A l’heure où je vous écris, j’ai probablement traversé les deux mois les plus chargés de mon activité. Avec deux lancements, deux pré-lancements, un changement de cap, la création d’un tout nouveau programme, et déjà, la mise en place de la rentrée, je commence seulement à voir la lumière au bout du tunnel de cette période si occupée. Et j’ai fait ‘tout’ ce qui devait être fait.

Et pourtant, cette période, je ne l’ai pas traversée en mode ‘zombie‘. J’ai fait du sport, j’ai avancé sur mon roman, j’ai voyagé, passé du temps en famille, entre amis, et seulement une fois, je me suis couchée à 3h du matin pour finir une page de vente ! Ah.

Résultat des courses, pour celles et ceux qui me suivent de près, des questions reviennent souvent : « Mais comment tu fais Lyvia ? », « Mais tu dois être crevée ! », « Tu te drogues ou quoi ?? »

Eh eh, je ne me drogue pas. Je ne bois même pas de café (enfin, si, mais du déca). Et surtout, pas de signe de burn-out à l’horizon ! (je suis vigilante, croyez-moi !)

Je ne suis pas Superwoman, je n’ai pas de super pouvoir caché. Comme vous, j’ai besoin de temps, d’espace, de repos. Je travaille vite, mais je ne fais pas tout à 100 à l’heure. Je n’ai pas non plus une armée de ‘minions’ pour m’aider.

Et je mentirais si je disais qu’alors que j’ai fermé les inscriptions de mon deuxième programme il y a deux jours, je ne suis pas fatiguée. Si, je suis fatiguée, mais comme on l’est après avoir fait une belle course. Globalement, ça va plutôt bien.

Non, mon secret, est un bien plus subtil que ça. La vérité c’est que les choses me prennent probablement deux fois moins de temps aujourd’hui, que ce n’était le cas avant, avec deux fois plus de plaisir.

Et pas parce que j’ai trouvé une superbe technique d’organisation super efficace, ni parce que j’ai des pouvoirs magiques, au contraire !

Ce n’est pas ça mon secret. Et avant de le dévoiler, je vais solliciter votre expérience :

Avez-vous eu ces moments où, avec une deadline très proche – disons qu’il vous reste deux heures pour terminer un projet qu’on vous a assigné il y a deux mois – vous vous placez devant l’ordinateur ou la feuille, et pendant une minute, vous êtes un peu perdu, vous paniquez un peu, eh puis bam, la minute d’après, l’inspiration vient, et en une heure, c’est réglé ?

Ou bien, une journée où vous êtes complètement débordé-e, vous avez la tête dans le guidon, et à un moment donné vous vous dites « eh flute ! ». Vous écoutez une intuition, une pulsion, et vous partez vous balader. Vous revenez, tout guilleret, et finalement, ce qui semblait être une masse énorme de travail n’en est plus une. Vous vous y mettez, avec plaisir et coeur, et c’est fait. Ou alors ce n’est pas fait, mais ça ne vous stresse plus trop.

Dans les deux cas, vous avez expérimenté un phénomène un peu étrange : l’élasticité du temps.

J’en avais parlé il y a plus d’un an ici, à un moment où j’étais salariée, et où je devais également mener jemecasse (avec lancement et tout ce qui va avec). Eh bien, ce qui devait être fait était fait.

Aujourd’hui, dans cet article, j’aimerais partager avec vous mes pistes pour ‘surfer’ sur l’élasticité du temps, et arriver à faire plus, en beaucoup moins de temps, et avec une belle énergie.

Prêt ? Accrochez-vous à vos sièges.

L’élasticité du temps

On va « lentement » quand ce que l’on fait nous barbe, nous ennuie et nous est pénible. Les heures s’accumulent, on tourne en rond, on se sent coincé et on avance peu.

On va « lentement » quand on n’a pas la clarté. On fait un pas en avant, un pas en arrière.

