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Ce que j’ai appris en 2018 que je pourrais enseigner en 2019

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Il est 23 heures et j’écoute India Arie après avoir regardé cinq épisodes de ‘The Queer Eye’ sur Netflix (si tu ne connais pas, va regarder, ça fait trop du bien !).

Plus tôt dans la soirée j’ai lu un texte qui disait :
« Certains d’entre vous ont traversé l’ « enfer » en 2018.
Je vous invite à enseigner ce que vous avez APPRIS en enfer… en 2019.
L’un de vos plus beaux cadeaux au monde et le plus grand profit pour vous mêmes est de capitaliser sur votre souffrance et de la transformer en service ». (Posté par Vivian Brandon).

Et j’ai réalisé que la plupart des choses que j’ai apprises en 2018 en traversant ‘l’enfer’, eh bien je comptais bien les garder pour moi !

Parce que ce n’est pas ‘glamour’. Parce que ça ne soutient pas ‘ma marque’. Parce que je veux – consciemment ou inconsciemment – que les gens me voient d’une certaine façon. Je ne sais plus à qui je disais que j’ai dans les faits, j’ai partagé très peu de ce qui s’est passé de vraiment difficile pour moi cette année.

J’en ai parlé bribes par bribes, à des clients, à des amis, mais je ne me suis jamais posée pour regarder ce que ‘l’enfer’ m’a appris, au global. Pour être honnête, je ne suis pas sûre de vouloir aller regarder dans le détail…

Cette année était très éprouvante pour ma santé mentale. 
Si vous avez lu mon livre, vous savez que la dernière année que j’ai eu qui était aussi difficile c’était 2010-2011, quand j’ai quitté la Guadeloupe pour emménager à Paris.

En France, on parle très peu de santé mentale. Aux Antilles encore moins. 
Anxiété, dépression ? Ça c’est quand on est ‘fou’, ou seul voire même drogué – pas quand on est quelqu’un d’éduqué, qui a des amis, de la famille pour soutenir. C’est les ‘autres’ qui souffrent de ça. Toujours les autres.

  Et cette année j’ai compris que ce n’était bel et bien pas les autres.

Si je devais décrire 2018, je le verrais comme ça : des grands moments de lumière, alternés par des grans moments sombres. Il n’y avait pas de gris. C’était euphorie ou désespoir.

Dans ces moments de lumière, j’ai créé des programmes, eu mes meilleures sessions clients. Et dans mes moment sombres eh bien… je ne sais pas trop ce qui s’est passé.

Parfois c’était des crises d’anxiété qui me faisaient tout remettre en question – c’est comme si le ciel s’écroulait sur ta tête et que tu comprenais pas ce qui se passait.
Parfois c’était des grands, grands, moments de mélancolie. Genre… j’étais triste. Tellement triste.
Parfois c’était carrément la descente dans un trou noir. Où la seule possibilité était de pleurer, pleurer, puis de regarder le plafond et attendre que ça passe.

Je ne crois pas avoir autant pleuré de ma vie. 
Tous mes repères se sont effondrés cette année.
 J’ai connu la totale. Et j’ai même connu les personnes qui remuent le couteau dans la plaie pile quand ça ne va pas bien.

En fait, c’est limite comique, je pourrais presque raconter mois par mois.

En janvier, j’apprenais que ma boite n’avait plus d’argent et à la place avait un tas de dettes.
En février, ma maison fuyait de partout.
En mai, on me menaçait de poursuites en justice (nice).
En juin, je vidais finalement ma maison à Londres et je me sentais seule, fatiguée et désoeuvrée.
En juillet, j’arrivais à Porto et je commençais de nouveau à respirer.
 En septembre j’ai tout brûlé. Et j’ai passé 3 mois à écrire quasiment uniquement à ma newsletter.
Et en novembre, décembre, je suis revenue.

On est le 27 décembre et je vous jure, je ne SAIS PAS par quel miracle j’arrive à encore être là, heureuse et souriante, à avoir des projets, à créer des choses, à gagner de l’argent (+de 6 chiffres encore en 2018, yay) quand tant de fois j’ai eu l’impression que tout s’écroulait.

Bien sûr, j’ai encore des moments sombres, où l’anxiété et la déprime prennent le dessus. Les mauvaises nouvelles continuent de tomber, bien qu’elles soient plus éloignées. Mais malgré les montagnes russes, je me sens en paix. Et chaque jour je crée.

Du coup, ce que j’ai appris cette année… et qui infusera mes enseignements en 2019….

