La voix de la tentation- quitter les réseaux sociaux #6

(Comme l’île de la tentation, mais pas tout à fait :D)

En ce moment je suis en plein lancement, et la petite voix dans ma tête qui a peur tape à la porte : toc toc toc, peut-être que tu devrais retourner sur Insta faire un peu de promo. Une semaine ? Allez, 24h ? Allez, tu n’as même pas à le faire, tu dis à quelqu’un de faire à ta place.

Elle négocie avec moi cette petite. Ahlala. Heureusement, je suis très bonne négociatrice aussi, et je ne négocie pas sans un carnet un stylo. Alors on analyse les faits 🙂

Tout d’abord : 

  • C’est très dur de changer une ancienne habitude. Notre cerveau est programmé pour avoir des idées dans un certain cadre, et quand on sort de ce cadre, il y a une part de nous, comme une ombre qui traîne un peu des pieds, qui reste dans ce fonctionnement. Alors quand on a eu ce fonctionnement pendant des années, c’est rassurant de revenir en arrière, à ce qui « fonctionnait ». 
  • Ensuite, le fil rouge de tout ce que j’ai fait dans ma vie ces 8 dernières années, est que je suis qui je suis, je fais ce que je veux, comme je veux, et que comme ‘être moi suffit’, ça a intérêt à fonctionner ! Je veux dire, je vais pas commencer à me contredire moi-même, pas vrai ?

Ainsi…

J’ai sorti mon carnet et mon stylo et j’ai fait une analyse. J’ai écouté la petite voix, car dans mon métier (coach sexo avec une spécialité en soin des traumas), on ne fait pas taire les petites voix, leur parole est légitime car elle émerge d’une part de nous qui veut être entendue.

J’ai commencé comme ça :

« Si je revenais sur Instagram… » et j’ai déroulé (ce qui suit sont des pages directement tirées de mon carnet)

Déjà.. je ne reviendrais sur Instagram que quand j’aurais complètement quitté Facebook. J’ai un compte perso pirate dont je n’ai pas les identifiants, donc tant que je n’ai pas faire une coupure claire avec un endroit, je ne reviens pas sur un autre. On va commencer par là.

Ensuite, je ne ferai que ce que je veux. A savoir (et là j’ai fantasmé un peu) :

  • Ne rien avoir sur mon flux d’actualité car je déteste faire des posts de 400 mots (il serait vide, ou il y aurait 9 posts avec seulement le dernier que j’enlève et je remets, qui me présente et rappelle que je ne poste pas sur le flux). C’est un fantasme, tu peux me piquer l’idée.
  • Des stories…où je posterais surtout des photos de paysages et de voyages, ainsi que l’annonce de mes newsletters
  • Et des lives de temps en temps, j’aime bien le live.

Okay… on t’a entendu petite voix.

Maintenant :

Il y a plusieurs pièges

1 – Le réflexe de vérifier mes messages, commentaires, stats ne s’en ira pas du moment que j’ai un compte (je me connais !)

2 – Le fait de suivre d’autres comptes me distrairait. Même si je suivais zéro comptes, Instagram s’empresserait de m’en recommander ou de faire de la pub. Même là je reçois des emails pour me dire ce que je rate (lève les yeux au ciel).

3 – Rien ne m’empêche d’être influencée par les mêmes processus qu’avant. C’est comme si on disait à une accro au chocolat : « tiens, tu n’as pas mangé de chocolat pendant 2 mois, bravo. Voici une tablette de chocolat au caramel beurre salé. Tu peux manger, mais juste un carré par jour ». Oui, c’est ça, on y croit tous.

EN FAIT,

Instagram ne m’a pas manqué. A aujourd’hui je ne vois même pas où ça rentrerait dans ma vie.

Ceci dit, ce qui m’a manqué (ou manqué à la petite voix, visiblement), c’est la possibilité d’être spontanée.

(Mais quand elle me dit ça la petite voix, elle ment, comme je le découvrirai plus tard, mais on la laisse s’exprimer, on a dit)

Peut-être que je peux trouver cette possibilité de spontanéité par ailleurs. 


Mais… ce spontané vers les autres, n’est-ce pas de la distraction envers moi-même ?

(Doudoudoum !!!)

Je lisais Deep Work, de Cal Newport (je n’ai jamais autant lu, je crois que j’ai lu au moins 10 livres depuis mon arrêt de FB et IG), et dedans il explique que notre choix d’être sur les réseaux sociaux est souvent parce qu’on y trouve un bénéfice, peu importe ce bénéfice.

Or bien sûr qu’il y a un bénéfice, il y en a toujours, sinon on ne s’inscrirait pas. Mais on peut oublier de vraiment observer les inconvénients, et aussi les coûts d’opportunité : à savoir, à côté de quoi je passe en passant du temps sur Facebook ou Instagram ? 