On va « vite » quand on est dans une dynamique de créativité, de plaisir. On ne porte pas attention au temps, et les choses se créent d’elles-mêmes, sans qu’on ait à forcer.

On va « vite » quand on est au clair avec ce que l’on veut faire, pourquoi on veut le faire.

Mais de façon plus ‘phénoménale’, on va vite quand on est connecté à sa créativité, quand on arrive à capter les informations et à les retranscrire sans y apposer le filtre de nos doutes, de nos peurs et de nos propres jugements.

Surfer sur la fulgurance créative

Je n’ai pas de technique d’organisation particulière. Je suis même fâchée avec la planification, et je suis une procrastinatrice avertie (lire ‘La procrastination est ton amie’).

Les phénomènes que je vous ai décrit plus haut, ceux où l’on expérimente cette élasticité du temps sont parallèles à un autre phénomène : la fulgurance créative.

C’est parce que je surfe sur la vague de la fulgurance que je peux faire beaucoup, en peu de temps.

Je compte principalement sur mon rapport à la créativité pour accomplir ce que je dois accomplir. 

Je compte sur les moments que j’ai décri plus haut. Sur les moments de flow, où tout vient d’un coup et où tout est limpide. Je compte sur les moments où je n’ai pas à beaucoup réfléchir pour avoir la réponse. Et ce sont ces moments qui me permettent d’aller vite.

Ce sont eux qui m’ont permis de préparer tous mes webinaires de lancement en 30 minutes chrono, carnet et crayon à la main, sans le poser une seule fois, et sans avoir à revenir sur le résultat final (et à écrire mes slides en 15 minutes !).

Ce sont eux qui m’ont permis de tourner des vidéos de 5 minutes en… 5 minutes. Une prise, et c’était réglé. Deux ou trois, seulement quand ce n’était pas encore fluide à l’intérieur.

Qu’est-ce que donc la fulgurance créative ?

Le mot ‘fulgurance’ vient de ‘fulgur‘, éclair en latin. Est fulgurant ce qui est brillant, vif, soudain, rapide, comme l’éclair.

La fulgurance créative a une définition plus subjective. Chacun a tendance à y apporter sa définition, en fonction de l’expérience qu’il en a.  Pour moi c’est la suivante : une fulgurance est comme une évidence. C’est une idée qui s’impose à moi, qui me vient d’un coup. Je ne doute pas, je ne questionne pas et je peux agir en confiance en la suivant.

Comme dirait Céline Boura : ‘C’est là, et c’est ça’.

Je me suis découverte une facilité avec la fulgurance. J’arrive à capter l’inspiration et à la véhiculer sans trop la bloquer. Cela demande une certaine pratique, un lâcher prise et je n’y arrive pas toujours, ni pour tout (au contraire). Mais peu à peu, j’ai compris comment ça fonctionne (et c’est ce que je transmets dans mes ateliers d’écriture, par exemple)

En surfant sur la fulgurance créative, tout va plus vite, car on n’hésite plus. Il n’y a pas d’atermoiements, de doutes, peu d’aller retour, peu de corrections. Les choses s’imposent, comme ces mots que je vous écris en ce moment même.

J’ai repris cet article trois fois avant de bien me ‘brancher’ sur l’inspiration et que l’enchaînement soit évident.

Maintenant, c’est bien joli tout ça. Mais comment on fait ?

Et là, je pense que cela mérite un manuel, manuel que j’écrirais peut-être un jour, qui sait 😉

Ceci dit, voici des pistes pour commencer :

Minimiser la pénibilité et maximiser le plaisir

Difficile d’être créatif sur une chose que l’on n’a pas envie de faire. Difficile d’avoir de l’inspiration pour une tâche qui nous semble une corvée. Le temps s’allonge, s’étend, on tourne en rond et rien ne se fait. Les réponses n’arrivent pas, et on lutte. C’est l’inverse du sentiment de fluidité naturelle dont on a besoin pour ‘surfer’.

