Une vie sans lundi #82 – No plan B

No plan B | Je me casse

Comment serait votre vie si vous n’aviez pas de plan B ? Comment serait votre vie s’il n’y avait pas d’alternative à vivre la vie que vous voulez ? Si la seule possibilité était de vivre une vie que vous kiffez pleinement, dans laquelle vous êtes épanoui-e, et dans laquelle vous ne vous dites plus ‘et si…’

Deux ans que je me suis cassée. Et deux ans que j’oscille entre avoir « No plan B », et avoir des plans de A à Z.

« Au pire, si ça ne marche pas, je serai salariée »

ou « Au pire, si ça ne marche pas, je rentrerai vivre chez ma mère quelques mois ! ».

 

C’est ce que je me disais au début, pour me rassurer. J’avais un filet de sécurité. Quand j’ai recommencé à travailler dans une startup il y a quelques mois, le filet de sécurité c’est fait plus grand, plus costaud. « Au pire, je pourrais rester avec cette équipe un an, deux ans, le temps que… ».

Sauf que mon corps n’en a pas voulu du filet de sécurité. Il m’a dit : soit t’y vas, soit t’y vas pas, mais les deux à la fois, ce n’est plus possible. Pas de plan B. Seulement un plan A vers lequel ma tête, mon torse, mes bras tendent, se plient, se penchent. Une seule direction. Une seule intention.

 

Ne pas avoir de plan B, c’est se dire : je ne vivrai pas à moitié. Les choses seront aussi formidables qu’elles puissent être, et pas autrement. Je ne me contenterai de rien. Et je m’engage pleinement et entièrement.

C’est se dire : « C’est ça, ma vie aujourd’hui, et je désencombre mon cerveau de toute autre possibilité ».

 

Quel est ce plan A, pour moi ?

Ce plan A c’est consacrer le reste de ma vie à changer le monde, à ma manière. C’est continuer de prêcher la bonne parole qui consiste à dire qu’une vie à moitié vécue n’est pas acceptable. C’est écrire, beaucoup.

C’est aussi accepter la folie et l’excentricité de la vie que j’ai choisie. Celle qui fait les gens dire ‘tu es bizarre’, ‘tu es différente’ ou même ‘tu es folle !’.  Celle qui consiste à m’isoler derrière un écran des heures d’affilée, à me réveiller seulement quand je n’ai plus sommeil, à travailler 3 comme 12 heures par jour, et à ne rendre de comptes à personne, à part ceux et celles qui me font confiance.

Ce plan A, c’est décider que je crée chaque jour le genre de vie que je veux avoir. Avec les seules contraintes que je me suis moi-même imposées.

 

Il y a plus d’un an, j’avais écrit ‘Une vie sans lundi… pour de bon ?‘ où j’exprimais cette envie d’être 100% libre. Mais entre l’envie d’être libre, la sensation d’être libre, et être vraiment libre dans sa tête, il y a une légère différence à chaque fois.

Je sais que nombreux sont celles et ceux parmi vous qui sont à l’état de test, qui viennent tout juste de prendre le risque, et qui s’accrochent encore à leurs filets de sécurité. Parce que soyons honnêtes, si vous ne les aviez pas, vous n’auriez pas sauté ! Or nous on veut que vous sautiez, donc merci à ces filets !

 

Mais fermez les yeux, et imaginez une seconde. Votre vie ‘idéale‘, votre vie rêvée. Elle n’arbore pas forcément strass et paillettes, mais elle correspond à votre idée de la réussite. Fermez les yeux et imaginez que c’est ça votre vie, et qu’elle n’est pas autrement. Que vous avez tout. Sans compromis.

Qu’il n’y a pas alternative à avoir absolument ce que vous voulez.

Que ressentez-vous ?

 

A moi, cela me fait peur. Je me dis mince, je ne peux pas me planter. Eh non, ce serait ballot de se planter à sa propre vie ! C’est un peu de pression aussi. On aimerait pouvoir se rassurer en se disant qu’on peut retourner à une vie ‘moyenne, bof bof’ à tout moment. L’enjeu est tellement moins grand. Et c’est souvent tellement plus facile et confortable.

Mais peut-on se permettre, honnêtement, de vivre une vie ‘moyenne, bof bof’? La vie n’est elle pas trop courte pour passer son temps à tourner autour du pot ?

Ne peut-on avoir ce que l’on veut, aussi fou que cela puisse sonner aux oreilles ? Si ce n’est maintenant tout de suite, au moins dans un futur proche, et non un jour peut-être ? Si on arrêtait de vivre en périphérie de nos rêves, et qu’on les transformait en objectifs ?

 

Si un plan B peut rassurer au moment de se lancer, ma conviction est que tôt ou tard il va falloir  le laisser tomber. Ainsi, aujourd’hui, solennellement, je laisse tomber tout plan B. Vaille que vaille !

 

Je sais que je ne peux pas tout contrôler. La vie me poussera dans des directions que je n’avais pas prévues, ni même choisies. J’aurai sûrement mon lot d’épreuves, de sacrifices. Peut-être que je ferai quelques pas en arrière. Je me planterai probablement. Mais cela sera hors du plan. Parce que de plan, j’en ai qu’un. Et malgré tout ce qui pourra m’arriver, je saurai dans quelle direction travailler.

« Il n’est pas nécessaire d’avoir un plan B, car il nous distrait du plan A » – Will Smith

Il ne m’est pas nécessaire de créer de distractions. La vie va certainement m’en apporter.

 

Alors, dites-moi dans les commentaires. Quelles questions vous posez-vous en ce moment ? Êtes-vous en train d’exécuter votre plan A ? Ou êtes-vous distrait-e par votre plan B ?

 

 

 

 

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