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Les trois focus que j’ai en ce moment dans ma vie sont l’amour, l’art, et l’argent. A croire que j’ai trouvé mon trio de tête. Ce triptyque deviendrait-il ma signature ?

J’ai une obsession pour l’amour, il semblerait depuis toujours. L’amour de soi, avant tout. Celui où l’on prend soin de soi, où l’on prend ses responsabilités pour vivre la vie qui nous fait envie sans attendre que les autres le fassent à notre place. L’amour où l’on apprend à s’occuper de soi pour mieux s’occuper des autres. L’amour qui est le contraire de la peur et qui te pousse à être, vivre, faire, ce pour quoi tu es profondément appelé. Et l’amour romantique aussi. Trouver et être avec une personne, dans un échange fluide et simple. J’ai utilisé mes expériences passées pour apprendre, et je dirais aussi effeuiller toutes les couches d’armures qui m’empêchaient d’être moi. Et aujourd’hui je suis prête à vivre de nouvelles choses, de nouvelles expériences.

Mon art prend de la place, beaucoup plus de place. Et je me dis : enfin ! Mon art c’est l’écriture de fiction. C’est LE truc dont je rêvais quand j’étais gamine, et que j’ai si facilement mis de coté. Votre art est peut-être autre chose, et croyez-moi, vous savez ce que c’est. Il vous hurle des injonctions aux oreilles, depuis le début. Vous choisissez seulement de ne pas l’écouter. C’est très facile de ne pas l’écouter, même (et surtout peut-être) quand on est quelqu’un qui passe à l’action, comme moi. Il n’y a que depuis quelques jours que je prends mon art vraiment au sérieux. Et comme ça fait du bien ! Ca transforme la vie. J’ai l’impression d’être une éponge qu’on avait laissé s’assécher des semaines, et qui est finalement gorgée d’eau. J’ai tellement plus à donner depuis que je prends soin de moi de cette façon là.

Et il y a l’argent. Qui est un sujet que je travaille ces jours-ci plus que jamais. Je suis en phase d’instinction de croyances limitantes. La croyance : ‘si je passe du temps sur mon art, mon business et donc mon argent en pâtit’ a été tenace chez moi. La croyance : ‘il faut travailler dur, souffrir, se démener pour atteindre ta version de la réussite’ me colle encore un peu aux basques. Et il y a le fameux ‘comment. Comment en décidant d’être auteure de fiction avant tout, et le reste ensuite, j’atteins les objectifs financiers que je me suis fixée ? – objectifs que j’ai failli revoir à la baisse parce que je ne savais pas… comment ! Absurde ! (À noter aujourd’hui que mon vrai objectif est encore plus élevé qu’avant, ha !). Le comment a peu d’importance. J’observe qu’en prenant soin de soi, notamment en oeuvrant à ce qui nous fait vibrer, tous les jours, à chaque minute, d’une on devient / est une personne qui a beaucoup à partager. Et de deux, on est une personne qui vibre dans une énergie que d’autres veulent expérimenter avec nous. On pourrait vous payer juste pour passer du temps à coté de vous (je paierais Alicia Keys pour passer du temps à coté d’elle !). Ma nouvelle affirmation : ‘je gagne de l’argent en existant’ prend son sens !

Et pour ces trois sujets – amour, art et argent – il y a une seule et même leçon qui va vous éviter bien des mots de têtes, une leçon qui me sert chaque jour, non seulement à me sentir bien, et aussi à obtenir les résultats que je décide.
�Cette leçon, LE truc à apprendre pour créer la vie que vous voulez, sans vous torturer est : apprendre à avoir confiance et à se détacher du résultat !

Ouiii, je sais, vous l’avez déjà entendu en long en large et en travers, et c’est difficile, et ce n’est pas drôle. Et je vous mentirais si je vous disais que ce n’est pas le concept qui fait toute la différence. C’EST le concept qui fait toute la différence. Et je vous en dis plus ici.

En amour, j’ai observé que je voulais absolument que ma prochaine relation soit exactement celle que j’ai imaginée sur papier. Tu parles de mettre la barre haut, alors que je suis moi-même en plein ré-apprentissage. Je m’attendais à trouver THE story comme ça, parce que j’avais bien fait mon travail d’écriture et de manifestation (je précise qu’à part écrire des affirmations je ne fais rien pour, mais bon, c’est une autre histoire haha). Mais ça ne fonctionne pas comme ça ! La vie t’apporte les personnes et les expériences dont tu as besoin pour grandir. Et ça, tu ne le contrôles pas. Tout ce que tu peux faire, c’est tacher de bien intégrer les leçons passées, de façon à ce que l’histoire ne se reproduise pas ad vitam eternaem. Mais si le ‘prochain’ homme de ta vie est là, pour une journée ou… pour la vie, dans tous les cas, c’est bien. C’est très bien même, c’est parfait. Car c’est probablement exactement ce que tu avais besoin de vivre à ce moment-là. Et comme tu es dans la confiance que tout arrive pour ton bien, tu peux être détachée dans un rapprochement, ou un éloignement. Que ça soit ce que tu veux, ou que ce soit le contraire. Car dans chaque situation, tu avances. Et te détacher ainsi de ‘comment’ les choses doivent être te permet d’ouvrir les yeux sur des personnes et des opportunités différentes.