La première étape est donc de ‘choisir’ à quoi on va appliquer notre créativité. Et c’est là qu’il va falloir faire un tri, et dire non.

Je vous ai écrit il y a plusieurs semaines, comment je dis non ‘par défaut’, aujourd’hui. Avant de dire oui, je dis toujours non. C’est comme si la somme des tâches que je pouvais mettre en oeuvre couvrait un grand disque noir d’un mètre de diamètre. Et que quelqu’un y avait peint un point blanc d’un centimètre de diamètre.

Eh bien, moi je plonge dans ce point blanc. Cet univers, précis et circonscris, c’est le mien. Ce qu’il y a autour est superflu, ce n’est pas moi. Les possibilités dans ce point blanc sont, certes, infinies, mais dedans, je suis dans l’expression la plus pure de ma créativité.

Ce point blanc, c’est le lieu où j’ai du plaisir à faire ce que je fais. C’est le lieu où j’exprime au mieux mes talents. C’est le lieu où l’énergie que je donne me revient multipliée par 100.

D’aucuns appelleraient ça la zone de génie : celle où l’on exerce au mieux les talents qui nous ont été donnés, celle où chacune de nos actions nous revient au centuple. Celle où les choses sont fluides et faciles.

Ainsi la première étape est de délimiter ça, et de dire non à :

  • Ce qui ne nous fait pas plaisir ;
  • Ce qui n’est pas la meilleure expression de nos talents.

 

Faire confiance à sa créativité et la laisser s’exprimer sans la brider

Ensuite, je crois que l’étape cruciale, et aussi la plus difficile, c’est de se laisser aller à cette créativité.

Car même si vous êtes dans la meilleure expression de vos talents, il est très facile de bloquer le flux créatif.

Imaginons que vous êtes en train de parler en public. Alors que vous êtes à l’aise avec l’exercice (c’est votre talent), que vous vous êtes préparés même, il est possible que des pensées, idées se mêlent aux vôtres comme : « mais qu’est-ce que tu racontes-là ? » ou bien « ça se voit qu’ils n’ont rien compris, t’es nul-le ! » ou encore « mince, ce n’est pas ce que je devais dire« . Et là vous perdez le fil.

C’est une chose que je ressens parfois quand je parle en public ou que j’anime un atelier. C’est fluide, ça va de soi, et puis une petite voix commence à souffler : « et si ce n’était pas si simple, en fait ? » Mon travail alors consiste à la faire taire, et à poursuivre.

Si on imagine, dans ce cas, l’expression créative comme un flux qui va des idées à vos lèvres, en passant par votre cerveau, votre corps, chacune de ces pensées est comme un panneau ‘Stop’ qui bloque l’inspiration sur le chemin.

Vous me répondrez peut-être : et si l’inspiration n’est pas bonne ?

Je crois que l’inspiration est toujours bonne. Qu’il y a un processus créatif hors de notre contrôle, qui utilise des ingrédients immatériels, et qui si on le laisse faire, va donner la meilleure expression de ce que l’on veut partager.

En général ce n’est pas l’inspiration qui n’est pas bonne, c’est nous qui brouillons le signal.

Donc accepter de se connecter au flux, et de ne pas brouiller le flux est un exercice important.. et difficile.

Comment on se ‘connecte’ ?

Cela fonctionne différemment pour chacun, je pense. Et aussi l’expression de cette inspiration, de cette créativité dans le monde réel, va être différence.

Dans mon cas, c’est assez simple. Je me laisse aller, et j’attend. J’ai confiance dans le fait que ça va venir, et que quand ça viendra, ce sera exactement ce qu’il faut.

La créativité a besoin d’espace. Cela veut dire que par moments, elle a besoin que vous soyez devant votre feuille, devant votre micro, devant votre audience et que vous receviez, sans juger, ce qui vient.

Cela veut aussi dire avoir confiance. Avoir confiance dans le fait que ce qu’elle nous envoie est « bon », mais aussi qu’elle va nous l’envoyer.

