(En vrai, je suis une complète control freak… et c’est pas grave)

Je me suis couchée tard hier soir – 2h30 du matin. Réveillée à 9h avec le bruit de la pluie, trop forte.
Agacée. Pas vraiment dans la vibe positive des derniers jours.
J’ai fait un cauchemar, un qui revient régulièrement. Je suis sur le point de rater un avion. Je suis dans l’aéroport mais impossible d’obtenir ma carte d’embarquement. Alors j’essaie auprès de plusieurs personnes et l’heure approche, et je sens que je vais le rater, et avant de vivre le moment où je le rate – ou le moment où je ne le rate pas, je me réveille. Je déteste ce rêve, car il cristallise l’un des traits naturels de ma personnalité, qui s’est plutôt estompé, mais qui est par bribes, présent. Et vous allez voir, c’est assez marrant, comme j’y ai lutté.

J’ai un naturel plutôt angoissé – oui, c’est difficile à imaginer en me connaissant – mais j’ai appris au fur et à mesure à gérer cette angoisse, et surtout, à créer une vie où je n’ai pas à l’affronter !

Je suis une ‘control freak’ un poil psychorigide, en VRAI. Quand j’ai un plan, je veux qu’il se passe exactement comme j’ai prévu, sinon c’est la catastrophe et je panique. Quand je décide que les choses doivent être d’une certaine façon, je suis vite frustrée quand cela se passe différemment. C’est de moins en moins présent, mais je sens parfois le petit pincement de ‘han, c’est pas comme je voulais’.

Ceci dit, ce qui est formidable c’est que je ressens peu d’angoisse au quotidien. Très très peu. Et ce pour deux raisons.
La première c’est que j’ai appris à lâcher prise et à relativiser : ce qui doit arriver arrivera. Rien n’est grave. Tout est toujours parfait.
Et surtout : j’ai construit une vie et un business où l’angoisse n’a pas sa place…. Parce que je ne planifie jamais rien ! Je ‘fais’ seulement. Ainsi il n’y pas la place pour la planification, pour le contrôle ou pour le ‘cela doit être comme si ou comme ça’. Notre devise c’est : ‘dans le doute, fais n’importe quoi’ – c’est assez libérateur.

Finalement, contre une tendance au contrôle, ce qui m’a aidé est le chaos.

Bon, il y a un pendant. Cela veut dire que quand je pars en vacances ou en week-end, je ne prépare absolument rien à l’avance (pas de plan = aucune raison de s’angoisser).

Et finalement, j’ai créé un environnement où je peux être moi, sans appuyer sur mes ‘boutons’.

C’est intéressant ça… vous avez déjà été dans des situations, relations – personnelles ou professionnelles – qui justement ‘appuyaient’ sur ces boutons ? Sur ces petits aspects de votre personnalité qui vous font vous sentir mal à l’aise.
Cela m’est arrivé, et par le passé je me disais : oh, c’est une chose que je dois améliorer… ou, cette personne a raison, je devrais faire un ‘effort’, ou… si cela m’affecte autant, c’est que je dois y faire quelque chose…
L’envie d’aller à l’encontre de cette limitation, l’appel de l’amélioration constante…

Honnêtement, je ne crois pas qu’on doive tolérer des situations ou personnes qui font ressortir en nous l’insécurité et l’angoisse. Je veux dire… pourquoi on ferait ça ?
Oui c’est une opportunité d’apprentissage. Mais l’apprentissage n’est pas : ‘ok, je dois faire un effort sur tel point pour devenir une ‘meilleure’ personne’ (par quels standards ?).
L’apprentissage c’est : eh bien tiens, je suis ainsi, comme c’est intéressant (haussement d’épaule).

Je ne pense pas qu’on doive s’attarder sur nos défauts, limitations, incohérences et essayer à tout prix de corriger. C’est épuisant. En plus, on a souvent les défauts de ses qualités.

A la place, on peut choisir, comme moi je l’ai fait, d’éliminer ce qui nous rebrousse le poil, et de choisir des nouvelles façons de fonctionner, qui remplacent les précédentes.

A force de me répéter que rien n’est grave, il est très facile pour moi de passer un petit pincement d’angoisse qui dure une demi seconde.
A force de me répéter que tout est parfait, et comme cela doit être, il est plus facile pour moi de passer à autre chose quand la situation ne se déroule pas comme je l’envisageais.

Il ne s’agit pas d’effacer ces choses qui ne sont pas toutes lisses chez nous.
Il s’agit d’intégrer assez d’éléments positifs, qui nous rassurent, pour se sentir mieux.

Et ces éléments positifs peuvent être des amis compréhensifs et bienveillants, qui savent être zen quand les choses ne se passent pas comme prévu. Cela peut être de nouvelles façons de fonctionner, de gérer notre société, notre équipe. Et aussi créer des opportunités de lâcher prise, au fur et à mesure, afin de nous montrer à nous même que nous sommes en sécurité.

Je pense que le plus important est de savoir qui on est, de façon à créer l’environnement qui soutient cela.
Je ne suis pas pour le ‘challenge’ à notre personnalité au quotidien. L’encouragement de qui on est, afin qu’on le soit encore plus : oui. Le fait de nous pousser à être quelqu’un que l’on n’est pas… il n’y aucun intérêt.
Il est beaucoup plus bénéfique de nous focaliser sur nos qualités et nos facilités et de les cultiver. De fait, ils prennent plus de place en proportion, et nos petites incohérences, défauts, angoisses sont tout petits à coté de notre brillance.

Soyons qui nous sommes, et faisons au mieux pour traverser notre vie dans la fluidité et le fun !!!

Lyvia, à qui écrire a donné de la pêche, ah !

PS : je ne vous ai pas oublié, je planche sur l’idée dont je vous ai parlé hier… nous allons davantage parler de sexe sur cette page, yes !