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Ce que ma retraite spirituelle de 2 ans m’a apprise

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(Attention article Long !)

En juillet 2017 je suis partie en retraite spirituelle. Une retraite qui aura duré deux ans. À la fois passant du temps seule, à l’intérieur, et à la fois étant confrontée aux réalités nécessaires pour grandir. Si tu ne me suivais pas à ce moment là, c’est peut-être une bonne opportunité pour moi de te parler un peu de cette période. Je sais que ce texte va me prendre du temps à écrire. Je sais qu’il va être une réflexion sur les années passées. Alors je fais pause, et je reviens. Nous verrons bien.

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Ce que ces deux années m’ont apprises : l’amour, la paix, la joie, la patience, l’humilité.

Je ne suis pas du genre à pouvoir rester calme dans une salle de méditation. Ma méditation ne se fait pas comme ça. C’est un peu comme l’écriture. J’écris mieux quand je suis au milieu d’une autre activité. Je marche, et une idée vient. J’écoute un podcast, et là un mot me donne un bout de fil à dérouler, et de nombreuses choses font sens. Certains vont chercher l’illumination dans des ashrams en Inde ou dans de l’ayahuasca en Colombie, moi c’était dans les rues de New York, dans une maison très grande de Londres, un peu à Hawaï, un peu au Costa Rica, dans la maison de ma mère en Guadeloupe et ensuite, au Portugal.

Retraite spirituelle, je ne sais pas. Car tout instant de notre vie n’est il pas l’opportunité de s’élever spirituellement ? Ou à défaut de s’élever, comprendre un peu mieux notre essence humaine ?

Prenons un temps, veux-tu pour faire pause et réfléchir, au sens miroir du terme, sur les deux années écoulées. Je suis assise sur le canapé, les genoux contre moi, et j’ai mes écouteurs Bluetooth aux oreilles. J’écoutais quelque chose et j’ai fait pause quand l’idée d’écrire ceci m’est venu. C’est mon troisième texte écrit en moins de 2 heures. Je ne sais pas ce qui se passe mais je garde ouvert le flux. Ce qui passe passe. Je vais lancer ma playlist piano tiens. Je reviens.

En fait tout à l’heure, j’ai commencé à découper des poireaux pour faire une tarte. Et puis dans le podcast que j’écoutais on a parlé d’un livre de spiritualité, je suis allée chercher mon téléphone pour le chercher et l’acheter sur mon Kindle. Et puis j’ai eu envie d’écrire sur ce chemin spirituel. Et voilà comment on en est arrivé ici. C’est parti.

✨Étape 1 : l’amour à New York City✨

En juin 2017, après une rupture, je prenais l’avion pour New York City. J’avais envie depuis longtemps de passer 1 mois dans cette ville pour travailler. Juste me poser dans des cafés et gérer mon business.

J’y ai passé 3 mois.

J’ai logé dans un petit appartement de Brooklyn dont la propriétaire était indienne et bouddhiste. J’ai feuilleté ses livres et j’en ai trouvé plusieurs sur les relations et l’amour. De ci de là j’ai récupéré des principes, et ça m’a donné le thème de mon voyage : m’aimer. Je n’avais aucune intention ni de sortir ni de coucher avec personne. Je ne voulais pas. Je voulais juste exister pour moi. J’ai arpenté les rues de New York en robe et en baskets (tu me verras rarement en pantalon. Et je ne possède aucun jean). Je marchais une heure, deux heures, trois heures. Je m’arrêtais à des cafés, à des restaurants vegan. Le soir je me faisais belle et j’allais dîner avec moi-même. Je n’ai rencontré personne à New York. Je ne me suis fait aucun ami. J’étais seule. Et c’était parfait. J’ai appris à m’aimer. Je me suis connectée à la spiritualité et également à la sexualité. Ma sexualité.

À un moment, Oraline qui s’occupait de ma vidéo à l’époque, est venue et nous avons passé quelques jours à Los Angeles et Portland, Oregon. C’était superbe et ces moments resteront chers à mon cœur, pour toujours. J’ai visité Miami, Boston aussi. J’ai changé d’appartement le dernier mois de mon séjour a New York, dans un quartier plus huppé de Brooklyn, et je me suis concentrée sur l’amour de mon corps. C’est à ce moment que j’ai commencé mes pratiques de plaisir corporel. Je me bloquais deux heures de massage sensuel à l’huile de coco pour me reconnecter à mon corps.

C’était bien.

Je suis sortie de ma bulle en septembre 2018, j’ai passé un temps à Paris, et je me suis installée à Londres, dans une grande maison, que j’ai baptisé Elena.

