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Une vie sans lundi #65 – La société marche sur la tête

La societe marche sur la tête - Champignon-Herbe-Soleil | Je me casse

(Cet article est un peu long. Si tu as un peu de temps, je te conseille de te prendre un petit verre, ou une boisson chaude de ta préférence, et de te câler confortablement pour lire cela. A toute!)

Vous avez remarqué comment, quand un sujet vous trotte dans la tête, il s’avère que tout le monde en parle autour de vous ? Cette semaine, j’avais le mot ‘révolution’ en tête. Et bien sûr, j’ai eu maintes et maintes conversations sur la révolution dans les jours qui ont suivi.

Ma conclusion est que notre société actuelle marche sur la tête.

Il y a de nombreuses choses que je n’avais jamais remises en cause, ou que je n’avais jamais cherché à comprendre, mais en évoluant en dehors de la matrice, elles commencent à se montrer sous leur vrai jour.

 

Constat numéro 1: on paye souvent pour travailler

Et d’ailleurs, la plupart des décisions que nous faisons dans la vie sont liées au fait que notre objectif principal est de travailler, et de préférence, d’avoir un ‘bon’ boulot. Par exemple, je ‘monte’ à Paris parce qu’il y a davantage d’opportunités d’emploi.

Même si au fond, je sais que je me plaindrai tôt ou tard du manque de soleil et du métro bondé. Mais au moins j’aurai un ‘bon’ boulot. Qui rapporte, et avec des possibilités d’avancement. Et souvent la réflexion s’arrête là. Le travail est la finalité. Et on ne se demande plus pourquoi on le fait.

C’est ainsi qu’on paye un loyer plus cher pour habiter là où on travaille, qu’on paye le transport pour nous y emmener tous les jours, qu’on paye en temps de transport et finalement en qualité de vie.

On paye pour travailler. Et on ne sait plus pourquoi on travaille.

Ce n’est pas le cas de tous, mais j’ai pu constater que rares sont les personnes qui disent s’être installées à Paris parce que c’est l’une des plus belles villes du monde, qu’elle inspire et stimule. C’est dommage.

 

On peut étendre cette réflexion aux études. J’ai grandi en Guadeloupe, et ai fait mes études à Paris. Au lycée, j’avais de bonnes notes. Au moment de décider de ma filière de Bac en fin de seconde, j’étais en mesure d’aller dans n’importe laquelle.

Je rêvais de faire un bac Littéraire. Je me voyais passer mon année de terminale à lire et à philosopher. Mais finalement, j’ai fait un Bac scientifique. Parce que cela ouvrait plus de portes. Parce qu’on pouvait ‘tout’ faire, parce que c’était la voie royale pour trouver ce fameux ‘bon’ boulot…

Ah, ce mythe du bon boulot

Du coup j’ai fait des maths. Je ne regrette pas, bien sûr, mais je me rends compte que c’est l’un des premiers choix que la société a fait pour moi, et qui allait impacter ma vie de manière conséquente.

De ‘voies royales’ en ‘voies royales’, j’ai fait un Master en Finance. Durant les trois dernières années d’études, j’ai effleuré un questionnement. Qu’est-ce que je fais ? Pourquoi j’ai fait ça?  J’aime pas ça. Mais que faire d’autre?

L’erreur qu’on fait c’est de croire qu’un ‘bon’ boulot va résoudre tous nos problèmes, pour le reste de notre vie. J’ai eu la chance de faire Dauphine, qui ne coûtait pas très cher à l’époque. Une école avec d’excellents professeurs, une formation de qualité.

J’ai fait des études pour avoir un ‘bon’ boulot, mais au moins je n’ai payé qu’en temps.

Certains ont payé en jeunesse (deux années de prépa intensive pour rentrer dans une grande école de commerce) puis en milliers d’euros (pour payer cette même école).

Et jamais, jamais on ne s’est demandé pourquoi on faisait tout ça, jusqu’au jour où on s’est retrouvés assis devant des feuilles Excel à déprimer. C’est là qu’on réalise qu’on s’est fait avoir. Qu’on s’est fait couillonner [beep] par ce faux Saint-Grââl.

Tous nos problèmes devaient être réglés, on nous l’avait promis.

Eh bien non.

Jusqu’à la prise de conscience qui nous pousse à nous casser, tout ce qu’on aura fait, c’est payer pour travailler pour ensuite acheter des problèmes, souvent à crédit.

