Fais-toi du bien #coulisses

Depuis mon adolescence, je navigue une certaine hyper-émotivité.

Un coup, je suis vraiment heureuse, débordante de joie, excitée comme une puce, émerveillée par la vie. Et quelques heures plus tard, je peux me sentir anxieuse, mélancolique, triste, voire déprimée. Une lourdeur qui pèse et que je ne peux pas forcer à partir. Souvent, avec le temps elle s’en va simplement. 

Depuis quelques mois je sens un socle stable et solide de paix se former. Les fluctuations sont moins intenses, moins violentes. Ceci dit, elles font encore partie de ma vie, et j’ai appris à les accepter.

Pendant longtemps j’ai cru qu’il était attendu de moi d’être joyeuse, positive, pimpante à tout instant. Que montrer que je n’étais pas au top de ma forme était une faiblesse. Alors je forçais, je faisais semblant, je mettais beaucoup d’énergie à être agréable. 

Car qui veut de quelqu’un de triste dans son entourage, pas vrai ?

Ça s’est encore plus accentué quand j’ai eu une entreprise, et des clients. Alors là, pas le droit à l’erreur, tu dois être au diapason, tout le temps !

Le poids des attentes sur mes épaules était lourd, mais la perspective de décevoir et de ne pas être à la hauteur était encore pire. 

Alors je forçais.

Maintenant je ne force plus. 

J’ai commencé à me présenter à mes clients telle que je suis. Si j’ai la pêche, alors je dis que j’ai la pêche. Si je suis un peu triste, alors je suis un peu triste. Et c’est de cet endroit là que je transmets, que je coache, que j’écris. En étant moi dans ma vérité de l’instant. Et c’est toujours dans cet espace que se créent les plus belles transformations. Car il n’y a pas de faux semblant.


En ce moment, je suis dans une phase plutôt mélancolique, ponctuée de beaux moments de réalisations, de prises de conscience, et de gratitude. 

Je n’ai pas la même pêche qu’il y’a seulement 2 semaines. Et j’ai aussi compris des choses que je ne comprenais pas il y’a deux semaines.

Des schémas se défont, et entre la fin d’un ancien schéma et la création d’un nouveau, il y’a un peu de vide inconfortable que je navigue et qui me rend triste parce que…. j’aurais préféré ne jamais avoir eu le schéma d’avant (gah !) et j’aurais préféré être déjà dans le schéma futur que je comprends (argh !)

Ça résonne pour toi quand je dis ça ? Je sais que je ne suis pas seule à ressentir ça. 

Alors je vis ce vide et en même temps je l’accepte parce que d’une, c’est un fabuleux espace de création. C’est un espace du tout est possible. J’ai de belles histoires et de beaux poèmes qui s’écrivent. Et un nouveau futur qui se dessine. 

Et de deux, ce sentiment de vide, me permet de regarder ce qui est vraiment solide à l’intérieur. Le socle que j’ai développé.

Ma mélancolie ne m’emporte pas comme avant, profond dans ses bras avec la sensation que jamais je ne reviendrai. Maintenant, je la vis autrement. Comme une émotion. Comme une expérience humaine. Comme un espace de compréhension de ce dont j’ai envie et de ce que je désire.

Et elle me permet de repérer les contrastes aussi. Car si je suis un peu mélancolique une minute, celle d’après je peux me retrouver avec un grand sourire parce qu’un truc super chouette s’est passé. 

Et alors, quand ça arrive, je fais le stock de ce bon moment, et c’est lui qui me permet de remonter quand la tristesse a tendance à s’attarder.

Je ne force plus mon état. Je l’observe comme étant présent, là, et comme l’indication que quelque chose se passe au fond.

Je ne le juge plus, comme avant, en me disant qu’il faut que je me bouge, que je me secoue, que je me force.

Tout ce que je sais, comme je te le disais il y’a quelques jours, c’est que ma priorité est d’aller bien. Alors j’observe mon corps, mon système nerveux pour voir ce dont il a besoin.

Parfois c’est de repos (lien), parfois c’est une bonne séance de sport, parfois c’est passer du temps en famille. Parfois c’est de me déconnecter des e-mails quelques jours. Parfois c’est juste rien. Être là et regarder le soleil se coucher sur les arbres. 


Je t’écris ce message parce que d’une, il est facile, quand on est un personnage derrière l’écran comme moi de s’imaginer que j’ai toujours la pêche. Parfois je l’ai. Parfois je ne l’ai pas. Et c’est ok. 

Ensuite, je t’écris, parce que nous sommes dans une société oú il y’a une injonction à être toujours partant, dynamique, présent, pour tout.

A toujours avoir envie, toujours être souriant, toujours avoir la pêche. Car sinon, tu boudes, sinon tu es désagréable, sinon tu gâches la soirée. Ce n’est pas hyper accueilli et autorisé que quand on te demande : « ça va ? » tu répondes « pas trop ».

Et pourtant, ces normal. C’est normal de connaître des émotions diverses. C’est normal de se sentir en forme un jour et moins quelques jours après. C’est normal de ne pas avoir un système linéaire, stable, toujours le même. 

Car nous sommes humains, et toujours vivants. Et quand on est vivant, on bouge, on change, on évolue. On apprend et on comprend.