  • C’est que tous les problèmes sont ‘pour de faux’. C’est la peur de ce qui peut arriver dans le futur qui nous crée le plus de stress et d’anxiété. Dans le moment présent, rien de cela n’est vrai. Alors j’ai appris à trouver la PAIX, la JOIE, la CONFIANCE, l’AMOUR dans toutes les situations. Ce n’est pas en restant dans la panique et dans l’anxiété que je m’en suis sortie, c’est en me rappelant que tout ce que j’ai, TOUTE l’expérience de vie que j’ai, c’est celle que je vis dans ce moment. Alors je peux choisir de rester dans ma phase sombre, ou je choisis de respirer un bon coup, et de me reconnecter à ce qui est. C’était plus ou moins difficile par moments, mais au bout du compte, c’est cette vision qui m’a tenue.
  • J’ai ainsi appris la FOI. Sans la foi, on n’a rien. Surtout quand le tableau de notre futur nous semble peu encourageant. Parfois seule la foi que les choses évolueront différemment nous tient. Sans cette foi, on est complètement démuni. C’est tout ce qu’on a.
  • J’ai appris l’humilité. Que je ne suis pas infaillible. Que je ne suis pas toute puissante. Que je n’ai pas toutes les réponses. Et que parfois j’ai besoin de guidance extérieure. Guidance qu’on pourrait appeler de ‘Dieu’ ou de ‘L’Univers’. Je n’ai jamais autant prié et demandé de miracles que cette année. Mon Dieu, j’ai demandé tellement de miracles. Mais le plus grand miracle c’était d’arriver à vivre et apprécier la vie le jour d’après.
  • Du coup, j’ai appris, et bien compris que j’étais aimée et soutenue. Par mes amis, par ma famille. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans eux. Sans les conversations, sans les services rendus, sans les cadeaux,  sans les câlins. Encore aujourd’hui j’ai du mal à demander de l’aide, mais j’ai appris qu’il y a une armée de personnes qui est là pour moi, et qui est prête à me soutenir si j’en ai besoin. Merci tellement.

C’était un merveilleux cadeau de 2018, de voir que tant de personnes avaient mon bien-être à coeur.

Je pense que, ceci dit, ce que je veux transmettre est plutôt ça :

  • Vous n’êtes pas seuls. Si ma présence sur Terre peut au moins servir à ça, à vous faire vous sentir moins seuls, et bien j’aurai réussi. J’aimerais avoir une salle des fêtes assez grande pour accueillir toute cette communauté dans une grande teuf, et vous faire un câlin à chacun et vous dire que vous n’êtes pas seuls.
  • Vous avez plus de force que vous ne croyez. Tellement plus. Les choses peuvent sembler insurmontables parfois, et honnêtement, il y aura toujours des questions qui restent sans réponse. Mais la force de continuer un jour de plus, ça suffit. C’est jour après jour qu’une vie se construit.
  • Vos désirs sont valides et vos envies sont valides. Il y a plein de fois où j’aurais pu m’éloigner de mon chemin cette année. J’y ai même pensé. Fermer ma boite. Prendre un job. M’exiler, ne pas avoir à réfléchir. Mais je sentais que ce n’était pas ce que mon âme voulait, et que ce n’était pas mission sur Terre. Je sentais qu’on m’avait mis tous ces obstacles à traverser, à surmonter, pour qu’un jour je puisse raconter. Abandonner n’était pas une option. Et je dois avouer que toute personne à ma place aurait probablement fait des choix différents, pour sortir la tête de l’eau. Moi j’étais plutôt en mode : s’il faut nager en apnée pour arriver là bas, ben j’irai en apnée. Si je me noie au moins ce sera en direction du chemin où je veux aller. Et sur le chemin finalement j’ai eu des bulles d’air pour respirer.
  • Et du coup, j’ai appris, plus que jamais, à laisser les émotions me traverser sans en faire tout un plat. Je me sens triste ? Eh bien soyons triste. Je me sens anxieuse ? Eh bien soyons anxieuse. Je me sens en colère ? Eh bien soyons en colère. Mes émotions ont le poids et la signification que je leur donne. J’ai appris à les prendre comme des informations, comme des boussoles, plutôt que de tout remettre en question, me laisser couvrir par la honte et la culpabilité, ou pire, m’empêcher de les ressentir.

Cette année de nombreuses personnes ont ‘abandonné’, peut-être que tu en fais partie. Mais il n’est pas trop tard pour revenir dans la course.

Pour moi c’est simple…

Vivre une vie autre que la vie que j’ai choisie n’est pas une option. Pas de plan B, aucun. Je ne vois vraiment pas l’intérêt. ET de toutes façons c’est à chaque fois que je suis allée à l’encontre des mes envies et intuitions que des choses ‘graves’ se sont passées. Bien sûr j’ai pris des décisions drastiques – j’ai quitté ma maison de 150 m2 à Londres pour une chambre de 20 m2 à Porto 🙂 Mais ce n’est pas un compromis ni un sacrifice, c’est un choix, pour me sentir au mieux dans ces moments-là. Choix qui s’avère être l’un des meilleurs que j’ai pu faire. Chaque jour j’ai de la gratitude pour cette ville et ce nouvel environnement qui m’a accueilli.

Honnêtement, je répète ce que je dis plus haut : la plupart des problèmes sont ‘pour de faux’. 

Et je vois chaque mauvaise nouvelle, chaque moment difficile comme l’occasion de mettre en oeuvre une action qui va améliorer les choses. Chaque appel, chaque lettre qui m’a fait stresser, eh bien au final j’ai fini par remercier en me disant : cool, je vais être en mesure de gérer ça, tôt ou tard. Merci de me prévenir.

