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Je suis une pute, une conne et de toute façon, je l’ai bien cherché

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Aujourd’hui je discutais avec les clientes de mon programme Sublime (j’ai trois programmes en cours, ha ! Et en même temps deux bientôt finis et ça me rend triste). Après un premier module à nettoyer les énergies du passé, nous avons eu un appel pour laisser encore plus partir ce qui est : la honte, la culpabilité, cette sensation qu’on ne va jamais, jamais y arriver, la lourdeur, le fait d’avoir du mal à accepter, la dépendance affective (tant de dépendance affective), le lien d’attachement qu’on a encore avec son ex. Ha….

Une question est venue : est-ce que les hommes (comprendre les hommes cis-genre hétérosexuels) se posent les mêmes questions que nous ? Se cassent la tête à creuser et laisser partir le passé ? Hmm… probablement pas.

Pourquoi ? Parce que nous sommes dans une société conçue pour juger toutes les émotions des femmes (qui ne sont pas la légèreté et la joie), comme mauvaises.

Imaginez : deux hommes qui se disputent dans la rue, ils parlent fort, ils s’énervent. Que se dit-on ? Sûrement : Oh la la, ça va chauffer, on s’éloigne un peu.

Maintenant, imaginez : deux femmes qui se disputent dans la rue, elles parlent fort, elles s’énervent. Que se dit-on ? Sûrement : mais elles sont folles ? Qu’est-ce qui leur arrive ? Non mais c’est l’hystérie là, qu’on se tienne un peu, non mais oh !

Maintenant, imaginez un homme qui rentre de soirée un peu éméché, 4 heures du matin, il revient de chez une femme avec qui il a fait l’amour, les vêtements un peu en pagaille. Que dira-t-on de lui ? « Ah oui, il a passé une bonne soirée celui-là. Quand il racontera à ses copains demain comment il a tiré son coup, ils vont bien rigoler. Ouaaaaais. »

Maintenant, imaginez une femme qui rentre de soirée un peu éméchée, 4 heures du matin, elle revient de chez un homme avec qui elle a fait l’amour, les vêtements un peu en pagaille. Que dira-t-on d’elle ?, « walk of shame, elle ne se respecte pas vraiment celle-là ». Le conducteur de taxi la regardera d’un oeil douteux, et c’est peut-être avec un peu de honte qu’elle racontera aux copines qu’elle s’est laissée portée par la musique et l’alcool. Si seulement si elle ose en parler.

Nous ne sommes pas à égalité face au traitement de la société. Et surtout pas en terme de sexualité.

Plus je creuse sur ma honte, plus j’ai ces voix dans ma tête, les voix des détracteurs, de toutes les personnes qui pourraient me juger. Les voix qui amplifient ma propre voix. Les voix qui disent qu’une femme doit fermer ses jambes et ne surtout pas faire d’erreur en sexualité.

« Tu es une pute, une conne, et de toute façon tu l’as bien cherché ».

Chaque histoire de ma honte pourrait être estampillée de ce jugement.

Et… si j’étais un homme. Si j’étais un homme qui étais rentré tard le soir chez une femme, qui se sentait pas super à l’aise et qui a fait l’amour quand même, que cette femme essayait de le faire boire, voire le forcer à l’embrasser, qu’est-ce qu’on dirait de lui s’il en parlait ?
« oh, le pauvre chou, que c’est beau cette vulnérabilité. ».

On ne dirait certainement pas : « tu es un pute, tu es bête, et de toute façon tu l’as bien cherché ».

Vous voyez comme la violence des mots sonne plus normale pour une femme que pour un homme.

Et ne venez pas me dire que je généralise et que ce n’est pas dans tous les cas. Plutôt que de trouver des exceptions, soyons honnêtes avec nous-mêmes : nous avons un problème qui dépasse les cas isolés.

Les hommes souffrent aussi du patriarcat, je ne vais pas nier ça, car je veux que les jeunes garçons qui grandissent dans cette société aient aussi de belles expériences sexuelles.

Mais face à la honte, à l’expression de la colère, et à la culpabilité, nous ne sommes absolument pas à égalité.

Que faire alors ?

