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en écrivant ce texte j’ai tellement pleuré…

en écrivant ce texte j’ai tellement pleuré…

Je reviens de plusieurs jours à Porto, épuisée et profondément heureuse de l’expérience.
En plus du shooting d’Anouk qui était excellent, la ville a quelque chose de relaxant et d’apaisant. 
On m’a posé la question et non, je n’ai pas vu mon ex José. Il poursuit son chemin et moi le mien.
J’avais simplement envie d’être dans cette ville.

Ce qui est remonté ceci dit, ce sont des relents d’une relation plus ancienne, une relation de plusieurs années que j’ai quitté en 2017.
Quand j’ai refait la page de vente d’(im)parfaite, j’ai senti qu’il était difficile pour moi encore d’écrire sur cette relation.

Pourquoi… parce qu’à chaque fois que j’écris sur mon ressenti, une part de moi veut trouver des circonstances atténuantes à mon cet (non mais tu comprends, c’est à cause de telle ou telle raison).

Et par conséquent, je me retrouve à nier ma propre expérience et comment elle m’a impactée aujourd’hui.

Je suis dans le processus de nettoyer les derniers relents de cette relation, notamment, de m’approprier mon expérience, de l’intégrer à ma vie, de me pardonner et de pardonner, et de passer bel et bien à autre chose. J’aurais aimé écrire un texte en mode : ça y est, tout est soigné ! Mais ce ne serait pas la vérité.

La vérité c’est que je suis tout juste en train de regarder ce que je dois encore nettoyer. Peut-être que d’ici demain et quelques pages d’écriture ce sera intégré. Peut-être que ce sera un processus encore un poil plus long. 

En tout cas, aujourd’hui je veux te partager mon coming out, le premier texte que j’ai ouvertement écrit sur cette relation, il y a à peu près un an, en mars 2019.

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en écrivant ce texte, et je me dis que certains d’entre vous ont besoin de le lire aujourd’hui.

Et si vous êtes aussi dans un chemin de vous aimer, et d’avoir de plus belles relations, j’ai hâte de vous retrouver dans (im)parfaite. On commencera à temps pour la Saint-Valentin 🙂

Voici le texte, et j’ai mis des étoiles qui correspondent à des commentaires que je rajoute un an plus tard + j’ai légèrement édité le texte pour qu’il soit plus pertinent aujourd’hui  : 

✨✨✨
– Voici ce que ma relation toxique m’a apprise –  
Porto, 29 mars 2019.

J’ai été dans une relation toxique. Plusieurs en fait. Mais une en particulier m’a fait beaucoup de mal et beaucoup souffrir.
J’ai beaucoup de mal à écrire dessus car ce qui me vient – des restes j’imagine – c’est : ce n’est pas sympa de dire ça. Ce n’est pas cool de dire ça, pour l’autre. 

Mais si j’ai été dans une relation toxique pour moi, il a été dans une relation toxique pour lui. 
Aucun des deux n’est toxique en soi (*). Mais la relation peut être terrible.

Une espèce de loyauté m’a retenu d’écrire de façon explicite, car je ne voulais pas qu’on pense du ‘mal’ de lui. 
Pendant longtemps je ne l’ai pas dit à mes amis. Une part de moi voulait le protéger. 

Plus maintenant.

Maintenant je réalise qu’il a son chemin et que j’ai mon chemin. Et que nos chemins ne se croisent plus.

Le mien croise ceci dit, celui de nombreuses femmes, des femmes que j’aimerais prévenir de ce qui est ‘normal’ et ce qui ne l’est pas.

Comme beaucoup de jeunes femmes, je n’avais pas de repères, tu vois, je ne savais pas ce qu’était une ‘bonne’ relation.

Ma responsabilité envers les femmes et jeunes femmes que j’aimerais inspirer est plus grande que ma peur, ou mon ego, ou ma peur d’être jugée. 

Aujourd’hui que je suis dans une bonne relation, une excellente relation, je vois tous les contrastes (**). J’en suis encore étonnée. Cette nouvelle relation m’apprend sur ce que l’on est en droit d’attendre. Et je veux te le partager ici. Peu- être de nouveaux repères.

Voici ce qui n’est pas ‘normal’ dans une relation :

Ce n’est pas normal de…pleurer tout le temps.
Cela paraît évident comme ça, mais dans ma relation passée j’ai tellement pleuré. C’était agaçant car je ne savais pas pourquoi. Aujourd’hui je sais que c’était la pression. La pression de devoir expliquer, justifier, convaincre et de ne pas trouver les mots.