Je fais tout à la dernière minute (par exemple, je prépare mes webinaires du midi le matin même, et je ne prépare pas du tout mes interventions sur Facebook Live) mais c’est parce que je sais que si je me ‘branche’, ça viendra en peu de temps.

Plus facile à dire qu’à faire, c’est certain. Alors essayez sur des petites choses. Par exemple, dans une conversation, tâchez d’écouter et de faire silence dans votre tête (plutôt que vous demander : « qu’est-ce que je vais dire ensuite »), ayez juste confiance que ce que vous allez dire ensuite sera juste. Même si c’est peut-être une connerie. Peut-être qu’elle fera rigoler la galerie. Finalement, le tout est de ne pas douter de ce qui vient, et de juste le laisser venir.

Se disposer à recevoir

La créativité a besoin d’espace – d’ailleurs, j’ai ai parlé dans un article ici : D’où vient l’inspiration. Cela veut dire qu’un esprit encombré n’est pas très accueillant pour la créativité.

Ainsi la meilleure chose que vous puissiez faire en cas de journée chargée, que vous avez l’impression de patauger dans la semoule, c’est de faire une pause. Faire une pause aussi longue que vous en avez besoin, avec la confiance que ce qui doit être fait, sera fait dans les temps.

J’ai pris mes plus longues pauses dans les journées qui étaient censées être les plus chargées. J’ai pris une semaine à l’étranger alors que j’étais en plein lancement.

Voici ce que cela fait :

  • Cela calme l’esprit, et les idées viennent plus clairement. Elles se sentent accueillies.
  • Conséquence : on a plus de clarté, on est plus efficace une fois que l’on passe à l’action.
  • On est reposé, ainsi on ne fonctionne plus à l’adrénaline ou sur de la nervosité, mais plus dans une action relaxée qui va nous faire avancer sans tension.

Et on peut aller vite, beaucoup plus vite.

L’urgence, c’est toujours d’aller bien. Après, le reste suit.

[bctt tweet= »L’urgence, c’est toujours d’aller bien. » username= »jemecassefr »]

 

Ce qui doit être fait sera fait.

Nous avons tous 24 heures dans une journée. C’est le temps qui nous est imparti. On a tendance à vouloir forcer des millions de tâches dans ces 24 heures. Or, le contenant est le contenant. Et parfois, même en étant un as de la créativité, on ne peut pas ‘tout’ faire.

Mais pourquoi ? Parce que tout ne ‘doit’ pas être fait.

Je crois vraiment dans le fait que ce qui doit être fait, est toujours fait. Si ce n’est pas fait, alors il y a une raison, même si on ne la voit pas clairement.

Par exemple, si devant vous quelqu’un se faisait renverser par une voiture, vous laisseriez tout tomber pour venir à son secours, appeler les pompiers, peut-être l’accompagner à l’hôpital. Tout le reste que vous ne feriez pas dans cette journée pourrait être repoussé à plus tard, avec la justification de cet événement. De même si vous avez une gastro ! Pas question d’aller à vos rendez-vous dans cet état.

Et tout le reste, alors, toutes les ‘obligations’ que vous aviez en vous réveillant ce matin-là ? Eh bien tanpis.

Considérez qu’il y a d’autres événements (moins dangereux qu’un accident) qui peuvent prendre la précédence sur le reste. Ils sont tout aussi importants du moment qu’ils comptent pour vous. Vous pourriez tout aussi bien vous dire : aujourd’hui j’ai besoin de me reposer, tanpis pour le reste.

La seule chose qui vous bloque peut-être, c’est la difficulté à défendre ça auprès des regards extérieurs. Mais au delà de ça, vous avez le droit. C’est ce qui devait être fait, et tout le reste est justifié d’être repoussé.

