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Reconvertie d’ingénieur à thérapeute, Aurélie l’a fait!

Aurelie Ingrand | Je me casse

Aujourd’hui, découvrez l’histoire d’Aurélie, qui dans cet article invité nous raconte comment elle est passée d’Ingénieur à… thérapeute en relation d’aide!

 

Très bonne en math et en physiques, des parents s’étant rencontrés en classe préparatoire, mon avenir était facilement traçable : tu seras ingénieur ma fille!

Moi ça m’allait bien. Ça voulait rien dire et tout dire à la fois, c’était finalement pas vraiment un choix vu qu’on me promettait de pouvoir faire tous les métiers du monde en sortant d’école !

Mais pour ça il fallait une très bonne école ! Alors j’ai joué le jeu et pendant 3 ans, j’ai fait ce qu’il fallait pour intégrer une école généraliste qui me permettait de ne toujours pas choisir ce que j’allais faire de ma vie.

En école, je me suis un peu perdue au début, comme tout le monde je dirai, car l’objectif fixé était atteint et comme on passait beaucoup moins de temps à travailler, on avait beaucoup plus de temps pour réfléchir sur nous.

Qu’à cela ne tienne, le sport a finalement réussi à remplir mes journées et je suis sortie de l’école avec une impression d’être arrivée à un endroit sans savoir comment ni pourquoi et surtout sans savoir où j’étais.

 

Il fallait maintenant chercher un travail : ne sachant toujours pas, j’ai postulé partout et pour tout !

Tellement partout que je me suis vue répondre au téléphone à un recruteur : je suis désolée je crois que vous vous êtes trompé de numéro lorsqu’il m’a expliqué le poste qu’il me proposait.

Ou même cette fois lors d’un entretien, j’ai demandé un verre d’eau pour faire sortir le recruteur afin de pouvoir regarder dans ses papiers à quelle annonce j’avais répondue!

 

Je suis finalement entrée sur le monde du travail sur un poste d’ingénieur commercial plus pour la personnalité du recruteur qui m’a convaincu que pour le poste en lui-même.

Et me voila partie pour 40 ans… Mais déjà au bout de 2 ans, je sens que je ne suis pas à ma place : qu’est ce que j’apporte au monde? Rien de bien tangible…

Si je meurs demain, est ce que je serai fière de moi ?

Hum…pas vraiment.

 

 

En bonne scientifique que je suis, je voyais le monde en binaire : un problème ? une solution, il suffisait juste de trouver LA bonne.

Alors je tente des choses : je change de poste, puis de société, puis de région (on a tous eu l’espoir un jour de pouvoir laisser ses problèmes juste en partant non ?).

 

Puis je rechange de poste et de région et je reprends des études en psychologie.

Et là, ça a été le déclic. A l’origine, cette formation avait pour objectif de mieux comprendre. Mieux comprendre comment moi je fonctionnais mais aussi et surtout pourquoi les autres ne fonctionnaient pas comme moi.

J’ai beaucoup appris sur moi, sur l’humain en général et j’ai trouvé ça passionnant.

J’ai réussi à mettre plein de ton de gris dans mon monde binaire en noir et blanc.

 

Tellement passionnant que moi aussi j’avais envie d’aider les gens à mieux se comprendre, à mieux se connaitre, à voir qui ils sont vraiment et à s’aimer ainsi.

J’ai donc fait le premier choix conscient de ma carrière: un jour je vais ouvrir mon cabinet de thérapeute.

Conscient, parce que j’avais réussi à réfléchir aux principaux enjeux de cette décision : je ferai ce métier jusqu’à la fin de ma vie, mes revenus n’arriveraient plus jamais à la hauteur de ce que je gagnais à ce moment la, je serai seule et donc 100% responsable de ce que je ferai ou non.

 

J’ai eu envie de prendre un peu de temps avant de me lancer, histoire de ne pas décider sur un coup de tête.., Cela me permettrait en plus de mettre de l’argent de coté et d’être sûre de moi : je m’étais donné 4 ans. E

t puis finalement le délai s’est quand même raccourci car quand on voit la porte de sortie alors qu’on est au prise avec le feu, on a du mal à ne pas courir!

Au bout de 2 ans, mon certificat en poche, je dis au revoir à mes collègues et c’est parti pour l’aventure!

Au départ, j’ai eu un peu de mal à trouver un rythme qui me convenait. Difficile de passer d’une vie sous pression avec des horaires, des échéances des objectifs… à une vie libre!