 

Constat numéro 2: Travailler, c’est dans bien des cas… souffrir

Bien sûr, je sais que parmi nous, certains ont fait des choix tout à fait conscients et éclairés pour atteindre leur objectif de vie. Je sais que parmi mes amis médecins, certains se sont lancés dans ses études avec davantage en tête que ‘au moins j’ai un boulot assuré’.

De même, parmi mes amis banquiers, certains sont carrément fascinés et intéressés par la finance. Donc non, tout le monde n’a pas mordu à la carotte du ‘bon’ boulot.

Mais ceci dit, le boulot qui craint, ça devient la norme, et c’est dommage. 

Dans les conversations que j’ai, j’ai remarqué que le travail est souvent découplé du plaisir. Ce sont deux choses qui ne vont pas bien ensemble. Et cela se comprend. ‘Travail’ vient du mot latin ‘tripálĭum’ qui est un instrument de torture.

Ça change bien sûr, on commence à se dire qu’aimer son travail, ce n’est pas si aberrant que ça. Mais cela reste une exception chez beaucoup.

Au fond, pourquoi court-on après ce ‘bon’ travail? Parce qu’il faut bien manger. Parce qu’il faut pouvoir payer le loyer. Et payer l’éducation des enfants. On oublie qu’en courant après ce boulot, toute notre vie, ce qu’on cherche, c’est en fait à vivre confortablement.

On a oublié que le boulot était un outil. Or dans notre société, il est souvent vu comme une fin. [Tweete-ça !]

80% des personnes qui m’écrivent sont malheureuses au travail, et peu épanouies. Et elles m’écrivent justement parce que la porte de sortie n’est pas évidente. « Si j’arrête, comment je vais vivre? »

Je me rends compte qu’en France, pays occidental censé être un exemple social, une grande partie de la population souffre car enfermée dans un système dont elle a du mal à sortir. Le travail devient alors souffrance, et l’on se retrouve dans un piège.

On travaille pour payer la vie qu’on s’est créée en travaillant.

Travailler pour payer une vie qui consiste à 50% à… Travailler. Cela ne fait pas de sens.

 

Constat numéro 3 – On oublie pourquoi on travaille

Transition directe avec le constat numéro 2. J’ai écrit tout un article dessus ici.

Une façon plus efficace de voir les choses – qui n’en serait pas moins profitable économiquement – serait de complètement remettre en cause ce système. Imaginons, une page blanche.

Qu’est ce que le travail?

Travailler, c’est contribuer à la société et recevoir quelque chose en retour.

(c’est ma définition, pas celle du Larousse)

Or on a transformé le fait de contribuer à la société en ‘contribuer à une société’. Et on a transformé cette contribution en une obligation désagréable.

Cependant, on ne contribue vraiment que lorsque l’on voit l’impact positif de ce que l’on fait, vous ne pensez pas? Si l’on ne voit pas l’impact de notre contribution, alors pourquoi travaille-t-on?

Pourquoi ce travail devrait-il représenter une souffrance, matérialisée par une hiérarchie lourde, des réponses à des exigences qui ne nous touchent pas personnellement, des réunions à rallonge et des longs trajets en transports?

Quelle est la raison pour laquelle on s’inflige cela?

Est-ce pour grimper les échelons et avoir une vie plus confortable plus tard? – Pourquoi attendre?

Est-ce pour avoir de la reconnaissance? – Ainsi on ne pense pas en avoir autrement qu’en travaillant dans un métier qui nous plait moyennement?

Tout cela n’a pas de sens.

Comment le dit Pierre Rabhi, nous travaillons dans des boîtes, et nous nous déplaçons en caisse. Nous vivons dans des boîtes. Nous dansons même en boîte. Nous passons de boîte en boîte jusqu’à atteindre la boîte finale.

Une vie en boîtes? Cela n’a pas de sens.

Vous savez, les personnes qui m’écrivent qu’elles ont envie de se casser, ce ne sont pas des personnes qui veulent ‘arrêter’ de travailler, et donc de contribuer. Au contraire, je sens ce feu qui vibre en elles. Cette envie de vraiment avoir un impact. De compter dans la société.

Sauf que la phrase qui suit des paragraphes d’excitation est souvent.. « Mais pour l’instant, je dois rester à mon travail pour continuer à payer le loyer et mes charges. »

Et moi j’ai envie de leur dire: « mais attends, tu veux aider les gens, tu veux avoir un impact. On a besoin de toi! Il faut que tu le fasses ».

