste trop loin.

Et c’est une leçon pour la vie : le seul critère qui fonctionne vraiment, c’est… comment j’ai envie de me sentir. Parce que ce qui vous fait vous sentir comme vous voulez vous sentir est différent de ce que vous croyez

Ce soir nous sommes arrivées de Portland à LA. Demain nous repartons à NYC. J’ai ma dose de voyages pendant un moment.

J’ai une petite idée de oú je vais atterrir en septembre, mais je la laisse faire son chemin.

Je vous embrasse. Mon ‘break’ qui n’en est plus un est officiellement fini demain. Avec les voyages en moins, je reprends ma routine normale. Routine qui consiste à vivre et a créer comme ça vient. Vous me reverrez en Live aussi, ça m’a manqué.

Je vous embrasse sur les deux joues,

Lyvia, entre deux avions.

Photo : Ma photo préférée de Portland – pour suivre mon périple, suis-moi sur Instagram 👉🏽 http://instagram.com/lyviacairo

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