Comment j’ai tué mon business. Encore.

Go big or go home : Vas-y à fond. Ou rentre à la maison.

Cette phrase, c’est l’histoire de ma vie.
En rigolant avec mes amis et ma famille, on dit que jai deux modes : ON et OFF.

Soit je suis à fond.
Soit je suis plus là ?

Parce que franchement, quel est l’intérêt de faire les choses à moitié.

Il y’a une semaine, j’ai tué mon business. J’ai décidé que toutes les sources de revenus existantes, allaient mourir.

Pourquoi ?
Parce que j’avais le cul entre deux chaises, et que ce n’est franchement pas confortable.

Ainsi, c’était simple : soit j’y vais à fond dans mon identité d’auteure (et soyons honnête, d’obsédée sur le sujet de la sexualité) soit… Ben rien.

Mon business ne se serait pas développé davantage si j’avais décidé de le garder. Je le sais.

Comme il y’a un an, quand j’ai tué mon ancien site (jemecasse.fr), que je ne savais ni quoi vendre et ni quoi dire – eh bien je savais que continuer serait certes la voie confortable. Mais aussi la voie mediocre.

Je n’aime pas la médiocrité.

La médiocrité c’est pour moi quand tu fais les choses à moitié, que tu ne vas pas au bout de ton potentiel et des choses, et que tu te contentes de peu. Ou en tout cas de moins que ce que tu veux.

À un moment donné, c’est prendre la décision, meme si c’est un peu dingue, que je veux tout.
Je ne sais pas si je vais y arriver. Je m’en fous de si je vais y arriver. En tout cas personne sur Terre ne pourra jamais dire que je n’ai pas essayé.

Je veux être épanouie artistiquement, ET générer assez de cash pour changer le monde.

Je veux être très visible ET pouvoir m’isoler dans ma maison au calme pour écrire.

Je veux être dans une relation avec un homme génial, doux et solide, ET qui est prêt à experimenter un tas de choses sexuellement avec moi (faut bien que je les écrive ces histoires).

On nous bride constamment.
Vous avez remarqué ?

Surtout quand on est quelqu’un qui a de multiples intérêts et passions, ou qui tous les 6 mois change de cap.

On aimerait nous dire de ralentir.
De nous reposer.

On aimerait nous aligner au niveau de celles et ceux qui tolèrent moins que ce qu’ils veulent profondément.

Mais moi j’ai choisi que nous.

J’ai choisi d’avoir des limites très claires et très dures : TOUT ce qui n’est pas fluide doit PARTIR.

Ce n’est pas une blague mignonne quand je le dis.
Je l’incarne dans ma vie. Et pour tout.

Et c’est dur.
Et souvent JE suis dure.
Et certains pensent que je suis une bitch sans coeur qui les laisse tomber.

Mais c’est super simple en fait : je ne tolère que le meilleur.

Et je ne le dis pas comme si c’était une chose simple et facile.

Au contraire, ça pète un peu mon cerveau.

Mais quelle est l’alternative ? Me contenter de quelque chose Parce que c’est rassurant ? Parce que je sais oú ça va ? Parce que les gens commençaient tout juste à comprendre à peu près ce que je fais ?

JAMAIS.

Je vous file entre les doigts. Et ceux qui suivent sont celles et ceux qui ont choisi d’avoir une vie comme ça. Même si la mise en œuvre n’est pas facile, meme si les peurs sont là pour bloquer – certaines m’ont bloquées des mois, des années –

C’est l’intention première qui compte, et l’action qu’on met derrière :

NON, je ne vivrai pas une vie en dessous de celle que je veux vivre.

Alors oui, cela signifie un tas de choses :
Je n’ai plus de modèle économique. Je ne sais techniquement PAS comment gagner de l’argent.
C’est le flou quant à mon organisation. Des choses vont changer et je ne sais pas encore quoi.
Je rentre dans une nouvelle identité que je ne connais pas. Je dois recréer qui je suis.

Les compteurs sont remis à zero.

Et on m’a demandé : est-ce que ça te fait peur.

Et la réponse est : NON.

C’était le cas avant. Ce n’est plus le cas maintenant.

Car je sais qu’en m’écoutant, qu’en allant vers ce qui est juste, je ne peux PAS me tromper.

Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve.
Mais je sais que je suis prête.

Envoie la sauce baby! On va gérer.

Tu sais…
Si toi tu te retiens d’aller à fond,
Rappelle-toi que…
De toutes façons,
Tu vas mourir.
Alors… pourquoi ne pas tout faire.

#aupireonmeurt

Lyvia

Photo : Vision.

Ils croyaient que j’étais coincée… ils se sont trompé !

Hier soir, j’ai eu une superbe conversation avec un homme, sur le sexe et la sexualité en général. Sur toutes les choses que je voulais tenter et explorer. Sur le tantra et comment j’étais tellement fascinée par le sujet.
Je prends le sexe très sérieusement.

Et ce matin, j’ai réalisé : ce que tu as dit à ce type, PERSONNE ne le sait. Personne ne sait ça de toi.
Bien sûr, en lisant entre les lignes de tes histoires, on voit que ton imagination est débordante. Personne ne sait !

Et vous savez quoi ? Et c’est là qu’on voit à quel point le monde est tordu :

Si vous demandez à la plupart de mes ex, ils vous diront que j’étais coincée au lit.
L’un d’entre eux m’a même dit que je devrais peut-être consulter.

Et à chaque fois, je sentais une dissonance. Comme s’ils ne parlaient pas de moi. En mode : s’il savait !

Et ce matin, j’ai compris.

J’ai compris qu’en fait, j’étais tellement libérée, sur tellement d’aspects, que j’avais peur de le montrer et d’être jugée.
J’ai compris qu’en face, je n’avais pas la vulnérabilité dont j’ai besoin pour me sentir vulnérable.
J’ai été attirée par des hommes gentils, sérieux, bien sous tous rapports, bien au lit mais… qui avaient souvent une couche de protection, difficile à percer.

Alors moi, devant eux, je me lissais.
Je ne me montrais pas vraiment telle que j’étais, tellement plus WILD* que ce qu’ils pouvaient imaginer, c
Car je me demandais… si j’avais le droit.

Du coup, je n’étais pas vulnérable non plus, j’avais peur.

Et ça me fait me demander… où commence la vulnérabilité ?
Parce qu’eux aussi pourraient dire que je n’étais pas vulnérable, et que donc ils ne l’étaient pas, non ?

Qui doit commencer, qui a la balle ?

Je n’ai pas la réponse, c’est une question de poule et d’oeuf.

Mais aujourd’hui, j’ai pris une décision TRES importante.
Je ne rentre ni dans une relation amoureuse, ni dans une relation sexuelle si je n’ai pas la sensation de pouvoir être 100% MOI.

De pouvoir montrer toutes ces parties de moi.
Et ce dès le début.

Ca peut paraitre intense, ça peut faire peur.

Mais croyez-moi, l’alternative est plus grave.
Avoir porté un masque dans une relation, tellement ancré que tu es incapable de l’enlever, et que du coup tu te sens enfermée dans un rôle qui n’est pas le tien, et qui te fait souffrir… et bien c’est PIRE. Tellement pire.

Alors honnêtement, je fais flipper certaines personnes. Et puis il y en a d’autres qui trouvent mon ouverture et ma franchise complètement géniale.

Et c’est simple. Je ne traine pas avec les gens que je fais flipper, et je traine avec les gens qui me trouvent géniale.

Je ne crois pas au fait que l’on doive se contorsionner, se polir, se lisser, se plier, pour ne pas déranger.
Si je te dérange, pars.

Parce que l’alternative à ne pas être moi, c’est mourir à petit feu.

Purée les gars, les filles, j’ai TELLEMENT souffert dans ma sexualité.
Mais pas de la souffrance visible ou même si violente.

Mais c’est juste que…
On attendait des choses tellement opposées de moi. Que je ne savais plus où me mettre et que je ne savais plus qui j’étais.

On attend à ce que tu sois douce et compréhensive et que tu penses à l’autre.
Et à la fois que tu sois une nana qui y va à fond et qui montre à quel point elle aime ça !

On s’attend à la fois que tu sois prude et mesurée et posée – surtout dans la vie ‘de jour’, que tu fasses tout bien comme il faut, que tu contiennes ta folie.
Et à la fois au lit on veut que tu sois une bête de sexe !

C’est super compliqué de naviguer ces attentes et ces personnalités.

Alors voilà, je suis folle TOUT LE TEMPS.

Si tu veux, prends. Si tu veux pas pars.

On nous met tellement de pression à nous les femmes, sur la sexualité, la féminité.
Je veux que tu sois un peu plus comme ci ou comme ça,

MAIS franchement, les hommes (et femmes en fonction de vos préférences), si vous nous laissiez seulement l’espace d’être NOUS, d’être parfois maladroites, pas toujours super sexy, mais d’être libres et sauvages et portées par notre feu et notre intuition,
Si vous arrêtiez de nous mettre la pression pour être un peu comme si, un peu comme ça, pour jouir sur commande, et quand vous ça vous arrange,

Si vous nous laissiez ETRE et EXISTER, et que vous laissiez l’espace pour qu’on se sente en SECURITE

Mais purée… vous auriez le meilleur sexe de votre vie.

