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Celle que j’ai été est celle que je suis aujourd’hui…en préparation : je l’aime

Visuel Pinterest (4)

J’ai fait des erreurs. J’en ai faites à une période de ma vie oú je croyais ne pas avoir droit à l’erreur. À un moment de ma vie oú je pensais que tout coulerait de source du moment que je suis une ‘bonne’ personne. 99% de mes erreurs ont correspondu à moi qui n’écoutais pas mon intuition et/ou je ne faisais pas attention à mon environnement. Intuition qui avait pris l’habitude de parler fort, très fort. Mais c’était tellement plus pratique de ne pas écouter. Ces erreurs couvrent tous les domaines – et j’avais écrit dessus. Je vais me permettre d’en extraire une partie et d’en mettre quelques une ici :

Quelques erreurs du passé :
– J’ai fait confiance à quelqu’un d’autre pour gérer mes finances, alors même que mon intuition m’avait prévenu contre. Résultat des comptes : j’ai mis ma société en difficulté.
– J’ai sur-dépensé à plusieurs reprises, voulant davantage prouver ma réussite que d’écouter ce qui était juste. Résultat : je me suis endettée.
– Je suis sortie avec des hommes – au point de coucher avec eux – pensant qu’ils recherchaient une relation stable alors qu’ils ne me l’avaient jamais clairement dit. Je me suis retrouver fragile émotionnellement, ne voulant pas écouter ce qui était exprimé.
– Je suis restée bien trop longtemps dans des situations inconfortables, au point d’en arriver à avoir des attaques de panique car je ne me suis pas écoutée.
– J’ai fait passer le bien-être des autres, leurs besoins, leurs attentes bien souvent avant les miens au point où je me retrouve en difficulté parce que j’ai trop aidé et trop donné, voire à créer des disputes et de la distance avec des proches, dû à mon ressentiment.
– J’ai sur-promis par moments, et aussi créé des situations où mes clients attendent énormément de moi alors que je n’étais pas en mesure de suivre (je suis très vigilante à cela aujourd’hui)
etc.

Parfois, j’ai tant voulu ne plus être cette personne que j’étais, dans le marasme de mes erreurs, que je lui en ai voulu, à cette moi du passé. J’ai détesté la ‘moi’ du passé qui avait fait des erreurs, me mettant dans de vraies difficultés. J’en ai voulu à la ‘moi’ du moment qui n’arrivait pas à s’en remettre et était déprimée (purée pourquoi tu n’arrives pas à te bouger !). Et aujourd’hui la moi de maintenant regarde le chemin passé en se disant : tout cela était tellement nécessaire.

J’avais été la bonne petite fille tant d’années que je croyais que c’était la seule manière de vivre. Que l’on n’est récompensé que lorsqu’on fait tout parfaitement bien. Mais c’était ça l’erreur. C’est ça qui m’a fait basculer dans des moments de crise, de culpabilité, de pleurs, de honte. Car je ‘croyais’ que la norme était la perfection.

Grâce à celle que j’ai été, aujourd’hui j’ai compris que la vie ne se présente pas ainsi. Toute linéarité est un leurre. La ‘vraie’ vie, hors de nos lunettes cartésiennes qui nous arrange, est chaotique, va dans tous les sens, n’attend pas qu’il y ait de l’ordre pour se dérouler, au contraire. Celle que j’ai été, c’est moi en devenir, et cette personne a vécu tout ce qu’elle a vécu pour se construire. Chaque événement, chaque leçon, chaque larme ou moment de colère même, est maintenant intégré dans mes os. Cela fait partie de moi.

Quand on est plus jeune, on nous dit : quand tu seras grande tu verras. Et c’est agaçant n’est-ce pas ? On ne voit pas ce que la vie peut nous apprendre que l’on ne sait déjà. C’est parce que le plus grand des enseignants n’est pas celui qui parle à notre mental. C’est celui qui parle à notre corps. C’est littéralement tout ce que va vivre notre corps chaque fois qu’il va se réveiller et voir un jour de plus. Chaque petit moment, chaque petite empreinte, lui fait apprendre.