Alors j’ai fait une liste de pour et contre.

Arguments pour Instagram :

  • La spontanéité, 
  • La facilité (à poster, faire des lives, sans délai)
  • La promotion de mes offres
  • L’acquisition facile de nouvelles personnes, grâce à la pub.

(Tout ça, d’excellentes raisons).

Les arguments contre

  • L’addiction 
  • Une tendance à la comparaison et à me dire que je devrais faire plus de ci ou plus de ça
  • Distraction : détournement possible d’un travail plus profond. Et ce travail plus profond, même s’il n’a pas d’impact sur mes revenus à court terme, en aura certainement à moyen terme car la qualité de ce que je crée augmente quand je suis concentrée.
    • Ceci pour moi est un coût d’opportunité. En étant sur les réseaux sociaux, je perds de ma capacité à créer longtemps sans interruption.
  • Possibilité de retour à la case départ, et donc de ne pas bénéficier pleinement des effets de cette expérimentation.
  • Presque nécessité de m’aligner aux ‘stratégies’ et ‘algorithmes’ pour que ça reste pertinent. Argh.

Au final, l’arbitrage se fait entre une certaine facilité et rapidité, contre plus de lenteur et de profondeur.

Personnellement, en regardant les choses comme ça c’est très clair.

Le plus important pour moi aujourd’hui est de me sentir bien. Et en ce moment, je me sens bien.

J’ai envie de continuer à explorer ce que ça fait ‘sans’, même si ça demande de lâcher un peu de spontanéité et de chiffres d’affaires à court terme (et ça je n’en suis même pas sûre), et je veux me donner le temps de m’habituer simplement à faire les choses différemment.

Le plus important dans mon activité est ma santé mentale. Sans ça, rien ne se fait.
Être loin des réseaux m’a apaisée, m’a permis de beaucoup lire, étudier, m’a laissé l’espace de créer des nouveaux projets. Je n’ai que très peu d’idées de ce que d’autres personnes font, et pour l’instant, ça me va bien. 

Pour ce qui est de la petite voix, je lui ai demandé : si on n’avait pas de business en ligne, est-ce que tu aurais besoin d’être sur Instagram ? Elle a répondu : oh non. 

Alors la vérité c’est… qu’elle a peur de ne pas réussir sans. 

Et financièrement, et aussi en terme de notoriété et de popularité. 

Et c’est ok. Cette peur est légitime. 

Ensemble, on va simplement trouver d’autres façons de la rassurer.

Et des idées (et opportunités), il y en a déjà plein !

A commencer par…. Ma chaîne Youtube qui renaît de ses cendres ! 

Tu peux déjà la suivre en cliquant ici.

D’ici quelques semaines, je vais te proposer des vidéos courtes, en réponse à des questions brûlantes que je reçois sur la sexualité et les relations. Garde un oeil, et abonne-toi en attendant (j’ai des replays de lives dessus qui datent d’un an Tu peux les ignorer… ou les regarder :D)


Tu te questionnes peut-être sur ton rapport aux réseaux sociaux. 

Quels sont les avantages pour toi à y être ? Et quels inconvénients tu y vois ?

En fonction de ça, tu peux prendre des décisions sur ton utilisation 🙂
Dis-moi dans les commentaires ce que cela t’évoque, 

Lyvia 


PS : en ce moment, je lance un nouveau programme, les 8 clés de la sexualité sacrée. Si tu as envie de te sentir plus connecté-e à ton corps, à ton désir, et à ce qui te fait du bien, rejoins-nous ici. Le tarif Early Bird expire dans 3 jours. 