Ce n’est pas normal…que quelqu’un te fasse te sentir mal ‘pour ton bien’
Mon ex m’a dit des choses qui m’ont blessé pour mon bien. Par exemple : tu as pris du poids. Tu devrais faire du sport – je te le dis pour ton bien. 
Tu ne te comportes pas bien avec ta mère. Je te le dis pour ton bien. Tous ces reproches pour une ‘amélioration’ constante. 
‘J’aimerais que tu me dises la même chose si tu voyais des choses comme ça’ il me disait.
J’ai compris avec le temps que les standards qu’il m’imposait étaient aussi élevés voire plus élevés pour lui. 

Ce n’est pas normal…de ne pas être vu-e comme assez bien.
Jamais.
Je me retrouvais à convaincre mon ex que j’étais assez bien pour… qu’il se marie avec moi, que je sois la mère de ses enfants. Être moi ne suffisait pas. Il fallait que j’explique tout le temps et que je négocie tout le temps.
Je ressentais une pression énorme.

Au début je ne gagnais pas assez d’argent. Ensuite mon désir d’en gagner plus était menaçant et ne nous laissait pas assez de temps. Ensuite (et c’est ce qui m’a fait le plus mal) il m’a fait remarquer à une occasion que je n’étais pas patiente avec les enfants et qu’il s’inquiétait dans mon rôle de maman.

Il faut que tu comprennes que ces phrases étaient dites en passant, sans malice, et avec beaucoup de sérieux. 
Son inquiétude était vraie. Je n’étais pas assez bien. Et ça l’inquiétait. 

Ce n’est pas normal…de devoir compenser pour le temps passé loin de l’autre. 
Ça je ne le savais pas. 
Je ne savais pas que ce n’est pas normal de devoir ‘rattraper’ le temps passé séparés. 
Si je passais le samedi dehors, j’avais intérêt à être au taquet pour qu’on profite du dimanche ensemble. Si un soir j’étais une loque devant la télé, le lendemain j’avais intérêt à avoir une super énergie pour la soirée.
Sinon… il était déçu.

C’était ça ma punition. La culpabilité que je ressentais au fond de moi. De ne pas avoir fait assez. 
Aujourd’hui je sais que mon énergie fluctue trop pour que l’on attende de moi que je sois tout le temps disponible. Mais à cette époque je m’en voulais, simplement.

Ce n’est pas normal…de se forcer à faire l’amour.
Si tu te demandes pourquoi j’écris autant sur le sexe, cela vient en partie de là. Car au bout d’un moment j’avais beaucoup moins envie. Et je m’en voulais. Je me disais que c’était ma faute. Maintenant je sais que je ne me sentais ni assez libre, ni assez valorisée dans la relation pour donner mon corps librement. 

J’arrivais à faire l’amour quand nous passions du temps ensemble et que je me sentais aimée. Mais c’était rare que je puisse plusieurs jours de suite car ‘j’avais déjà donné’. Il se renfermait. Était triste, déçu, se sentait rejeté. Et je ne savais pas quoi faire. Alors j’arnaquais mon cerveau et je me mettais dans le mood pour m’approcher. Et finalement, ça finissait par aller bien. Jusqu’à ce que je recommence à ne plus avoir envie. Et le cercle recommençait. 

Ce n’est pas normal…de rire très peu souvent ensemble. 
Il riait beaucoup + avec les autres qu’avec moi. J’ai remarqué ça. Moi je l’avais grave et sérieux. Les autres l’avaient léger et plaisant. 
Nous n’avions pas de longues conversations. Je n’avais pas assez de sujets intéressants à aborder, tu comprends. Et aussi, je ne posais pas les bonnes questions pour qu’il s’ouvre à moi. Il m’a dit ça souvent. 

Ce n’est pas normal…qu’il méprise mon travail.
Qu’il pense que c’est du vent. Et qu’il n’y croit pas. 
Il croyait en moi. Il ne croyait pas en ce que je faisais. Il me l’a dit plusieurs fois. Il ne comprenait pas que des personnes puissent avoir besoin de moi. 
C’était drôle. Quand j’ai écrit mon premier livre, il m’a dit qu’il voudrait le lire. Je lui ai envoyé à lui et à des amis. Il était déçu que je ne lui envoie pas à lui séparément. Je lui ai envoyé à lui. Il a commencé à le lire. Le soir il est venu me voir et m’a dit : tu sais quoi, j’ai commencé mais ce n’est pas vraiment mon truc ce que tu écris, est-ce que tu veux un feed-back sur un truc particulier. Je lui ai répondu non. 

Ce n’est pas normal…de devoir tout le temps se demander quoi faire et quoi être pour plaire.
Je croyais que ça l’était. Que dans les couples c’était comme ça. Mais c’est faux. Ça ne l’est pas. Quand on aime quelqu’un, on aime quelqu’un. Comme il est. 
Je lui ai demandé plusieurs fois pourquoi il était avec moi. Il me disait : je vois quelque chose en toi. 
Bien sûr, je ne suis pas comme les autres. Une partie de lui aimait ça. L’autre la repoussait violemment. Je pense qu’il aurait aimé m’aimer comme j’étais. Mais ce n’était pas possible pour lui. 