A encourager un marché du travail où les talents, les envies, les passions ne sont pas mises au cœur des préoccupations, on perd énormément de potentiel. 

Et cela n’a pas de sens (non, toujours pas).

Constat numéro 4 – La contribution directe à la société est souvent peu valorisée

Dans une émission sur le Bonheur au travail sur Arte [Rediffusion ici] l’un des intervenants m’a interpelé en parlant des ‘Bullshit jobs’ (traduisons des ‘jobs bidon’).

Il expliquait que les personnes qui contribuent le plus directement à la société – à savoir les ouvriers, les producteurs, les personnes qui ont des emplois manuels – sont souvent les moins bien payées. Alors qu’en contrepartie, les métiers non indispensables dans la hiérarchie – ceux de managers, de directeurs – sont souvent les mieux payés.

(Personnellement, je pense que la création d’une hiérarchie, et de métiers d’encadrement sert beaucoup à créer un nouveau ‘Saint-Grââl’, une incitation à rester plus qu’une nécessité profonde… mais je m’égare).

J’ai eu un de ces bullshit jobs. J’ai passé beaucoup de temps devant des feuilles Excel et des Power Point. J’avais beau me dire que de niveaux en niveaux, faire des tableaux croisés-dynamiques devait avoir un impact sur le client final de la banque qui était mon client à l’époque, je n’y croyais qu’à moitié.

Et pourtant, ce métier faisait partie des mieux payés pour les gens de mon âge. L’évolution possible de carrière était enivrante. Si on se débrouillait bien, dans dix ans on roulait en Aston Martin. On avait une super belle carotte.

On pouvait avoir un impact, bien sûr. J’ai fait maintes missions de volontariat, et en développement durable. Mais ce n’était pas le coeur, malheureusement.

Vous imaginez le boulot d’une femme de ménage. La pénibilité du travail, et les horreurs qu’elle doit voir? Alors que si elles n’étaient pas là, nous ne pourrions littéralement pas respirer, comment se fait-il que ces personnes soient payées si peu?

Une amie m’a fait la même remarque sur les aide-soignantes, qui sont celles qui passent le plus de temps avec les patients, et qui pourtant sont peu payées.

Venant d’une famille modeste, je me suis souvent posée la question. Pourquoi les personnes qui contribuent le plus directement ont souvent les métiers les moins bien payés, ou les moins valorisés?

Alors on fait quoi?

 

J’ai trouvé une solution assez simple.

Remplaçons, dès l’enfance, l’idée de ‘travailler’ par celle de contribuer à la société, peu importe la forme. [Tweete-ça !]

Cela veut dire que le petit qui sait cuisiner, on lui dit: « oh la la, tu vas en rendre heureuses des personnes avec ces gâteaux » et non pas « jamais de la vie tu fais un CAP Cuisine! ». (Heureusement qu’avec Top Chef, le métier de cuisinier est devenu super sexy!)

Cela veut dire une société oú chacun contribue en fonction de ses talents, de ce à quoi il est bon, de ce qui le fait vibrer. De ses passions, de des envies. Parce que mon Dieu, cette personne peut tout chambouler!

Cela veut dire société oú les services indispensables comme le ménage, l’éducation des enfants, le soin des personnes âgées sont valorisés, et non pris pour acquis.

 

La société marche sur la tête, et c’est à nous de la retourner!

Cela veut dire partir de nous, et voir comment on peut réellement y contribuer. Cela veut aussi dire transmettre le message autour de nous et rappeler que travailler n’est pas une fin en soi, mais un outil pour avoir la vie que l’on souhaite.

C’est aussi changer la façon dont on communique. Nombre des personnes qui s’ennuient au boulot le voient comme une fatalité. Ce n’est pas le cas. Nous sommes tous maîtres de notre vie, il suffit de se bouger.

Il y a une porte de sortie. À nous de décider qu’on en a marre de bosser pour bosser, et qu’on veut vraiment contribuer, à hauteur de nos talents.

Personne n’est profondément fainéant. Personne n’a juste envie de se la couler douce toute sa vie. Je pense qu’au fond, nous voulons chacun laisser une mini-marque, on veut compter. On veut que notre vie ait eu de l’importance. Et c’est pour cela qu’on doit se battre aujourd’hui.

 

Révolution !

Comment je contribue, moi, Lyvia?