Si seulement vous nous laissiez être, vivre et vibrer, comme on le sent, comme on a envie, comme on peut aussi étant donné ce qu’on a pu nous-même traverser… woaaa, ce serait tellement bien pour tout le monde.

Voilà.

A tous les gens qui ont cru un jour que j’étais coincée. Je ne suis PAS coincée. Je suis probablement la personne la moins coincée que tu connais.
Mais… je ne me suis pas toujours sentie en sécurité.
Et à partir de maintenant, c’est ça qui change.

Je choisis qui m’entoure. Je choisis d’avoir l’espace d’être moi. Sur tous les plans.

Lyvia

PS : on n’a pas encore fermé la page de vente de Vulnérable, si vous voulez encore vous abonner à mes histoires 😉
(http://lyviacairo.com/vulnerable)

ET… ma soeur et moi seront live tout bientôt !!! Dans 15 minutes je pense.

C’était vraiment pas le moment pour moi d’écrire ça (je dois filer sous la douche) mais c’était nécessaire.

Alors c’est sorti. J’ai juste posté, sans relire. Parce que j’aurais peut-être temporisé sinon. Mais ce message est TROP important :

Ne laissez plus JAMAIS qui que ce soit vous juger dans votre sexualité. Vous êtes GENIALES !!!

Ce n’est pas simple alors on le rend simple

Cela fait un moment que je veux partager cette histoire avec vous.
Mais à chaque fois, ce n’était pas le bon moment. Des voyages, du rush, un déménagement. Et puis enfin, quand tout est calme, je me dis… c’est le moment.

Aujourd’hui, je veux vous partager une histoire d’amour, une vraie. Celle de mon amie Estelle, et de son fiancé – maintenant devenu son mari – Mathieu.

Nous nous sommes vus cet été à Miami, et leur histoire m’a inspirée. Une histoire différente, hors du commun, pas toujours facile.
Une histoire qui quelques mois plus tard a donné lieu à un beau mariage, en plein dans l’horreur des ouragans qui se sont abattus sur le sud des Etats Unis.

Mi- septembre, ils ont pris l’avion pour se marier, à deux, sur une plage des Maldives. Et ce message est mon cadeau de mariage pour eux. J’aime les couples qui me font rêver. Pourquoi les belles histoires ne seraient-elles que dans les livres ?

Et… c’est parti.

**Estelle et Mathieu, jour 1**

Aujourd’hui (20 juillet 2017), je suis arrivée à Miami pour rendre visite à mon amie Estelle. Estelle vit à Miami depuis maintenant 5 ans, et y a rencontré son fiancé, Mathieu, français également.

Cela faisait 4 ans que je ne l’avais pas vu, et nous nous sommes peu parlées pendant le temps où nous étions séparées. Et pourtant, des détails ont cimenté notre amitié. Je me rappelle le jour où elle m’a dit qu’étudiante, elle achetait tous ses accessoires chez C&A, alors que personne d’autre n’y pensait. Je me rappelle quand elle m’a dit qu’elle sortait toujours de la maison cheveux mouillés, qu’elle faisait un chignon pour qu’ils sèchent, et avoir des ondulations ensuite.

Estelle est venue me chercher à l’aéroport dans sa Mercedes blanche, bien apprêtée comme d’habitude, avec sur son visage, cet air de sérénité. Je voyais qu’elle était heureuse.

Nous avions tellement à nous dire que nous avons parlé parlé, dans toutes les directions. Elle m’a emmenée sur une plage magnifique. J’étais émue car cela faisait longtemps que je n’y avais pas été. J’ai grandi près de la mer et cela m’avait manqué. Estelle remarque les détails du ciel et les couleurs, et s’émerveille de la beauté. Elle a toujours aimé le beau. Nous parlons en vrac de sa vie à Miami, de l’hôtel qu’elle gère avec son fiancé, de sa nouvelle idée artistique – elle crée des bijoux magnifiques. Nous allons manger dans un restaurant italien où les gens sont charmants. Et nous parlons de mes deux sujets préférés. De business et d’amour. Surtout d’amour.

Estelle est heureuse et épanouie. Je sens ces choses là chez les gens. A plusieurs reprises elle mentionne Mathieu. Elle l’adore, cela se voit. Et il l’adore, cela s’entend. Ils passent une grande partie de leur temps ensemble. A gérer l’hôtel qu’ils possèdent à deux. A sortir ensemble la plupart du temps.

Je suis curieuse des couples fluides et de l’amour, alors je demande à Estelle, comment cela se passe pour elle. Elle est aux anges, transformée. Elle est une autre personne. J’ai l’impression qu’elle et Mathieu sont deux âmes qui se sont cherchées toute leur vie, et que maintenant qu’elles se sont trouvées, elles peuvent enfin respirer.

Je lui dis que j’admire son couple, la façon dont cela semble simple et fluide pour eux. Elle me dit qu’elle avait besoin d’entendre ça. Car la plupart des personnes leur dit l’inverse. Qu’ils passent trop de temps ensemble, et que ce n’est pas sain. Estelle m’explique qu’elle a grandi avec le schéma d’une femme indépendante, pas forcément là pour s’occuper d’un homme. Et avec Mathieu, elle apprend à s’occuper de lui, à le porter vers le haut, à l’aimer, à le faire grandir. Mais aussi, à se laisser elle aussi aimer, se laisser porter, grandir aussi.

Elle m’explique qu’elle a peu d’amis ici à Miami. Qu’ils passent la plupart de leur temps libre ensemble. Et qu’en même temps, c’est ce qui leur fait plaisir. Elle me dit que le matin, ‘Mathieu dort tard et ça me va, je profite de ma matinée pour faire mes bijoux. Avec lui je peux simplement être moi.’

Alors que nous étions beaucoup de sortie à deux, je lui ai demandé comment Mathieu le prenait – j’ai connu la ‘fusion’ dans le couple et ce n’était pas hyper drôle, la sensation d’être perdue ‘hors couple’, que l’autre attendait de nous que l’on compense. Elle me répond : ‘oh, au contraire, il est super content qu’on passe du temps ensemble, et ça me fait du bien’. Cela m’a rappelé qu’on pouvait être très proches sans pour autant s’oublier chacun. En couple, et libres.

Je connais Estelle, et je connais ce qu’elle a souffert avec d’autres hommes, qui ne l’ont pas toujours valorisé. Une belle femme, de ce genre de beauté sur laquelle tu te retournes, et qui à la fois est douce et vulnérable, au point de pouvoir être heurtée.

Ce soir je n’ai pas encore rencontré Mathieu, mais je sens qu’il la valorise, qu’il la fait se sentir plus grande. Qu’à son contact, elle est solide, forte, confiante.

Je lui explique que je suis en quête de relations fluides, d’exemples qui puissent m’inspirer moi aussi dans mon couple. Et que je repérais une relation pas tout à fait fluide quand… lorsque je demandais comment ça se passait dans le couple on me donnait comme réponse : ‘ça va, mais… tu sais dans un couple il faut toujours faire des compromis.’ Quand j’entends cette phrase, je sais que quelque chose cloche. Car dans un couple fluide, on n’utilise très rarement le vocabulaire du compromis.

Estelle m’explique que… elle voit Mathieu d’une façon que personne ne l’a vu avant, et que souvent ça la touche de voir qu’il a du attendre si longtemps dans sa vie pour être enfin… compris. Elle m’explique qu’elle a mis du temps à le comprendre, à comprendre comment il fonctionnait. Et je lui ai demandé ce qui a fait qu’elle a pris ce temps de comprendre, de le voir.

A ce moment nous avions pris quelques verres, et l’anglais se mélangeait au français: Elle me dit : ‘because he never gave up on me. He said to me: I love you, and I will not give up on you.’ – Parce qu’il a dit qu’il ne laisserait jamais tomber avec moi. Il a dit : je t’aime, et je ne laisserai jamais tomber.

Elle a réussi à le voir car il a réussi à la voir.
Je trouve ça magnifique.

Mathieu et Estelle ont vingt ans de différence.

Elle a 29 ans. Il en a 49. Et peu de gens comprennent.
Les gens ne disent rien, mais ils ont droit aux regards. Aux regards qui jugent, et qui décident que les choses doivent être d’une certaine façon et pas autrement. On leur colle directement à la tête des clichés…

Et elle m’avoue, les larmes aux yeux, que peu de personnes soutiennent et comprennent leur couple, alors qu’ils sont si heureux.

Je lui dis que pourtant, c’est flagrant pour moi que leur histoire est exceptionnelle et force l’admiration. Et elle me dit : ‘tu dois le dire à Mathieu, il a vraiment besoin d’entendre ça.’

Les gens sont tellement prompts à porter un jugement. A vouloir rapprocher la façon dont les autres vivent leur amour à la façon qui leur convient à eux.