Je disais à des clientes plus tôt : je suis en train de rassembler toutes les Lyvia du passé en moi. Je les rassemble je les accueille. Je l’ai dit dans un sens que je comprends encore mieux quelques heures après : j’honore qui elles ont été et j’honore ce qu’elles m’ont appris. J’ai l’humilité de me dire que c’est grâce à elle, et non malgré elles, que je suis ici.

J’ai tendance à tout brûler, à répétition. À renaître. À me réinventer. Mais on ne renaît pas. Ce sont simplement des couches qui ne sont pas nous que l’on enlève. Un dépouillement. Une révélation. On ne brûle rien. De cercles concentriques en cercles concentriques on se rapproche de qui l’on est au fond. Une personne que l’on a été toujours… elle était juste un peu plus couverte. Juste un peu plus soucieuse du regard des autres. Juste un peu moins confiante en son intuition. Mais c’était bel et bien nous. Tout ce temps.

La personne que j’étais par le passé est celle qui a eu le courage d’affronter les difficultés, celle qui a regardé sa vie en face et choisi de la transformer. C’est quelqu’un de tenace qui jusque là n’a rien lâché. Je pourrais avoir de la condescendance pour elle et sur certains de ces choix, mais ce que je choisis d’avoir c’est de l’admiration.

Lyvia du passé et moi on a déjà bien bossé ensemble. On s’est remerciées, on s’est pardonnées. Ceci dit je découvre de plus en plus, avec grande curiosité et amusement, à quel point parfois elle avait tout bon.

S’aimer, c’est aussi, et surtout, aimer la personne qu’on a été.

Être moi suffit. Être celle que j’ai été suffit aussi. 😊

Plein d’amour,

Lyvia

Ps : dis-moi en commentaire, qu’aurais-tu à dire à la toi du passé ?

PPS : Guerrière a démarré ! Il reste quelque jour pour s’inscrire et retrouver le groupe qui s’est formé. Guerrière, couplé au programme Amoureuse de Moi, que je vais créer en live avec vous, c’est l’occasion d’apprendre l’amour de soi… différemment de ce que l’on peut voir en général sur les réseaux. Il ne s’agit pas de prendre des bains, se dire des mots d’amour, et prendre du temps pour soi, même si ça en fait partie. Il s’agit de regarder toutes les parties de nous qui ont été fragilisées, et les renforcer. Les parties où nos limites ont été dépassées, où on a ressenti de la honte, de la culpabilité, de la colère envers soi-même.
C’est ne pas chercher l’amour, la validation, auprès d’autres personnes, qui parfois ne vont pas être les meilleures pour nous, mais c’est commencer à se sentir solide à l’intérieur, exprimer ses limites, poser ses limites. Savoir quand il est notre temps de donner, et aussi de recevoir, voire de garder pour soi. L’amour de soi commence par avoir de la compassion pour soi, et se construit avec une estime de qui nous sommes, et de ce que l’on mérite. Je mérite le meilleur. Tu mérites le meilleur aussi. Et la première personne qui peut te donner le meilleur… c’est toi ! Ainsi tu donnes exemples à d’autres sur comment te traiter. Guerrière + Amoureuse de Moi c’est l’occasion de creuser avec précision et engagement cette sécurité intérieure, qui te permettra de te présenter à la vie en étant TOI, et non comme une version affaiblie de toi, ou comme la version qui correspond aux attentes des autres. Il est temps de remplir les failles, les endroits où tu te sens fragile, frêle, et commencer à te reconnecter à la puissance qui est accessible pour toi. Je pourrais encore t’écrire, mais je vais te dire ça : si tu hésites, si tu doutes, demande-toi si c’est le moment de vraiment, franchement, t’occuper de toi et te faire passer en premier. Et rappelle-toi que tu peux toujours m’écrire si tu as des questions.
Je t’embrasse 🙂 Lyvia

F
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