Il y a, par conséquent, deux phrases qui me portent et me permettent de mettre le stress de côté :

« Ce qui doit être fait sera fait. »

[bctt tweet= »Ce qui doit être fait sera fait.  » username= »jemecassefr »]

Et « Rien n’est grave. »

Car sinon, tout est grave.

A l’échelle de votre vie, une journée de plus ou de moins, n’est pas grave. Dans quelques mois, ça ne comptera peut-être même plus.

Et même pour un événement d’apparence ‘grave’, je crois en la résilience de l’être humain. On s’habitue à beaucoup de choses, même quand elles nous paraissent insurmontables de premier abord. (D’ailleurs mon dernier article l’évoque ici)

Adieu perfection

Tout ce que je dis signifie qu’on laisse l’idée de perfection de côté. Cela veut dire qu’on accepte de ne pas forcément tout faire dans les temps. Cela veut dire qu’on accepte de ne pas avoir l’opportunité de revenir dessus, peaufiner, arranger.

Quand on apprend à surfer sur la fulgurance, on apprend à lui faire confiance. On a confiance dans le fait qu’elle nous emmènera là où elle doit nous emmener. Qu’elle nous permettra de créer ce qu’on doit créer.

Et si elle n’est pas présente au moment de la deadline, alors, personnellement, je préfère repousser la deadline. Si ça n’a pas été fait, il y a une raison. Et si ça doit être fait, ce sera fait.

Violent, je sais. Je choisis la créativité.

Plus besoin de technique d’organisation

L’une de mes clientes, lors d’une session de mentoring de groupe (tu te reconnaîtras 😉 ) expliquait qu’elle avait des difficultés à poser des limites. Elle voulait pouvoir tout faire, au point de faire peu de pauses, et pour cela, elle utilisait des systèmes de productivité.

Le résultat était le suivant : fatigues, tensions, et tout de même la culpabilité de ne pas avoir assez fait.

Mettez les to do list de côté, mettez les systèmes d’organisation de côté, et l’espace d’une journée, faites l’expérience de vous laisser porter dans votre travail, au fil de votre créativité.

Ce ne sera pas facile, il faudra un peu d’entrainement. Peut-être que vous y arriverez seulement 5 minutes, peut-être 10. Mais essayez, de laisser les rênes à la partie la plus créative en vous.

Laissez les rênes à la fulgurance, et aux évidences.

En résumé, ce que cela signifie pour moi :

Je ne fais pas ‘tout’, beaucoup de choses passent à la trappe. Et ce n’est pas grave.

Je prends du temps pour moi, au moins tous les matins. J’écris, je clarifie mon état d’esprit et mon humeur, et je décide de l’intention que j’ai pour la journée. Je définis 3 tâches que je veux accomplir. Cela me dispose à recevoir la créativité dont j’ai besoin.

Pour chaque ‘tâche’, je me branche sur ma créativité au moment de l’accomplir. Quand j’écris un article, je prends une longue respiration et j’attends de voir ce qui vient. Quand je prépare une intervention, c’est pareil, je prends une longue inspiration, et je vois ce qui vient.

Quand ça ne vient pas de manière fluide, j’accepte que quelque chose coince, que ce n’est pas le moment et je patiente. Je le fais sans culpabilité. Je me dis qu’à l’échelle de ma vie, un jour, une semaine, ou même un mois de retard, ce n’est pas bien grave.

Je repousse parfois des deadlines. Même quand l’enjeu semble grand. Soit parce que THE truc, l’idée, l’évidence, ne m’est pas encore venue, ou soit parce qu’autre chose est venu entre temps que j’ai dû mettre en oeuvre. La créativité ne connaît pas vraiment la notion du temps !

D’ailleurs, je tâche d’expliquer cela de plus en plus à mes clients et aux personnes avec qui je travaille. Surfer sur ma créativité a plus d’importance pour moi que de respecter une date limite. C’est un aspect intéressant à amener dans une relation de travail.