Mais qu’est-ce qui est le plus important ? Que Mathieu et Estelle vivent leur amour selon les standards de la société. Ou qu’ils soient simplement heureux ?

Mathieu et Estelle vont se marier aux Maldives le le 25 septembre. Ils vont se marier à deux, sans invités. Elle me dit : le truc c’est que… aucun invité ne serait capable de prendre la mesure de ce que l’on vit. Et on ne veut pas s’imposer ça.

Et je comprends, et c’est triste. Et en même temps, c’est bien. Qu’ils se choisissent eux.

Elle me dit: Mathieu a attendu 49 ans que quelqu’un le comprenne et le voit.
Elle me dit aussi : tu sais, quand tu es petite, tu rêves de ton prince charmant, tu t’imagines comment il va être. Et bien… Mathieu est tellement mieux que ce que j’aurais pu imaginer… he’s even better than my own dreams.

J’ai senti qu’Estelle et Mathieu avaient besoin que quelqu’un croit à leur amour. Juste pour se sentir bien et avoir du baume au coeur. Moi j’y crois. J’ai un don étrange qui me permet de sentir les énergies de couples, même quand il n’y a qu’une personne en face de moi. Je sens quand un couple est heureux et je sens quand une relation est tendue.

Là, en parlant avec Estelle, je n’ai senti que de l’amour. De l’admiration, de l’adoration. Et qui va dans les deux sens. Elle choisit de l’adorer. Il choisit de l’adorer. Et c’est simplement ce dont ils ont besoin tous les deux.

Le plus important, c’est l’amour que vous vous portez l’un à l’autre, je lui dis. Et elle sait. Et même si parfois il est difficile de vivre face aux remarques et aux regards, ils sont ensemble, l’un avec l’autre, vaille que vaille.

Mon amie est heureuse. Son fiancé a l’air formidable.
Alors en rentrant dans ma chambre, dans leur hôtel dont ils prennent autant soin, je me suis dit que j’allais leur faire le cadeau de mes mots. Et leur dire : je crois en vous. L’amour est plus fort que tout.

Merci de me donner de l’espoir. Merci, et je vous aime.

**Estelle et Mathieu, jour 2**

Hier j’ai rencontré Mathieu, le futur mari d’Estelle. Ils sont adorables ensemble et ont une magnifique maison. On sent un brin de tristesse et de résignation à ce que personne ne comprenne : c’est mieux pour nous d’avoir peu d’amis que des personnes qui apportent de la négativité dans nos vies.

Mais ensemble, il sont heureux, ils flottent l’un à côté de l’autre, ils ont donné beaucoup, ont franchit beaucoup ensemble, et POUR être ensemble.

Estelle a changé. Dans son couple, elle a apprit la valorisation et l’estime de soi. C’est une transformation flagrante. Et c’est fou parce que même moi, en quelques heures, Mathieu a eu cet effet sur moi : l’impression que contrairement à beaucoup de personnes et d’hommes, il voyait qui j’étais. Des choses que je me suis débattue à montrer et prouver dans le passé… eh bien, il les voyait.

Il me dit : ‘les hommes sont bêtes. Ils ne pensent qu’à mettre les filles dans leur lit. Ils sont incapables de voir qu’une fille est cool, sympa, intelligente et jolie.’ Je rigole. Et je sais qu’il n’a pas tort ! Non mais oh, les hommes. S’ils voyaient ce à coté de quoi ils passaient !

C’est l’évolution que j’ai vu en Estelle. Avec lui, elle se tient plus droite, se sent plus forte, plus femme. Alors qu’avant elle était peut-être plus fragile, vulnérable. C’est un formidable effet du couple que de se sentir valorisé.

Et je crois qu’Estelle apporte à Mathieu une forme de sécurité affective. J’interprète seulement, mais Mathieu a beaucoup souffert par le passé, avec une histoire qui comporte des drames et la guerre, l’arrivée très jeune en France, sans attache et sans repères. La niaque de s’en sortir seul, à coup de culot et de confiance.

Il a beaucoup été heurté… j’ai l’impression. Ça aurait pu le rendre amer, mais à la place il est très clairvoyant et le sentiment qui vibre dans leur foyer est simplement la gratitude d’aujourd’hui… vivre la vie qu’ils vivent.

(D’ailleurs ce sont deux personnes qui se plaignent très peu, ils auraient de quoi, gérer un hôtel n’est pas de tour repos… et durant la période cyclonique, avec Irma, ils ont traversé une période difficile – et pourtant… ils ne laissent pas les faits les atteindre, les faits sont les faits).

J’ai remarqué une dynamique intéressante dans le couple, qui m’a fait sourire : la valorisation croisée.

Estelle prend le temps de complimenter Mathieu, mais pas des compliments à la volée, à plusieurs moments dans le dîner, elle expliquait avec des mots simples ce qu’elle considérait comme ses qualités « Mathieu a cette habilité à … » « Mathieu est très bon à … »

Et puis lui, il faisait de même, de la façon la plus naturelle qui soit : « Ce que j’admire chez Estelle c’est… » « Estelle est une femme brillante parce que… »

En fait, ils sont très bon à booster l’estime de l’un l’autre !

Et d’ailleurs, quand j’ai raconté à Mathieu ma première rupture, cela ne lui a pas pris longtemps pour comprendre qu’on avait bien fait de tout arrêter.

Tout cela semblait tellement simple, tellement fluide et tellement beau. Alors j’ai demandé : qu’est-ce qui est difficile pour vous ???

Eh bien sûr, tout n’est pas bisounours et marshmallows.

« Elle m’a donné du fil à retordre au début » dit Mathieu.
« J’ai mis du temps à le comprendre » dit Estelle.

Leur relation a connu une période d’ajustement où chacun a du faire face à ses insécurités pour appréhender l’autre.

La différence d’âge était difficile pour Estelle au début. Quand ils allaient au restaurant, elle avait l’impression que tout le monde les regardait car il est plus âgé. Et Mathieu lui répétait que non, on les regardait parce qu’ils étaient beaux !

Plus tard dans la soirée où on parlait des compromis et comme les couple heureux utilisaient peu ce mot.

Mathieu explique que c’est normal qu’on doive trouver des terrains d’entente. Ne serait-ce que la présence physique de quelqu’un d’autre crée parfois des tensions et des difficultés. Mais que le tout est de les repérer et les contourner. Avec de l’amour et de la compréhension.

« It’s not simple. So we make it simple » dit Estelle. Ce n’est pas simple alors on le rend simple.

Conclusion, une relation n’est pas simple et fluide ‘comme par magie’. Elle est simple et fluide parce qu’on l’a choisit ainsi.

Après 4 ans de relation, leur lot de challenges, venant de l’extérieur et aussi de leur développement personnel, je trouve que ces deux tourtereaux sont bien partis.

Merci les amoureux, vous m’envoyez de la force et me donnez beaucoup d’espoir

Lyvia

Vous pouvez découvrir les magnifiques bijoux d’Estelle ici : instagram.com/estellemjewelry
Et si vous faites un tour à Miami, c’est par là : http://www.mboutiquehotel.com/fr/

Lyvia comment tu te sens ?

Une cliente m’a demandé ça. Suite à mon coming out de Samedi (‘tout ce temps, je vous ai menti’), là où j’ai dit que je ne suis plus mentor. Sinon par accident. Que je ne suis pas là pour aider, mais pour juste exister. Que j’arrête d’accompagner et les programmes en ligne (sauf les existants). Qu’on pouvait arrêter de compter sur moi. Moi j’ai juste envie de créer. D’exister.

Ce texte est sorti de moi. Et à certaines lignes je me disais : ‘non, n’écris pas ça !’ Et quand même ça sortait. Pas comme je l’aurais maîtrisé ou voulu. Mais c’est sorti.

Je ne suis pas coach, pas mentor, pas guru.

Je suis artiste.

Et purée ça m’a bien fait flipper.

Comment je me sens ?

Après avoir écrit et publié…. je me suis sentie vide.
Comme si j’avais vomi mes entrailles sur papier. Je ne sais pas si j’étais déjà aller chercher un texte aussi loin. En tout cas, j’étais sonnée pour le reste de la journée.

Et puis, la peur m’a visité. Bien sûr. Tout ce que j’avais fait, tout ce que j’avais conçu… serait différent maintenant.

Quelle serait mon identité maintenant que j’avais dit, publiquement et en grand, que ce n’était pas tout à fait moi que l’on voyait jusque là ?

Le lendemain – dimanche – je me suis réveillée, un peu déphasée. La veille j’avais écrit un texte (‘c’est l’histoire d’une femme en rouge’), que j’ai partagé. Une heure après sa publication je n’osais pas regarder… et si personne n’aimait ?

Cette peur, je ne l’avais pas eue depuis longtemps.
Quand tu écris un texte, un article, pour ‘aider’ eh bien on ne peut pas vraiment juger. On peut, mais au pire si tu n’aimes pas tu pars. À part si tu es un troll tenace.

