Une vie sans lundi #103 – Tu n’as pas à lutter

Tu n'as pas à lutter | Je me casse

Bonjour et joyeux lundi !

J’espère que la semaine a bien commencé pour vous.

Je crois que dans l’inconscient collectif, il y a cette notion commune que la vie est dure. Que la vie est censée être dure. Qu’on est censé galérer pour la mériter, quitte à passer la journée à se plaindre.

Si j’essaie de revenir en arrière, du temps où j’avais du mal à me lever le matin pour aller bosser – je pouvais littéralement rester clouée au lit, incapable physiquement de bouger – pour moi la vie, c’était ça. Si un jour, je voulais avoir une famille, une maison, et pouvoir couvrir tous les coûts qui vont avec, je devais aller bosser, même si ça me faisait chier, et donc souffrir.

Ça voulait dire avoir des conversations que je ne voulais pas avoir, faire des choses que je ne voulais pas particulièrement faire, m’ennuyer – mais c’est la vie après tout : « No pain, no gain »

Aujourd’hui, je me rends compte que j’étais bourrée d’excuses, et incapable d’assumer les choix que j’avais fait avant, et encore plus incapable de faire ce qui était nécessaire pour être plus épanouie dans ma vie.

Et ce week-end, j’ai davantage réfléchi à mon mot pour l’année, Upgrade. Upgrade signifie littéralement améliorer, passer au niveau supérieur. Mais pourquoi et pour quoi faire ? Il ne s’agit pas d’être plus riche, ou plus connue, ou plus aimer.

Il s’agit d’avoir une vie plus fluide, dans laquelles les choses fonctionnent.

J’ai l’impression qu’on a l’habitude de tolérer les contrariétés. Une porte qui grince, une fermeture qui coince. Un-e ami-e qui n’est pas tout le temps sympa avec nous, un-e collègue qui déverse ses ondes négatives sur nous. Le désordre. On se force à finir son assiette quitte à avoir mal au ventre, ou on évite de se resservir pour ne pas avoir l’air gourmand. On garde des vêtements qui ne nous vont qu’à moitié….

On tolère, car on pense que cela fait partie de la vie. Et moi je vous dis :

Vous n’avez pas à tolérer les choses qui vous font ch*er.

Vous n’avez pas à lutter pour mériter votre journée. 

J’ai pris la décision ferme qu’à partir de maintenant, tout ce qui n’est pas fluide dans ma vie, doit partir ou le devenir.

Si vous vous trouvez dans une situation inconfortable, vous pouvez soit choisir de quitter la pièce, soit choisir de changer de perception. En fonction de l’énergie que vous voulez y mettre, vous pouvez choisir l’un ou l’autre.

Personnellement, je suis du genre à quitter la pièce (mon site ne s’appelle pas jemecasse.fr pour rien) parce que je suis persuadée que mon énergie est mieux placée ailleurs.

Tout ce qui n’est pas fluide dans ma vie doit partir ou le devenir.

Cette idée touche de nombreux aspects, dont voici ceux sur lesquels je porte mon attention en ce moment :

  • Les relations pro/perso : si ce n’est pas fluide, si je me retrouve frustrée à répétition, si je ne le sens plus ou pas, s’il y a trop de malentendus, ou de mots de travers, alors je m’éloigne.
  • Les vêtements / objets : s’ils m’encombrent, s’ils ne m’apportent ni joie ni plaisir, s’ils me frustrent, ou m’agacent, s’ils me grossissent ou me font ne pas me sentir bien – ils partent.
  • Ce site internet : j’ai décidé de le simplifier beaucoup plus. Si vous le connaissiez au début, il était coloré (du violet, du orange), il y avait des informations partout. Maintenant je veux que votre attention soit focalisée sur ce que j’ai à vous dire, un rendez-vous avec l’article que vous lisez, et à la fin de l’article, vous trouverez mes nouvelles du moment. Plus de barres de droite, et trois couleurs : rouge, blanc et gris. Et une nouvelle page d’accueil. (Allez voir !)
  • Les livres : Avant je me forçais à terminer tous les livres que je commençais. Aujourd’hui je donne jusqu’à 40 pages. Si c’est nul, ça saute (j’ai 200 livres sur ma pile à lire, donc bon)
  • Ma santé : je suis quelqu’un qui peut zapper le déjeuner quand je suis trop absorbée. De même, je pouvais travailler 3, 4 heures d’affilée sans faire de pause, quitte à avoir le cerveau qui fait des bruits bizarres (genre bzz, bzz). Eh bien depuis que je l’ai décidé, cela ne m’arrive plus. A 13 heures, je mange. A 17 heures, je fais une longue pause, ou je vais courir. Si je ne le fais pas, c’est que je l’ai consciemment décidé. Mais je ne laisse plus les journées me filer sous le nez.
  • Le désordre : je suis bordélique, c’est vrai. Si je suis très ordonnée dans ma tête (limite psychorigide, hum hum), je ne suis pas ordonnée dans l’espace. Ceci dit je reconnais que ma vie serait beaucoup plus agréable dans un intérieur rangé. Alors j’essaie doucement de changer les choses.

La liste s’étend, mais un ‘upgrade’ peut-être quelque chose de très simple, comme passer par un chemin plus agréable le matin, ou aller au boulot à pied plutôt qu’en voiture. Cela peut être refuser d’acheter le bon marché juste parce qu’il est bon marché, mais préférer la qualité et ce qui nous fait plaisir. Peut-être qu’il s’agit d’acheter une étagère à mettre dans l’entrée pour que les chaussures ne trainent plus, ou repriser les chaussettes trouées. Peut-être est-ce arriver à dire non plus souvent.

Il peut s’agir de se débarrasser de ce qui nous pèsent pour laisser venir des choses meilleures (les minimalistes seront d’accord!)

Finalement, il s’agit d’identifier ce dont on a besoin dans sa vie pour fonctionner de la manière la plus fluide possible, et on s’aperçoit que parfois, ce n’est pas tant que ça.*

C’est ça une vie sans lundi. Quitter son boulot, créer un entreprise, ou trouver un meilleur boulot, ce n’est que le début. La vie c’est comment on vit tous les jours. 

Cette année, je choisis d’exiger le meilleur. Il n’y a aucune raison que je me contente de peu.

Et vous : Qu’allez-vous faire pour rendre votre vie plus fluide aujourd’hui ? 

 

*En y réfléchissant, plus notre vie est fluide, moins on a besoin de ‘choses’. Par exemple, quand j’étais salariée et frustrée, je dépensais beaucoup en fringues. Maintenant je ne ressens plus du tout ce besoin.

F
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