Pour nourrir votre cerveau cartesien

Ce que je dis peut sembler un peu obscur. C’est peu palpable, en effet. Il y a aussi autre chose que je fais, pour me réconcilier avec le temps que j’ai.

Souvent, on dit qu’on ‘n’a pas le temps’. Mais c’est faux. On a toujours le temps. C’est la même quantité pour tout le monde. Ce qui change, c’est la façon dont on le perçoit, et la façon dont on l’utilise. Pour comprendre comment vous l’utilisez et si votre ratio créativité / temps passé est plutôt bon, ou s’il est plutôt catastrophique : mesurez.

Je mesure le temps que je passe sur chaque tâche avec une application qui s’appelle Toggl.

Elle me permet de réaliser quand je passe trop de temps sur des tâches non importantes et que je me perds, et elle me permet aussi de voir combien de temps me prennent vraiment les tâches importantes pour moi (comme écrire un article ou préparer un webinaire) et pour lesquelles j’arrive à surfer sur ma fulgurance (1h30 pour le brouillon de cet article, avant relecture).

A la fin d’une journée, c’est beaucoup plus facile de se rappeler les choses pénibles, ou peu productives qu’on a faites, plutôt que de se féliciter pour les moments où tout a été fluide. Cette perception distordue entretient notre animosité vis à vis du temps. Mesurer permet de donner la part belle à ces moments de créativité pure, et de réaliser qu’on a, en fait, le temps pour les choses importantes. 

C’est aussi un moyen supplémentaire de faire le tri entre les tâches qui nous portent, et les tâches qui nous pèsent.

 

Débloquer sa créativité et ‘fluidifier’ son état d’esprit

Je crois vraiment que la meilleure façon d’être efficace est de débloquer notre créativité. De façon à créer vite, et bien, en surfant du mieux possible sur la fulgurance. Ce n’est pas un exercice évident, et c’est assez facile pour moi de venir après coup en disant : ‘fais comme çi, fais comme ça’.

Pourtant il y a bien des moyens, des techniques pour mieux se connecter à l’inspiration. C’est ce que je transmet dans mes ateliers de créativité.

D’ailleurs, les ateliers reprennent en septembre. Ce sont des journées entières (les rares fois où l’on peut me voir en vrai) et je travaille avec 4 personnes à la fois. Si cela vous intéresse, écrivez-moi à hello@jemecasse.fr, et je vous donnerai personnellement les informations.

 

Voilà, vous savez mon secret.

Ce n’est pas la drogue, ce n’est pas le café. Ce n’est pas que secrètement, je ne dors pas, ni que j’ai des super pouvoirs cachés.

C’est parce que j’ai un passe-temps génial : surfer sur la fulgurance créative.

 

A vous : Avez-vous expérimenté la fulgurance ? Si oui, comment s’est-elle manifestée ? Que tirez-vous de cet article ? Qu’avez-vous envie d’expérimenter ? Dites-le moi dans les commentaires 😉

10 thoughts on “Comment réussir à ‘tout’ faire quand on est clairement pas superwoman

  1. Maria on 26 juillet 2016 at 3:49

    Merci Lyv pour ce super article qui tombe à point par rapport à mes réflexions!
    La « fulgurance créative »! Tu as mis un mot, et un très beau mot sur cette sensation qui m’a toujours portée, qui m’a permis d’avancer vite et bien aux moments où les choses devaient être faites, aux moments où je pensais ne jamais avoir le temps, aux moments où personne ne pensait que ce serait faisable.

    Mais comme pour beaucoup d’entre-nous, c’est parfois le manque de fulgurance, l’envie de rien, l’impression que je ne ferai rien de bien qui submerge mon cerveau. Et là je peux entrer dans une période de grande procrastination, dont je ne profite même pas puisque mon cerveau continue à gamberger et se culpabiliser pour toutes les choses que je dois faire, que j’aimerais faire mais que je ne fais pas.

