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5 questions pour bien se disputer :) (oui oui !)

Lyvia Cairo - 5 questions pour mieux se disputer

J’avais commencé ce texte en mode : des questions pour approfondir ton intimité, mais au final, ce qui m’est venu, ce sont toutes les questions pour… mieux se disputer 🙂

Comme tu le sais, je suis du genre à poser beaucoup de questions quand je rencontre une personne pour la première fois. Les premiers rendez-vous de 5 à 8 heures c’est un peu ma spécialité. 

Or, j’avoue qu’on parle beaucoup de la rencontre d’un couple (« on » étant les personnes que je suis sur Internet sur le sujet notamment, donc c’est probablement biaisé). Mais pas tant « pendant » le couple. Ce moment où tu apprends à danser avec l’autre et à le connaître. 

On a passé la sélection, c’est bon. On a établi qu’on avait envie de faire un bout de chemin ensemble. Ceci dit, dans le quotidien, des choses vont émerger. Des incompréhensions, des disputes même. Et si on n’a pas appris à creuser sous la surface, on peut se dire tout un tas de choses sur notre couple, sur notre personne, sur nous : 

«  Il / elle ne m’aime pas vraiment… »

« Il / elle est un peu un connard / une connaisse en fait ! »

« Est-ce que ça veut dire que ça ne colle plus entre nous ? »

On a notre réaction de notre côté, avec de nombreuses interprétations. Et ce qu’on ne réalise pas c’est que… ce n’est pas forcément la plus belle expression de notre âme qui parle. Et ce n’est pas forcément la plus belle expression de l’âme de l’autre. C’est blessure sur blessure et conditionnement sur conditionnement. On est blessé, et on blesse l’autre, et on attend des excuses, mais comme l’autre est blessé… c’est mort !

Alors, voici quelques questions qui m’aident à garder de la hauteur, naviguer les moments où ça frotte, et éviter les interprétations. Et rapidement, on peut basculer dans la compassion. 

Question 1 : Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

C’est une phrase magique. Notre partenaire peut nous dire quelque chose, de tout à fait innocent, ou bien de totalement agressif (ça arrive hein), et notre réflexe (en tout cas le mien ha !) peut être de partir au quart de tour en mode : « comment oses-tu dire ça ??? Injustice ! Disgrâce ! Ahhhhh ! » – sans avoir fait une pause pour essayer de comprendre ce qui se passe.

« Qu’est-ce qui te fait dire ça ? », c’est laisser, le temps d’un instant, le bénéfice du doute (j’ai peut-être mal compris…), et partir du principe que je ne suppose pas.

Et que je veux juste comprendre de quoi on parle. Est-ce que tu es en fait super calme et c’est moi qui surréagit ? Est-ce que tu es venère et dans ce cas j’aimerais comprendre pourquoi ? Ce n’est pas facile de ne pas partir en spirale directement, mais arriver à sortir cette phrase avant toute autre, c’est un truc magique, je te jure.

Du coup on n’est pas sur la défensive, on n’est pas dans l’attaque directe. On veut simplement comprendre les faits et ce qui se passe.

Question 2 : donne-moi un exemple s’il te plaît ?

Cette question est importante pour deux raisons : 

1 – On n’a pas les mêmes repères. Si tu me dis : « j’aime pas comme tu me parles quand on est avec x,y,z », je n’ai absolument aucune idée de ce que tu veux me dire précisément. Je vais juste me dire que tu trouves que je te parle mal et ça va me soûler. Si on va dans l’exemple, cela peut être : « Ben oui, X parlait de tel projet, et quand j’ai intervenu tu as coupé en disant que je n’y connaissais rien ». Et là on rentre dans une conversation, peut-être que c’est un point sensible, peut-être qu’il y a eu incompréhension et que ce n’était pas l’intention. Et là on peut répondre, élaborer, converser, car on sait quel sujet on aborde précisément. 

2 – Parfois on généralise un comportement alors qu’il n’a eu lieu qu’une ou deux fois. C’est notre corps qui dit : ha ! J’ai la preuve que tu ne m’aimes pas / ne prends pas soin de moi ! (entre autres choses). Notre cerveau repère ce comportement ponctuel et en fait toute une histoire. Avec des exemples, on parle de faits concrets et précis, on n’étend pas cela à la personnalité entière de notre partenaire ou à la dynamique entière du couple. Cela reste localisé. Et aussi, on peut repérer si c’est ponctuel, ou si c’est un schéma. 

Exemple : 

  • A chaque fois que je veux te parler de notre sexualité, tu te fermes ! 
  • Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
  • Tu changes de sujet à chaque fois ! 
  • Donne-moi un exemple ? 
  • Je te parlais du fait que j’avais envie d’essayer d’autre chose, et tu as changé de sujet, tu m’as parlé de ta tante qui est malade.
  • Haaa…

Et là on peut rentrer en conversation. Peut-être que c’est la tante malade qui préoccupe et qui fait notre partenaire penser à autre chose, peut-être que sur le moment il-elle a reçu un texto et est distrait. Ou peut-être que c’est bel et bien un sujet sensible et que la question va revenir. 

