Investir dans son désir est difficile

Il y a une formation que je voulais acheter.
Honnêtement je n’en avais pas besoin. C’était plutôt un désir.
Dans le sens où je pourrais m’en passer et tout irait très bien.

C’est une formation un peu ‘geek’ en sexualité.
Je sais déjà la moitié de ce qu’il y a dedans.
Mais pourtant, ça me faisait envie, je me sentais appelée.

Ceci dit, quand j’ai échangé par email avec la créatrice de la formation, j’ai dit non, que je ne m’inscrirais pas. Ce n’était pas ‘raisonnable’ au vu des investissements que j’ai prévu dans mon entreprise.

Ensuite, parce qu’on a des métiers similaires, on s’est appelées pour papoter.
Je me suis sentie encore plus appelée. J’avais vraiment envie.

Mais encore une fois, je regarde ce que j’ai prévu pour l’année à venir et je me dis : non, ce n’est pas prioritaire.

Alors je lui écris pour lui dire et…je ressens une grande tristesse en moi. Argh.
Je crois que je ne vais pas tout à fait dans le sens de mon corps là.

Eh puis je réalise, une heure après avoir envoyé l’email que… Je ne sais même pas quand les inscriptions se terminent. Je ne sais même pas si par rapport à ce que j’ai prévu par ailleurs, en fait ça peut coller.

Je ne me suis même pas laissée l’envisager.

Et je ne veux pas dire que quand on a d’autres priorités on doit toujours privilégier ce qui nous fait envie. Je ne dis pas du tout ça.
Nous sommes adultes et responsables, et dans la gestion du budget, nous faisons souvent des choix.

C’est autre chose que je dis :

Pour tout autre investissement – quand c’est une formation sur l’entrepreneuriat, quand c’est quelque chose pour la maison, quand c’est pour notre famille… je mobilise l’énergie pour créer l’argent dans ma vie. A chaque fois.

Je trouve toujours une solution.

Par contre, quand il s’agit de faire quelque chose parce que… j’ai envie, que ça me ferait kiffer, et que c’est fun, et bien je ne fais pas l’effort de me demander comment je vais m’organiser.

Le ‘non’ est automatique.
Le déni de mon désir est automatique.
Je trouve ça dommage…

Et si on mettait la même énergie pour obtenir ce que l’on DÉSIRE, que pour obtenir ce qui semble être un BESOIN.

Et si nos DÉSIRS étaient, en fait, des BESOINS.

Et qu’ils nourrissaient… Notre joie, notre spiritualité, notre besoin d’être en communauté.

Il y a deux investissements comme ça que je n’ai failli pas faire parce que ‘pas prioritaire, pas nécessaire’

  • L’achat de ma voiture (une petite Mercedes GLA qui visiblement veut se glisser de plus en plus dans mes emails)
  • Ma formation sur les traumas

Pour la voiture je me disais : « Pour qui tu te prends ? Tu conduis à peine, tu peux trouver une voiture à moins cher que ça, tu peux mettre ces sous sur autre chose ».
Je me rappelle que le chéri m’a demandé : Tu veux la voiture ? -> oui. Tu peux la payer ? —> oui. Alors achète la voiture.

(« Pour qui je me prends » –j’ai utilisé cette phrase plus d’une fois pour invalider mes choix, pas toi ?)

Et pour ma formation sur les traumas, c’était pareil : « ce n’est pas nécessaire, c’est cher, finis les formations que tu as déjà »

Et finalement c’est mon intuition que j’ai écoutée, même si elle était fébrile. Et j’ai bien fait car après Rachael a arrêté de faire cette certification.

Dans les deux cas, je n’étais pas sûre de moi, le côté financier n’était pas évident, mais j’avais envie.

Je ne te partage pas ça pour te dire que tu dois prioriser mon programme et mobiliser l’énergie de t’inscrire.

Pas du tout, ton process intérieur est intime à toi, je te fais confiance pour faire le choix qui est bon pour toi.

Je dis juste, avec compassion, que c’est normal si tu veux rejoindre quelque chose pour le plaisir – comme Sacrée Sexualité – et que ça te semble difficile dans le corps de dire oui.

C’est normal de ne pas arriver à te le justifier.
C’est normal de ne pas arriver à expliquer pourquoi tu veux le rejoindre à part – comme m’a dit une nouvelle cliente hier – « Il a l’air top et ça me fait envie ! »

C’est normal, car surtout si tu as été socialisée comme « femme », on ne t’a pas appris à prioriser tes désirs et à chercher les moyens de remplir un désir.

À lire aussi : En quoi ça t’arrange de ne ‘pas’ obtenir ce que tu désires ?

Je n’ai pas de solution toute faite parce que je navigue avec la même chose (c’est carrément un bon sujet pour un coaching).

Ceci dit, dans mon cas, pour la formation qui m’intéressait, finalement, après avoir dit « non » deux fois, j’ai écouté mon désir, et j’ai médité sur le fait que « même si je ne sais pas pourquoi je dois m’inscrire, Dieu sait pourquoi. Je ne sais pas quelle rencontre, quelle découverte je ferai ».

Alors je lui ai demandé, à la créatrice, combien de temps j’avais pour les rejoindre. Il s’avère que j’avais plusieurs semaines devant moi.

Et j’ai dit : « ok, I’m in ». Car ça me laisse le temps de mobiliser l’énergie nécessaire pour faire cet investissement ainsi que tous les autres.

Mon petit pas c’est que je n’ai pas dit « non ». J’ai dit « Je vais trouver une solution ».

Voilà, en espérant que ça t’inspire à laisser au moins un peu d’espace pour l’expression de tes désirs.

vague-tiret

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Je suis Lyvia Cairo

Écrivain, coach en relations et en sexualité, spécialisée en soin des traumas.
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