Une vie sans lundi #11 – Je suis égoïste…C’est mal?

Je suis égoïste. C'est mal? | Je me casse

J’ai passé le week-end à la campagne, complètement déconnectée de la civilisation, de mon ordi, de mon smartphone. Je dois avouer que les premières heures, avec N, on a tourné en rond. La ville était morte, aucun restaurant ouvert. Il y avait très peu de choses à faire à part se balader dans les bois.

On s’est retrouvés au milieu d’une forêt de sapins. Je n’en avais jamais vu d’aussi grands. Il n’y avait pas un bruit. La forêt, en ce mois de décembre, s’était endormie. C’était aussi l’occasion de discuter. De mon projet de me casser, de son importance, de ce que ça implique pour nous deux, de l’avenir.

Samedi soir, m’est venue cette question, qui m’a travaillée inconsciemment tout dimanche, jusqu’à bourgeonner ce matin.

Pourquoi?

En postant l’interview de Joanne vendredi, j’ai relu plusieurs fois le dernier paragraphe, où elle dit qu’il faut creuser la raison pour laquelle on fait les choses. Se demander pourquoi on veut faire ça, ce que cela va nous permettre d’accomplir, et d’être.

 

Pourquoi j’en ai eu marre de mon boulot? Pourquoi je suis partie? Pourquoi ai-je quitté Londres pour Paris? Pourquoi commencer un blog?

Contrairement à Joanne, l’idée d’aider les autres ne m’est pas venue automatiquement. En fait, je réalise que mon motif était (est) purement égoïste.

Je suis égoïste. C'est mal? | Je me casse

J’avais envie d’être libre. J’en avais assez de devoir me réveiller à une certaine heure, et de faire des choses pour d’autres personnes, qui non seulement ne me passionnaient pas, mais sur lesquelles je n’avais pas tant de pouvoir que ça. Puis j’en ai eu assez d’être à Londres quand j’aurais préféré être à Paris.

Je voulais que personne ne puisse décider à ma place. Que je n’aies pas à demander la permission.

 

Et puis, du plus loin que je me rappelle, j’ai voulu écrire.

Par besoin de m’exprimer, et de lancer mes mots dans l’univers. Parce qu’écrire est ma façon de réfléchir à haute voix. Parce que c’est, à mon avis, l’une des formes les plus pures de liberté.

J’ai interviewé des personnes d’abord pour m’inspirer moi et me montrer que se créer une nouvelle vie, c’est possible. Je continue parce qu’elles continuent à m’inspirer. Et j’écris ici parce que j’ai besoin que ce soit là-dehors, publié.

 

Si je veux que mes mots, sur ce blog et dans mon livre touchent et inspirent les gens, ce n’est pas par altruisme.

C’est parce qu’être lue me pousse à me dépasser, à donner encore plus de sens à ma liberté. L’idée d’avoir un impact me protège du laisser-aller, de l’à-peu-près et me force à être exigeante avec moi-même. Cela me rend aussi responsable et redevable. C’est finalement moi qui me fais aider.

Ce qu’on recherche tous, même en montant de superbes entreprises, en construisant des écoles et en créant des chefs-d’oeuvre, ne serait-ce pas assouvir un besoin primaire, intérieur, personnel? Ne le fait-on pas avant tout pour nous-mêmes, pour se sentir bien?

Peut-être est-ce ça la clé: Faire ce dont on a envie, et ainsi envoyer des ondes positives au reste du monde.

 

J’aimerais beaucoup savoir ce que vous en pensez: Partir d’un besoin personnel, d’un sentiment « égoïste », est-ce mal?

 

Crédit photo: Stella VM et mezone via photopin cc
F
0 Partages

Accède à ma méditation gratuite : “TU ES FORTE ET PUISSANTE”, qui va te donner en 15 petites minutes les clés de cette puissance intérieure quand tu en auras le plus besoin.