Les hommes aussi ont besoin de câlins – 19 mai 2019


J’étais de celles qui voulaient un homme ‘viril’ avec des gros bras. Un mètre 90. Sait toujours ce qu’il faut faire à tout instant. Qui me protégera du danger. Qui si un homme m’approche de sa jalousie me couvrira et ainsi me montrera qu’il m’aime. Sa possession, sa force, même les fois où il « m’apprend la vie » c’était ça pour moi, être un homme. Vouloir mon corps tout le temps, me plaquer contre un mur, me ravir, me saisir. Je suis à lui, il est à moi, nous sommes ces cerceaux enchevêtrés que rien ne peut séparer.

J’étais de celles qui n’apprécient ni la fragilité, ni la vulnérabilité d’un homme. Qui ne savait que faire quand ils étaient tristes ou ronchons ou confus. Fatigués, frustrés, énervés. Navrés, désolés, honteux. Je ne savais pas quoi faire de cette personne qui ne savait plus me sauver.

J’étais de celles qui, inconsciemment, entretenaient cette version de la masculinité. Cette version du : tu es plus fort que moi, alors sauve moi. Tu n’as pas le droit de pleurer, alors tais-toi.

J’étais de celles-là, et j’ai des restes en moi.

Mais quand la femme faible et victime se réveille face à la vulnérabilité d’un homme, maintenant que je regarde : de quoi j’ai peur ? Quelle vulnérabilité je cache moi-même ? Comment puis-je être là pour l’autre, en toute paix, conscience et objectivité, sans que ce qu’il vit ne soit interprété comme… ayant un rapport avec moi ?

Dans cette compréhension des genres, hommes, femmes, aucun des deux parfois, on oublie ce qui nous lie tous : l’humanité.

On a voulu nous dissocier dès la naissance parfois, mais notre genre ne détermine pas sur quels obstacles on a le droit de buter, sur quelle souffrance on a le droit de pleurer.

Quand j’ai voulu l’homme fort, implacable, je me suis niée la possibilité d’être forte à côté d’un homme.

Quand j’ai repoussé la vulnérabilité, la tristesse, la souffrance d’un homme, c’est la mienne que je rejetais comme étant sale et non bienvenue.

Avant j’étais cette personne qui fuyais face à la vulnérabilité. Maintenant, c’est elle qui me montre que j’ai en face de moi une personne puissante, qui sait qui elle est, et qui n’a pas peur de le montrer.

F
[social_warfare]

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