Quand tu écris de la fiction, on peut très objectivement dire que c’est nul. Moi je juge de la fiction. Car je me détache de l’auteur. Or je ne juge pas un article de blog. Au pire je hausse les épaules et je pars.

Du coup… la peur que personne n’aime.
Et mon frère a regardé pour moi les commentaires, et il y’en avait une vingtaine en moins d’une heure.

J’ai été choquée… je ne m’y attendais pas. Ça m’a fait chaud au coeur. Ça m’a montré qu’après ma bombe de la veille, j’avais toujours ma place.
‘Les gens veulent lire mes histoires’ je me suis dit’. Cool

Ça m’a donné la force de faire ce que je devais faire depuis longtemps : j’ai suivi le conseil que j’ai donné tant de fois – l’alignement c’est du tri – Alors j’ai trié.

J’ai écrit sur deux grandes feuilles A3 absolument toutes mes activités et projets quotidiens. J’ai écrit les projets de l’équipe et ceux à venir.

J’ai écrit que je n’étais plus mentor et que j’étais artiste. (Mais être mentor par accident ça me va

Et très simplement j’ai choisi : ce que je garde, ce que je laisse.

Un simple oui ou non à côté.
Avec une explication pour le non, dans l’idée de transmettre à mon équipe.

En parlant d’équipe, j’ai mis à plat chaque personne et chaque rôle. Et dans un effort inconfortable, je suis repartie de zéro. J’ai eu peur de voir que des rôles seraient maintenant superflus. Alors honnêtement je me suis demandé quel serait le rôle de chacun et quels seraient les leviers à activer. Allais-je maintenir l’équipe telle qu’elle est ?

Et au final… bizarrement et comme par magie. Chaque personne avait sa place. J’ai par le plus grand des miracles rassemblé l’équipe parfaite pour cette prochaine étape.

Le tri des activités et des projets était difficiles Beaucoup étaient rassurants. Notamment certains qui avaient pour vocation de rapporter gros, et pour lesquels on savait déjà parfaitement comment faire. Mais il fallait les laisser partir pour laisser la place à autre chose.

Nous avons toujours la foi de faire grandir l’entreprise et de faire la difference que l’on veut – de manière philanthropique et en investissant. La seule différence c’est qu’on ne sait pas comment. Et que nous allons devoir être créatifs, pour atteindre nos objectifs alors que je reste dans mon alignement.

Ce matin, lundi, la peur est revenue.
Que faire, comment, qui je suis maintenant ?

Eh puis, je lui ai dit : c’est bon. Le temps de la peur est fini. Il s’agit du temps de la décision maintenant.

Je sais parfaitement ce que je dois faire.
Je sais parfaitement qui je suis.
Je suis prête à faire ce que je dois faire.
Tout est clair et limpide.
Je décide que les choses se passeront ainsi.
Et c’est tout.

La peur est partie à partir du moment oú j’ai décidé que c’était ‘ça’ ma vie.

Une vie oú ma fiction passerait toujours en premier.

Pour être plus précise, il y’a deux types de textes/livres que j’aime lire, et que par conséquent j’aime aussi écrire :
– la fiction et les mémoires.

Ainsi, même si je n’ai pas toutes les réponses sur ce qui va se passer, je peux vous dire qu’ici vous lirez :
– de la fiction
– des coulisses de ma vie d’artiste

Probablement pas d’article du style : 10 astuces pour te caresser le dos avec une cuillère (c’est quoi ce titre 😭)

Mais des histoires.
Certaines inventées. Certaines vraies.

Comment je me sens ?

C’est comme si on m’avait raclé le fond à la petite cuillère. Il ne reste rien. Mon intérieur est vacant.

Et en même temps, j’attendais ce moment de renouveau, de niveau ‘zéro’ depuis longtemps, je me rends compte.

Cette page blanche me fait du bien.

Je peux tout décider et tout recréer.

Je ne sais pas ce que ça va donner, mais je sais que ça va être bien. Mieux que tout ce que j’ai pu imaginer.

Merci d’être là.

Lyvia

C’est prêt !
Pendant un mois, tu peux recevoir chaque jour une histoire érotique écrite par moi. Soit une histoire en entier, soit des parties d’histoires, dépendant de la longueur.
On teste un mois pour commencer, et ensuite on verra comme des… préliminaires.
C’est par ici –> http://lyviacairo.com/vulnerable

Photo : Le feu détruit et le feu crée

Courage

Elle se regardait dans le miroir. La robe de chambre de soie rouge épousait ses formes. Malgré le tissu ample et vaporeux, elle le sentait serré contre sa peau.

Elle fit un grand sourire au miroir, le regarda de biais avec une moue sexy, et tout de suite se sentit ridicule. Pour qui elle se prenait.

Elle s’appuya sur le bord du lavabo. Prit une longue respiration. ‘Tu peux le faire’

Se redressant, tête droite, elle fixe son propre regard dans la glace, elle le soutient, comme pour donner un défi à elle même.

Lascivement, elle fait descendre la tenue sur son épaule gauche, essayant de voir ce qu’il verrait lui. Et encore une fois, elle secoua la tête.

‘Han, jamais je n’y arriverais’

Elle envisagea de trouver une excuse, d’abandonner, de partir rapidement, en se pressant,

Eh puis elle s’est dit… non.

Ce moment, elle l’attendait depuis longtemps.
Si elle le décidait, alors il se passerait bien. Parfaitement bien. À force de se le répéter, cela deviendrait peut-être vrai.

Elle s’attrapa dans ses propres bras, et suivant une symphonie qui jouait dans son propre esprit, elle se lova, de gauche à droite.

Tout se passerait bien.

Elle passa doucement les mains sur ses seins. Qu’elle voulait plus fermes, plus ronds.
‘Vous serez très bien’, elle leur chuchote.

Elle passe la main sur son ventre, celui qui depuis des années, ne l’avait jamais satisfait. Les bourrelets, les marques, l’inverse du ventre plat dont elle rêvait..
‘Tu es parfait’

Elle laisse ses mains descendre sur ses hanches. Ses hanches dont les vergetures n’ont jamais pu partir. Pas depuis qu’elle avait pris du poids puis perdu puis repris.
‘Merci d’être là… j’ai grandi’

Elle descend jusqu’à ses cuisses, fortes et larges, elle sent presque la cellulite à travers le tissu fin. Elle s’imagine, malgré elle, ces bouts de gras remuer et ne pas tenir en place…
Et elle se dit…
‘C’est très bien.
D. t’aimera…
Si tu t’aimes’

Elle tremble un peu.
Frissonne encore.
Anticipe son regard.
Qui y aura-t-il dedans.
Elle choisit que ce sera….
De l’admiration.

Une dernière respiration.
Un regard franc au miroir.
Et elle se tourne vers la porte.

Courage.
Elle allait se montrer nue à la personne qu’elle aime.
Pour la première fois.

…..

Ça y’est, je suis prête.
Je suis prête à vous laisser vous abonner à mes histoires.
Tous les jours, un nouveau texte, une histoire courte ou une partie d’une histoire plus longue.
Un abonnement qui vous sera précieux, j’espère.
Cela se passera aujourd’hui.
Restez connectés… ou laissez un mot pour ne pas passer à côté

Lyvia

C’est l’histoire d’une femme en rouge

Elle regarde sur son téléphone la petite figure avancer vers elle. Trois minutes.
Elle attend qu’il approche avant d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur et de descendre. Il est encore temps de reculer. Il est encore temps de tout annuler. Si elle était malade, on lui pardonnerait non ? Malade… comme si elle l’avait jamais été.

Elle se regardait dans la vitre de l’ascenseur de son hôtel de luxe, l’hôtel oú elle était descendue pour l’occasion. Dans le reflet, elle se voit. Cette robe rouge bustier, avec une jupe faite de plumes. Un tutu de soirée. Un tutu qu’elle a envie d’arracher.

Ça y est. Il est là. Elle appuie sur le bouton et attend. L’ascenseur s’ébranle et les portes s’ouvrent.

Elle fait un pas en avant et se laisse emporter par le bruit de l’engin. Sortir de l’ascenseur. Monter dans le Uber. Arriver à la soirée. Y rester deux heures. Repartir. Tout irait bien.

Dans le hall de l’hôtel elle fait signe au majordome. Il lui fait un grand sourire et la salue.

Dehors, la voiture imposante, aux vitres teintées l’attend. Quand elle approche, ses talons claquant sur le trottoir, un homme descend et vient lui ouvrir la porte.

Il est grand, imposant, près de deux mètres peut-être. La casquette enfoncée sur la tête, elle voit à peine son visage. Elle lui dit un bonjour furtif. Elle l’a à peine vu, pour être honnête.

Elle attrape la main qu’il lui tend et se hisse sur le siège en cuir. Elle s’enfonce dedans. Prend une longue respiration, et attend que le chauffeur remonte à sa place.

– Elena ?
– Oui.
– On va au Royal Albert Hall ?
– C’est ça.

Elle le laisse démarrer l’engin et quitter l’entrée de l’hôtel. Ils en avaient pour 20 Minutes, à peine. Vingt dernières minutes.

