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je le fais pour les enfants

Tu vois, je me suis posée cette question : si j’ai un enfant, qu’est-ce que je veux lui transmettre ?Et surtout, quel genre de Terre je veux laisser derrière moi.

Pour certains d’entre nous, le grand combat c’est l’écologie, pour d’autres c’est l’éducation, pour d’autres encore c’est l’égalité entre les êtres humains. J’ai tout ça en moi et je soutiens tous ces combats-là. Mais si je devais choisir un changement pour lequel œuvrer sur terre, et pour le reste de ma vie, ce serait de créer un mode sain, sécurisé et apaisé… sexuellement.

La sexualité est tellement taboue qu’on commence tout juste à voir les dégâts de son côté obscur : #metoo, la pédophilie dans les églises (et dans les Césars merci beaucoup), les divers Weinstein et RKelly. Et c’est sans compter les incestes, les abus dans les familles dont on parle encore si peu, les trafics d’enfants, la pornographie enfantile.

Tout cela est pour moi le côté obscur de la sexualité qui a émergé à cause du tabou : à force de dire que le Sexe c’est mal, à force d’en faire un sujet dont on ne parle pas, les violences et humiliations ont lieu derrière des portes fermées.

Moi, je veux mettre le sexe dans la lumière. Je veux montrer à quel point cela peut être joyeux, et apaisé. À quel point chacun a le droit à l’intégrité de son corps, et a le droit à ses envies et à ses désirs.

Moins le sexe sera tabou, plus on pourra en parler, et plus on pourra en parler, moins les prédateurs auront de quoi se cacher. Les enfants viendront dire la vérité, et seront écoutés, les adolescents apprendront qu’ils ont droit au plaisir et ne diront plus oui à ce qui ne leur plait pas… pour faire plaisir. Et les adultes apprendront à honorer et être honorés dans leur sexualité.

Il y a tellement à faire pour rendre ce monde sain et beau sexuellement, et ça commence par nous. Ça commence par regarder où nous gardons une part de noirceur et de tabou, oú nous continuons à penser que le sexe c’est mal, où nous regardons mal les personnes qui s’éclatent sexuellement et où on aimerait que ce soit un peu plus caché. Pour soigner le tabou dans le monde, soignons le tabou en nous, et peu à peu, par capillarité, nous serons en mesure d’avoir la joie et le plaisir et le désir comme métrique, et non l’envie de se soumettre à un système qui nous oppresse.

Je le fais pour les enfants car une grande partie de leur éducation viendra de la culture sexuelle que nous leur laissons. 

Et cette culture commence par nous : parents, certes, mais surtout humains, chacun influant à notre échelle, et prêt à avoir ces conversations.

Il y a du boulot, mais un jour à la fois, nous y arriverons !

Lyvia

F
[social_warfare]

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