En attendant que la révolution prenne et qu’on refasse la société marcher droit, moi, présidente Lyv je m’engage à faire ce qui est dans mon pouvoir pour vous aider à vous casser d’un boulot qui ne vous correspond pas – ou à faire en sorte qu’il vous corresponde – et à vous aider à changer le monde.

Voici ce que vous pouvez faire aujourd’hui :

1 – Rejoignez le groupe Facebook gratuit ‘Je me casse’, ouvert à tous les révolutionnaires (et ceux qui préfèrent rester au chaud et laisser ces fous s’agiter :-))

Tout le monde est bienvenu, du moment que vous venez avec un esprit positif.

Pour rejoindre le groupe, demandez à être ajouté en cliquant ici ou sur l’image:

jemecasse fb groupe | Je me casse

 

2 – Inscrivez-vous au mini-cours gratuit 7 jours pour kiffer parce que la révolution commence par soi-même !

Je m’inscris au mini-cours gratuit

3 – Si vous avez un peu de sous, et que vous avez laissé tombé l’idée de l’Aston Martin..

Jetez un oeil à mon programme de 12 semaines pour trouver une idée d’activité qui a du sens pour vous, et qui en plus, vous rapporte des sous (cash-ing!) – Plus d’infos ici

 

Voilà, vous êtes maintenant armé-e pour participer à la révolution qui verra chacun valoriser ses talents et vivre une vie épanouie. Yiha!

 

A vous: Dans les commentaires, dîtes-moi:

Êtes-vous d’accord avec moi ? Est-ce que la société marche sur la tête ?

Si oui, que peut-on faire pour améliorer les choses?

Si non, qu’est-ce que vous appréciez particulièrement dans la société telle qu’elle est? 

– Joyeux lundi à tous!

 

F

31 commentaires

  1. Guillaume sur 2 mars 2015 à 7:19

    Oui, le monde marche sur la tête. C’est pour ça qu’en yoga on fait mettre les gens sur la tête, cela leur permet de voir la réalité en face 😉
    Plus sérieusement je suis à 200% d’accord.
    Cette prise de conscience n’est pas évidente et cela prend parfois du temps.
    Amicalement



  2. beatrice sur 2 mars 2015 à 9:56

    Super ton article Lyv ! Et en plus de payer cher pour travailler, certains vont même jusqu’à payer le prix extra fort pour s’engouffrer sur les routes bondées du ski et refaire la queue la-bas ! Jamais compris ces transhumances… Le vide, le creux, le désert du lundi, moi j’adore, il me remplit !



  3. Anne-So sur 2 mars 2015 à 10:25

    Oh comme je suis d’accord avec toi… Et comme la société a besoin de gens passionnés et impliqués comme toi ! Merci pour cet article Lyv et si tu te présentes aux présidentielles, je voterais pour toi !
    Non vraiment, tout ce que tu dis dans ton article, cet écart entre ce que la société nous pousse à faire et ce qu’on veut vraiment, cette incohérence entre les métiers indispensables souvent dénigrés et ceux non-indispensables mis sur un piédestal… c’est tellement vrai.
    Et ce manque de sens, ce sentiment d’être inutile je le vois autour de moi (et ça a été ma situation aussi).
    Remettons la contribution au centre de la société et dégageons l’idée de « travail » !!



  4. Sébastien sur 2 mars 2015 à 10:26

    Ce que je lis là tombe à pic dans ma vie pour me booster et me remettre en cause. Merciiii !

    Le premier soucis dans ces vies réglées, c’est qu’on a plus conscience de l’essentiel ! Donc merci pour l’article, il me permet de reprendre conscience d’un autre possible 😉

    Ce que ça m’évoque aussi c’est…..nos peurs : de manquer, de pas y arriver, de perdre du confort, etc….ainsi que ces rêves qu’on se donne pour le futur : maison, voiture,….en oubliant le présent !

    Pour le moment, je trouve mon salut dans le développement personnel, qui aboutira à ce changement de vie qu’on attend tous !

    Merci encore Lyv, de nous rappeler la direction, à bientôt !



  5. Margot sur 3 mars 2015 à 12:41

    Bien d’accord !

    Petite je voulais être fleuriste ou fromagère (seulement si j’avais une machine à pâtes fraîches!!). Je crois aujourd’hui que j’aimais l’idée d’être autonome et d’avoir ma boutique tout en faisant un métier au contact de beaux produits. Mais je marchais bien à l’école et j’ai donc été jusqu’au bac S aussi pour « m’ouvrir toutes les portes » et après … c’était un peu le flou et je commence seulement maintenant à chercher activement quel métier me conviendrait en essayant de mieux me connaître.

