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Ambition et féminité

Image d’iOS (2)

Je vais lentement, et pourtant je ne fais pas moins

La dernière fois je t’écrivais sur le sujet de la mort. Comment depuis plusieurs jours, elle m’apprend des choses. 

Elle m’apprend que je ne suis pas pressée. Elle m’apprend à ralentir. Elle m’apprend que j’ai tout le temps de faire ce que j’ai à faire. Et que quand je partirai de cette Terre, ce sera simplement le moment. 

Ça a toujours été là, cette partie de moi ambitieuse, qui voit grand et qui espère accomplir beaucoup dans sa vie. 

Hier, ma mère m’a envoyé une photo d’un texte que j’ai écrit, mes motivations. J’avais 16 ans et j’écrivais « j’ai toujours voulu me confronter au meilleur » et « j’aime avoir des responsabilités, c’est très motivant pour moi de savoir que quelque chose dépend de moi ». 

Je me suis rappelée alors qu’à 20 ans, j’écrivais dans un carnet plein de mélancolie : « je veux être écrivain, boss (j’aime bien commander les gens) et avoir un impact sur le monde. J’aimerais bien avoir un impact ». 

Je ne rigolais déjà pas à cet âge là. J’avais la vision que j’allais compter, d’une certaine façon. Je ne savais pas comment et je n’avais en tête que le chemin scolaire qu’on m’avait présenté. Je ne savais pas que j’allais finir écrivain, et boss, et avoir un impact… Juste en étant moi.

En plus de ces souvenirs, ma mère m’a envoyé une coupure de journal datant d’un an avant ma naissance. Ma mère était entrepreneur quand je suis née. Et dans le journal elle disait : « se lancer sans arrière pensée est une condition indispensable (…) Si je n’avais pas osé cela, je serais encore assise dans la maison à regarder les murs. Il faut oser frapper à toutes les portes ». 

L’ambition coule dans mon sang.
Et il n’y a pas à courir. 

Ma grand-mère aussi était entrepreneure, la mère de ma mère. Je n’y avais jamais pensé avant hier. A une époque où les femmes travaillaient peu, elle tenait une épicerie, contribuant à nourrir ses 15 (quinze !) enfants.

Ces souvenirs et révélations m’ont rappelée une chose : on court après notre vie comme si elle ne nous était pas destinée de toute façon. La personne que nous aspirons à être est là, déjà en nous. Il n’y a à la chercher nulle part ailleurs. Juste à la laisser être et exister.

J’ai beaucoup couru, et par moment c’est mon mode de fonctionnement. J’aime le contrôle, tu comprends. J’aime que les choses se passent comme j’ai prévu, sinon je panique un peu.

Et si j’avais une confiance totale. SI j’avais une foi totale que tout se passe parfaitement comme ça doit ? Car c’est le cas.

Quand j’écris je suis assise sur mon lit. La fenêtre est ouverte et une brise passe. J’entends le bruit des oiseaux, et de quelques voitures. Un thé gingembre citron est à mes côtés, compagnon du rhume que je traine régulièrement depuis des années, et je me dis : j’ai toujours été comme ça, rien n’a changé. 

La mort m’a appris quelque chose. La mort m’a appris qu’il n’y avait nulle part où aller. Qu’il n’y avait pas de course envers soi-même. Qu’il n’y avait pas de sommet d’une montagne qu’on devait se dépêcher vite, vite d’atteindre. Non, il y a ce qui est, et ce que nous faisons de chaque journée. 

C’est cette douceur dans le cœur que nous emporterons.

Et prendre le temps de sentir à chaque instant ce à quoi nous sommes appelés, c’est ça le vrai luxe.

Hier j’ai ‘travaillé’ seulement quelques heures, je me suis réveillée tard, j’ai rangé, j’ai regardé des séries… et aussi j’ai avancé sur mon nouveau roman, et aussi j’ai édité des vidéos pour mes clientes, et aussi j’ai terminé un premier épisode de podcast (hâte !) et aussi j’ai mangé une pizza et bu du gin and tonic et aussi j’ai découvert des artistes et écouté leur albums en boucle, et j’ai mis en place l’achat de mon livre sur mon site et j’ai fait un tas de choses comme ça, en dansant, sans trop y penser. 

Et à la fin de la journée, quand j’étais sur le point de me coucher, j’ai senti que j’avais vécu une de ces journées magiques que j’adore. Une journée totalement dans le flow, où tout ce qui doit être fait est fait, sans même que j’ai à y penser.