Ce qui nous amène à la troisième question : 

Question 3 (et variantes) : comment ça te fait te sentir ? / Qu’est-ce que ça va chercher chez toi ? / Tu peux me dire comment tu te sens quand ça arrive ?

Avec la formulation qui est naturelle pour vous, savoir au fond ce que la personne ressent quand tel ou tel événement a lieu : « ben, quand tu changes de sujet alors qu’on parle de sexualité, j’ai l’impression que tu t’en fiches et que ce n’est pas important pour toi, que ça t’est égal que notre intimité évolue ». Et là on peut creuser un peu plus, voir ce qui se cache sous ça, des insécurités peut-être ? Ou un léger manque d’affection. 

A ce stade, on parle donc de l’émotion, qui appartient bel et bien à la personne. Car la pique, la phrase qui peut-être nous aurait fait partir au quart de tour, n’est peut-être que l’expression d’une émotion enfouie qu’on peut aller regarder. 

Je te l’accorde, cela nécessite des personnes capables de communiquer. Ceci dit, pour toi, avoir le réflexe d’être dans le questionnement et non dans la supposition / réaction peut créer beaucoup de sérénité. Parce que du coup on n’est plus dans un jeu de culpabilité, mais chacun prend plutôt la responsabilité de ses ressentis et de ses émotions.

On n’est peut-être pas toujours disposé à le faire, car nous avons nos propres émotions. Ceci dit, juste avoir dans un coin de notre tête ‘questionnement’, peut faire une énorme différence.

Question 4 : Qu’est-ce que je peux faire ? / qu’est-ce que tu attends de moi dans cette situation ? 

Et encore une fois, on évite la supposition. Car nous avons des repères, des éducations, des croyances, des expériences passées de relations différentes. Une même émotion chez deux personnes différentes peut appeler des réactions totalement différentes. On peut croire que la personne attend certaines choses de nous, alors que c’est tout autre chose. Chaque humain est différent, et pour pouvoir avancer, on doit se baser sur des faits et non des suppositions. Et quand la personne nous a communiqué ses besoins et ses attentes, on peut décider si c’est dans nos cordes ou pas d’y donner réponse.

Et…

Question 5 : est-ce qu’il y a autre chose ou on peut se faire un câlin maintenant ? 😀  

J’aime bien m’assurer qu’une conversation est terminée, qu’on a fait le tour de la question et qu’il n’y a pas une petite chose qu’on n’osait pas dire en suspens, et qui risque de remonter dans le futur alors qu’on avait l’occasion d’en parler. Comme ça on peut retourner se faire des câlins en toute sérénité 🙂 Et si ce n’est pas le cas, on échange encore un peu. 

Plusieurs choses à dire sur ces 5 questions : 

  • Ces questions ne sont pas une conversation en 5 étapes. Gardez-les plutôt dans votre boîte à outil pour les ressortir quand les choses frottent un peu et que vous avez envie de vous défendre, d’attaquer, ou même que vous vous sentez blessé-e ou triste. L’idée étant, encore une fois, de prendre un peu de hauteur et avoir une conversation. 
  • C’est mon application personnelle de la communication non violente (CNV). Car je suis plutôt du genre animal blessé qui peut tomber dans la colère pour qu’on ne lui fasse pas davantage mal. Donc ce n’est pas toujours facile d’appliquer la CNV, surtout en réponse à ce qui me semble être une attaque, même en étant de bonne volonté. Du coup, me dire : hop, questionnement, m’aide à switcher. La CNV c’est dire : quand tu fais ou dis ça (les faits), ça me fait me sentir (émotion), et à l’avenir j’aimerais que (besoin). C’est un moyen de se responsabilité soi et de responsabiliser l’autre en partageant son émotion. C’est plus facile de l’utiliser, je trouve, quand nous amenons la conversation. Ceci dit si quelqu’un vient vers nous avec son grief, et ne parle pas en CNV (ce qui n’est pas le cas de tout le monde, clairement), poser les questions est utile pour comprendre ce qu’il se passe.
  • Ces conversations s’appuient sur un profond amour de soi et de l’autre. L’amour de soi, car on ne prend pas tout comme argent comptant / une attaque / la preuve qu’on n’est pas assez bien. Non, on veut simplement savoir. L’amour de l’autre car on lui laisse l’espace de s’exprimer sans lui prêter des intentions qu’il n’a pas. 
  • Très honnêtement, aller dans le questionnement permet selon moi d’éviter la toxicité. Nous sommes deux adultes responsables, et nous pouvons regarder les faits, sans manipuler les émotions de l’un ou de l’autre avec des accusations. On évite la culpabilité, les « si tu m’aimais vraiment alors », et on passe à du concret. 


A pratiquer et à incarner bien sûr. Vous viendrez me dire comment ça marche pour vous 🙂

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Plein d’amour, plein de bisous, 

Lyvia 

F

1 commentaire

  1. Tracy sur 15 mars 2020 à 5:11

    Je suis célibataire… mais ce texte m’inspire beaucoup car je cherche l’amour le vrai et je sais que lorsque je l’aurai trouvé à un moment ou un autre les disputes apparaîtront je sais d’ores et déjà quel comportement je devrai adopter merci Lyvia pour tes bons conseils



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