Elle regarde par la fenêtre et soupire. Encore.
Les lumières de Londres passent devant ses yeux, et elle envie toutes ces personnes qui ne sont pas elles, et qui en ce samedi soir, font autre chose de leur journée.

Le chauffeur jette un œil dans le rétroviseur et voit son visage tourné vers l’extérieur. Fermé. Froid. Distant. Triste.

Il se focalise de nouveau sur la route. Il ne va rien dire. Ce n’est pas la place.

Il l’entend bouger contre le siège. Elle se racle la gorge. Elle soupire.

– vous êtes confortable à l’arrière
– Oui Oui, merci.
Il hoche la tête.
– Encore combien de temps ?
– Nous y serons dans quinze minutes.
– Oh.
– Vous êtes pressée ?
– Non… au contraire.
Il jette de nouveau un œil à cette femme mystérieuse, menue à l’arrière de la voiture. Si petite enveloppée des fauteuils en cuir sombres, et pourtant… si présente.

– vous allez voir une performance ?
– Non… c’est moi la performance.

Elle l’avait dit sans réfléchir. Sans y penser.
Toutes ces années, elle s’était rappelée…
La chance qu’elle avait,
La gratitude qu’elle devait montrer,
À quel point la vie l’avait gâtée.

Qui était elle pour penser à tout gâcher.

Les minutes passaient et elles ne voulaient pas les voir. Tous ces visages qui n’attendaient qu’elle. Qui étaient là pour l’acclamer, la féliciter.

Alors qu’au fond tout ce qu’elle voulait dire c’est…

Je n’ai plus envie de danser.

Elle avait été danseuse depuis qu’elle savait marcher.
À 28 ans aujourd’hui, elle était au pic de sa carrière. Ses prochaines performances étaient attendues. On la voulait, elle. À Paris, Londres, New York City, Tokyo.

Elle avait dansé, dansé, dansé. Par pur plaisir au début. Et puis, au fur et à mesure qu’elle avançait, elle devait être… irréprochable.

On n’attendait d’elle la perfection. Rien de moins. Et elle aimait. Elle aimait se pousser, se dépasser. Finalement parvenir à faire la figure qu’elle avait si longtemps travaillé.

On attendait d’elle, à chaque répétition, et chaque soir, qu’elle soit celle qu’elle avait toujours été : Elena W. danseuse étoile.

Elle avait réalisé le rêve qu’avaient des milliers de femmes. Et malgré cela…

– vous n’avez pas à y aller ?
– Excusez-moi ?
– Vous n’avez pas à y aller. Je peux vous emmener ailleurs si vous voulez.
– Oú ?
– N’importe oú, mais pas là bas.

Elle croise son regard dans le rétroviseur. Ses yeux sont noirs dans la pénombre qui habite la voiture.

– je ne peux pas. Je n’ai pas le choix. On m’attend…. on compte sur moi.
– Je suis persuadé que c’est le fait que l’on compte sur vous qui vous met dans cet état là. Cela n’a pas l’air de vous réussir. Et vous, sur qui comptez vous ?

Ils approchent, elle Le sent. Encore quelques minutes et ils y sont. Pour se distraire, elle regarde la nuque tendue de l’homme qui la conduit. Il a les yeux fixés sur la route et à un moment, quand il jette un œil au rétroviseur, son regard croise le sien. Elle veut détourner la tête mais à la place… sourit.

Sur qui peut-elle compter…

Toutes les personnes de son entourage, sa mère, son frère devenu sénateur, ses amies, son semblant de petit ami, Franck, tous seraient là pour l’applaudir.

Si jamais elle leur disait qu’elle n’en voulait plus… de cette vie… alors… ils lui en voudraient. Ils ne comprendraient peut être pas, mais c’est une vie toute tracée qui se déroberaient sous leurs pieds. Bien sûr, ils tacheraient d’être compréhensifs. Mais au fond, elle saurait… tu nous as laissé tomber…

– on y est dans 5 minutes…
– Okay…
– Qui êtes vous ? Vous avez dit que vous étiez la performance… qui êtes vous ?
– Je suis danseuse.
– De…
– Ballet, je danse le ballet.
– Elena ?
Elle fut surprise qu’il connaisse son nom.
– quand avez-vous dansé pour la dernière fois, par pur plaisir ?

Surprise de sa question, son réflexe fut de reculer dans son siège. Comment se permet-il? Et à la fois… elle se demande… quand ?

– Je ne me rappelle plus… j’ai tellement travaillé…
– quand avez-vous fait quelque chose pour vous, juste pour vous récemment ? Et je ne parle pas de prendre un bain ou de vous faire les ongles. Je parle d’un moment oú vous vous êtes choisie vous, avant les autres ?
– avant les autres ?
– Oui. Oú vous avez agit pour vous, meme si vous saviez que ça pouvait déranger… ou blesser.
– Je crois que…. jamais.

L’homme lui jette un regard dans le rétroviseur. Et subitement, Elena sent la voiture virer de bord, il a fait demi tour en plein dans la rue et accélère… dans la direction opposée.

– mais… que faites vous ???
– je vous sauve la vie !
– Mais… vous ne pouvez pas !
– Si, je peux… faites moi confiance.

Le coeur d’Elena bat fort. Elle a envie de dire fort, elle a envie de crier. Elle a peur. Elle se demande ce que cet homme va faire d’elle.

Et à la fois… elle est ravie. Elle est ravie. Elle sourit, car peu importe ce qui arrivera ce soir, elle pourra dire que… ce n’était pas sa faute…

Elle baisse la vitre et les cheveux au vent, elle laisse la voiture la porter.
Le chauffeur met la musique à fond, du jazz endiablé.

Elle ne sait pas oú on l’amène… mais elle veut y aller.

Bientôt, tu auras accès à la fin de l’histoire en rejoignant mon cercle secret… manifeste toi et je te te tiendrai au courant

Lyvia

Tout ce temps je vous ai menti

Oui..encore.
(Lisez ce message en entier avant de commenter… svp)

J’en ai parfois un peu marre de moi-même. J’aimerais croire qu’à un moment je suis ‘arrivée’, là où je dois aller. Que la carte de ce que je fais et de qui je suis et de ce que je suis est maintenant dessinée. Qu’enfin, je pourrai répondre à la question : ‘tu fais quoi dans la vie’ avec une phrase simple et claire, sans ouvrir de parenthèse et sans préciser… ‘ça, mais pas exactement’.

Tout ce temps, je vous ai menti.

Je ne suis pas mentor.
Je ne suis pas coach.
Je ne suis même pas entrepreneur.
Je ne suis surtout pas infopreneur.
Et gagner de l’argent sur internet… en fait bof.

Tout ce temps où je vous disais : fonce, vas-y, sois-toi !
N’aie pas peur !

Eh bien, je n’étais pas 100% moi, pas encore.

Je vous dis : dépasse la peur, et je suis moi en train de lutter avec depuis des mois.

Un petit décalage.
1% de désalignement.
Qui me prend la tête depuis un moment.
Je sais ce que c’est, et je ne veux pas voir.

Tout le temps où j’ai coaché, encouragé, prêché presque…
Eh bien, ce n’était pas à vous que je parlais.
C’était à moi.
C’était à la peur intérieure, latente, sourde,
Le truc que je ne voulais pas regarder.

Tellement ça semblait con et stupide.

Je ne suis pas mentor. Je ne suis pas coach. Je ne suis pas entrepreneur.

En fait, ce que je suis…
C’est écrivain.
Et plus précisément…
Poète.

Sauf que si ma fiction, vous ne l’avez eue sous les yeux que très récemment, mes poèmes eux, sont restés bien enfouis au placard.

Tout ça, pourquoi ?

On en fait une liste ?

Parce que…
‘C’est inutile,
Ca n’aide personne,
Tout le monde s’en fout
On va te rire au nez
Pour qui tu te prends
C’est trop mignon
C’est trop violent
On ne gagne pas d’argent avec ça’

Alors j’ai essayé de détourner le truc.
De vous écrire tous les jours ici,
En vous parlant d’alignement, d’intuition, d’être toi suffit.
En étant… une enseignante, entre guillemets.

Mais au fond.. je m’en fous d’enseigner.
Je m’en fous de vous faire comprendre ou de vous apprendre des choses.

Si on me donnait tout l’argent que je veux pour faire la différence que je veux (d’après ma muse, 30 000 euros par jour ha), eh bien….

Si je suis 100% honnête,
Je ne ferais pas ça.

Voilà, je l’ai dit.

Je ne vous écrirais pas des choses pour vous coacher, pour vous encourager et pour vous faire grandir.

Non, j’écrirais des poèmes et des histoires, et je resterais calée dans mon lit en chaussettes à gribouiller sur un carnet.

Je crois que depuis que j’ai commencé sur internet, ma plus grande crainte a été qu’on me traite d’hypocrite.
On aurait pu me traiter de tous les autres noms (on me traite de plein de noms très créatifs) mais ‘hypocrite’ est celui qui arriverait à me toucher dans ma chair, je pense.