    Au fond ce n’est pas grave. Ce long cheminement nous donne une ouverture d’esprit, des diplômes et des facultés à rebondir que nos aïeux n’avaient pas toujours.

    Vive les « bac+… » qui reprennent des études de cuisine ou s’installent à la campagne! Ils redorent le blason de nombreux métiers à forte « valeur sociétale ». Il reste encore du boulot pour rentre attractif le métier d’agent d’entretien ou d’aide-soignant mais la rémunération est un bon moyen pour commencer.
    Plafonner les salaires et y inclure une notion de service sociétal me paraît une priorité si l’on veut relancer un ascenseur social pour tous et un certain style de « vivre ensemble » européen.

    Sans oublier que la sobriété heureuse prônée par Pierre Rabhi a le pouvoir de libérer les travailleurs car, en possédant peu (de biens, d’assurances et de prêts), on est libre de dire « non merci » à de fausses bonnes « promotions » et on se concentre sur l’essentiel.

    🙂



  6. Aline sur 3 mars 2015 à 6:09

    Bonjour !
    D’accord, totalement d’accord avec le fait que cette société là, avec ce fonctionnement là, va dans le mur.

    Et c’est d’ailleurs pourquoi j’ai aussi décidé de me  » casser » il y a un an et commencer à songer à que faire. Je suis partie de mon travail de chercheur en biotechnologies, qui plus est dans un labo situé dans les Domtom (donc un style de vie déjà bien sympa!) mais voilà : la recherche Française, c’est un truc magique de l’extérieur, mais j’ai été extremement deçue par le monde de la recherche, un monde d’égos alors que de l’exterieur je voyais la beauté de l’accès à la connaissance. Triste constat qui m’a fait perdre le sens de tout ça.

    Qq mois plus tard et de longues réflexions, me voilà sur le chemin de ce que je me suis toujours interdit : de l’art. AMEN ! j’ai TOUJOURS voulu faire ça et j’avais choisi mon ecole d’ingénieur …parce qu’il y avait une filière art plastique en « loisirs »… belle blague.
    A priori , mes choix se tournent aujourd’hui vers la realisation de documentaires, mais plus le temps passe, plus je vois aussi le reste : dessin, photos,

    Une question cependant , que je me pose souvent : est ce si tout le monde s’écoutait vraiment il y aurait du monde dans tous les types de boulots dont une société a besoin ? (celle ci ou une autre, plus douce, qu’on espère voir un jour )…
    Ma reflexion n’avance pas à ce sujet, alors que je suis 100% convaincue que oui, la vraie façon de travailler, c’est d’être heureuse d’être lundi ! Facile quand on aime l’art et qu’on a qu’une envie, passer des messages, du beau, apprendre, concrétiser des projets qui me tiennent à coeur !

    Au plaisir d’échanger à ces sujets !



  7. Agnes sur 3 mars 2015 à 8:39

    Tout à fait d’accord avec toi Lyv, on marche carrément sur la tête ! On travaille pour travailler, pour faire comme tout le monde, on se dit qu’avec 2 maisons et 2 voitures on sera plus heureux, mais ce n’est pas ça la vraie vie ! Merci de lutter comme tu le fais et de nous donner l’exemple !



  8. f6 sur 3 mars 2015 à 10:52

    Savais-tu que tu avais une sœur spirituelle ? Elle a fait une école de commerce alors qu’elle n’en avait pas envie, elle se retrouve à faire des tableurs excel qui l’ennuient et rêve de changer de vie. Ta passion l’écriture, elle la BD. Tu as créé jemecasse.fr, elle a créé jeveuxvivre.com …. et vos deux sites sont tops à leur manière !
    Il était de mon devoir de vous mettre en contact 🙂
    Bonne continuation.



  9. Gaëlle sur 3 mars 2015 à 11:25

    Je suis d’accord à 100% avec ce que tu écris !! D’accord aussi avec le 1er commentaire qui dit que ça prend du temps de se rendre compte de ça. Réussir à sortir de cercle infernal (travailler pour vivre pour… travailler ??), c’est long et ça demande de sortir des sentiers battus.
    Bonne journée

    Gaëlle (devant un Excel et 2 PowerPoint) (plus pour longtemps !!)



