S’installer au mexique et créer son entreprise

Nicolas s'installer au mexique | Je me casse

Il y a quelques temps, Nicolas nous racontait comment il avait quitté la France pour s’installer au Mexique. Aujourd’hui, il nous donne plus de détails sur sa nouvelle vie, et la création de son entreprise, Vivalatina:

 

Notre installation au Mexique s’est plutôt bien passée, bien qu’elle ait été très rapide.

Nous l’avons faite en deux étapes.

La première avait consisté à venir en vacances pendant trois semaines au mois de Mai 2012. Nous avions alors acheté une voiture afin de nous rendre dans les villes où nous étions susceptibles de nous installer.

Puisque ma femme est médecin, elle pouvait espérer travailler dans n’importe quelle ville, alors qu’étant ingénieur, j’envisageais plutôt une ville industrielle. Sur notre liste de souhaits figuraient trois villes:

Querétaro, ville industrielle de taille moyenne (selon les critères du Mexique) où j’avais fait mon projet de fin d’études d’école d’ingénieur en 2004 et où j’avais déjà des amis mexicains.

Guadalajara, troisième plus grande ville du Mexique avec énormément d’industries et d’offres d’emplois qui offre tous les inconvénients d’une grande ville (embouteillages, pollution…)

Et Puerto Vallarta, station balnéaire n’offrant aucune offre d’emploi pour un ingénieur, mais avec un cadre de vie de rêve avec sa baie de 40 kilomètres de large, ses migrations de baleine et ses plages par dizaines.

 

J’avais en tête de me lancer à mon compte.

Fatigué d’être un employé et d’avoir toujours eu à vivre où je trouvais un emploi, j’avais envie pour une fois de choisir ma ville et ma femme voulait elle aussi, vivre en bord de mer.

 

Notre road-trip nous ayant amené de Querétaro à Guadalajara pour finir à Puerto Vallarta, nous avons pris la décision au bout de quelques jours dans cette ville, d’y rester et d’y tenter notre installation.

Au pire, en cas d’échec, nous pourrions toujours retourner dans une grande ville et trouver un emploi rapidement.

Nous avons donc loué une maison quatre jours après notre arrivée à Puerto Vallarta afin de réduire nos frais d’hôtels, tout en sachant que cette location ne serait qu’une première étape avant de trouver la maison dans le quartier qui nous conviendrait.

 

Ma femme resta à Puerto Vallarta et commença à chercher du travail alors que je retournais de mon côté en France pour finir mon contrat, il me restait alors 3 mois de préavis avant de pouvoir effectivement finaliser le contrat avec mon employeur.

En Juillet 2012, je quittais finalement la France pour rejoindre ma femme et ma nouvelle vie. Commençait alors pour moi mon activité d’entrepreneur.

 

Ma femme travaillait alors déjà comme médecin. Les recherches d’emploi au Mexique ne ressemblent en rien à celles de France et trouver un emploi y est bien plus simple et rapide.

Si j’avais déjà eu l’occasion de vivre et travailler à l’étranger par le passé, c’était la première fois que je me lançait dans un tel projet de vie sans date de fin en tête et surtout sans ressources, collègues ou patron pour me dire quoi faire et comment faire. Ce fut donc un changement total de mode de vie.

 

Changement de vie professionnelle

 

Passer d’employé à entrepreneur fut sûrement le changement le plus important et radical pour moi.

J’avais déjà mon projet en tête en arrivant puisque j’avais commencé une activité de vente en ligne de bijoux mexicains en argent en France (qui ne faisait que vivoter) et je souhaitais la développer en m’y consacrant à 100%.

Mon travail consisterait à faire connaître le site, essentiellement par référencement naturel. Mon projet professionnel étant de développer mes compétences en matière de référencement sur cette activité pour ensuite l’étendre à d’autres sites commerciaux en ligne.

 

Je me rappelle encore de mon premier “jour de travail”, installé sur une chaise de jardin et travaillant sur une table en plastique par 35°C, j’établis mon premier objectif: générer un trafic de 100 personnes par jour sur mon site (mon trafic était alors de 1 ou 2 par jour). Cet objectif me paraissait alors comme étant très ambitieux.