Parce que j’essaie, fort, de dire la vérité.
Ma vérité.
En tout cas, celle qui est accessible pour moi.

Et la vérité, c’est que je suis tombée dans tous les travers contre lesquels je vous ai prévenus.

Je n’ai PAS fait passer mon art en premier.
Mon art étant ce qui m’appelle, ce qui me porte, ce qui me fait plaisir à moi.
Après près de quinze jours sans le regarde, j’ai juste hier remis le doigt sur mon roman.

Il était ENCORE passé à la trappe. A cause d’un lancement, puis d’un autre, puis d’un tournage.

Et ça m’énerve, et ça m’agace, et ça fait de moi quelqu’un que je ne suis pas. Pas la meilleure version de moi, c’est certain.

Ce qui m’énerve et qui m’agace c’est que c’est un cycle qui reprend continuellement, comme un élastique contre lequel je me heurte, j’avance et instantanément il m’envoie en arrière, je n’arrive pas à le briser.

Et la question qui me vient c’est… de quoi j’ai peur.
Parce que, c’est bien beau Lyvia, tu racontes ça aux gens. Probablement, ils s’en foutent, mais ils aiment bien te lire, alors quoi ?

POURQUOI tout ce temps tu ne fais pas ce que tu dis que tu dois faire ??

Eh bien, je sens que la dernière couche, la dernière couche à enlever, est celle-ci.

Celle de dire…

En fait, je ne suis pas là pour vous aider.
En fait, je m’en fiche un peu de vous aider.
Je vous aime bien, mais honnêtement, je préfère de loin être calée dans mon lit avec mon carnet.

Et c’est bien beau à dire… mais dans la matière, ça donne quoi ?

Eh bien, c’est arrivé cette semaine malgré moi.

J’ai écrit ce texte, mercredi : ‘voici comment je veux que tu m’aimes’.
Et même s’il était érotique à la base, il était aussi pour chacune des personnes parmi vous.
Je veux être vue, pour qui je suis. Regardez-moi dans les yeux, et voyez. Au delà du mentor, de la nana qui donne la pêche sur internet. Voyez qui je suis.

Et c ‘était de la fiction, et après l’avoir écrit, je ne savais plus quoi écrire.
C’est pour ça que… 3 jours sans message quotidien, ha !

Je ne savais plus quoi écrire car…. Tout ce qui me venait ensuite était de la fiction. Des mots qui n’ont aucune autre utilité que de me faire vibrer quand je les écris. Des mots pour moi, pas des mots pour vous.
Pas un message qui vous booste ou vous motive ou qui vous encourage… juste… un truc.

Et hier soir, j’ai écrit un petit texte… ‘tu ne sais pas ce qui se passe devant une porte fermée.’ et je l’ai posté ce matin.
Je croyais l’écrire à quelqu’un que j’aime.
Et en fait, je l’ai écrit à tous.

Vous ne savez pas la vérité.
Vous ne savez pas en fait, qui je suis.

Parce que je ne vous l’ai pas montré en entier.

Je suis beaucoup plus sombre et dark que laisse paraitre mon sourire.
Beaucoup plus angoissée que laisse paraitre ma légèreté.
Beaucoup plus intense que peut laisser penser mon lâcher prise.

Je ne suis ni mentor, ni coach, ni entrepreneur. Je m’en fous de tout cela.

Je suis…. Artiste.

Une artiste tiraillée, comme beaucoup, entre ce qu’attend d’elle la société – même si elle n’en est pas consciente – et son art. Son art pur.

A aujourd’hui, si j’écoutais cette partie de moi qui crie, j’arrêterais tout.

En fait, faisons-le. Voilà. J’arrête tout.

J’arrête tout. Qu’est-ce que ça donne si j’arrête tout ?

Comme je le répète tous les trois mois, je ne lance plus de programme en ligne. Il y a un truc avec les lancements de programme qui me taraude depuis un moment. Comme si c’était un pas à coté de ce que je veux faire.

Eh puis d’ailleurs, voilà ! J’arrête Rebecca, j’adore ce programme mais je rembourse tout le monde et je ne tourne plus de vidéo.
J’annule tous mes rdv avec mes Amazones. On a une retraite en Guadeloupe qui me fait kiffer, mais à part ça, j’annule tout.
Je renvoie toute mon équipe. Plus besoin ! Comme ça je peux rester avec mon ordi et écrire mes trucs et les poster sur internet et faire ma vie.

Quoi d’autre ?
Si j’arrête tout… eh bien je n’écris que de la fiction et des poèmes sur internet. Possible que ça fasse chier tout le monde mais je m’en fous.

J’arrête tout. Et je me retrouve devant une page blanche. Une page qui me ressemble. Qui est prête à recevoir les mots.

Et maintenant que j’ai tout arrêté, et maintenant que j’ai tout déconstruit, et maintenant que je choisis de ne pas laisser la peur me guider, je RE-Construis.

Et je donne la priorité à ce qu’il est.

Je suis ECRIVAINE et POETE.
C’est ce que je suis.
Comme je suis une écrivaine de fiction et une poète, alors la plupart de ma journée sera consacrée à écrire de la fiction et écrire de la poésie. Cela devient le socle de ma vie.

Et c’est CETTE PERSONNE, cette personne là, qui a construit sa vie en mettant son art en PREMIER qui peut ensuite….

Inspirer, et transmettre. Par sa simple existence.

Parce qu’une autre chose est vraie et sera toujours vraie. J’ai un message et une mission à accomplir. Une différence à faire. Avec mes mots, et aussi avec ma notoriété. C’est ancré, c’est acté et ça ne bouge plus.

Sauf que j’ai vu les choses à l’envers.
J’ai cru que c’était le fait de grandir, d’acquérir la notoriété et les sous qui vont avec qui allait vous inspirer et vous motiver à faire de même. A oeuvrer à faire cette différence que je veux voir dans le monde.

Mais ce n’est pas ça.

Ce qui va vous inspirer, c’est que je sois dans ma Vérité.
Et ma vérité c’est que je suis une nana qui aime écrire des histoires…pour la plupart un peu sexy

Et qui est mentor, coach, entrepreneure… par accident.

Je ne vais pas tout arrêter.
Mais je choisis de me présenter à vous différemment.

Je ne suis ni votre mentor, ni votre gourou, ni votre maitre.
Je suis juste une nana qui a choisi de vivre sa vérité et son art.

Et par mon existence, ma vibration, je vous aiderai surement à faire de même.

Mais mon art passe en premier.
Avant vous.
Avant aider.
Avant être utile.

A mon contact, vous allez changer, mais je ne le ferai pas exprès.

Quand mes Amazones vont m’appeler, c’est à l’écrivaine et à la poétesse qu’elles parleront.
Quand vous viendrez me voir sur scène, c’est à l’écrivaine et la poétesse que vous parlerez;
Quand je ferai mes vidéos et écrirai des méditations, c’est l’écrivaine et la poétesse qui les feront.
Quand je parlerai à mon équipe de comment on va changer le monde, ce sera en tant qu’écrivaine et poétesse.
Et quand je gagnerai de l’argent, ce sera en tant qu’écrivaine avant tout.

Peut-être que pour vous cela ne change rien.
Mais pour moi cela change tout.
J’en ai marre de jouer aux entrepreneurs chevronnés.

Tout ce que je veux, c’est être qui je suis.
Et gagner de l’argent en existant.

Et si à cette occasion je vous aide à en faire de même, c’est cool.
Sinon, c’est pas grave.

Mais je ne réponds plus aux attentes du monde extérieur. C’est terminé.
Je crée, seulement, en fonction de ce que je ressens.

Je ne sais plus ce qui est aligné, et ce qui ne l’est pas.

Mais en tout cas, je vous demande…
De ne plus dire que je suis mentor, coach, ou même speaker.
Si on vous demande, dites : elle écrit.
C’est la chose qui sera toujours vraie….

….

Vous savez, tout ça c’est votre faute, en fait !

La petite pièce de fiction que j’ai écrite mercredi, ce texte écrit comme ça sans réfléchir, dans la peau de mon personnage, je croyais qu’il n’allait rien donner. Je pensais le poser là, et qu’il passe inaperçu..

Et non… Près de 90 commentaires et je ne sais combien de partages.

Même si je voulais croire que ce n’était pas mon chemin, vous m’avez mis face à ma réalité.
Vous, ma communauté, qui me suit, et qui a toujours un coup d’avance sur moi, vous avez vu et senti que la justesse était là.
Dans ces mots écrits comme un poème…

Et là je me suis dite… mince.

Je ne peux pas faire autre chose.
Je ne sais pas faire autre chose.

Que d’écrire des histoires.
Et de raconter ce que ça fait d’écrire des histoires.

Alors… ça me fait super SUPER SUPER (y a pas plus gros que les capitales) peur, tellement que j’avoue, j’en ai les larmes aux yeux.

Mais je vais vous en écrire, des histoires.

Je vais arrêter de vous coacher.
Et à la place, je vais vous raconter.