Comme tout, cela commence par nous. Est-ce que quand j’écris JE me traite de pute, de conne, et que je me dis que je l’ai bien cherché ? Non. J’ai pu me le dire par le passé, mais plus maintenant. Je choisis que mon histoire est vraie, et qu’elle fait partie de moi, et que comme tout ce qui fait partie de moi, je l’aime.

Nous n’allons pas attendre la compassion de l’extérieur. Ce n’est pas réaliste. Peu importe nos interlocuteurs, une part d’eux, une part d’ombre et peut-être de honte qu’ils ou elles n’ont pas explorés VA penser ça. On ne peut pas se protéger des dires des gens.

Mais on peut choisir que cela nous glisse sur la peau… parce que nous n’avons pas ces pensées-là.

J’ai beau explorer ma honte, ce qui vient maintenant, après des années d’exercice de pardon, c’est de la tristesse.

De la tristesse pour cette jeune femme qui malgré son intelligence, malgré son ouverture d’esprit, malgré tous les films qu’elle a vu et tous les livres qu’elle a lu, n’avait pas d’éducation sexuelle. En tout cas, n’avait pas d’éducation sexuelle s’appuyant sur le PLAISIR et le RESPECT. Sa seule éducation sexuelle était : « ne tombe pas enceinte, ne tombe pas malade ». Tout le reste, aux oublis. Ainsi impossible de se positionner pour savoir ce dont on a envie.

Quand je regarde la personne que j’ai été, je me dis à quel point il n’en faudrait pas beaucoup pour la faire comprendre, réaliser, que son corps lui appartient. Un film, un livre, un article de blog auraient suffit à la faire se questionner. Mais on n’y était pas à l’époque.

Aujourd’hui, nous avons tous un clavier et tous la possibilité de raconter.

Je vous rappelle : le cadeau le plus puissant que l’on peut offrir à l’humanité, c’est notre histoire. Rien de plus, rien de moins. C’est déjà assez.

Quand j’écris, ou que je publie des choses difficiles, j’ai un pincement au coeur, et ce n’est pas toujours facile. Le jugement, voire même les conseils non sollicités soit-disant bienveillants (comme je les déteste), ne sont jamais bien loin.

Mais malgré ce petit pincement au coeur, je me rappelle toujours que…

Je n’écris pas pour la personne qui va me juger, ou même me proposer de changer.

J’écris pour la personne qui vit ou a vécu la même chose que moi. Parce que j’écris pour moi.

Toi aussi, je t’encourage à écrire pour toi.

Lyvia 🔥

👉 Plus tôt aujourd’hui, je discutais avec des copines de ma vision pour le Spa {Hors du Temps}. Dans la vision initiale, il y avait évidemment, un spa. Or les spas sont fermés. Mais il y avait surtout du temps de qualité ensemble, des échanges, de la fluidité, des rires, de la bonne nourriture, de la joie, et des secrets. De la danse et des pratiques sexuelles à faire de son côté dans sa chambre.

Ce que je sens, c’est que cette offre que je croyais lancer juste quelques jours va grandir et évoluer en une façon d’être en intimité, ensemble. Pour les inscrites de cette session, je n’exclue pas que l’on se retrouve, si ce n’est dans un spa, dans un bel hôtel, pourquoi pas, oh j’adorerais ça. Il n’y a ni temporalité, ni forme définie. Juste le choix de rentrer dans un cercle et de se laisser porter par ce qui est. Cette offre qui est un investissement en argent ET en lâcher prise n’est pas pour tout le monde. Mais elle est pour certaines d’entre vous pour qui c’est le moment parfait.

Pour vous mettre dans l’ambiance du Spa {Hors du temps}, et si vous vous sentez appelé-e, écrivez-moi simplement.
(peut-être que je mettrai une vidéo d’eau qui coule sur la page qui sait, elle évolue jour après jour comme tout dans la vie :D}.

Il y a quelque chose de déjà magique à cet espace. J’ai hâte. http://lyviacairo.com/spahorsdutemps

Bonne nouvelle, vous pouvez de nouveau envoyer des emails à hello@lyviacairo.com – nous n’avons pas récupéré nos anciens emails mais nous pouvons au moins en recevoir de nouveaux 🙂

F

Accède à ma méditation gratuite : “TU ES FORTE ET PUISSANTE”, qui va te donner en 15 petites minutes les clés de cette puissance intérieure quand tu en auras le plus besoin.

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