J’ai appris que j’avais autant de valeur, que je sois heureuse ou triste. J’ai appris que je pouvais créer, que je sois émerveillée ou mélancolique. Et j’ai appris qu’on pouvait m’aimer, que je sois souriante et bavarde, ou que je sois silencieuse avec une ombre sur le visage.

Car chacun de ces aspects, c’est moi, une part de moi, un aspect de moi qui s’exprime, qui est vivant, qui a besoin d’être vu, entendu, perçu. 

Et plus je suis en mesure de naviguer toutes ces facettes de moi, plus je me sens solide, car c’est… moi. Je ne suis pas quelqu’un d’autre dans ces instants. 

Je suis juste moi, et ça suffit.


Ces derniers jours, plusieurs personnes m’ont écrit parce que ça n’allait pas trop, parce que beaucoup de choses bougeaient, et que c’était difficile à naviguer. 

Et j’ai envie de dire : fais-toi du bien.

Car s’il y’a une chose qu’on ne peut pas t’enlever, c’est le soin, l’acceptation, la douceur, le non-jugement, la bienveillance, la patience que tu peux accorder à toi-même.

Cela suffit. Être sympa avec soi suffit. Peu importe notre état.

Alors sois sympa avec toi. Dis-toi des mots doux. Chouchoute-toi. Et tu verras, ça va toujours mieux après de l’autre côté. Parole de celle qui a connu des milliers de vagues 🙂

Plein de douceur à toi,

Lyvia 

PS : Que t’évoque ce texte ? Quelle est ta relation avec tes émotions ? Dis-le nous en commentaire.

——

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Et pour tout achat en early bird avant ce soir (dimanche soir) je t’invite la semaine prochaine pour un appel sur : comment soigner tes traumas peut aider ta Manifestation. J’avais envie de lier les deux, dans un atelier d’exploration 🙂

À bientôt ! 

vague-tiret

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Commentaires

4 commentaires

  1. Audrey sur 21 juin 2021 à 2:34

    C’est exactement ce que je ressent ! la pression que je me mettais pour être parfaite était insupportable. J’ai décidé de faire les choses telle que j’étais avec fluidité et tant pis pour l’avis des gens !! Résultat = joie plus intense et inspiration plus présente ! Trop heureuse !
    Ton message m’as fais beaucoup de bien, merci.

  2. Delphine sur 20 juin 2021 à 7:43

    Hello Lyvia,

    Ton texte résonne tellement aujourd’hui, exactement. J’étais en train de process sur le Module 1 des 8 portes, et notais quelques questions/réflexions à partager quant à cette navigation, entre les hauts et les bas. Les hormones jouent énormément aussi, j’apprend à accepter aussi ces phases très fluctuantes… passer de moment d’extase, d’énergie et d’enthousiasme infinis, à la sensation que tout est vain et que je ne vais « jamais y arriver ». À me relever, à pousser mon business, à commencer la prochaine fresque gigantesque…Il y a encore quelques mois, cette mélancolie, fatigue, lassitude semblaient écrasantes. Et comme tu le décris dans ton message, apprendre à accepter et se laisser porter lors de ces moments permet de…s’aimer plus. Je me suis souvent demander, que ferait ma meilleure pote intérieure dans une journée grise, pre règles ou sans règles d’ailleurs. Et j’en reviens toujours à ce que tu dis: se faire du bien. Quelque soit la recette magique du moment. Ca demande de déconstruire beaucoup de croyances, mais c’est tellement puissant.
    Rien n’est permanent, et le plus on s’écoute, le plus organiquement on repasse à une autre phase, de joie par exemple.
    Merci, c’est toujours apaisant de lire ce qu’on ressent via les mots de quelqu’un d’autre =)

    • Agnès sur 20 juin 2021 à 9:19

      Merci Lyvia, merci Delphine… Intéressant cette notion de « s’aimer plus » que tu indiques Delphine. Je ne me suis jamais posé la question ainsi en matière d’amour de moi-même : je restais sur ma culpabilité à dépasser de s’aimer soi-même, je croyais être déjà dans l’amour de moi-même depuis longtemps : je m’offre un programme de Lyvia par-ci par-là, je choisis de quitter ma place pro… Mais en fait quelques indices me disaient bien qu’il y avait encore qqch qui clochait de ce côté : c’est ça ! M’aimer davantage ! Comment puis-je m’aimer davantage, moi qui me suis toujours dit que je n’étais pas de celle qui ne s’aime pas ? Et si ce n’était pas assez, tout simplement ? M’accorder encore plus de bienveillance, plus d’accueil de ce qui est, comme le raconte Lyvia, et sans doute plus de plaisir ? Il est vrai que je vois souvent le plaisir une occasion/un risque de renforcer des conditionnements dont je souhaite, au contraire, m’émanciper…par amour de moi justement… Merci encore. Merci de m’avoir lue. <3

      • Audrey sur 21 juin 2021 à 2:35

        J’ai eu exactement la même révélation cette semaine ! J’ai pris la décision de m’aimer plus parce que je le peux et c’est tellement cool de se choisir et de faire encore plus pour soi «3



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Je suis Lyvia Cairo

Écrivain, coach en relations et en sexualité, spécialisée en soin des traumas.
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