Un jeudi à la fois #6 – La procrastination est ton amie

La procrastination est ton amie | Jemecasse

Au premier épisode d’un jeudi à la fois , Clotilde m’a demandé d’écrire sur la gestion du temps. La gestion du temps… hum hum, comment te dire… je ne gère pas vraiment mon temps ! Enfin, pas dans le sens classique du terme.

Je ne travaille pas en me bloquant des heures pour faire ceci ou cela, je ne planifie presque rien à l’avance, et je fais toujours tout à la dernière minute.

Pourtant, je suis très efficace. Je passe à l’action rapidement sur les idées que j’ai. Ce que je promets est – 90% du temps – fait (sauf si je réalise que je n’ai plus envie, et c’est ok). Les seules fois où j’ai dépassé des deadlines, c’est quand j’ai fait plus que ce que l’on me demandait.

Comment ça se fait, me demandes-tu ?

J’ai une arme secrète : La procrastination.

Je procrastine, et c’est comme ça. Mais plutôt que de lutter contre ce trait de caractère – partagé par nombre d’entre nous, je le sais – je choisis de l’accepter pleinement comme faisant partie de moi, et je travaille avec.

Leçon numéro 6 : N’essaie pas de modifier ce qui est naturel chez toi pour être efficace. Soit efficace en utilisant à fond ce qui est naturel chez toi.

 

A entendre la plupart des êtres humains, la procrastination est un défaut. C’est un jugement un peu fort, pas vrai ? Étant donné que… la plupart des êtres humains ont tendance à procrastiner.

Il est temps de donner à la procrastination ses lettres de noblesse, et décortiquer tout ce que cela veut dire, shall we?

Tu en as marre que ta procrastination soit vue comme un défaut ? Télécharge ici gratuitement mon « Ode à la procrastination » à mettre en fond d’écran ou à coller chez toi pour te rappeler que tu travailles comme tu es ! – Clique ici pour entrer ton adresse email. 

1 – Si tu procrastines, il y a une raison.

Je suis à fond sur l’idée de s’écouter et de faire ce qu’on a envie de faire, quand on a envie de faire. Et je me l’applique à moi-même. En général, si je remets quelque chose à plus tard, et que je le repousse jour après jour, il y a une raison. C’est probablement le cas pour toi aussi : Peut-être que tu n’as pas envie. Auquel cas, as-tu bien fait de dire oui ? Peut-être que tu as besoin de temps pour laisser incuber mes idées.

C’est ma façon de travailler. Avant qu’un article arrive sur l’écran, il a souvent tourné dans ma tête plusieurs heures, voire plusieurs jours. L’écriture ensuite est assez rapide, ça vient tout seul. Peut-être que tu as peur. Il est possible qu’une fois la tâche effectuée, tu redoutes – consciemment ou insconsciemment – qu’une certaine chose arrive. Par exemple, peut-être as-tu peur du feedback que tu recevras, ou de l’opinion des autres. Peut-être as-tu peur que ça ne plaise pas. Peut-être que tu as peur de t’ennuyer après ça ?

Toutes le peurs sont légitimes. Peut-être que tu n’es pas prêt-e et qu’il te faut la pression pour laisser tomber ce qui peut te bloquer – peur, flemme, perfectionnisme aigu.

Action : Réfléchis à la raison pour laquelle tu procrastines. Une fois que tu as la raison, agis en conséquence – soit tu repousses encore un peu, soit tu dis non, finalement, soit tu affrontes cette peur, vaille que vaille !  

2 – Organise-toi en prenant en compte la procrastination – sans la combattre

Tu procrastines. Tu remets toujours tout à plus tard. Tu t’en veux, et tu stresses. Tu penses que tu es quelqu’un de ni sérieux, ni fiable, parce que tu es incapable de respecter quelque planning que ce soit ! Relax.

La vérité c’est que tu es comme tu es. Tu vas passer beaucoup trop d’énergie à lutter contre ta nature procrastrinatrice, plutôt que de vivre avec. Alors qu’en vivant avec, tu peux d’une, être plus leger-e, de deux, accomplir tout de même ce que tu dois accomplir. Par exemple, je sais que je fais toujours tout à la dernière minute. Alors ça ne sert à rien que tu me demandes de te faire quelque chose pour dans 3 mois. Je vais oublier. Par contre voici comment je fonctionne :

1 – Je dois absolument avoir une deadline – une date limite. Si je n’ai pas de deadline, rien ne sera fait. Ainsi si je dois fournir un article à quelqu’un, ou donner un feedback à quelqu’un il me faut un rendez-vous dans l’agenda. C’est exactement pour cette raison que j’ai créé deux séries d’articles, liés à des jours spécifiques.

