Une vie sans lundi #43 – S’écouter, s’exprimer, agir

ecouteurs 795x413 | Je me casse

Aaah.  Soupir de satisfaction. Je craque des doigts. Je commence à écrire.

Le titre de cette vie sans lundi m’est venu cet après midi. J’ai beaucoup à vous dire, mais à la fois, il me semble que c’est assez simple…

 

La plupart des personnes que j’ai interviewées, la plupart des coachs, consultants, accompagnants en entrepreunariat que j’ai rencontrés ont une chose en commun:

Leur conseil principal est de ‘s’écouter’.

 

S’écouter au moment de prendre une décision, une direction, au moment de choisir.

 

S’écouter, s’écouter?

Mais comment on s’écoute quand à l’intérieur on a cinq voix qui nous disent des choses différentes?

Comment savoir que c’est nous (moi) qui parlons, et pas nos peurs, craintes, ou au contraire une envie de prendre des risques, de vivre un peu d’excitation, en faisant fi de toute prudence?

Autant il est à la mode de se dire ‘c’est la crise, je dois rester en sécurité’, autant il monte cette pensée qui nous dit ‘ta vie doit être parfaite, efficace, productive, tu ne peux pas te contenter de peu’. J’en parle ici.

 

En allant dans une direction (ne pas se casser) ou dans l’autre (se casser), comment être sûr que c’est nous (moi) qui parlons, et pas l’une de ces voix.

Peut-être que moi, j’aime le confort et la sécurité. Et c’est cool. Peut-être que moi, j’aime prendre des risques. Et c’est cool aussi.

 

Jusqu’à aujourd’hui, je trouve difficile de discerner entre ce que je veux vraiment faire, ou ceux que je considère comme ce que des personnes à succès auraient fait.

Chaque jour apporte son niveau de ‘bruit’ qui nous tire dans une direction ou dans l’autre, et nous détourne un peu de l’essentiel. Ce qui est important pour nous.

 

Voici ma version de s’écouter.

S’écouter, c’est se rappeler.

C’est se rappeler ‘pourquoi’ on fait les choses. Quand on se rappelle pourquoi on fait les choses, il est plus facile de rester en phase avec cette raison.

Pourquoi je me suis cassée?: pour être ‘libre’.

C’est une notion très vaste, et d’aucuns diraient que nous sommes tous libres. Mais il y a des situations où je me sens moins libre que d’autres. Moins libre de créer, d’agir, de bouger.

Ainsi j’essaie d’éviter toute situation dans laquelle je risque de me sentir moins libre.

Je n’ai pas envie d’avoir à me casser à nouveau.

 

Je me rappelle ce que j’aimais étant petite, avant que tout le pragmatisme de la vie d’adulte ne m’écrase. J’aimais lire, écrire, m’isoler parfois, passer du temps avec ma famille et mes amis d’autres fois.

Jusqu’à aujourd’hui, j’aime des choses aussi simples que ça.

 

S’écouter, c’est aussi sentir

La boule dans le ventre, les tremblements, ou au contraire l’envie de sauter de joie.

En grandissant on apprend à faire comme si de rien était.

 

Quand vous étiez petits, vous vous lanciez dans une aventure avec la gorge serrée, vous? Vous disiez ‘non’! Vous pouviez peut-être vous laisser convaincre, mais il est rare qu’un enfant taise sa première intuition.

En grandissant c’est ‘suck it up’ et fais le quand même.

J’écris tous les matins, et l’un de mes exercices est de bien décortiquer et comprendre ce que je ressens à l’intérieur…

 

 

Autre difficulté, une fois qu’on s’est écouté: s’exprimer.

Combien de fois ai-je été consciente – de manière très claire – de ce que je voulais, sans pouvoir l’exprimer. ‘Cela ne se dit pas, ils ne comprendront pas, que vont-ils penser?’

Combien de fois au lieu de regarder la télé j’ai voulu prendre un bouquin – ‘mais c’est un peu associal de prendre un bouquin alors qu’il y a du monde, beaucoup plus que prendre un téléphone’ (d’ailleurs, je crie à la discrimination!).

Depuis quelques temps, je teste. Je teste l’expression de mes envies, de mes besoins. Rien de grave ne s’est passé. Testez vous aussi, vous serez peut-être surpris(e).

 

Enfin, s’écouter, et exprimer ce que l’on ressent ‘pour de vrai’ – et pas ce que l’on pense devoir ressentir, permet d’agir en phase avec soi même.

Il y a peu de chances de regretter une décision qu’on a prise en s’écoutant totalement. On ne pourra que se dire ‘j’ai fait ce que je voulais’.

Les conséquences peuvent être plus ou moins bonnes, mais il serait bizarre de se dire ‘j’aurais dû faire différemment’ quand en fait, on a suivi son intuition.

 

En exprimant ce que l’on veut vraiment, on a aussi bien plus de chances de l’obtenir.

Et pour finir, on autorise les autres à s’exprimer eux aussi.

 

S’écouter, s’exprimer, agir.

C’est ce que j’essaie de faire en ce moment. Qu’en pensez vous?

 

 

photo credit: Fey Ilyas via photopin cc

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