  10. Lyv sur 3 mars 2015 à 11:45

    Ah, topissime! Je vais regarder 🙂



  11. Lyv sur 3 mars 2015 à 11:49

    Coucou Aline, dans mes réflexions sur le sujet, un ami m’a fait une remarque que je pense juste. Si des boulots sont nécessaires à la société (femme de ménage, ouvrier, aide-soignante, éboueur, etc.), alors, pour que des personnes aient envie de les faire, il faut les valoriser, et non pas les stigmatiser. Si l’éboueur et la femme de ménage sont vus comme des personnes qui, au fond, prennent soin de la société, et sont payées en conséquence, peut-être que ça peut marcher…



  12. Psycho-Boook sur 3 mars 2015 à 12:12

    Bonjour Lyv,
    je suis totalement d’accord avec toi, la société de nos jours nous met dans des boîtes et on passe notre temps à nous demander comment faire? Si nos factures vont passer, si l’essence ça va aller et j’en passe.
    Quoi faire pour renverser ce mode de société, je ne sais pas vraiment, mais je pense que déjà, toi en soulevant la question tu fais beaucoup. Car tout ceux qui te lise y pense, vont en parler et faire réagir petit à petit plus de monde.

    Je me suis beaucoup retrouvé dans ce que tu dis et ça m’a fait réfléchir sur un rendez-vous que j’ai eu avec la mission locale. Du coup je me suis dis « mais mince , au final tout nous amène à vouloir penser qu’il faut absolument un « bon » travail »
    ça fait un peu peur d’ailleurs.

    En tout cas bonne continuation 😉



  13. Sophie sur 3 mars 2015 à 5:37

    Cette société qui marche sur la tête me hérisse le poil chaque jour de plus en plus… ça vient titiller une partie de moi qui souhaite s’exprimer, se sentir utile, faire ce pour quoi elle est faite…

    Je suis aujourd’hui dans une phase de transition de vie, me voilà sans activité après avoir décidé de mettre en liquidation mon entreprise, car on peut travailler pour soi et ne pas être à sa place aussi. Moi je n’ai pas eu besoin d’un patron pour me pourrir la vie, mes croyances limitantes s’en sont chargées toutes seules ! 🙂

    bref tout ça pour en venir au fait que aujourd’hui je veux croire à un autre monde, je veux croire à tout ce que tu écris dans ton article Lyv… changer de paradigme prend du temps, et la vie nous confronte souvent aux vieilles croyances tenaces d’auto-sabotage, et l’inconscient collectif nous rattrappe régulièrement… cela me demande beaucoup d’ancrage et de présence pour garder la foi et suivre ma flamme intérieure… ton site me permet de garder le cap, ton travail me permet de ne pas me sentir seule sur mon chemin personnel, et me rappelle à l’ordre quand je flanche un peu…

    Ce qui est clair aujourd’hui pour moi c’est que je ne veux pas perdre ma vie à la gagner…
    Je n’ai pas encore, à ce jour, d’idées constructives à partager avec vous, car je suis en train de vivre ce changement à l’intérieur de moi, mais je fais partie de ces révolutionnaires, à mon humble niveau !

    Avec vous de tout coeur !



  14. Virginie sur 3 mars 2015 à 8:24

    Mais on suit des routes parallèles! J’ai exactement le même raisonnement que toi!
    Je considère aussi qu’on marche sur la tête!
    J’ai récemment regardé le documentaire de la BBC sur les super-riches…. C’est effrayant de voir que finalement, dans chaque classe sociale, les gens sont prisonniers de leur statut et que peu mesure les conséquences désastreuses de cette organisation sociale sur les êtres humains.
    Nous, êtres humains nous ne devrions pas vivre de cette façon, où chacun est mis dans une case. Comme tu le dit, les talents de chacun devraient être reconnus et je pense sincèrement qu’on aurait une société plus harmonieuse.



