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Hier j’ai rêvé de mon ex…

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(J’ai écrit ce texte avant-hier, très tôt le matin, et il a enclenché un mouvement qui a transformé ma journée du 23 juillet – plus tard, je t’enverrai un autre texte que j’ai écrit dans cette journée – et un peu plus tard, je te raconterai où j’en suis, aujourd’hui : changée).


Hier j’ai rêvé de mon ex. Et j’ai envie de lui dire merci. Merci de m’avoir permis d’aller au bout d’une expérience, de la vivre pleinement, et de réaliser que ce n’était pas pour moi.

Parfois il faut aller loin, hyper profond dans la perte de qui on est, pour prendre une claque dans la figure, et se retrouver.

Une première leçon ne suffit pas, une deuxième non plus, et une troisième non plus. Il faut avoir essayé, s’être acharné, pour réaliser que c’était, en effet peine perdue.

(J’apprends aujourd’hui à dire stop beaucoup plus vite).

J’avais deux grandes peurs dans ma vie, et les deux se sont réalisées.

La première : être seule, à plus de 30 ans, sans enfant, et sans perspective que ça arrive.
La seconde : perdre tout mon argent.

Les deux se sont réalisées, et voici ce qu’elles m’ont appris.

La première : rester dans une relation afin qu’elle dure à tout prix, pour matérialiser un fantasme maison + bébé n’est pas sain. L’une des raisons pour lesquelles je suis restée longtemps était que je voulais ça tellement, et que je ne voyais pas comment l’obtenir si je quittais cette relation. C’était comme… ma seule chance. Il n’y avait personne d’autre que lui de possible. Alors il fallait tenir, sinon c’était la solitude assurée jusqu’au bout de ma vie.

Et puis un jour c’était trop, et je suis partie. C’était juste trop, la coupe a débordé, et une part de moi l’a acceptée : la solitude, qui durerait des années.

Okay. Au revoir ce rêve de mariage, de maison et de bébé.


La seconde : j’ai gagné tellement d’argent une année, je me sentais la reine du monde. J’étais bien partie pour atteindre mon million l’année suivante, et bam, la claque de l’année. Je n’étais pas riche, j’étais endettée. C’était ma hantise : donner raison à toutes les personnes qui ne croyaient pas que j’allais y arriver. Et voilà, cela s’est passé. La honte, la culpabilité m’ont submergés. Moi qui réussissais tout, j’avais échoué. J’ai pensé plus d’une fois que jamais je m’en relèverais. Et je considère cette période comme traumatisante, car je n’ai jamais autant perdu pied.

Et puis un jour, j’ai dit stop. J’ai coupé les vannes, j’ai coupé le robinet. J’ai décidé de quitter ma grande maison. J’ai – sans que ce soit si intentionnel – divisé mes coûts par dix. Et je suis partie.

Et l’inespéré est arrivé, après des mois de self care et de balade en nature, je me suis remise, je suis redevenue ‘moi’, et je me suis sentie soignée.

A peu près en même temps, le projet d’avoir une famille et une maison sont revenus dans ma vie, et le fait de connaître de nouveau la prospérité aussi.

Non seulement j’ai survécu, mais j’en suis revenue grandie.

*

J’ai souvent eu l’impression que je raccrochais les wagons avec avant, avec mon passé. Une fois que tout est soigné, on peut repartir comme si ce n’est jamais arrivé.

Mais ça ne fonctionne pas comme ça.

Mon compagnon m’a envoyé cette citation : « peut-être que tu ne vas pas mieux parce que tu essaies d’être qui tu étais avant le trauma, mais cette personne n’existe plus, car il y a une nouvelle personne essayant de naître. Respire la vie dans cette personne »

Cette personne qui est tombée amoureuse d’un homme qui la ferait se sentir mal, n’existe plus.

Cette personne qui gagnait, dépensait et faisait confiance à d’autres pour gérer son argent, n’existe plus.

La personne d’avant trauma n’existe plus.

De ses cendres est née une nouvelle personne, qui n’a absolument rien à voir avec les précédentes, qui avaient encore tant à apprendre.

Suis-je au bout de ces histoires ?
De l’histoire de mon ex, qui me rend visite en rêve tous les quelques mois ?
De l’histoire de mes dettes, qui me causent encore des petites frayeurs aujourd’hui ?

Peut-être pas tout à fait.
Peut-être y a t’il des restes à soigner.
Et que c’est en train, et que je n’ai rien à faire.

Cette nouvelle personne choisit ceci dit de prendre sa place, non pas comme une version améliorée du passé, mais une personne nouvelle, avec de nouvelles cellules, fraîches, puissantes, prêtes à entamer cette nouvelle étape de vie.


Et finalement, je ne l’ai pas dit – Mais ces peurs se sont réalisées pour que… J’accepte. J’accepte que oui, peut-être qu’il n’y aura peut-être jamais ni mariage, ni maison, ni bébé. Et que j’accepte que oui, peut-être que l’argent peut disparaître de ma vie du jour au lendemain.

Et cette acceptation m’a apportée énormément de paix.
Pour être détachée, et pour accueillir ce qui est.

Aujourd’hui nous sommes en chemin pour la maison.
Et l’argent est revenu.

Qui sait de quoi sera fait demain, mais les grandes peurs, elles, ont disparues.

Je t’embrasse,

Lyvia

F

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