✨Étape 2 : l’humilité, à Londres✨

Quand je me suis installée à Londres, mon business fonctionnait bien, alors j’ai pris une grande maison – que je considère encore être la taille minimale de maison qui me convient aujourd’hui 🙂 – j’ai engrangé beaucoup de frais, et puis bam j’ai réalisé que la société était en difficulté et qu’on s’en sortait moins bien que prévu. Il y’avait plusieurs choses qui se passaient en même temps, c’était le tourbillon.

Amoureusement, je ne trouvais pas chaussure à mon pied. Des hommes qui semblaient intéressés m’ignoraient. J’étais dans le manque, dans la demande. J’étais celle qui envoie des textos comme une dingue pour savoir quand on se revoit. J’ai écrit des messages incendiaires à des hommes qui n’avaient rien demandé. Je suis passée à deux doigts d’une agression sexuelle. Je ne me sentais pas en sécurité.

Financièrement c’était la cata. J’avais des dettes, j’ai passé des soirées à revoir ma comptabilité. J’ai pleuré sur le sol de ma maison de 150m2. J’ai imaginé mourir dans ma baignoire.

C’était vraiment dur. Très dur.

Pourtant en apparence j’avais tout ce qu’il fallait mais c’était chaud. J’ai appris que certaines de mes clientes qui avaient investi de gros montants en moi étaient déçues. Je n’avais rien envie de vendre, lancer.
Il y avait des problèmes de plomberie dans la maison et j’ai eu je ne sais combien de fuites. Je voyais peu mes amis à Londres. Et pourtant je me sentais vraiment bien dans cette maison, il y avait quelque chose de juste dedans. Ce n’était simplement ni l’endroit, ni le moment.

Alors j’ai appris l’humilité.

Je suis toute petite dans le cercle de la vie et de l’Univers. Tout cela n’arrive pas contre moi, mais pour moi. Je ne suis personne. Simplement une âme incarnée avec un travail à faire. Et faire mon job, c’est ma seule mission. J’ai appris à me brancher à plus haut et à demander ce qui était attendu de moi chaque jour. J’ai appris à regarder à l’intérieur. J’ai appris à ne pas me juger et à ne pas juger les situations et à simplement prendre la vie comme elle venait. J’ai appris que j’étais loin d’avoir toutes les réponses et qu’il ne servait à rien de contrôler.

L’humilité.
La gratitude.
Et aussi apprendre à voir l’abondance dans ma vie.

C’est ce qui m’a littéralement sauvé.
Et puis, 8 mois après mon arrivée à Londres, je suis partie, poursuivre mon pèlerinage.

✨Étape 3 : la paix à Porto. ✨

Le 1er Juillet 2019, je partais à Porto. J’avais déménagé toute la maison, je n’avais rien eu le temps de vendre alors j’ai tout donné à une œuvre de charité en bas de la rue. La veille ou deux jours avant mon départ j’avais encore tapis, petits meubles, ustensiles sans savoir quoi en faire. Je suis allée voir le ‘charity shop’ juste en bas de la rue, et avec une dame très sympathique j’ai tout déménagé sur un petit chariot.

C’était épuisant.

Honnêtement je me rappelle cette journée. Je ne pensais pas voir le bout du tunnel. Mais finalement, cartons envoyés, maison vidée, j’ai déposé les clés et avec deux valises je suis partie à Porto. Mon petit frère y habitait et en 2/2 il m’a trouvé une chambre. Passer de 150m2 à 20m2. Ça fait quelque chose. Je me rappelle de cette époque comme si elle était lointaine, et à la fois comme si j’étais dedans.

J’aurais aimé que la Lyvia d’alors sache que tout se déroulerait pour le mieux. Je suis arrivée à Porto épuisée, aigrie, énervée. Mais ça n’a pas duré. La ville a quelque chose de doux et d’apaisant. La rivière surtout. J’y ai fait de longues balades. J’ai passé du temps dans des cafés vegan. J’ai rencontré peu de gens mais assez pour ne pas me sentir seule.

Le 31 décembre à Porto j’ai organisé une fête dans ma toute nouvelle chambre avec terrasse avec un groupe d’étrangers rencontrés sur meetup. J’avais fait quelques rencontres amoureuses dont deux vraiment nulles, et une oú je suis sortie avec quelqu’un pendant un mois.

Le 31 déc 2018 je savais ceci dit que 2019 serait mon année pour l’amour. Je savais précisément ce que je ne voulais pas. Et j’étais prête à attendre jusqu’à l’obtenir.

Alors le 2 février je rencontrais J et je vivais l’histoire de 6 mois que vous connaissez. Tout dans ce passage à Porto m’a apaisé et fait du bien. C’était la tranquillité, la paix. Aucune pression extérieure. J’étais dans ma bulle et même quand j’étais contrariée, ça ne durait pas. Une marche auprès de la rivière et tout allait bien.