F

6 commentaires

  1. Julie Pomme sur 24 mai 2021 à 12:07

    Hello Lyvia,
    Je pensais à toi, en me disant que cela me manquait de ne plus voir passer tes articles, je suis accro depuis des années au « Lyvia style », et hop me voilà ! Effectivement, te relire me rappelle l’importance qu’a prise ta voix dans mon développement personnel. Tu es mon phare dans la nuit, parfois ta lumière croise la mienne, parfois s’en éloigne, mais c’est toujours enrichissant de te lire, de t’écouter.
    Mon rapport aux newsletters est compliqué, j’ai un compte sur lequel j’en reçois 10 000, et finalement je n’y vais plus car cela m’effraie, tous ces écrits que je ne peux pas honorer. Te voir passer sur mon fil Facebook me permettait de te lire lorsque tes premiers mots m’appelaient, comme une amie qu’on croise par hasard dans la rue. Mais je comprends parfaitement ta position, et tu suis ce qui est juste pour toi.
    Les réseaux, même si je ne publie plus depuis longtemps, sont un peu ma fenêtre sur le monde. Je suis assez sauvage, j’utilise beaucoup d’énergie à me gérer, prendre soin de moi, m’accompagner, je suis ma propre garde malade alors quand j’ai envie de voir ce qui pourrait être différent, je suis des groupes, je prends le pouls du monde, en fuyant tout ce qui me semble toxique, mais en notant mentalement qu’une tribu intéressante se tient de ce côté-ci, ou que peut-être je pourrai trouver des âmes qui me ressemblent de ce côté-là. C’est mon palier de sécurité vers la réalité, l’extérieur. Je franchis peu le pas, mais quand j’en ai l’énergie, il en ressort souvent de belles rencontres, effectivement encore trop superficielles et éphémères, mais je ne perds pas espoir, le pire serait de ne plus oser sortir mon museau du tout, ni sur les réseaux, ni ailleurs.
    Si c’est un ami qui m’a parlé de toi il y a longtemps, ce sont les réseaux qui m’ont permis d’avancer avec toi. C’est Internet qui m’a expliqué qui j’étais. C’est vous, mes formateurs virtuels, qui m’avaient permis d’aller trouver dans le monde ce dont j’avais vraiment besoin, sans cela je serais sûrement encore perdue, en souffrance, à me demander quand j’allais basculer définitivement dans la folie. Aujourd’hui je peux mettre des mots sur mon mal-être, utiliser des techniques de libération émotionnelle et effectuer tout un travail sur moi, je m’ouvre même à la spiritualité (alors que mille fois en te lisant je me suis dit, mais où elle va ? petit à petit j’arrive dans tes pas, je trouve ça très drôle).
    Ça a été une bénédiction pour moi de croiser ton chemin, et où que tu sois, où que tu publies, je ne t’oublierai pas et je saurai retrouver le chemin de tes mots, qui sont une très douce addiction, si bienfaisante. Merci Lyvia.

  2. Lyne sur 21 mai 2021 à 2:57

    Coucou Lyvia, c’est dingue comme tes dernières newsletters me parlent énormément. La semaine dernière j’ai temporairement désactiver mon compte instagram et en peu de temps j’ai été tellement créative et repris la couture. Je m’accroche à cela pour bien trop de raison qui ne sont pas saines pour moi. Merci pour tes mots qui bizarrement (ou pas) sonnent juste

  3. Cissou sur 21 mai 2021 à 1:52

    Helloooo
    Je crois que ta petite voix m’a parlé aussi !
    Avantages : aucun pour le moment, je n’ai aucun business en ligne je démarre. Je gagne en followers avec les posts ….un plus ?! Mon ego et content par contre
    Inconvénients : le Scroll…..quel gâchis inutile pour ma créativité ! Une addiction, je suis tentée de calculer le temps que je passe sur Insta mais j’ai peur de me mettre la tête sous les draps et de crier de rage. Il doit y avoir un truc subliminal avec cette appli

    Bref, ta petite voix m’a apporté de belles pistes de réflexions.
    Bises Lyvia

  4. Marion sur 21 mai 2021 à 8:06

    Merci Lyvai de nous montrer que c’est possible!!! Pour ma part, j’ai quitté les réseaux il y a un mois et demi…et le constat est le même: plus de paix, plus de conscience dans mon présent et dans ma présence aux autres au quotidien, plus d’ancrage….plus de tout. Sauf, que la peur de ne plus générer de CA m’empêche de me dire que je ne vais pas y retourner…d’autant que je n’ai pas encore lancé de newsletter (je me donne la mission d’en lancer une d’ici dimanche soir…sous l’impulsion de ta si belle énergie et du contenu de cet e-mail qui le fait dire « allez, bouge toi le cul! »).
    Je ne sais quel choix je ferai in fine…mais si je suivais que mon coeur, lui saurait où aller : là où se trouve la paix ❤️ Merci d’être toi. Marion

  5. Axelle sur 21 mai 2021 à 8:03

    Je te remercie, Lyvia, de traiter cette question avec tant de transparence et de pertinence. Je suis auteure freelance et la question des réseaux est un vrai problème : soit disant indispensables à la promotion, car tout s’y passerait, je ne peux que constater la perte de temps et la déconcentration dont ils sont bien souvent l’orogine. Dommage d’être déconcentrée quand son travail, précisément, est de se plonger toute entière dans la création… Forte de ce constat, j’ai gardé pour le moment mon vieux compte fb mais je n’ai jamais fait d’IG. Tes posts m’aident à écouter plus fidèlement mes ressentis par rapport à cela et je te remercie. Et puis, un ami m’a dit un jour que tout ceci n’est qu’une mode. La masse grandissante de personnes qui aimerait s’éloigner des réseaux sera heureuse d’en voir d’autres faire très bien sans, notamment dans un travail qui nécessite une promotion publique régulière. Merci d’éclairer la voie dans ce sens 🙂

  6. Elodie sur 21 mai 2021 à 7:20

    Merci de partager l’idée de dialoguer avec sa petite voix plutôt que de la faire taire (et aussi ton cheminement avec les RS).

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