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«Les hommes souffrent aussi…» – ma réponse.

Hello chers amis, suite à mon dernier post sur l’inégalité hommes / femmes sur le traitement des émotions denses (honte, jugement, culpabilité), j’ai reçu quelques messages dans le sens de : les femmes ne sont pas des victimes, les hommes aussi souffrent. Nous avons observé de nombreux désabonnements également. Ainsi je sens qu’il y’a l’opportunité de creuser encore plus le sujet et d’être encore + claire sur mes opinions. 

J’ai partagé quelques pensées dans ma story Instagram et je veux prendre l’opportunité de les partager ici.

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Voici mon point de vue très clair sur le sujet. Et on peut être d’accord avec ou pas : 

Oui, les hommes souffrent aussi du patriarcat. Mais c’est à des années lumières de la façon dont les femmes souffrent du patriarcat. 

À des années lumières. 

Notamment sur les thèmes de la honte + de la culpabilité en lien avec la sexualité. 

ET à chaque fois qu’on dit : ‘oui mais les hommes aussi’ – on mettra un peu moins d’énergie sur le fond du sujet : nous sommes dans une société où être une femme nous expose à de plus grands dangers.

On lapide des femmes parce qu’elles trompent. 

On tue des femmes parce qu’elles tombent enceintes hors mariage. 

On tue des femmes parce qu’elles passent à l’adolescence (l’excision et l’hémorragie qui s’en suit, vous connaissez ?). 

On viole des femmes parce qu’elles osent marcher dans la rue.

J’aime beaucoup les hommes et il est important de revoir la masculinité.

Mais mon travail je le fais pour les femmes en premier. 

(Et j’ai une pensée particulière pour les femmes les moins privilégiées de notre société – les femmes gay, bi, trans, les femmes de couleur, les femmes en situation de handicap, les mères célibataires, les mères adolescentes, et j’en passe. « Les femmes » n’est pas un groupe sans forme.)

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En tant que femmes, nous repoussons l’idée d’être des victimes de cette société. Comme si cela faisait de nous des personnes faibles. 

Et je peux comprendre. Le mot victime est souvent associé à ça. 

Ceci dit, être une victime c’est aussi dire : l’autre est coupable de m’avoir fait du mal.

Ça ne veut pas dire qu’on ne prend pas nos responsabilités. 

Ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas maitresses de nos destins. 

Ça ne veut pas dire qu’on est affaiblies.

Ça veut simplement dire qu’on demande justice.

(A trop rendre le mot ‘victime’ péjoratif, on se retrouve à se taire sur les dommages que l’on subit.)

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Une cousine m’avait dit : « tu es une femme, et en plus tu es noire dans cette société, tu as la double peine »

Et quand elle me l’a dit (j’avais à peine 18 ans), je me suis insurgée : « pas moi, je suis au dessus de ça ! »

Non. Je ne suis pas au dessus de ça. Et ça me fait putain de chier parce que j’en ai marre. 

Et oui, je suis une victime dans cette société car oui, je pourrais être tuée juste parce que je marche dans la rue et que je suis une femme et qu’en plus j’ai le toupet d’être noire. 

Ce qu’il me reste à faire : faire ma part, écrire, changer ce monde une personne à la fois, cette personne étant  moi, en me déconditionnant de tout ce qu’on m’a mis dans la tête en terme d’infériorité et de : ´je ne suis pas assez bien’, et de ‘je dois fermer ma bouche’. 

Honte, colère, culpabilité, tout ce qu’on n’a pas le droit d’exprimer car nous sommes censées être lisses et parfaites et ne surtout pas nous plaindre. 

Un travail profond, quotidien, de longue haleine, que j’ai en plus choisi de faire publiquement. 

F

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