Nous sommes le 31 décembre et je suis PUTAIN d’en colère

Lyvia Cairo

Hier soir j’ai fait un rêve horrible. Terrifiant.
J’étais au salon du livre, et je suis tombée sur un livre avec une couverture similaire au mien. 
Sauf que… ce n’était pas mon nom dessus. 
Enfin si. Il était écrit tout petit en transparence.
Et à droite il y avait en grand le nom d’un homme (Omar?).
Sous mon nom il y avait écrit : nombre de votes = 0
Sous son nom, il y avait trois prénoms.

J’ai paniqué, je ne comprenais pas. 
Ce mec m’avait volé mon livre ou pas ?

Mon éditrice est arrivée à mes côtés.
Et elle m’a dit : il a le droit. Tu n’écrivais pas. Alors il s’est inspiré de ton livre et il s’est chargé de la suite. 

Je me suis réveillée en sursaut.

Je me suis déjà réveillée en sursaut pour plein de raisons : où j’allais vivre ? Comment j’allais payer tel créancier ? Comment j’allais dire à x personne que c’était fini entre nous ?

Mais là, réveillée par la panique que… J’ai laissé tombé mon art.

J’ai eu peur. Tellement peur.

Ecrire mon premier livre était mon plus bel accomplissement de 2017, et le sortir le plus beau de 2018.
Je n’oublierai jamais une série de moments :
– Quand j’ai écrit le point final.
– Quand je me suis roulée en boule dans mon canapé pour tout corriger.
– Quand je l’ai reçu pour la première fois entre les mains (en pyjama sur la photo ^^)
– Quand j’ai célébré sa sortie officielle dans mon restaurant préféré à Londres
– Quand à la soirée de sortie plus de 200 personnes étaient présentes, y compris ma mère et mes meilleurs amis.

A un moment ma mère est venue me voir en me disant : Lyvia, il y a une fille là qui a dit que tu lui avais sauvé la vie.
J’ai hoché la tête et j’ai dit : oui, maman.
En fait je savais, je sais, que mon travail sauve des vies.
Si on m’avait dit ça en 2013 quand je me suis lancée…

Plus d’une personne m’ont écrit en me disant ça.
Je crois que sauver des vies… c’est quand même un merveilleux accomplissement aussi.

Vous savez pourquoi j’aime les livres ?
D’où vient mon obsession ?

Parce qu’un livre, c’est pérenne. Un livre ça se tient entre les mains. Un livre, ce sont des pensées organisées. Un livre c’est l’âme d’une personne couchée sur papier. Toute ma vie, des livres m’ont sauvé.

La première fois que j’ai lu Guerre et Paix, Anna Karenine, L’insoutenable légèreté de l’être ou même le Petit Prince et Alice Aux Pays des Merveilles sont des moments qui m’ont profondément marqués.

Et pourtant… mon art, je le néglige. Oui, oui, oui, oui, encore ! Ça m’agace et ça me frustre.

Parce qu’il y a toujours d’autres priorités. Des choses plus urgentes, plus importantes que s’assoir pendant des heures devant un manuscrit.

Oui bien sûr, en 2018 j’ai bien avancé. Party Girl attend ses dernières corrections pour être publié. Mon autre roman est bien entamé. J’ai démarré deux autres projets. Mais je n’en ai pas fait une priorité, c’est passé entre les mailles du filet.

Ce matin quand je me suis réveillée, j’ai réalisé qu’il y avait pire que ne pas payer ses dettes, ou de voir quelqu’un s’éloigner de sa vie.

Il y a… passer à côté de son art.
Passer à côté de ce pourquoi on est là.

Je relisais ma vision pour 2019, ainsi que mes décisions et les notes que j’ai écrites par ci par là. 
Et un dernier choix important reste à faire : faire de mon écriture, mon art, la priorité absolue.

Devant mon business. Devant mon activisme. Devant être une boss. Devant ma famille, présente ou à venir. Devant tout autre ambition. Et surtout devant toute autre résistance.

Vous savez quoi, il y a une chose que je n’ai compris QU’AUJOURD’HUI. 31 décembre 2018, vaut mieux tard que jamais c’est ça :

Faire de son art une priorité ne veut pas seulement dire lui trouver de la place et de l’espace. Et de le faire un peu chaque jour. Ce n’est pas ça.

Si tu choisis d’être un artiste – écrivain, artiste, peintre, musicien, mais aussi cuisinier, potier, bref, tout ce que tu considères comme étant ton art – cela ne suffit pas d’en faire de la place.

