Une vie sans lundi #110 – Se concentrer sur l’essentiel : pour quoi faire ?

se concentrer sur l'essentiel (1)

Hello à toi, cher-e ami-e de la JMC Family.

As-tu remarqué que la tendance est au minimalisme. Au fait de se recentrer sur soi, d’aller à l’essentiel. De ralentir, et de se concentrer sur ce que l’on veut vraiment ? La preuve, la semaine dernière j’ai vidé ma bibliothèque et entamé une réflexion philosophique sur le sujet.

Au tout début de l’aventure JMC, je t’avoue que je n’ai pas accroché à l’idée de me ‘recentrer’. Mais alors pas du tout. Tu sais bien : moi j’aime faire PLEIN de choses ! J’aime me lancer dans différents projets, j’aime avoir la tête à plusieurs endroits à la fois et créer tout le temps. Alors l’essentiel, l’essentiel, ça me passait un peu au dessus de la tête. Jusqu’à ce que je réalise que je regardais le truc complètement à l’envers !

Se concentrer sur l’essentiel, ça ne veut pas dire faire moins. Ça ne veut pas non plus dire faire UNE seule chose (bonjour ennui mortel).

Ça veut dire se concentrer sur ce qui est important pour NOUS, ici et maintenant, et se focaliser sur ça, et ça uniquement.

‘Important’ est un mot assez vague, alors je m’installe confortablement dans cet article pour t’expliquer en 3 dimensions comment je vois la chose.

 

1. Ne faire que ce que tu as envie de faire

Tu vois, quand j’ai démarré JMC, je faisais tout. Everything. Todo. Tout. Je faisais tout ce qu’il y avait à faire, et…’tout’ ce que je pensais qu’il fallait faire. Tout.

C’est comme ça quand tu commences un nouveau projet : tu animes un blog, tu gères tes réseaux sociaux, tu fais le design de tes sites, tu vois des clients, tu bois des cafés avec d’autres êtres humains, tu vas à des networking, tu fais des formations. En plus de tout cela, tu fais tout ce que tu crois devoir faire pour faire décoller les choses, même si tu n’en as pas terriblement envie.

C’est normal, il faut bien commencer quelque part. Quand on a peu de cash, et qu’on démarre, non seulement on n’a pas vraiment les moyens de déléguer, mais on a aussi du mal à identifier ce qui compte vraiment pour nous.

Avec le temps, ça s’est précisé.

Tout d’abord, je ne fais plus tout moi-même : j’ai une assistante qui s’occupe notamment de mes emails (je les lis tous, mais je ne réponds pas à tous moi-même), et j’ai une ancienne de mon programme qui anime la communauté de mes clients (comme ça moi je peux y être pour le fun ^^).

Ensuite, je ne fais plus ‘tout’ : je choisis de mieux en mieux à quoi je passe mon temps. Par exemple, j’ai décidé de complètement arrêter d’accompagner des personnes en individuel et je fais peu de rendez-vous ‘professionnels’. (Si tu es parvenu-e à avoir un rdv avec moi dans les 6 derniers mois, félicitations à toi !)

De même, je ne fais plus ‘toutes’ les formations que je vois me passer sous le nez, je ne vais presque jamais à des événements de networking, et j’ai minimalisé les aspects techniques de mon site pour y passer moins de temps (bye bye barre de droite que je mettais à jour régulièrement).

Pourquoi j’ai fait un gros tri dans mes activités : ma ‘zone de génie’

Ce tri ne s’est pas fait du jour au lendemain. Au contraire, encore cette semaine, j’ai eu une grosse révélation en rapport à ça (je te dis plus bas).

Au fur et à mesure que j’avançais, j’ai réalisé non seulement ce que j’aimais le plus faire – ce qui m’apporte le plus de plaisir – et ce à quoi j’étais meilleure, et donc plus efficace.

Clairement, je n’aime pas ‘networker’. Je n’aime pas devoir me présenter à des étrangers, et je déteste ce qu’on appelle le ‘small talk‘. Je sais, je suis snob, c’est la vie. De même, même si j’aime passer du temps à bidouiller mon site, cela me prend beaucoup d’énergie et ce n’est pas là que j’ai envie de passer mon temps.

