Sueur, sang et larmes

Sueur, sang et larmes

On nous montre cette vie oú tout est lisse et poli,
Cette vie instagramable oú tout est couleurs et sourires et fraîcheur
On nous montre cette vie du ‘il a tout compris’ – boulot parfait, famille parfaite, vacances parfaites
On nous montre cette vie de fausses dents et de faux seins
D’ongles manucurés qui ne sont d’autres que des griffes
De regards aiguisés qui sont en fait là… pour pleurer.

Car ce qu’on ne te dit pas, Mama,
C’est que derrière cette vie là,
Il y’a sueur, sang et larmes.

Sueur qui perle sur ton front quand tu cries après tes enfants,
Sueur qui goutte entre tes seins quand tu portes les courses, seul-e,
Sueur quand tu trembles sous les cris, les coups bas et les torts
Sueur quand tu t’essouffles de cette vie qui semble tout te prendre, encore

Et ce qu’on ne te dit pas, Mama,
C’est que derrière cette vie,
Il y’a du sang.

Le sang de tes règles et de ses règles qui coulent entre les cuisses et qu’on va vite cacher,
Le sang qui perle sur tes lèvres quand tu plantes tes dents trop fort, tellement tu as peur,
Le sang de la colère qui te monte à la tête quand tu plantes tes cuisses en plein cœur,
Le sang que tu vois rougir sous les blessures, sous les baisers…

On n’a pas dit que ce serait facile, Mama, cette vie là.
On n’a pas dit que tu l’aurais sur un plateau d’argent,
On n’a pas dit que ce serait lumineux et vif et léger,
C’est la télé qui te fait croire ça,
Mais la vie, c’est pas la télé.

Et ce qu’on ne te dit pas, Mama,
C’est que dans cette vie là, il y’a les larmes,

Les larmes de soulagement quand enfin, tu t’en sors,
Les larmes de joie quand après la sueur et le sang, c’est le soleil qui perle sur ta peau,
Les larmes d’extase quand sa langue touche l’endroit parfait sur ton corps,
Les larmes de rage, de colère, de puissance quand enfin, le monstre qui est en toi sort de ce corps et dévore la vie à pleines dents.

Mes mots sont violents, Mama,
Mais je ne suis pas douce,
Je suis le jaguar qui déchire ta peau pour te montrer qu’ici bat ton pouls.
Je suis le loup qui te griffe les mollets pour que tu coures plus vite encore,
Et je suis la maman ourse qui te prendra en son sein quand tu voudras respirer, enfin.

On n’a pas dit que c’était facile,
Et on ne pas dit que tu ne pourrait pas.

Rappelle-toi, ce n’est facile pour personne,
Alors c’est à toi, seulement à toi, d’avancer le premier pas.
Malgré la violence, malgré la tempête, Malgré la souffrance.

Sueur, sang et larmes,
Ce n’est pas ce qui t’isole,
C’est ce qui nous lie.

Lyvia x

{Partage à ceux qui ont besoin de lire ceci}

F

Accède à ma méditation gratuite : “TU ES FORTE ET PUISSANTE”, qui va te donner en 15 petites minutes les clés de cette puissance intérieure quand tu en auras le plus besoin.