Dans l’art, et la créativité en général, omg, comme on peut être attaché au résultat ! Au point de… ne rien faire ! Niet ! Nada ! On a tellement cette vision de que l’on veut créer, mettre en oeuvre, avec tellement d’ardeur et de passion, qu’on se met une pression insoutenable.
Résultat des courses, on ne crée rien. On ne met rien en place. Parce qu’on ne voit pas comment nos gribouillis peuvent être à la hauteur de la vision idéale et parfaite que l’on a de notre oeuvre. Alors on baisse les bras, on tourne en rond, on procrastine, et on est… frustré !
Quand on crée, une grande partie consiste à se laisser porter par le processus et lui faire confiance. Il y a quelque chose au delà de notre mental qui ‘sait’. Ce processus n’est pas linéaire. C’est en faisant brouillon après brouillon que l’on arrive à… non pas ce que l’on avait imaginé, mais quelque chose qui nous rend tellement fier. Une chose qui est tellement unique et spéciale et magique que même nous, créateurs, n’aurions pas pu l’envisager. Se laisser porter et avoir confiance dans le fait que l’on créera ce que l’on doit créer. Et que le résultat sera ce qu’il doit être. Et cela suffit.

Et pour l’argent… c’est pareil ! Je ne sais pas d’où viendra le mien ni comment il viendra. Je sais juste qu’il viendra. Peu importe les virages que je fais dans ma vie. Et l’erreur que nous faisons souvent est de décider qu’il viendra d’une avenue ou d’un projet spécifique, et probablement pas d’un autre. Et ça, nous n’en savons strictement rien. L’argent, comme l’amour, est une énergie qui circule. Si vous croyez que X montant va rentrer dans votre vie, que vous imaginez déjà les avoir dans votre vie et que vous mettez en place les actions qui vous inspirent, alors il viendra.
Il y a un autre concept que j’ai mis du temps à appréhender : vos actions quotidiennes et l’argent sont séparées.
D’un coté, il s’agit de faire chaque jour ce vers quoi vous êtes portés, ce qui vous fait envie, ce qui vous attire naturellement, vous laisser porter par des actions inspirées.
De l’autre, l’argent vient. Parfois de manière connectée avec mon flow, parfois de manière déconnectée. Je disais à une cliente que si tu veux gagner 1000 euros, peut être que ce sera par ton business, peut-être que ce sera en trouvant une enveloppe d’argent sous la table.
L’art c’est l’art, l’argent c’est l’argent.

Et se dire : que puis-je faire pour avoir de l’argent ? Est une très, très mauvaise et inefficace question. Clairement la manifestation qu’on veut contrôler le résultat, ha !
1 – Le flow passe d’abord. Faites ce que vous avez envie de faire. Soyez la meilleure personne que vous pouvez être. Créez ce que vous avez envie de créer et 2 – vous serez portés à aider et service les autres, et cela passe par donner de la valeur contre de l’argent. 3 – gardez l’espace pour apprendre à le demander, à le recevoir et à l’accueillir dans votre vie.

Suivez votre flow INDEPENDAMMENT de si cela vous rapportera de l’argent ou pas.
L’argent est une conséquence.
�Et à chaque fois que j’ai créé quelque chose pour gagner de l’argent, et pas pour le fun d’abord, ça a foiré. A chaque fois que je me suis dit : il faut absolument que CE truc en particulier rapporte X, je me suis trompée.
A la place je sépare ce que je fais des mes journées en me laissant porter, et la place que je fais pour l’argent dans ma vie. Et l’argent vient, de toute part. Parce que j’y suis attentive et que je l’autorise à rentrer.

La meilleure stratégie est de vivre votre meilleure vie.

Se détacher du résultat, c’est avoir la foi que nos actions nous emmèneront là où elles doivent nous emmener.
Votre seul job, c’est de ne pas glander ! (Sauf si vous en avez envie / besoin), Et de faire de l’espace dans votre vie – et donc dans vos journées – pour chacun de ces aspects de votre vie (avec les trois, ‘amour, art et argent’ vous devriez vous en sortir plutôt bien). Ce sur quoi vous portez votre attention grandit. Mais vous ne pouvez pas contrôler comment ni sous quelle forme ni dans quel sens. C’est ce que cela doit être.

Ce n’est pas une leçon facile, mais c’est une leçon qui, à chaque fois qu’elle s’impose à moi, m’agace un peu (lâcher prise sur le résultat, argh) et surtout, me libère (tout ira pour le mieux, de toute facon, cool). Comme toujours, votre alliée numéro 1 est la confiance. �D’une façon ou d’une autre, ça va marcher. Le flow et la confiance d’abord. Le reste (y compris l’argent !) suit.

A vous : dans lesquels de ces aspects est-il difficile pour vous de vous détacher du résultat ? Autodiagnostic : qu’est-ce qui bloque, et à quoi vous vous accrochez ? Qu’est-ce qui vous fait peur si vous lâchez ?

Lyvia, auteure et philosophe ;)��PS : j’écris ceci en attendant l’avion qui m’emmène de LA à NYC. J’ai hâte de me poser quelques semaines.
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Photo : ciel de Los Angeles