  15. Laure sur 3 mars 2015 à 11:05

    Super article Lyv, j’aime beaucoup ! Et c’est bien vrai malheureusement…
    Mais je pense que les choses commencent à changer, bien que cela risque de prendre un certain temps, le temps que les consciences et les systèmes changent.
    (Et j’y pense Guillaume, j’ai du mal justement avec les postures inversées… il faudrait que je m’y penche un peu plus :-D)



  16. Céline sur 4 mars 2015 à 6:41

    Bonjour,
    Cet article décrit parfaitement ma pensée et mes nombreuses réflexions du moment.
    Je travaille dans le secteur de la banque – finance d’entreprise, et depuis plusieurs années, je ne me sens plus à la place. Quand je finance des robots industriels qui vont mettre au chômage 50 salariés, c’est clair que je me demande à quoi je sers si ce n’est à fabriquer encore plus de misère sociale. Je ne trouve plus de sens à ce que je fais. J’envisage depuis longtemps déjà de faire autre chose, de me rendre plus utile, de contribuer vraiment à quelque chose pour lequel j’ai un véritable intérêt. Le problème est de trouver quoi … J’ai beau chercher, me questionner, je ne parviens pas à trouver une idée qui me permettrait de me lancer ne serait-ce déjà que sur mon temps libre pour voir si cela fonctionne… Comment trouver l’inspiration ?

    Merci pour ce site, et pour vos articles qui décrivent si bien ce que nous sommes de plus en plus à penser.



  17. Lyv sur 4 mars 2015 à 10:20

    Viens à mon webinaire gratuit mardi prochain, c’est le type de questions que nous allons couvrir 🙂 https://lyviacairo.com/idees-activite
    Si tu ne peux pas être au webinaire, inscris-toi et tu recevras le Replay.



  18. f6 sur 5 mars 2015 à 11:10

    Salut Lyv,
    J’avais laissé un petit commentaire te disant que le site jeveuxvivre.com te plairait surement beaucoup, mais il s’est peut-être perdu. Vos deux sites racontent chacun à leur manière des histoires qui se ressemblent….et que je prends beaucoup de plaisir à suivre. Bonne continuation !
    F6



  19. f6 sur 5 mars 2015 à 11:11

    Salut Lyv,
    J’avais laissé un petit commentaire te disant que le site jeveuxvivre.com te plairait surement beaucoup, mais il s’est peut-être perdu. Vos deux sites racontent chacun à leur manière des histoires qui se ressemblent….et que je prends beaucoup de plaisir à suivre. Bonne continuation !



  20. Lyv sur 5 mars 2015 à 1:19

    Coucou! Si si, il a été publié. J’ai remarqué que les commentaires ne s’affichent pas toujours bien sur la page. Tu as essayé de recharger en faisant CTRL+R pour effacer le cache?



  21. Aurelie sur 6 mars 2015 à 4:58

    Tout à fait d’accord avec toi Lyv !
    Ça fait d’ailleurs du bien de lire des choses qui me parlent autant, ça rebooste quand on a l’impression d’être un ovni dans ce monde.
    Une éventuelle solution ? Pour l’instant non, malheureusement. Enfin si, pour moi l’encadrement des salaires est une chose obligatoire. Si l’argent ne nous retournait pas le cerveau, peut être que nous marcherions sur nos pieds.



  22. assurance auto pour jeune conducteur sur 7 mars 2015 à 8:27

    Hâte de lire tes futurs posts! C’est toujours un bonheur !



  23. Juliejoursdeglisse sur 8 mars 2015 à 12:19

    Salut Lyv!
    Je n’ai pas encore tout lu: je suis au Népal et l’internet est un peu longuet 🙂
    Merci pour cet article tellement vrai! Des gens que je viens de croiser m’ont mis dans les mains le livre « solutions locales pour un désordre global » qui est une successions d interview de gens (P. Rabhi et Vandana Shiva entre autres) qui abondent dans le sens d’une redécouverte de ce dont on a vraiment besoin et d’une révolution sociale… Aprés la crise…la prise de conscience! J’ai bon espoir en lisant ton article et tous les commentaires de ces gens motivés ( qui d’ailleurs sont á 90% des femmes, la révolution est en nous! 🙂



  24. T-off sur 8 mars 2015 à 1:58

    c’est à mon avis (perso) un problème de société…
    « les jeunes » font des études pour faire des études et « plaire » à je ne sais qui…
    et quelques années plus tard, on retrouve des jardiniers bac+12 ou des caissières de supermarché avec bac+7 ou encore des femmes de ménage ou femme de chambre avec bac+3 !!!
    y’a pas un problème de société… LA ???
    http://www.leherissonvoyageur.fr/devenez-autodidacte-extreme.html#more-344
    à 18ans je m’inscrivais à mon compte, et aujourd’hui je prône le offshore par dégout des conneries qui continue depuis plus de 30ans !!!
    :/