Et au bout de quelques mois, je me suis reconstruit mon propre rythme. Entre les consultations, les ateliers de développement personnel, les différents projets…je passe mes journées à courir d’un endroit à l’autre, à rencontrer de nouvelles personnes ou à travailler avec des amis chacun sur nos sujets mais ensemble pour le café!
Tout n’est pas toujours rose bien entendu, il y a des jours de découragements, d’angoisse même parfois mais en tout cas, à aucun moment, je n’ai regretté mon choix!

Je me sens libre désormais! Libre de faire ce qui me plait quand ça me plait, libre d’être exactement qui je suis sans avoir besoin d’essayer de porter le masque de la salariée modèle. Libre de faire des erreurs mais de me pardonner beaucoup plus vite qu’avant car elles n’impliquent que moi.

Et désormais, le jour de ma mort, je pourrai affirmer que j’aurai apporté ma pierre à l’édifice!

 

Aurélie est thérapeute en relation d’aide. Retrouvez-là sur son site: aurelieingrand.fr

 

L’article d’Aurélie résonne beaucoup avec mon article de lundi. On se laisse souvent porter par ce qui nous paraît être la bonne voie, sans avoir pris le temps de choisir… jusqu’à une prise de conscience qui nous pousse à prendre notre vie en main. Le mardi 10 mars, j’organise un webinaire gratuit sur le thème: ‘Trouver une idée d’activité qui a du sens… qui me ressemble et qui rapporte’. Pour t’inscrire, c’est par ici! – Lyv

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8 commentaires

  1. Maury sur 26 mars 2015 à 11:06

    Merci de votre témoignage 🙂
    Ingénieur de formation initiale j’ai aussi suivi une reconversion et suis aujourd’hui praticienne en médecine chinoise et de retour sur mes bancs de la fac de médecine.
    Je ne me suis jamais sentie aussi libre !!!
    Belle continuation,
    Clotilde Maury



  2. Em sur 26 mars 2015 à 1:25

    Bonjour Aurélie
    Félicitations pour ce parcours.
    J’aurais vous savoir quelle formation vous aviez faite et auprès de quel organisme svp?
    Merci beaucoup
    Emilie

    PS: Lyv, j’aime beaucoup votre blog, l’énergie et la joie de vivre de vos textes



  3. Aurélie sur 27 avril 2015 à 12:19

    Bonjour,
    excusez moi pour le délai de réponse : je n’avais pas vu votre commentaire. J’ai réalisé ma formation de maitre praticien en relation d’aide à l’institut Cassiopée (http://www.cassiopee-formation.com)
    Bonne journée



  4. Aurélie sur 16 mai 2015 à 4:48

    Changer de voie n’est pas facile, mais une fois la décision prise quelle paix intérieure ! Bravo pour ce changement de voie et de vie.



  5. Em sur 19 mai 2015 à 4:39

    Merci!!



  6. Adrien sur 2 juillet 2015 à 12:20

    Bonjour,
    Intéressant de me reconnaître à ce point dans votre récit (remplacez l’école d’ingénieur par une école de commerce et nous y sommes) !
    Vous souhaitant de bien profiter d’un chemin toujours plus rempli de belles choses,



  7. […] Pour en savoir plus sur sa décision de tout quitter pour se consacrer à sa nouvelle vie de psychopraticienne en relation d’aide, voici un article qu’Aurélie a écrit pour le blog jemecasse.fr : […]



  8. Séverine sur 10 novembre 2016 à 9:27

    Merci vraiment pour ce témoignage et votre ouverture. Je me suis un peu reconnue dans votre exemple, même si le contexte est assez différent. J’ai repris des études d’informatique à 45 ans (j’étais mère-célibataire avec une petite fille à charge) après une carrière d’infirmière (je suis passée de la « thérapie » à la technique, en somme un parcours inverse au vôtre mais le processus et les défis étaient j’imagine assez semblables ;-)).
    Malgré « l’âge », les doutes envenimés par les réactions de mon entourage, j’ai trouvé un emploi dans une SSII dont le recruteur m’a avoué rechercher les profils « atypiques » comme le mien, preuve pour lui d’une ouverture d’esprit et d’une capacité d’adaptation pas toujours très répandue dans ce domaine… A ce propos, je conseille la lecture d’un livre qui m’a beaucoup regonflée dans les moments de doute : « En finir avec la crainte de changer » d’Alain Orsot , qui met le doigt sur toutes les « mauvaises » raisons (mais si bien ancrées) qui nous empêchent de nous jeter à l’eau, en nous aidant à y faire face de façon pratique.



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