J’ai arrêté l’accompagnement individuel pour ces raisons : parce que cela me prenait beaucoup d’énergie (je suis une éponge à émotions, et par conséquent cela m’épuisait) et surtout, ce n’était pas le meilleur moyen pour moi d’apporter de la valeur.

Il y a quelque chose d’assez magique dans le monde :

En général, ce que tu fais le mieux, c’est aussi ce que tu fais avec plaisir, et qui te permet de donner le plus de valeur, et donc de gagner ta vie.

Si c’est pas beau ça ! Et dans mon cas, cette chose c’est écrire, ou au sens large créer du contenu, m’exprimer.

La création de contenu, et l’écriture en particulier, c’est ma ‘zone de génie’, c’est mon talent : le truc que je fais vite, bien et qui apporte le maximum de valeur à ma communauté. Ainsi c’est sur cela que je veux passer le maximum de mon temps : sur mon ordi, chez moi ou dans un café. (je sais, je suis asociale, mais c’est pareil, c’est la vie !)

Dans un monde idéal, tu devrais passer 99% de ton temps dans ta zone de génie. Les 1% restant pour aller aux toilettes.

Le fait d’avoir identifié ça a vraiment changé ma perspective dans le développement de mon entreprise. Je sais plus précisément sous quelle forme je veux la faire grandir. Après, le fond peut être changeant.

Pour toi, cette ‘zone de génie’ peut être matérialisé-e par un talent (parler en public, créer des liens) ou même par une passion (voyager, lire, explorer).

Ça ne veut pas dire que tu dois te concentrer sur UN type de projets : ça veut dire qu’il y a une espèce de fil rouge qui te mène dans la vie, de sujet en sujet, et qui est probablement simplement ton moyen de prédilection pour exprimer tes talents au monde.

Comment on fait, en vrai ?

Dans le monde réel, comment on fait pour passer 99% de son temps dans sa zone de génie ? En vrai, tu peux pas. Et peut-être que tu n’en auras pas envie. Je ne pourrais pas passer tout mon temps de travail à créer du contenu. J’aime beaucoup animer ma communauté, créer de belles pages sur mon site, découvrir de nouvelles choses, explorer, apprendre. Je n’arrêterai pas de le faire, mais la création aura toujours une part de prédilection.

Tu as ainsi deux options complémentaires :

1 – Élaguer les tâches : supprime directement de ta to do list, radicalement et sans regret les tâches superflues, qui t’ennuient, qui te fâchent, etc. Ne les fais pas. (F*ck la to do list!). Tu as ma permission. J’ai supprimé 35 tâches cette semaine comme ça. C’était magique.

2 – Délègue : si tu es en mesure de le faire, délègue les tâches nécessaires, mais que tu n’as pas envie de faire. Avant d’avoir des sous, je déléguais des tâches à mon frère et à ma soeur. Peut-être as-tu des proches pour t’aider.

Pourquoi se concentrer sur l’essentiel #1 : pour faire encore plus de ce que tu as envie de faire, et par conséquent, donner ta meilleure valeur au monde.

 

2. Être qui tu as envie d’être

Ton plus gros blocage est ta plus grosse opportunité de grandir.

C’est Céline Boura qui me l’a dit.

Ainsi j’ai découvert cette semaine qu’un blocage peut aussi – surtout – constituer ton essentiel. En général ce qui te bloque le plus est ce qui demande le plus ton attention, car c’est ce qui a le plus gros potentiel de t’approcher de la personne que tu veux vraiment être.

(c’est profond ce que j’écris, tu trouves pas ?)

Et cette semaine, j’ai compris quelque chose d’assez important et d’assez violent : je me suis cassée parce que je voulais écrire et vivre de mon écriture. On peut dire que c’est chose faite. Mais je me suis surtout cassée parce que j’étais une artiste frustrée, un écrivain qui n’avait pas encore écrit de livre.

J’ai réalisé que la frustration est toujours là : j’ai commencé deux livres il y a longtemps, et je suis bloquée dans leur écriture (d’ailleurs, je parle de la difficulté d’écrire sur un autre blog, ici). Alors j’ai décidé de porter mon attention sur ce blocage en particulier, par l’état d’esprit et par l’action.

Ainsi, j’ai décidé de consacrer mes matins à dépasser ce blocage, et à ne travailler sur JMC que l’après-midi (pour l’instant, je ne fais pas moins qu’avant. Le temps est élastique, il paraît)

Adresser ce qui t’empêche d’être la personne que tu veux être demande du temps et de l’énergie. Comme je le disais dans mon article sur l’inspiration, tu as besoin d’espace.