Je passe sur les nombreux moments de solitude. Il m’a fallu me former par des livres, blogs et cours en ligne et apprendre de mes erreurs.

 

Il m’aura aussi fallu apprendre à être un entrepreneur, en acceptant que mes erreurs et échecs faisaient partie de l’apprentissage et de la vie d’un entrepreneur.

C’est ainsi qu’il m’a fallu 18 mois pour passer de:

“j’essaye de monter ma boîte” à “je suis entrepreneur, je gère et développe mon entreprise”.

Je pensais alors qu’un entrepreneur gagnait forcément bien sa vie, et maintenant je sais qu’un entrepreneur peut avoir des débuts modestes,

c’est sa mentalité et sa vision qui font de lui un entrepreneur, le succès découlant du travail et de la persévérance.

 

Et je sais de quoi je parle, car sans être un exemple de réussite, depuis mes débuts il y a 28 mois avec seulement quelques visites mensuelles, mon site génère maintenant un peu plus de 12 000 visites par mois.

J’offre des services aux particuliers et aux artisans créateurs.

J’ai maintenant une vision précise de comment me développer dans les mois à venir, ayant tiré des leçons de mes échecs et mes réussites. Le graphique ci-dessous montre le chemin accompli, bien plus que je n’osais imaginer à mes débuts.

Être capable d’imaginer et de voir grand est surement le point clé d’un entrepreneur, mais cela fait peu de temps que je l’ai découvert.

 

Nicolas Trafic vivalatina 2012-2014 | Je me casse

 

Changement de mode de vie

 

Bien que je vive dorénavant près de la plage, je travaille maintenant bien plus que lorsque j’étais employé.

Ce qui a le plus changé, c’est la motivation que je ressens depuis le début de cette aventure, je saute plus que je ne sors du lit, et je vis mon travail plus que je ne travaille pour vivre.

Je sais bien que ce ne sera pas toujours ainsi et plus tard je voudrais lever le pied, mais c’est extrêmement stimulant de sentir que l’on façonne soit même son avenir et que beaucoup de choses sont possibles.

 

Je profite de la plage le week end, et parfois en semaine je m’échappe pour surfer une demi-journée.

 

Étant fan des sports aquatiques, je pratique la plongée de temps en temps avec un ami et j’ai récemment pris un cours de free-diving avec le champion du Mexique. De telles activités étaient impensables pour moi en France, ayant toujours vécu loin de l’océan.

 

Pour ce qui est de mon temps libre, j’en ai peu, mais cela est compensé par la liberté totale de gérer mon temps et mes activités extra.

Pour ce qui est des amis et de la famille, notre localisation sur la côte mexicaine est l’occasion pour eux de venir en vacances nous rendre visite et compense le fait que nous n’ayons pas les moyens de retourner en France.

Il est certain qu’en choisissant de nous installer dans une ville industrielle au centre du pays, nous n’aurions pas eu l’occasion de recevoir autant d’amis.

 

J’ai aussi beaucoup changé en terme de lectures, conscient que j’avais besoin de me former à l’économie et l’entrepreneuriat. J’essaye de lire un livre par mois sur un entrepreneur ou en relation avec l’économie.

En parallèle, j’essaye de développer mon réseau de contacts entrepreneurs, ayant beaucoup souffert à mes débuts du manque de soutien de la part de personnes expérimentées.

 

Petit bilan

Pour faire un bilan, tous ces changements m’ont poussé à m’adapter et à trouver des solutions aux problèmes. J’ai surtout changé mentalement, ayant connu l’échec et le doute, cela ne me fait plus peur.

Je les accepte et les considère comme faisant partie du parcours lorsque l’on souhaite entreprendre. Si j’avais un conseil à donner pour ceux qui hésitent à démissionner ou bien à partir à l’étranger ou bien à se lancer:

L’échec n’est connu que par ceux qui entreprennent et fait partie de tout chemin menant à la réussite.

Je vous invite à lire les biographies d’entrepreneurs à succès, vous verrez qu’ils ont tous échoués à un moment ou un autre de leur vie. Et ce sont souvent ces mêmes échecs qui leur ont donné les armes pour réussir par la suite.

 

Des questions pour Nicolas? Qu’aimeriez-vous lire dans son prochain article? N’hésitez pas à l’écrire dans les commentaires.

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