    Je suis comme toi convaincue que la clé est dans la 1ère étape que tu évoques :  » choisir à quoi on va appliquer notre créativité. Et c’est là qu’il va falloir faire un tri, et dire non. »
    Cette règle naturelle, il faut se la rappeler à chaque fois , à chaque action.

    Alors merci de me la rappeler aujourd’hui, j’en avais besoin 🙂

  2. Flore on 26 juillet 2016 at 4:25

    Merci Lyvia pour cet article! J’ai pu remarquer l’importance de la « glande » dans le processus créatif. En effet c’est toujours après des périodes de laisser aller complet que des idées et visions me viennent. Et c’est vrai que ce qui peut bloquer les deux processus (« glander » sans culpabilité et laisser couler le flux) sont ces petites voix dont tu parles. J’aime bien l’image des « stops », c’est tout à fait cela! Ce qui est sur c’est qu’elles sont imaginatives pour nous dissuader!!! Et dans ce cas je me donne une durée (courte) et je vois ce que je produis. une manière de débloquer le processus.
    En ce qui concerne les to-do lists j’en fais toujours mais j’ai appris à les faire beaucoup plus petites (et aussi à supprimer des tâches qui ne servent pas tant que cela à quoi que ce soit pour moi), et ça me libère dans le sens ou mon flux de pensée est important. c’est comme si, une fois la liste rédigée pour la journée, mon cerveau disait « Ouf, je peux me focaliser car je sais que je n’oublierai pas la tâche suivante puisqu’elle est écrite ». Le paradoxe du lâcher-prise!
    Enfin je conseille vivement la technique du petit carnet à avoir sur soi car le flux créatif ne prévient pas (dans la voiture, en réunion ou ailleurs)et on gagne du temps en couchant les idées. et sinon pas de panique elles finissent toujours par revenir….
    Bonne journée
    Flore

  3. Coralie on 26 juillet 2016 at 9:13

    J’ai connu exactement ce phénomène au lycée pour les cours d’arts plastiques. J’avais la certitude que de superbes idées viendraient même la veille des présentations et que je n’avais pas commencé. C’est magique ces moments. Et le resultats etaient toujours top.Merci pour ton secret qui fait écho à la Coralie creative que je suis. Il ne reste à qu’à me remettre en mode ouverte à ce qui vient.merci !

  4. Aurélie on 28 juillet 2016 at 5:12

    Ah, ces moments de « fulgurance », ils sont tellement agréables et « endorphinants » ! Cela me rappelle des périodes où je ne pensais jamais réussir à gérer « tout ce que je devais faire » (des révisions, du boulot…) et où je me disais, pour ne pas stresser, que d’une manière ou d’une autre une fois la deadline passée, j’aurai forcément géré cela. ça s’est toujours vérifié pour le moment.
    Je te rejoins aussi pour ce que tu dis à propos des pauses, l’essentiel est de savoir ce qui est bon pour soi, à ce moment-là. La résultat en est toujours bénéfique.

  5. Laure on 30 juillet 2016 at 5:18

    Génial ! J’adore ton article, qui en plus arrive au moment où je suis en pleine réflexion sur le temps !

    Il y a une croyance que de nombreuses personnes ont : si c’est trop « simple » ce n’est pas normal ou « pas bien », il faut trimer pour faire de « bonnes choses » ! En lisant ton article j’ai immédiatement pensé à ça pour y avoir été confronté avec des clients (et aussi avec moi même par moment !).