Ce n’est pas normal…d’attendre que notre bonheur vienne de l’autre
Ce n’est pas normal que lorsqu’on boude, qu’on est triste ou déçu, on attende de l’autre qu’il nous fasse nous sentir mieux. C’est trop demander. Ça non plus je ne le savais pas. Alors quand il était triste, ou calme, ou déçu, je me sentais impuissante. Et quand il disait des choses qui me faisaient mal, je me mettais en colère. Et le calme qu’il me présentait en contraste me montrait encore une fois, que je n’étais pas assez bien pour gérer mes émotions. 


Sur les années qu’a duré la relation, je vois tellement de choses qui clochaient, nous étions comme deux enfants complètement perdus. Moi je n’avais aucune estime de moi. Lui avait des exigences inouïes envers lui et envers moi. 

Il m’écrasait. C’est comme si à chaque fois que je levais la tête de l’eau, il la remettait à l’intérieur. Et moi je lui faisais peur. Il ne se sentait pas en sécurité avec moi, il ne s’est jamais senti en sécurité avec moi, alors la meilleure solution j’imagine, était d’essayer de me maîtriser.

Je ne parle pas beaucoup de cette relation pour les raisons que j’ai dites plus haut, mais aussi parce que…j’ai honte. J’ai honte d’avoir été aussi faible. J’ai honte d’avoir autant fait semblant. J’ai honte de m’être menti à moi-même, à mes amis, à ma famille. J’ai honte de ne pas avoir vu ce qui était évident. Tous mes amis le voyaient.

La pression, le manque de chaleur, mes comportements. À marcher sur des œufs pour ne pas déranger. Il y a tellement que je n’ai pas fait pour ne pas déranger.

Pourquoi je suis restée si longtemps ? Parce qu’il représentait tout ce que je voulais sur papier. Tout. Car son existence me promettait des choses que je n’avais jamais vues avant. Des voyages, des expériences, une certaine bourgeoisie, une façon d’être dans le monde, tu vois ?

Et pourquoi je suis partie ? Parce que je n’en pouvais plus. C’était juste trop. Une grosse goutte d’eau a fait déborder le vase et c’était ridicule. Une scène parfaite de film dont je te parlerai peut-être une autre fois.

J’ai couru après un fantasme de relation. Après Big dans Sex and de City. Or Big était immature. Carrie n’avait aucune estime d’elle même. Je ne l’ai compris que plus tard.

Aujourd’hui je me sens peu à peu guérie. Sinon je n’aurais pas pu écrire ici.

J’ai commencé une nouvelle relation qui est tout le contraire de celle ci. Et quelque part, je remercie mon ancienne relation pour m’avoir montré tout ce que je ne voulais plus.

Aujourd’hui je suis dans une relation qui m’épanouit tellement. Et de loin on ne dirait sûrement pas les relations des séries télé. Et c’est tant mieux. 

Car ce que la télé ne dit pas c’est que vivre dans le drame, ce n’est pas normal.
La paix est à portée, et elle a un goût délicieux. 

Si ce que j’ai écrit a pu t’aider, alors je t’invite à le partager.
Je prends ici ma responsabilité envers les autres femmes qui croiseront ce message. 
Vous êtes assez. 
Telles que vous êtes.

Et vous méritez quelqu’un qui le voit, qui le voit tellement qu’il se sent honoré, privilégié que vous soyez à ses côtés, qui vous trouve géniale, qui vous soutient. Et qui vous voit comme la plus belle chose qui lui soit arrivée.

Lyvia 

PS : si ce texte t’inspire, partage le dans ta story Instagram, je repartagerai 😉 

(*) quand j’ai écrit ça, je sais que c’était parce que j’avais peur d’être trop dure envers l’autre. Aujourd’hui je me concentre sur ma propre expérience.
(**) ici je parlais encore de la relation avec J. – j’ai changé de partenaire depuis et je me suis rapproché de ce que je désirais de façon +++ – un saut quantique relationnel.

✨✨✨
(Im)parfaite commence la semaine prochaine. 
Si tu as envie d’apprendre à attirer dans ta vie et à vivre une relation saine, dans laquelle tu te sens aimée, soutenue, comprise, 
Si tu as envie de soigner les blessures que tu as pu connaître du passé
Si tu as envie de ne plus jamais vivre la souffrance et les difficultés que tu as pu ressentir… rejoins-nous.

Ou si tout simplement tu as envie de te sentir toi, épanouie, telle que tu es dans une relation, 
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