Tu as besoin de prendre le temps pour toi et de créer de l’espace dans ta tête : pour te rappeler ce que tu veux vraiment, et agir dessus.

 

Tu as sûrement un projet comme ça, une envie, un rêve. Qui plutôt que te porter, te mine parce que tu tournes autour sans oser y toucher. Tu le veux tellement que ça brûle. Ça te fait flipper et tu paniques. Eh bien c’est à ce moment qu’il faut y aller à fond les ballons. Et y porter ton attention. Pour devenir la personne qui l’a fait.

Pourquoi se concentrer sur l’essentiel #2 : pour devenir la personne que tu veux être

Ainsi si la création de contenu c’est l’essentiel de ce que je veux faire, être la personne qui a écrit ce livre, c’est l’essentiel de ce que je veux être. Avant l’écriture de cet article, je n’avais jamais vu les choses comme ça : mais finalement c’est très simple :

Ton essentiel se compose de ce que tu veux faire et de qui tu veux être. C’est là que tu dois porter ton attention.

Et y porter de l’attention signifie lui donner du temps, et de l’énergie.

3. Quand on se concentre sur l’essentiel, tout s’aligne

Si tu te concentres sur ce que tu aimes le plus faire – qui est souvent ce que tu fais le mieux (ton talent) – et si tu te concentres à dépasser ce qui te bloque le plus, alors tu es en chemin pour vivre une vie remplie de ce dont tu as profondément envie.

Ça veut dire pas d’activité qui te frustre, ça veut dire l’opportunité d’apprendre et d’aller plus profond sur les sujets qui t’intéressent, ça veut dire une vie où ton regard est aiguisé, et où la prise de décision est simple et qui si elle est remplie de peu, est remplie du mieux. Ça veut dire dire non à certaines opportunités, sans le regretter.

Je ne regrette pas de m’isoler dans mon travail, je ne regrette pas de dire non à des projets qui ne correspondent pas à ce que je recherche maintenant. Parce que je sais qu’en choisissant de me focaliser sur ma façon de faire les choses, je m’assure de mettre toutes les chances de mon côté pour vivre la vie que je veux.

On ne peut pas tout être pour tout le monde et c’est ok.

Choisis qui tu veux être, au rythme de tes envies et de tes besoins. Et tu verras, tout se mettra en place.

 

EDIT : Une question récurrente suite à cet article

Et si ce que je fais avec plaisir, je ne le fais pas ‘bien’ ? Par exemple, écrire ou dessiner ?

D’une : ‘bien’ est relatif. Ce que tu crois ne pas être bien, est peut-être très bien. Quels sont tes critères ?

Ensuite, imaginons que tu sois nul-le. Eh bien, tout le monde passe par là. Je me rappelle l’histoire de Misty Copeland qui a commencé à danser tard selon les standard. Bien sûr qu’elle ne savait pas faire de pointes quand elle a commencé, mais elle aimait ça. Elle se sentait vivre quand elle dansait. On l’a beaucoup rejeté et critiqué car elle n’avait pas le ‘corps’ d’une danseuse. Maintenant elle est danseuse principale au American Ballet Theatre (la première noire, d’ailleurs).

https://www.youtube.com/watch?v=ZY0cdXr_1MA

Si tu le fais avec plaisir, alors tu n’auras pas de peine à pratiquer, à t’entrainer, et tu finiras par le faire bien, selon tes standards.

Et si on te fait tes critiques, tu t’en fous, car au moins tu as commencé !

 A toi : je suis curieuse de ton avis sur le sujet – te sens-tu dispersé-e dans tes activités ? ou as-tu l’impression de faire ce que tu as profondément envie de faire quand tu as envie de le faire ? Comment fais-tu pour te focaliser sur l’essentiel ?

Psst : mon amie Joanne Tatham a créé un programme 21 rituels pour se recentrer, que j’ai fait et que j’ai beaucoup aimé. Tu peux y jeter un oeil ici. C’est l’experte pour se concentrer sur l’essentiel, celle qui m’a appris que mon meilleur atout, c’était moi-même et que je devais le traiter comme tel 🙂 Si tu ne la connais pas encore, je te laisse découvrir.

F
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