Des histoires de fiction,
Des histoires de la vie,
Des poèmes,
Des choses qui n’ont d’autre utilité que me faire me sentir bien, d’abord, et qui au contact de votre regard, de votre peau, vous ferons sûrement du bien, aussi.

Moi je serai la nana au coin du feu qui dit des trucs.
Quels trucs, pourquoi, dans quel but… on s’en fout.
Mais je serai la nana qui dit des choses, et à côté de qui on aime bien s’assoir.

….

Hier j’avais deux idées.
Et elles ont fait l’amour.
Et elles ont fusionné.

La première, un combat de ces derniers temps : écrire davantage sur la féminité, la sexualité, ‘rééquilibrer le yin et le yang de la planète’, creuser les sujets de l’énergie féminine, et oeuvrer à lui redonner sa place, dans chaque être humain.

La seconde, écrire une histoire érotique, sensuelle, et qui vous transporte, chaque jour.

Et voici la nouvelle, fusionnée :

Tous les jours, ou presque, je vous envoie une histoire, un texte. Où on les met en ligne sur un coin d’internet. Tous les jours, je les écris. Tous les soirs, vous les lisez. Et vous en faites ce que vous voulez. Rien d’autre qu’une histoire… et ce qu’elle causera chez vous. C’est le rôle des histoires… émouvoir. Et de l’émotion nait.. tout le reste.

Forcément, ce que j’ai à dire sera aussi infusé dedans… mais ça vous le verrez, le message est le message et on ne peut s’en cacher.
Ce serait un abonnement, comme à un magazine secret, entre nous.

C’est un challenge car ce serait la première fois que mon art passerait vraiment en premier.
Mais on se l’est donné, ensemble, alors vaille que vaille. On le fait.

Je ne sais pas si j’ai brisé l’élastique contre lequel je me heurte. Les prochains jours me le diront. Je ne sais pas si je suis passée de l’autre coté. De l’autre coté où c’est ok de faire passer mon art en premier. C’est un chemin, tumultueux pour moi, probablement oscillant entre ennuyeux et fascinant pour vous. Mais on verra. Peut-Être qu’il y aura un pas en arrière. Mais dans tous les cas, il y aura des pas en avant. Et tôt ou tard, je l’aurais cassé, ce fichu élastique de merde

Je vous aime.
Je vous embrasse.
Vous êtes, probablement, sincèrement, la meilleure communauté en ligne de tout internet.
Si vous avez lu jusqu’ici, mettez-moi un commentaire, pour que je vous envoie à mon tour, de l’amour

Lyvia

Nouveau projet, nouvelle idée

Nouveau projet, nouvelle idée.
Plus long, plus ambitieux.
Plus abordable, plus grand public.
Pour faire une différence à grande échelle.

Une lettre quotidienne, oú je parle chaque jour : féminité, sexualité, intuition, énergie féminine ET masculine – Yin et Yang.
La mission : faire ma part pour rééquilibrer les deux.

Oú je te transmets ENFIN tout ce que j’apprends et comprends et analyse dans les bouquins que je dévore et les expériences que je vis, et que je teste, en avant-première, pour toi.
Oú je te partage des secrets, des choses que je n’ai pas encore osé dire ou même osé penser.
Oú je décortique, analyse, philosophe et te donne l’éclairage qui est le mien, avec les mots qui sont les miens. Tu sais, ceux que tu aimes bien.
Oú je te raconte mes histoires – j’en ai beaucoup plus que tu ne crois.
Parfois avec mon ‘je’, parfois avec mes personnages.
Oú je repousse les limites, de ce qui est dicible, acceptable.
Oú je t’invite à toi aussi regarder, explorer et comprendre. Et soulever tes propres conditionnements, les choses qui te mettent en cage.
C’est pour les femmes.
C’est pour les hommes.
C’est pour ceux qui sont les deux, et aucun des deux.
Et, ultimement, c’est pour les enfants. Les générations à venir après nous, et à qui on aura donné un monde oú l’être en entier est honoré.

Ça s’appelle….Vulnérable.
J’y exposerai ma vérité.
Et je dépasserai la peur d’être heurtée.
Et inviterai des femmes et des hommes à partager la leur à mes côtés.
J’y rajouterai un groupe oú vous pourrez échanger, décortiquer, entre vous.
Et de temps en temps oú je viendrai vous faire un coucou.

On pourrait croire que c’est un petit projet… ‘on the side’
Mais c’est l’inverse… Avec, je veux toucher des milliers, des dizaines de milliers.
J’aimerais que toutes les femmes francophones s’y joignent. Ou en tout cas en aient entendu parler.
Je traduirai le concept en anglais.
J’aimerais que Garance Doré vienne faire une chronique. Parce que je l’aime bien.
Et en parallèle, j’écrirai un bouquin, que je vous raconterai.

Vulnérable, c’est pour que tout ce que je vis, apprends, comprends et ai vécu, ai appris, ai compris soit enfin transmis.
Et que je fasse, encore plus à fond, le job pour lequel on m’a mise ici.

Libérer la parole. Libérer la vérité.
Et dire la mienne, pour commencer.
Et créer l’espace pour qu’on puisse enfin s’exprimer.

Les portes ouvrent… bientôt. Dans quelques jours ou dans quelques heures, selon oú me porte le flow.

Et pour ne rien rater, commentez avec un mot qui vous donne de la force ! Je vous tiendrai au courant rapidement !

Je vous envoie de l’amour
Lyvia

Photo : Venus

Voici comment je veux que tu m’aimes

(Attention, yeux sensibles, s’abstenir…)

E. regarde S. droit dans les yeux. Elle lui dit…

« Avant qu’on aille plus loin, avant que tu approches les mains de mon corps… laisse-moi t’expliquer. »

Elle tire une chaise et s’assied à califourchon dessus.

« Voilà comment j’aime être aimée…

Vous les hommes, vous croyez qu’il suffit de nous embrasser et nous caresser, un coup par ci, un coup par là. De nous lécher le téton gauche puis le droit, avant de mettre la main dans notre culotte pour préparer votre entrée. Vous n’avez rien compris. Et surtout, vous passez à côté. Vous passez à côté de ce qu’est une relation sexuelle, amoureuse, une vraie.

Vous rentrez, vous sortez, vous attrapez et vous malaxez, et après quelques minutes, vous vous écroulez. C’est terminé.

Tu ne feras pas ça S., car ce n’est pas ainsi que j’aime être aimée.

D’abord, je veux que tu me vois. Je suis un être humain en entier, comme toi.
Je veux que tu vois les contours de mon visage, les contours de mon corps.
Que tu vois les contours de mon âme.
Suis-je une personne à qui tu veux donner ton corps ?

Est-ce que ce que tu vois, sens, te plait ?

Au delà de l’envie charnelle, celle de me pénétrer, est-ce qu’en me voyant tu as envie de sentir, toucher, découvrir ?

Parle-moi, écoute moi, regarde-moi dans les yeux.
Comprends moi, aies envie de démêler les complexités de mon âme.

Donne-moi l’impression, au moins, de compter. D’être vue. Entendue.
Montre moi que je suis là, bien présente, devant toi. Moi E. Pas moi n’importe qui. Mais moi. Moi qui vibre, moi qui respire, moi qui rêve et moi qui crois.

Vois-MOI.
Il n’y a rien de plus érotique que de se sentir vue…

Ensuite, approche moi.

N’hésite pas à me chuchoter à l’oreille des choses qui me font frémir. N’hésite pas à me dire que tu l’aimes, ce corps. Que tu veux l’enlacer, le ravir. L’embrasser, le serrer. Le lécher et le toucher.

N’aie pas peur de dire les mots. Car ce sont les mots qui me transportent d’abord.

Et après, une main sur ma cuisse, une main sur ma joue, une main dans mon cou. Donne-moi envie d’aller plus loin.

Séduis-moi, S. Séduis-moi. Tant de fois les hommes ont cru que c’était du tout cuit. C’était trop tard pour reculer alors… ils ne faisaient plus aucun effort.

Montre moi que tu me veux. Dis-le moi, souffle le moi.

Et quand enfin, Tu sens mes barrières tomber, une à une… ravis-moi !

Attrape-moi dans tes bras et ne me laisse pas partir.

Laisse tomber tes propres peurs, tes propres craintes. Surtout, laisse tomber ta carapace.
Je veux te sentir à nu, je veux voir dans tes yeux que tu es prêt à me montrer dans l’amour, qui tu es.

Pas de retenue, pas de tabou, pas de jugement.
Qui tu es vraiment.

Pas de performance ni d’acrobatie. Juste toi et moi qui bougeons en harmonie.

Une fois que tu me sens prête et ouverte et lascive dans tes bras : attrape-moi !

Ne fais pas l’erreur d’y aller doucement tout le long ! Je ne suis pas fragile, je ne suis pas pudique. Pas sous ton regard, si celui ci m’adore et me vénère.

N’attends pas, déshabille moi. Et honore ce corps. Assure toi d’avoir caressé, serré, léché chaque partie !