On pense que l’ambition ne colle pas à la féminité, mais ce n’est pas vrai. 

L’ambition, telle qu’on la connaît, est beaucoup associée à une énergie dite masculine. 

L’énergie masculine se décline en énergie mature et en énergie immature.
Mature, elle est soutenante, elle agit dans le sens du plus grand bien de l’humanité, elle est dans la collaboration et dans la communication. 
Immature, elle est dans la domination, dans la compétition, dans le ‘je prends ma part avant qu’il ne reste plus rien’, dans la violence. Même envers soi-même. 

Et on nous a souvent montré que pour accomplir ce que l’on désirait, pour aller ‘loin’, alors l’énergie masculine immature était de mise. Go go go, écrasons-tout.

C’est tout l’inverse de mon expérience. 

L’énergie en moi qui nourrit le plus mon ambition est une énergie féminine fluide et créative, soutenue par une énergie masculine qui s’assure qu’on va au bout des choses.

Le féminin mature est abondant, rien ne lui est impossible et il ne connaît aucune limite. Il est intuitif et créatif. Il explore avec volupté des sphères jusque là inconnues. Il ose et ne se laisse pas restreindre par des lignes. Il visite toutes ses émotions. 
Le féminin immature quant à lui est jaloux, il critique les autres en se disant qu’ils ne valent pas mieux, il écrase et manipule, et lui aussi croit qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde.

On a associé par moment les femmes ambitieuses à ce féminin immature. Comme si pour réussir nous devions nous arracher nos cheveux et nos perruques. 

OR rien de plus beau et plus harmonieux qu’en chacun d’entre nous un mariage du féminin mature et du masculin mature.

Quand je pousse trop, quand je veux « faire » je me demande : est-ce que le féminin en moi, la terre en moi a sa place ? Est-ce qu’elle a la place de s’épancher et d’exister où est-ce que je suis en train de l’étouffer de fertilisant ?

Et quand je me relâche trop, au point d’être frustrée et de me sentir inactive, je me demande si le masculin en moi, le ciel fait son travail de soutien et d’arroser cette terre fructueuse ? Où est-ce qu’il est trop occupé à dominer et vouloir contrôler et me juger de ne pas faire assez ?

Le flow et le cadre. 
Le yin et le yang.
La terre et le ciel. 
Le féminin et le masculin.

Nous avons chacun les deux à l’intérieur de nous, et c’est apprendre à danser dans l’équilibre des deux qui m’apporte le plus de paix et de sérénité.

Le soir avant de me coucher, je pose l’intention de ce vers quoi je veux aller, ce que je veux créer (le ciel / le masculin), et le lendemain, je me laisse porter par mon intuition (la terre / le féminin), en regardant à peine la liste et en me rappelant mon intention d’équilibre. Que ma créativité ait l’espace de s’exprimer tout en ayant le cadre de se sentir en sécurité.

Hier, j’ai travaillé sur mon roman et cet espace créatif où je peux tout inventer de A à Z, de la peau de mes personnages à leurs prénoms en passant par leurs rêves, peurs et aspirations – ce moment m’a donné tant de jus et d’électricité que j’ai pu passer les deux heures nécessaires à éditer trois vidéos et un audio. 

L’un nourrit l’autre, toujours, et nous n’avons pas à forcer.

Ce que j’ai envie de faire nourrit ce que je me suis engagée à faire. 

Et je suis en plein bonheur quand je n’essaie pas, et que je me laisse porter par l’idée que j’ai tout le temps et tout l’espace de faire ce que j’ai à faire.

J’étais posée sur mon lit donc, et j’écoutais le livre d’Alicia Keys (que j’adore, le livre ET Alicia Keys), et il y a eu ce moment parfait où je buvais mon thé, et la brise est passée sur mon visage et les mots ont commencé à se dérouler dans ma tête, et j’ai attrapé le clavier et j’ai écrit.

Je ne contrôle pas ce que j’écris. Je sais juste que je veux capturer ce moment, comme un bonbon.

Et me rappeler dans quelques années, quand je serai de nouveau en train de pousser et vouloir contrôler, qu’il y avait un espace temps où j’avais compris…

Que tout ce dont j’ai besoin pour créer, c’est l’espace d’exister…
Que je suis illimitée…
Que je n’ai pas à essayer.

Je n’essaie pas. Je déroule le fil, et…voilà.

Merci d’avoir déroulé le fil avec moi. 

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Plein d’amour, 

Lyvia 

F

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