  25. graignic sur 8 mars 2015 à 10:47

    Tout a fait d’accord, cet article tombe a point nommé. .. pour moi le changement est en marche, ce sera a l’étranger au senegal dont je reviens présentement, en train, mais voilà comment mettre en place notre activité qui permettra au projet de vivre et se substituera a mon activité salariée actuelle. Oui j veux contribuer a un monde meilleur, que ma vie ait un sens. Mille merci je vous suis



  26. Kévin sur 9 mars 2015 à 10:48

    Je pense la même chose que vous, et pour réfléchir à ce que je pourrai changer j’en reviens à faire le maximum d’heures de travail pour avoir le maximum de jours de congés par la suite, travail plus pour pouvoir travailler moins, c’est fou… (ma famille habite loin et le temps partiel ne permet pas d’avoir de longues périodes de congés)
    En tout cas c’est sûr qu’avec la tête dans le guidon, on va tous droit dans le mur. Peut-être une solution est de s’orienter avec force vers l’idée d’un revenu de base pour nous laisser le temps vraiment de réfléchir tout ensemble sans avoir la peur de survivre déjà…

    http://revenudebase.info/



  27. viv sur 12 mars 2015 à 1:02

    Salut Lyv ! Je suis entièrement d’accord avec ton article. La transition sera longue mais elle a déjà commencé. Cela prend toujours du temps et cela demande toujours beaucoup de courage d’ouvrir les yeux et prendre conscience de ce qui ne « tourne pas rond » dans notre tête et dans le monde !
    Mais comme a dit un internaute : après la crise, la prise de conscience. Et cette prise de conscience s’opère d’abord individuellement. Restons confiant, un changement s’opère dans la société, à pas de fourmis certes mais la révolution est en marche !
    Des activités comme le yoga, la méditation aident à tendre vers le meilleur, alors courage et allons-y !



  28. Emilie - #MyHappyYoga sur 23 mars 2015 à 12:20

    Hello Lyv! Chouette article plein de bonnes paroles! D’ailleurs, j’ai voulu retweeter ta phrase sur l’éducation, mais trop long… Dommage.
    Je découvre ton blog aujourd’hui, je le trouve plein de vie. Merci pour ça. Après avoir passé une bonne partie de la matinée à te lire, je me suis dit qu’il était temps de commenter 🙂

    Pour ma part, « je me casse » dans un mois. J’ai décidé de quitter ma vie de salariée pour me consacrer à 100% au Yoga. C’est une sacrée épreuve. En fait, je pensais au début que ce serait hyper facile. C’est une évidence pour moi d’enseigner le yoga. J’ai enfin compris ce que je voulais faire de ma vie, et je suis ultra motivée. Et puis, cette liberté, elle n’a pas de prix.

    Comme beaucoup, je me suis lancée dans des études, puis une vie pro qui n’était pas vraiment la mienne. J’étais plutôt douée à l’école, j’adorais étudier un tas de trucs. Alors tant qu’à faire, autant en faire le plus possible et pour gagner le plus possible aussi. Fatale erreur.

    Aujourd’hui, je pense que j’ai trouvé ma voie, mais il y a encore du boulot! Etre encore entre 2 jobs depuis 6 mois, c’est lourd. Et puis évidemment, se lancer dans l’aventure, c’est aussi excitant que flippant!
    A bientôt! 🙂



  29. chouchou sur 10 avril 2015 à 12:17

    bjr lyv
    j’adore ton atricle surtout quant à la notion de contribuer au lieu de travailler; je travaille à la banque et quand on sent qu’on n’a plus aucune valeur ajoutée à part attendre la fin du mois pour payer les charges de la vie qu’on s’est créée en travaillant (nourrice; trp; …) on s’engouffre dans un pétrin ; je vois qu’il est d’en sortir et de créer une vie plus épanouissante.
    a bientot



  30. Aurélie sur 16 mai 2015 à 6:07

    Hé oui, la société telle qu’elle est aujourd’hui nous encourage à travailler plus… pour gagner plus (ou pas d’ailleurs)… et dépenser plus… et travailler plus. C’est le serpent qui se mord la queue… Mais il n’est pas si simple de lever le pied et d’affronter ses peurs (notamment financières). Et pourtant, je crois que cela en vaut la peine…



  31. […] illustre cette idée et secoue bien comme il faut le monde du travail dans cet article. Vraiment […]



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