La base de mon cou, Le bas de mon ventre, l’arrière de mes genoux et l’intérieur de mes cuisses… partout…

Et ensuite seulement…

Quand dans tes bras je ne suis plus moi, mais je suis mon corps et mon âme et mon esprits emmêlés, quand je ne suis plus là, mais au ciel grâce à tes caresses et tes baisers, quand je te supplie, que je te crie que je n’en peux plus… alors seulement tu peux…  »

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La suite… n’est pas faite pour être écrite publiquement, je crois…
C’est qu’il y’a des yeux qui nous regardent par ici…..
Moi E. laisse la parole à Lyvia, qui te racontera….

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Pour lire la suite, j’ai préparé quelque chose pour toi. La suite est un peu…. vibrante pour les yeux des réseaux sociaux.

Et à la fois je veux te montrer quelque chose…
Je veux te montrer comment les histoires – érotiques notamment – te permettent de dire ce que tu n’oses pas dire, et vivre ce que tu n’oses pas vivre.

C’est E. qui parle, ou Lyvia qui parle ? – tu ne sauras jamais…. et moi, j’ai dit ce que j’avais envie de dire.

J’écris des histoires depuis des années maintenant, et elles me permettent d’appréhender la sexualité en toute sécurité.
Elles me protègent, pas tant du regard des autres, mais de mes éventuels limites et blocages bien enfouis. Dans la peau de mon personnage, je peux oser des choses que je n’oserais pas encore dans la vraie vie. Et ainsi je deviens plus forte et plus assurée… c’est assez magique, en fait.

J’ai envie de t’apprendre ça, comme écrire des histoires (que tu écrives déjà ou pas ne compte vraiment pas ! C’est avant tout pour toi) peut te permettre de libérer ta sexualité.

Tu veux en savoir plus ? Commente directement sous cet article avec…. ce qui te fait envie. Un mot, une image, un GIF et je te tiendrai au courant.

Et en cadeau, tu auras la suite de l’histoire dans tes messages 😉

Lyvia

Tu te demandes si tu es légitime ?Si tu peux ? Si tu as le droit ?

La plupart de mon travail sur moi et avec les autres consiste à avoir le courage de vivre et dire la vérité. Sa vérité.
Écouter cette voix en nous, qui chuchote, qui crie, la voix de ton âme, de tes guides, de ton intuition, et de se dire : tu as raison, la vérité, ma vérité, c’est ça.

Et l’objection que l’on a c’est…
Comment puis-je parle de cela, aider les gens que tel sujet, quand moi même, je suis en plein dedans et que j’ai du mal ?

Comment puis-je parler d’amour quand je suis encore en train de le chercher ?
Comment puis-je parler de dépasser ses peurs quand moi-même, tous les jours j’ai peur ?
Comment puis-je parler de rapport à l’argent quand parfois je lutte à me sentir abondante ?
Comment puis-je parler de se sentir bien dans son corps, quand moi-même je suis encore à froncer des yeux quand je regarde dans le miroir ?
Comment puis-je parler d’éduquer ses enfants dans la bienveillance quand parfois je flanche et que je crie ?
Comment puis-je parler de sexualité quand moi-même j’ai tellement de choses à dépasser ?

Comment puis-je enseigner quoi que ce soit… alors que je flanche encore, que je lutte un peu encore, que j’apprends encore… et que je ne suis pas.. parfaite.

Ces questions, je me les pose par moments. Une demi seconde, elles passent dans mon cerveau.
Et mes lectrices, clientes, amies, se les posent aussi.

Comment puis-je être légitime quand moi-même j’apprends, quand moi-même j’ai autant d’obstacles à dépasser ? Quand moi-même je me sens un ‘bébé’ de ce sujet et que j’ai encore tant à apprendre ?

Eh puis… pourquoi moi ?
Pourquoi ça m’appelle ? Pourquoi ça me fait vibrer quand j’en parle ? Pourquoi c’est justement ces sujets oú j’ai tant à apprendre, qui me donnent tellement envie, et qui surtout amènent à moi tellement de personnes et tellement d’opportunité.

L’univers s’est-il trompé ?

Non, il ne s’est pas trompé.

Car on enseigne beaucoup mieux ce que l’on est en train d’apprendre.
Car on sait les difficultés et les écueils, on sait les opportunités de développement et de grandir.

En fait, ce qui représente dans notre vie Le plus grand challenge est aussi la plus grande opportunité car on se plonge dedans, on apprend, on grandit, et là on peut transmettre.

Vous imaginez, un ‘expert’ qui a tout compris tout sur tout sur un sujet, et qui vous dit simplement : c’est ainsi, fais ainsi.

Ne vous sentirez-vous pas à distance de cette personne ? L’impression qu’elle a tout compris et pas vous ? L’impression qu’elle vous donne des leçons et que bien sûr, comme vous souffrez, vous n’arrivez pas à les appliquer ?

Comment faire confiance à un leader qui n’a pas traversé ce qu’on est en train de traverser ?

On n’a pas besoin que vous ayez tout compris ou tout intégré. On a juste besoin que, si vous le sentez, vous transmettiez ce que vous êtes en train d’apprendre.

Avec l’honnêteté de dire : je suis un élève, comme toi. Mais voici ce que je comprends. Si cela peut t’aider.

On n’a rien à dire quand on n’a rien à dépasser…

C’est ce que j’ai écrit à une cliente aujourd’hui qui écrivait qu’elle se sentait appelée à aider chacun à dire sa vérité, alors qu’elle avait elle-même été bridée toute sa vie, et qu’elle n’en était pas totalement ‘sortie’.

Les bons guides ne sont pas ce qui n’ont pas vécu.
Les bons guides ne sont pas ceux qui donnent l’impression de tout maîtriser et d’avoir tout compris.
Les bons guides n’envoient pas un message de perfection.

Les bons guides envoient un message de : je te vois, je sais qui tu es. Parce que je l’ai été aussi.

Comment guider quelqu’un sur un chemin que l’on a pas traversé?

C’est parce que le chemin a été laborieux pour nous, et l’est parfois encore, que l’on se sent appelé à aider les personnes qui viennent derrière nous.

On n’a pas à ‘tout’ transmettre.
On n’a pas à ‘tout’ comprendre.
Mais le peu que l’on a compris ou appris, peut aider.

Du moment que l’on parle en notre nom, que l’on dit notre vérité, alors on a la légitimité, voire même la responsabilité de parler.

Il n’y a pas une police du message qui dit : toi tu as le droit de transmettre, et pas toi.

Nous sommes tous des messagers, auprès de nos proches, de notre famille, de nos enfants, et puis si on le choisit, auprès du monde au plus large.

Je n’ai aucun diplôme qui valide le travail que je fais ici.
Personne d’extérieur ne m’a dit : c’est bon, tu as le droit.

J’ai décidé un jour que j’avais des choses à dire.
Et j’ai décidé un jour de les dire.

Je ne sais pas tout. J’apprends chaque jour. Je me trompe chaque fois.

Mais on ne me demande pas d’être parfaite.
On me demande simplement… d’être là.

Soyez présents à votre vie.
Écoutez les appels.
La seule voix qui a le pouvoir de vous dire : tu as le droit, se trouve à l’intérieur.

La force et le courage dont vous avez besoin viendra à chaque fois que vous ferez un pas.

Car vous verrez que même si le sol tremble parfois, vous êtes toujours là.
Même si le tonnerre gronde parfois, vous êtes toujours là.
Et un pas après l’autre, vous avancez, jusqu’à appuyer sur la pierre dorée qui va vous propulser.

On ne sais pas quelle graine va donner ce que l’on recherche.
Mais cela ne nous empêche pas de les planter.
Dans tous les sens, comme on le sent.
Avec la foi que…
D’une façon ou d’une autre, ça va aller.

Je vous envoie de l’amour, de la force et du courage.
On a besoin de vous.

Lyvia

Ps : cette semaine, j’ouvre les portes de quelque chose de très spécial pour moi. Cela marque mon engagement envers le rééquilibrage de l’énergie féminine et de l’énergie masculine dans le monde.

Chacun d’entre nous, homme comme femme, possède ces deux énergies à l’intérieur.
Pendant des millénaires, c’est l’énergie masculine qui a primé.
On a demandé aux femmes d’être logiques et linéaires plutôt que d’être intuitives.
On a demandé aux hommes de se taire et de pleurer en silence plutôt que de leur apprendre à accepter et gérer leurs émotions.

C’est un projet ambitieux dans lequel des femmes – et aussi des hommes – vont s’exprimer sur les questions de l’énergie féminine, ce que c’est d’être une femme, ce que c’est d’être un homme qui accepte sa part de féminin. On va parler intuition, créativité, sexualité, mission d’âme. Et c’est un projet qui cette fois, va bien au delà de moi.

Si vous souhaitez être parmi les premiers au courant (je cherche encore un nom !) commentez ce message avec… un mot qui vous apporte de l’amour et peut apporter de l’amour aux autres.

Plein d’amour dans votre direction