Une vie sans lundi #26 – Back to London

Back to London

Aujourd’hui, je vous écris de Londres.

En six mois, c’est la première fois que j’y reviens – pour quelques jours seulement, je vous rassure.

Il est assez étrange de revenir dans un lieu qui a été un jour chez nous, et qui ne l’est plus.

Je dois avouer que si le premier jour j’étais très excitée, le deuxième, un brin de mélancolie s’est installé.

 

La ville était comme je l’avais laissée, avec ses habitants charmants et pressés, ses jolis parcs et ses pubs bondés dès 17 heures.

Mais mes collègues, par exemple, sont tous passés à autre chose: Certains ont changé de boite, d’autres préparent leur promotion, d’autres se sont fiancés.

Je me suis sentie un peu désorientée. Le monde que j’avais laissé n’était plus le même.

 

Cette mélancolie est vite passée quand j’ai déambulé dans Borough Market, que j’ai brunché à Angel, et que me suis baladée dans Hyde Park, tout ça avec des amies très proches qui m’avaient manquées.

J’ai réalisé la chance que j’avais d’habiter à seulement deux heures de train (ou en l’occurrence à huit heures de bus, mais c’est une autre histoire).

 

Ce court voyage me permet également de me rendre compte que:

Si je reviens vivre à Londres, je devrai me préparer à ce que ma vie ne ressemble pas à celle que j’avais la première fois que j’y ai vécu. Les gens auront changé, et moi aussi. Déjà, mes préoccupations ne sont plus du tout les mêmes.

Ensuite, je me suis rappelé l’état d’esprit dans lequel j’étais quand je me suis installée en 2010. Je n’avais pas d’attentes particulières: je savais juste que j’allais bien m’amuser. Le fait de ne pas avoir d’attentes (‘no expectations’) m’a permis d’accepter à bras grands ouverts ce que la ville avait à m’offrir.

Cette fois, en revenant, j’avais des attentes précises et suis tombée sur quelque chose d’un peu différent. D’où la mélancolie passagère.

 

En partant vers un nouvel endroit, ou en y revenant, il est important de garder les yeux et l’esprit grand ouverts. Si la réalité de l’endroit est différente de ce qu’on s’était imaginé, on peut vite être déçu. Comme l’a dit Claude, on vit un rêve, mais pas le bon.

 

De même, je réalise que même à Paris, j’avais encore un pied à Londres, et que par conséquent, je n’ai pas totalement embrassé ma vie parisienne.

Ces quelques jours m’ont montré que si j’aime Londres et que mes amis me manquent, aujourd’hui, ma maison c’est Paris, avec mon chéri et Lola (ma plante – non, je ne suis pas folle!).

Et c’est très bien comme ça.

En m’installant à Paris il y a six mois, je m’attendais à ne pas vraiment apprécier (vous savez, le mythe du parisien grincheux, du métro bondé, sans compter le manque évident de Starbucks). Mais c’est justement pourquoi aujourd’hui, je suis chaque jour surprise par de nouvelles découvertes.

 

Pour ceux qui d’entre vous souhaitant se casser de France ou d’ailleurs: allez y sans attentes particulières.

Ce ne sera pas un eldorado – tous les endroits ont leurs bons et mauvais cotés – mais en gardant un esprit ouvert, vous serez en mesure d’apprécier toutes les bonnes choses que ce nouvel endroit pourra vous apporter.

Soyez seulement prêts à vivre les expériences qui vous sont présentées.

 

Vous êtes vous expatriés? Comment étaient vos attentes par rapport aux réalités du lieu? Comment avez-vous vécu le retour, à la maison, ou dans ce pays?

 

Credit photo: @Doug88888 via photopin cc

 

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