TOUTE TA VIE doit soutenir cela. Ton business, ta famille, ton environnement. Ça ne fait pas sens d’être artiste à mi-temps. Quand on est un être passionné qui se sent appelé à créer, notre art c’est notre vie.

Quand tu es basketteur par exemple, tu n’es pas basketteur entre deux trucs. Tu crées une vie qui soutient ta pratique du basket.

2018 est l’année où je suis devenue officiellement un écrivain publié.
2019 est l’année où cela devient le centre de ma vie, et une priorité dans le vrai sens du terme.

Ainsi, tout ce que je crée, tout ce que je vends, a pour objectif de soutenir cela.

Si je repense mon business de cette façon, cela donne quoi ?

🔥Encore plus déléguer : j’ai une super équipe qui a pris en charge jemecasse.fr et Des idées à tout casser. Je réfléchis sincèrement à créer une marque dédiée aux femmes et à l’argent qui pourrait opérer sous ma supervision. Que la création de richesse de ma société soit assurée par des équipes dédiées.

🔥M’engager à étudier : j’ai choisi de me pencher sur les sujets de la sexualité et du féminisme, ce sera un GROS sujet d’étude pour 2019 qui pourra nourrit tous mes livres (et le sujet de ma nouvelle offre)

🔥Si je crée / vend des choses au delà de cela, ce sera des choses qui me nourrissent créativement et spirituellement – des retraites, masterminds, lieux d’échange, l’extension de moi même.

🔥Et je continuerai à documenter mon chemin d’écrivain, activiste et boss sur les réseaux sociaux.

🔥 Et aussi en terme d’état d’esprit, mes objectifs ambitieux ne seront plus juste liés à mes entreprises, mais je vais écrire encore et encore : je suis un écrivain multi-millionaire qui touche des millions de vies !!! Je suis les pas de J.K Rowling !!! Mes livres sont adaptés au cinéma !!! (Le mettre dans mes affirmations est une étape hyper importante)

Ainsi : l’écriture (de livres !) devient l’activité principale de ma journée, et c’est le reste qui est plus léger. Et non l’inverse.

Parfois ce qui nous ‘distrait’ de notre art est quelque chose de TRÈS important :
Notre famille, notre business, nos ‘obligations’.

Mais si jamais, d’une façon ou d’une autre, on ne fait pas de cet art une priorité : on se perd. On s’effrite. On se promet une vie d’insatisfaction et de rancoeur.

Quand ce que l’on veut, a envie de créer reste enfermé en bouteille parce qu’on n’a pas le ‘temps’ ou ‘l’énergie’ de s’en occuper, une part de nous meurt.

J’ai écrit ‘Créer sa vie en étant soi’ pendant les fêtes, ignorant largement ma famille et les festivités.

 2 ans plus tard après son écriture, je ressens de nouveau la même frustration, piqure, le même petit ‘emmerdement’ qui me dit : meuf, ton deuxième bouquin n’est toujours pas publié. Et c’est hors de question que ça traine encore.

Dès aujourd’hui, je choisis de mettre de côté tout ce que j’avais prévu de faire ‘d’important’ et de me pencher sur l’un de mes manuscrits.

Il n’y a vraiment pas d’excuse.
Il n’y a vraiment pas de raison de ne pas créer l’espace pour ce qui est important pour nous créativement.
Tout le reste peut attendre.

Lyv vener qui se regarde elle-même avec de gros yeux en ce moment même.

⚡️
PS :
Je suis vraiment en colère. Je suis énervée contre moi-même.
Je suis en colère de devoir ENCORE écrire ça.
Je me dis qu’en tant que mes lecteurs vous devez lever les yeux au ciel en vous disant : pfff, elle nous soule celle là, toujours à tourner autour du pot avec ses histoires d’écriture.
Vous avez franchement le droit de me foutre des baffes virtuelles et de me crier WTF ARE YOU DOING LYVIA !!!

Je prends toute cette communauté pour témoin. Je vous donne la permission de venir m’écrire de temps en temps ‘au fait Lyvia ça avance comment tes bouquins’. Et si jamais je suis en train de ne pas le faire, vous avez le droit de me dire : tu te rappelles le 31 déc. 2018. Et si je m’énerve envoyez moi le lien (je déteste quand on me donne des conseils non sollicités, donc ce sera la preuve de la sollicitation).

Bon ben c’est parti ! Je finis l’année en travaillant sur un bouquin, yay !!!

⚡️PPS : c’est cette communauté qui m’a permis de sortir mon premier livre, c’est elle qui va continuer !

Pour se procurer ce dit livre : http://bit.ly/etresoisuffit

Photo : Nathalie Sapin

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