Ce matin, j’ai revu cette photo de moi, ma mère et ma tante.

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Ce matin, j’ai revu cette photo de moi, ma mère et ma tante. Prise en Guadeloupe en novembre dernier.
Et j’ai fondu en larmes.
Pleuré comme une madeleine.
Le nez qui coule, la totale !

J’étais en pleine création d’un tableau de visualisation.
Mais attention, pas n’importe lequel, un tableau de visualisation d’ECRIVAIN !
Qui me donnerait à la fois la force d’écrire et dire ma vérité, tous les jours,
Dans mes livres, mes articles, mes conférences.

Et qui aussi me permettrait de me projeter vers ma version de la réussite :Une vie où l’écriture est au centre, et dans laquelle je peux changer la vie de millions de personnes.

Alors que je rajoute mes idoles qui ont l’air de me féliciter : Oprah, Alicia Keys, JK Rowling, que je mets des images de moi en train d’écrire…
J’en cherche une dernière pour compléter le tableau et là…

Ma mère, ma tante… et moi.

Entre les larmes, tout prend son sens.

J’imagine leur fierté quand elles auront mon livre entre les mains.
J’imagine leur surprise quand elles liront le contenu.
J’imagine comment elles en parleront autour d’elles : ma fille a écrit un livre !

Parce que oui, je suis la fille des deux !
Ces deux femmes, formidables, fortes, toujours à rire aux éclats, se sont elles qui m’ont élevé.
Ce sont elles qui m’ont nourri, habillé, qui m’ont tenu la main pour aller à l’école, qui m’ont déposé devant le collège,
Qui m’ont laissé écrire dans mon coin alors que je devais faire la vaisselle.

Ce sont elles qui m’ont donné le jus, l’espace, la force d’écrire aujourd’hui.
Et je les aime tellement.

Et bien sûr, comme souvent, je ne leur dis pas assez.
Alors j’envoie des messages de mon coeur, à elles, et quand elles seront réveillées, je les appellerai pour leur dire,
Que je suis tellement HEUREUSE et reconnaissante qu’elles m’aient élevé !

On parle de femmes qui ont élevé des enfants SEULES.
Dans le cas de ma mère, ça fait cinq en tout.

Dans le cas de ma tante, ça fait plus de 10, si on comprend ses frères et soeurs, et encore plus si on me rajoute avec mes frères et soeurs.

Et aujourd’hui, alors que je me réveille le matin, en me demandant parfois si je vais y arriver,
Qu’une énième chose ne va pas comme j’en ai envie,
Que je me plains pour je ne sais quelle situation inconfortable,

Je me rappelle de ma mère qui jusqu’à aujourd’hui se lève à 5 heures du matin, pour conduire un camion et aller travailler au soleil, une casquette enfoncée sur ses cheveux dorés.
Et je pense à ma tante qui portait des sauts d’eau sur la tête à l’époque où on allait à la laverie, ou m’apprenait à cueillir le café et à le trier.

Et avec cette photo, je me rappelle que j’écris pour elles, que je vis pour elles,
Ne serait-ce que pour qu’elles puissent dire : c’est ma fille !

Les larmes n’arrêtent pas de couler.
Et je pense à ma grand-mère. Une femme plus grande que toutes les femmes que je connais,
Qui a été de mon côté depuis ma naissance, qui m’a elle aussi élevé en plus de tous ses enfants,
Et qui a tellement souffert dans sa vie. Tellement.

Et je pense à sa mère, et à la mère de mon grand père,

Et je pense à toutes ces femmes qui n’ont pas eu de VOIX.
Qui, dans certains cas n’avaient même pas le pouvoir sur leur propre CORPS.

Et je me rappelle que c’est pour elles que j’écris.
J’écris pour toutes les femmes qui n’ont pas eu de voix.
J’écris pour les femmes de ma famille.
J’écris pour mes ancêtres.

J’écris pour celles qu’on a battu, violé, qu’on a fait dévorer par des chiens.

J’écris pour celles qui n’ont JAMAIS eu le luxe de choisir leur vie.
J’écris pour elles.

Et j’écris pour moi. J’écris pour moi, pour transformer ces blessures qui m’ont été transmises de générations en générations.
Et j’écris pour les femmes, encore dans ce monde, trop nombreuses,
Dont on écoute pas la voix
Et qui par conséquent, on perdu leur voix.

J’écris pour les hommes, les femmes, et les enfants,
Qui veulent traverser ce monde en étant EUX-MEMES.
Car c’est en étant soi-même que l’on peut faire du bien au monde.

On l’a en nous, cette capacité à faire du BIEN.
Il y a tellement de mauvaises choses qui se passent autour de nous,
Tellement de mort, de souffrance, de violence.

Et il y a NOUS.
Il y a nous, qui sommes là, et qui pouvons choisir soit d’enlever de la lumière en enlevant notre lumière,
Soit choisir de rajouter de la lumière en faisant biller la notre.

POURQUOI.

Pourquoi vous faites ce que vous faites ? Pour qui ? Pour quelle cause ?
Car l’impact est tellement, tellement plus grand que nous.

Que ce soit une maman antillaise qui puisse dire fièrement : c’est ma fille,
Que ce soit vos enfants qui puissent vous regarder en disant : je veux être que toi !
Que ce soit les personnes qui pourront lire vos livres, écouter vos albums, voir vos oeuvre et sentir leur coeur s’ouvrir et se libérer
Que ce soit pour VOUS : pour sentir la légèreté, l’amour, la douceur à l’intérieur de vous, et faire partir cette sensation de coeur serré.

N’oubliez jamais pourquoi.

Parce que c’est ce qui vous permettra de vous connecter à ce qu’il y a de plus grand, à l’appel de votre âme. Au dessus du matériel, au dessus du terrestre, et à la rencontre de vos rêves.

Le monde a besoin de vous.
Je vous aime.

Lyvia

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