Plutôt que de me dire : Lyvia écris sur tel thème, 2 fois par semaine, je sais que j’ai un article à écrire le lundi, et un autre le jeudi, que ma newsletter part le lundi, et que j’ai intérêt à tout faire à temps parce que c’est la lose. De même, je m’engage sur les dates, pour mes partenaires et dans mes programmes. Si je dis : tu recevras ça mardi, alors tu le recevras mardi, même si c’est à 23h59 (ça arrive plus souvent que tu ne crois). Sinon, ça veut dire que je dois écrire un mot d’excuse, et c’est la lose…

2 – Avant une deadline, je me bloque une longue période de temps exprès pour accomplir ce que je dois accomplir. Pour écrire les ebooks de mon programme ‘Des idées à tout casser’, je me bloquais l’équivalent de 15 heures d’écriture juste avant l’envoi – en général tout un dimanche et un lundi soir – j’envoyais le mardi ! Pourtant j’avais plusieurs semaines à chaque fois pour écrire, mais ça n’y faisait pas, impossible de m’y prendre plus à l’avance.

3 – En cas de gros projet – qui pourrait durer sur plusieurs mois par exemple, une solution peut être de segmenter ce projet en mini-projets, et d’affecter à chacun une deadline fixe. Le plus important dans le processus, c’est le fait de s’engager vers l’extérieur. Évidemment, si la deadline ne compte que pour toi, ce sera facile de la bouger. Par contre, si des personnes t’attendent, là, c’est moins facile. Annoncer au monde ce que tu vas faire, et quand, c’est le meilleur moyen de ne pas dépasser la deadline qu’on s’est fixé-e…. sinon… c’est la lose !

Action – Identifies tes prochains projets, et bloque-toi du temps juste avant la deadline pour les mener à bien 

3 – Procrastiner peut faire de toi un être très efficace… si l’envie suit !

 En général, quand j’ai procrastiné pendant des jours, et que je me mets à bosser quelques heures avant la date limite, je suis ultra-supra-dupra efficace. Je ne vois rien, je n’entends rien, je suis focalisée, je suis à donf.

Tout simplement parce que je suis en mode survie ! En mode survie, il n’y a pas d’alternative que de faire ce qu’on a annoncé qu’on allait faire. NO CHOICE. On doit trouver les ressources en soi, arrêter de vouloir que tout soit parfait, et juste faire ce qu’il y a à faire.

On est efficace car on fait taire notre censeur – qui si on a des semaines devant nous a tendance à nous pointer du doigt tout ce qui n’est pas assez bien ! – alors que quand on a trois heures devant soi, on peut lui dire allègrement de la fermer et de nous laisser travailler.

Attention – si la deadline arrive et tu ne ressens toujours pas le buzz d’urgence qui te demande de t’y mettre, c’est que tu n’as peut-être pas envie. D’où l’importance de dire oui, seulement si tu le veux! Si tu as tendance à repousser à plus tard, et qu’en plus tu as envie de faire bien, tu feras du bon boulot.

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Chassez le naturel, il revient au galop !

 

Ici je décris ma façon de fonctionner, et il se peut que la vôtre soit bien différente, mais dans tous les cas, le plus important est de fonctionner de la façon qui marche pour toi. Tu es comme tu es – « on a les défauts de ses qualités », comme on dit. Parfois quand on aime créer de manière intense et spontanée, on a du mal à planifier, et quand on aime créer en étant encadré, on a du mal à improviser.

Chacun fait comme il a envie, et comme ça marche pour lui-elle. L’essentiel, c’est que ce soit fait… situ en as envie !

A Toi !

Je suis très curieuse de savoir comment tu travailles. Es-tu plutôt du genre à tout remettre à plus tard, comme moi, ou as-tu tendance à planifier et à suivre le plan que tu t’es fixé ? Travailles-tu comme tu as envie et comme c’est naturel pour toi ? Dis-le nous dans les commentaires!

 

PS : J’ai procrastiné l’écriture de cet article comme par possible. Et pourtant, il t’est arrivé à temps !

 

Vos objectifs pour la semaine

Quels sont vos objectifs pour la semaine à venir ? Dites-le nous dans les commentaires.

Pour ma part, il s’agit cette semaine de « planifier » le début de l’année – comprendre fixer toutes mes deadlines de façon à ce que mon travail soit fait !

Et toi ?

 

 

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