Je suis forte. Je suis puissante. Je suis exceptionnelle. 
Aucun obstacle ne peut m’arrêter. 
Et face à tout ce qui se présente à moi, je m’élève.

Mon message c’est le même depuis des années et il ne change pas : être toi suffit.

Bien sûr, la vie va être plus dure par moments, mais je crois SINCEREMENT que la vie ne te met aucun obstacle sur ton chemin que tu ne peux surmonter. Et que la plus grande leçon qu’on reçoit en surmontant un obstacle, c’est la leçon de notre FORCE.
 
Je n’avais aucune idée que j’étais forte à ce point.

J’ai utilisé toutes les ressources à ma disposition, les gars.

J’ai écouté cet album de India Arie en boucle – Songversation, Medecine – qui est plein de chansons qui font du bien.
J’ai écrit dans mon carnet comme une dingue – affirmant et affirmant, et découvrant et décidant de ma réalité.
J’ai mis en place toutes les actions inspirées qui me venaient.
J’ai été suivie par une thérapeute.
J’ai médité, médité, médité. Et aussi beaucoup prié.
J’ai même été à l’église une ou deux fois quand ça n’allait vraiment pas.
Et j’ai purgé tous les films Netflix qui me faisaient me sentir bien. Honnêtement je ne sais pas ce que serait ma santé mentale sans Netflix !

Je pense que si cette année m’a permis quelque chose, c’est de réaliser qu’il n’y a bel et bien aucune excuse à ne pas être soi et à aller dans la direction qu’on veut. Et cela me permet de comprendre encore mieux ce que certains d’entre vous ont pu traverser par moments.

J’ai appris l’humilité. J’ai appris la compassion. J’ai appris la gratitude.
J’ai appris la force, le courage, la résilience, la ténacité, et ce que ça fait de garder son cap même quand on se dit qu’il n’y aucune raison de continuer.

J’ai aussi appris à prendre soin de moi et de mes propres intérêts AVANT TOUT – à VRAIMENT me faire passer en premier sous tous les plans car faut pas chercher, quand tu fais systématiquement passer les envies / besoins des autres avant les tiens, ton énergie s’effrite avec et tu prends des décisions qui peuvent avoir des conséquences graves.

Parfois je regarde ces derniers 18 mois. Et je me dis… si seulement. Si seulement à tel moment j’avais suivi mon instinct ? Si seulement je m’étais écouté ? Si seulement je n’avais pas essayé de ménager…
Et je me rappelle que si ce n’était pas arrivé, je n’aurais jamais pris la mesure d’à quel point c’est important aujourd’hui.

Alors oui, j’aurais préféré avancer cette année sans l’épée de Damoclès de toutes mes dettes imminentes. Oui j’aurais préféré être au stade où j’étais il y a quelques temps et où plusieurs dizaines de milliers d’euros étaient stockés sur le compte ‘au cas où’ – et oui, j’aurais préféré pouvoir continuer à faire 1000 euros de shopping quand j’en avais envie 😉

Mais à la place, j’ai vu ce que j’avais en moi. Et à la place j’ai déménagé dans la jolie ville de Porto. Et à la place, j’ai de nouveaux projets auxquels je n’aurais pas pensé si tout était allé comme sur des roulettes. Et à la place j’apprends ce que c’est de VRAIMENT gagner de l’argent dans la FOI. La pure foi.

Alors gratitude, gratitude, gratitude pour tout le chemin parcouru. Et gratitude pour tous les miracles à venir qui vont rendre ce chemin beaucoup moins cahoteux maintenant.

Mon coeur est grand, mes intentions sont bonnes, je sais pourquoi je sais ce que je fais. Je sais quel message on m’a appelé à porter. Je sais que ce que j’ai à apporter est précieux et peut – va aider des milliers.
Dans le moment présent, tant que je suis en vie, je vais bien. Je suis là.

Et au pire, on meurt, alors je préfère sincèrement, sincèrement continuer et aller dans la direction de ce que je veux et qui semble juste, même si ça crée son lot de montagnes russes.

Je fais ce qu’il faut, tant qu’il faut, jusqu’à ce que ça prenne. On ne lâche rien, jamais. 
Eh puis, tout est cyclique. Il est naturellement impossible que ça continue de secouer autant 😉 (#espoir)

J’avais déjà partagé un peu de ça dans des messages passés, mais pas assez. 
2018 était vraiment dure. Et je choisis que 2019 sera très différente, car je sais sur quoi porter mon regard maintenant.

Vous n’êtes pas seuls.
Et vous pouvez y arriver.
Un jour à la fois.
Vaille que vaille !

PS : ici j’ai partagé ce qui m’est venu, si vous avez des questions n’hésitez pas à les mettre en commentaire j’y répondrai

PPS : moi d’abord bat son plein, il n’est pas trop tard pour vous joindre à nous : rejoindre ‘moi d’abord’ gratuitement

PPS : j’ai DEUX idées de nouvelles offres pour les jours qui viennent. Une sur le sexe, une sur l’argent. J’ai décidé que j’aimais travailler sur les deux en tandem. Gardez l’oeil ouvert 😉

Photo : Nathalie Sapin

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