Je me suis reconstruite à Porto.
Je me suis renforcée.
Mon business aussi.

Car j’étais plus claire, plus calme, plus sereine. J’ai compris que l’une de mes valeurs principales était la paix et que c’est à elle que je voulais me reconnecter.

J’ai beaucoup fluctué autour de ce que je voulais, pour moi pour ma vie. Et puis finalement j’ai compris que tout ce que j’avais à faire c’était laisser la vie me traverser. Elle savait. Porto s’est fini rapidement et un peu dramatiquement. Mais c’était nécessaire car sinon je ne serais pas partie. J’ai passé un mois en Guadeloupe, la première fois si loin pendant si longtemps de ce cocon, et là j’ai vu à quel point s’en était un, de cocon, et à quel point, quelque part, je n’étais pas confrontée aux expériences nécessaires à mon évolution de vie et à l’accomplissement de ma mission. Dans la vie qui m’a choisie on ne peut pas vraiment se cacher dans un cocon, aussi confortable soit-il. Et je savais de toute façon que j’étais destinée à une vie de lumière. De grande lumière. Il était tant d’arrêter de se cacher. Le 22 juillet 2019, je revenais de Guadeloupe et je sentais que Porto, et donc ma relation, c’était fini. Le 31 juillet 2019, un mois et un an + tard depuis mon départ de Londres et 2 ans et 2 mois + tard depuis mon départ de Paris (je n’avais pas réalisé !) je revenais à Paris.

Quand j’écris ceci j’ai l’impression d’être une femme de 60 ans qui raconte sa jeunesse passée, alors que cette vie était encore vraie il y a quelques mois, au début de l’été. En un instant, tout peut changer, y compris notre perception des évènements.

✨Étape 4 : ?, à Paris✨

Ah Paris, qu’est-ce que tu veux m’apprendre ? Que la vie m’attendait ? Qu’il était temps que je sorte de ma tanière car il ya des choses à faire ? J’ai été très occupée depuis mon arrivée à Paris, enchaînant les rendez-vous et les interviews. Comme si mon activité qui s’était endormie s’était subitement réveillée. Paris m’apprend la vie intense et trépidante.

Paris c’est aussi la réconciliation avec celle que j’étais quand j’avais 17 ans, et que je n’avais aucune idée que tout ça m’attendrait ! C’est pourquoi les voyages dans le futur n’existent pas (à ce que je sache), on deviendrait fous ! Paris m’a vu grandir et j’ai eu une relation ambiguë avec. Mais j’apprends à l’aimer, à la voir pour ce qu’elle est, sans juger, à réconcilier.

Paris m’apprend aussi l’engagement. Me confrontant à un choix très simple. Celui de rester ou de partir. Par amour de moi. Par foi pour ce qui est possible. J’ai manifesté un nouvel amour que je n’attendais pas et ça m’a bien fait travailler. Notamment l’accueil de ce que la vie nous offre. Même quand on croit qu’on n’est pas prêt.

Ça me chamboule, cette période. Et pourtant je reçois ce que j’ai demandé. J’apprends à aimer le processus, à aimer la transition.

La façon dont je vois ce moment… c’est comme si de nombreux blocs d’un puzzle en 3D se mettaient enfin en place. Comme si tout ce que j’avais vécu, dépassé, compris, s’organisait devant mes yeux. L’organisation est en train, alors je ne vois pas encore le résultat final, je suis en plein dedans.

Mais je sais que ces deux années de ‘gestation’ étaient nécessaires pour devenir celle que je suis maintenant. Tout le désapprentissage, toute l’humilité, tout le fait de regarder les choses sous un autre angle, car clairement j’y ai été obligée. Je crois que j’ai passé le cap de l’âge adulte dans ces deux ans, prenant mesure de ce que signifie la responsabilité, de l’engagement.

C’est un peu mon «mange, prie, aime» à moi finalement.

L’histoire de Paris s’écrit. Nous allons voir où cela nous mène. Et dans un an je pourrai y repenser. Même si j’ai ma petite idée de ce que cette période est en train de m’apporter.

Et voilà les amis. Histoire d’une transition réussie. Pourquoi ? Et bien parce que je suis toujours en pleine Vie ! Plus que jamais.

Je vous embrasse et vous envoie un flux d’amour,

Lyvia

Ps : aujourd’hui on démarre Guerrière. Wow. Je suis émue. Simplement de me dire que des personnes parmi vous vont pouvoir avancer sur ce même chemin de solidité et d’amour de soi que j’ai traversé (j’ai créé Guerrière à Porto, dans l’étape paix). Bravo à toutes celles qui se sont déjà inscrites. Vous avez mon amour, mon admiration, mon respect

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