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ce que l’enfant de sable m’a inspiré

Elle a caché ses règles 
Ella à caché son sein
C’était sale d’être une femme,
On lui disait.

En voyant ses soeurs, elle voulait dire : je suis des vôtres
Mais on a préféré l’isoler, pour avoir un homme dans la lignée.

À quoi sert une femme,
Si ce n’est porter des enfants 
À quoi sert une femme,
Si ce n’est guider de sa sagesse et de son intuition 
À quoi sert une femme,
Si ce n’est porter le pouvoir de toutes les femmes avant elle dans son sein 
À quoi sert une femme,
Quand on lui fait croire depuis des millénaires… qu’elle n’est rien ?

Moins que rien,
Moins qu’un chien,
Enfermée, ligotée, lapidée,
On a tenté, on a essayé, de l’entraver de chaînes, de la brider.

Mais c’était sans compter la force des ancêtres. Celles qui avant se sont battues. Celles qui avant ne se sont pas laissées faire.

Jusque là, ils pouvaient nous avoir par la brutalité 
Par la force brute de leur corps, qui nous envoie valser contre le mur
À la minute où on ose rouspéter.

Mais de moins en moins, ils y ont accès, à nos corps.
Notre intelligence, notre fierté, notre capacité à discerner, 
Font que nous n’avons plus à être à leur botte,
Car avec nos mots, avec nos plumes, avec notre art, avec notre chant, on peut toucher.

Au-delà, bien au-delà, de qui nous était jusque là, autorisé.

Ceux qui voulaient nous empêcher se retrouvent la queue entre les jambes
Car nous n’avons plus besoin d’eux pour nous nourrir et nous sauver.

Nous savons le faire nous-mêmes ça,
Et nous choisissons ceux qui sont de notre côté.

Nous ne pouvons plus nous taire
Nous ne pouvons plus nous empêcher d’exister.
Nous ne pouvons plus ne plus prendre de place
Trop longtemps nous avons été muselées.

Nous nous levons,
Tranquillement, en douceur, prêtes,
Une à une à avancer, et emmener nos Sœurs sur le chemin,
Une à une à ramener nos corps vers nous, capables enfin de dire : c’est le mien.
Une à une à laisser monter l’énergie de vie, la jouissance, le plaisir,

À pointer du doigt celui qui voulait nous voir mourir, à le fixer dans les yeux, sans fléchir. 
Et à dire : « ça, tu ne l’auras pas. C’est à moi. Rien qu’à moi. Pour toi, il n’y en a pas ».

Je prends mon pouvoir ma sœur.
Je prends la joie, je prends le plaisir, je prends l’envie,
Je prends mon corps qui n’est plus l’outil d’un homme, et qui est le temple de la Déesse de qui je naquis
Je prends ce qui m’est du : égoïste, pute, un peu une bitch. Et je m’en fous. Je cours avec, parce que c’est à moi : mon corps, ma richesse, ma passion, mon regard sur le monde, c’est à moi, et ça ne t’appartient pas. 

Lyvia. 
Venice Beach, California, 
29.02.2020 – 14:33

Note – début du texte inspiré par le livre L’enfant de sable, de Tahar Ben Jelloun, 
Lu il y’a bien longtemps…Envie de contribuer à changer la culture autour de la sexualité ? Je t’invite à remplir ce petit questionnaire, conçu avec Case Noire pour la création de nos prochains courts métrages. L’intention est d’être le plus précis et universels possibles dans nos histoires. Merci de ta participation 

F

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