S’autoriser au désir

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Je me rappelle avoir lu dans un groupe une jeune femme raconter qu’elle voyageait autour du monde sans son petit ami. Et sa question était : comment résister aux tentations quand on est attirée par les beaux australiens, neo-zélandais ?

J’ai trouvé sa question tout à fait légitime. Et courageux qu’elle la pose. Ceci dit, dans le groupe – de femmes – Elle s’est faite lyncher. 

“tu ne mérites pas ton mec”
“Jamais je ne tromperais le mien”
“Franchement c’est dégueulasse de penser comme ça”

Comme si admettre un désir était quelque chose de sale. Une trahison. Alors qu’il n’y a rien de plus naturel.

J’espère que cette jeune femme a trouvé la réponse à ses questions depuis. Et pour toutes les autres qui se posent une question similaire : comment je gère le désir quand je suis dans une relation monogame, je dirais ceci : 

1- l’accepter. Se créer de la honte et de la culpabilité parce qu’on désire quelqu’un d’autre c’est se rajouter une couche de souffrance pour rien. Notre corps a des réactions que l’on ne contrôle pas. L’humain est un être de fantasme et d’imagination. Accepte, vivre dans ton désir. Nous avons choisi sociétalement de faire de la monogamie une norme, mais cela ne veut pas dire que notre corps est monogame ! Accepter, accueillir, sans honte et culpabilité, c’est déjà un grand pas.

Ensuite, deux options.

2. Prendre ce désir pour ce qu’il est : de l’énergie sexuelle qui circule. Quand ça chauffe à l’intérieur, quand on a des envies qui montent alors c’est que l’énergie de vie se réveille et circule : c’est BIEN ! Et c’est bon signe. On peut “récupérer” cette énergie en ne la bloquant pas, et en la mettant soit dans notre couple, soit dans la création d’un projet (le nombre d’histoires que j’ai écrites parce que j’avais… chaud) ou l’utiliser pour se donner du plaisir à soi-même. Il y en a vraiment assez qu’on soit ainsi bridées dans notre sexualité.

3. Si c’est une conversation que vous sentez possible avec votre partenaire, discutez de l’ouverture de votre couple. Rien n’empêche la discussion, à part la peur de ce que cela va réveiller. Pourtant ce que cela réveille est tout à fait intéressant et son des choses que vous pouvez creuser. Discutez, échangez. Dans quelle mesure ce serait possible pour vous de poursuivre une aventure ? Quand vous êtes en voyage ? Quand vous sentez que vous avez quelque chose à apprendre d’un autre partenaire ? On en parle avant ? On en parle pas ? Et si c’est un ‘non’ catégorique de la part de votre partenaire, pourquoi ? C’est la jalousie ? La peur de perdre l’autre ?

Je ne prône pas l’infidélité, même si je ne la juge pas. Chacun prend la responsabilité de ses actions, en tant qu’adulte.

Pour moi, une relation est un contrat pour lequel on a défini des règles. Et ces règles peuvent évoluer, grandir, s’adapter. Je suis pour l’honnêteté et la transparence, les conversations, même si elles vont toucher des vulnérabilités profondes. Je ne suis pas pour la honte et la culpabilisation. Et certainement pas pour le mensonge. C’est aussi l’occasion de voir dans quelle mesure une conversation honnête à la place dans votre couple, un bon test 

La prochaine fois que vous ressentez du désir pour une autre personne que votre partenaire, demandez-vous où vous pouvez mettre cette énergie, soyez excités ! Et si vous pensez que cette interaction doit / peut aller plus loin, rien n’empêche de réviser le contrat.

En espérant que cela vous donne des éclairages,

Plein d’amour,

Lyvia

F
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