Une vie sans lundi #98 – Perdue dans le ‘comment’

Perdu dans le comment | Jemecasse

Les amis, je suis de mauvaise humeur. Mauvais, mauvais lundi. Argh.
En plus ça ne m’arrive pas souvent, alors je n’ai pas l’habitude. Pour vous dire, j’ai failli ne pas écrire cet article !

Pourquoi cette humeur de ch*en Lyvia ? Eh bien parce que j’ai passé une bonne partie la journée à me prendre la tête sur un truc technique de m*rde et que ça me soule et que j’en peux plus !! (Ça fait du bien de l’écrire!).

Mais je ne vais pas me laisser abattre, et je vais en tirer un article : VOILÀ !

(Article que j’ai dû écrire sur mon téléphone et qui m’a pris des plombes à éditer parce que j’ai une connexion internet pourrie de chez pourrie en ce moment. Proomis, j’arrête de râler plus bas !)

 

Ce qu’il s’est passé :

Cela fait quelques jours que j’ai une idée qui me trotte en tête. D’habitude, j’arrive à savoir de manière évidente si une idée est vouée à voir le jour ou pas – soit j’ai envie, soit j’ai pas envie.
Pour celle-ci, j’ai du mal. J’ai envie, mais je bloque. Parce que j’ai du mal à voir COMMENT la mettre en oeuvre : techniquement, en termes de communication. Je n’arrive pas à me dire ‘oui ça va marcher’ parce que quand je me projette, je ne vois que toutes les choses qui peuvent ne PAS marcher.

Ça vous dit quelque chose ?

Je sais que je ne suis pas la seule. Nombreux de mes clients se sont retrouvés coincés dans cette spirale du ‘COMMENT’

COMMENT P*tain de m*rde je vais réussir à faire ce truc ?

 

Ensuite, il suffit comme moi d’être super impatient – non, non, je ne repousse pas à « l’année prochaine » pour que cette spirale du ‘comment’ devienne la spirale infernale. « L’année finit dans exactement 24 jours. Je dois au moins avoir une idée de ce que je fais avant ! »

 

**Listons les ennemis qui nous pompent la vie et qui nous empêchent de fonctionner au point où on est prêt à ne pas écrire son article du lundi : **

Ennemi numéro 1 – l’envie d’avoir balisé tout le chemin avant même d’avoir commencé.

Souvent, quand on se lance dans un nouveau projet, on aimerait savoir à l’avance exactement comment ça va se passer, de façon à se préparer psychologiquement, en terme de temps, etc.

On veut contrôler, on a du mal à laisser courir, et on veut par dessus tout être rassuré que ça va marcher. Or les choses ne fonctionnent pas ainsi. Parfois, il faut choisir la curiosité.

Ennemi numéro 2 – la peur que notre idée soit nulle

Le fait de ne pas encore savoir comment on va s’y prendre réveille tout un nombre d’appréhensions : « Si je ne sais pas encore tout ce qu’il faut savoir pour le faire, c’est que ce n’est peut être pas ça que je dois faire, pas vrai ? »

« Si ce projet semble trop grand pour moi, c’est peut être qu’il… est trop grand pour moi ? »

« Et puis je suis sûre que quelqu’un d’autre y arriverait tellement mieux que moi. »

Nope. Les pensées négatives n’ont jamais aidé personne !

Ennemi numéro 3 – le perfectionnisme.

En fait j’ai menti ; j’ai trouvé plein de moyens de faire ce que j’ai envie de faire. Simplement pas ‘exactement’ comme j’ai envie de le faire. Dans ma tête c’est « comme ça » alors en vrai, ça doit être exactement « comme ça ».

Forcément, si je ne me laisse aucune latitude, ce sera plus compliqué d’y arriver.

 

Vous aussi vous vous sentez dépassé-e rien qu’en lisant tout cela, pas vrai ?

Heureusement, heureusement je ne suis pas qu’une geek obsessive psychorigide grincheuse, je suis aussi blogueuse, écrivain et philosophe, et de part mon métier je choisis de trouver une réponse à ce micmac qui se passe dans ma tête.

Après avoir regardé quelques séries pour me calmer, voici ce que j’ai fait pour me sentir mieux et arrêter de péter un plomb.

 

1 – Se demander pourquoi on veut faire ça. Quelle est la raison profonde ?

Une fois que j’ai cette raison profonde, je me demande si ce que je souhaite entreprendre est le seul moyen voire le meilleur moyen d’accomplir cela aujourd’hui.
Ce projet est il vraiment aligné avec ce que je veux profondément, ou va-t-il plutôt à l’encontre de ce que je veux profondément.?

Dans mon exemple, je réalise que la raison profonde de ce projet est de toucher davantage de personnes, d’offrir plus, et de me libérer plus de temps.
Ce projet est bien aligné à cette raison profonde… mais pas aujourd’hui.
Peut être que quand vous aurez trouvé votre raison profonde, vous vous rendrez compte que c’est absolument ce que vous devez faire aujourd’hui.

Dans mon cas, je ne suis pas certaine que ce soit pile le bon moment de m’y mettre…  Ce qui m’emmène au point suivant.

2 – Accepter qu’entre le moment auquel une idée arrive et le moment auquel elle est mûre pour être exécutée, il peut se passer du temps.

Ainsi, je sais que certains de mes clients se découragent quand leur idée ne prend pas instantanément leur forme finale dès qu’ils l’ont eue. Mais ça ne marche pas comme ça. Votre idée n’est pas consciente du temps qu’il passe. Elle arrive, et attend de se faire chouchouter, câliner, enrichir par des expériences et de nouvelles idées. Votre travail c’est soit de l’aider à grandir jusqu’à ce qu’elle soit prête à venir au monde, soit la passer à quelqu’un d’autre si ce n’est pas la bonne idée pour vous.

La patience est une vertu – que j’ai en très petite quantité, je l’avoue – et la créativité est un processus magique que nous pauvres mortels ne contrôlons pas. Laissons- là faire son travail.

3- Reprendre confiance.

Quand on se retrouve coincé dans le trou noir du ‘comment je m’y prends’, qu’on se casse la tête à se demander pourquoi c’est si compliqué, pourquoi ce n’est pas plus évident, alors on oublie un aspect primordial dans chaque projet : la confiance que si c’est le bon, d’une façon ou d’une autre, ça va aller.
Ça va aller parce que si on s’écoute, on sera poussé à faire les bonnes actions au bon moment. Ça va aller parce qu’on croisera les bonnes personnes et qu’on tombera sur les bonnes ressources.
J’ai créé mes deux programmes (Des idées à tout casser et Mon rêve dans l’année) sur le coup de fulgurances. Ces idées avaient grandi en moi sans que je contrôle le processus et quand elles étaient mûres elles sont venues de manière évidente.

Alors encore une fois, ne soyez pas trop dur-e envers vous-même, ne vous bousculez pas trop. Arrêtez de vous demander comment et demandez vous pourquoi.
Prenez patience, et ayez confiance.

Ça va aller.

A vous !

Dans ces moments où vous vous cassez la tête à vous demander ‘comment’ vous allez vous y prendre pour faire quelque chose, que faites-vous pour sortir de la boucle infernale et vous sentir mieux?

 

*Je fais mon théâtre le 28 janvier*

Le 28 janvier, je monte sur scène devant 300 personnes dont VOUS ferez partie. Eh oui,  j’ai préparé pour vous un « spectacle » spécial une vie sans lundi !! Au menu : du secouage de cerveau, des mauvaises blagues, du fun et de l’interaction.
Pour en savoir plus, c’est par ici !

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