    Et oui les choses peuvent être faites naturellement, vite et bien lorsqu’on est clair(e) et aligné(e) et que l’on respecte les temps pour soi. Et c’est tout à fait ma recherche actuelle merci 😉

  6. Véronique on 31 juillet 2016 at 7:15

    Superbe cet article. Merci.
    Je me demande si tout le monde a accès à ce Flow.
    Je l’avais « accroché » début 2014 pendant quelques semaines/mois. Gratitude matin et soir. Objectifs clairs. Quand j’avais rempli mes objectifs de journée, je m’occupais de mes projets perso. Tout fluide.
    Et puis, une décision erratique après l’autre je l’ai perdu. Je pense que je suis de nouveau en condition de me retrouver dedans. Je pensais partir en vacances en juillet et j’ai senti monter un regain de motivation pour le travail. Du coup, j’ai repoussé. Pour networker. Au mois d’Août. A Paris. Et, ça marche plutôt bien !
    Je suis même en train de préparer la rentrée en faisant quelque chose que je ne suis pas arrivée à faire depuis 2 ans : planifier, et chercher un partenaire en biz dev. Après ce passage un peu long et laborieux, ça recommence à devenir -plus – excitant. Et, surtout, plus léger !!
    Merci pour ce que tu donnes.

  7. Misi on 2 août 2016 at 7:55

    Bonjour Lyv,

    J’aime beaucoup ce que vous dîtes à propos de ce détachement vis à vis de soi et de notre capacité créative. Nous sommes toutes des créatives en puissance. La question est davantage : quelle est ma capacité d’accueil ? Est-ce que j’accueille et comment je me l’autorise ?….

    Vos propos sont très riches, Merci beaucoup.

    Je voulais vous poser une question qui n’a rien à voir avec le sujet mais a tout de même son intérêt. Je souhaite savoir : quand vous avez une inspiration, une très belle idée (qui vous fait peur par son enjeu et qui sonne juste pour vous) : est-ce que vous en parlez autour de vous ou vous le révélez quand vous en êtes bien sûre, à la toute fin ?

    Je m’explique : j’ai en effet remarqué que rares étaient les personnes de mon entourage à me soutenir dans mes « grandes décisions » (ces décisions qui représentent un enjeu pour l’âme et qui font peur). La plupart du temps, la majorité des personnes de mon cercle social vont toujours me donner un avis tiède, peu risqué….cela me donnant un sentiment de contrariété. Je ne reçois pas le soutien que j’espère tant et dont j’ai au fond besoin.

    Quel serait votre avis dans ce cas là ? Comment avancer même si personne ne me soutient psychologiquement dans mon environnement ? Comment dépasser cette frustration ?

  8. Charlotte on 6 août 2016 at 12:48

    Bonjour Misi,
    Je sais que la question ne m’était pas adressée, mais je me permets tout de même de réagir, au cas où cela puisse vous aider. Il me semble que peu de personnes sont prêtes à un changement décisif, tel que tu vous le décrivez, dans LEUR vie. Ils ne le souhaitent pas, n’en ressentent pas le besoin, ou ne s’imaginent même pas que l’on puisse le vouloir.
    Au lieu d’accueillir ce changement comme étant le vôtre, ils s’imaginent tout de suite, EUX, en train de le vivre.
    Du coup ils ne sont pas capables de vous donner un avis très constructif, ou très objectif.
    Ils projettent leurs peurs, leur désintérêt ou leur incompréhension sur vous, alors que là n’est pas la question.
    C’est en tout cas ce que j’ai remarqué dans mon entourage.
    Même si c’est difficile car on a envie de partager nos idées avec toutes les personnes à qui l’on tient, certaines ne sont pas prêtes à les entendre à n’importe quel stade. Certains ont besoin de concret, de réponses, de réussite pour donner du crédit à une idée. Alors personnellement je pense que les idées ne sont pas à partager avec tout le monde au début (ou tout court), même si c’est important pour nous. Il faut essayer de décrypter qui est capable de quel accueil. Certaines personnes ouvertes de votre entourage sont certainement prêtes à vous écouter. Il n’y en a peut-être qu’une, il faut la trouver 🙂 Bon courage.

  9. Misi on 11 août 2016 at 1:14

    Bonjour Charlotte,

    Je vous remercie d’avoir pris le temps de donner votre avis. C’est très précieux pour moi et cela me touche.
    Oui au fond nous sommes beaucoup à partager cette expérience inconfortable d’avoir une idée « géniale » qui pour autant n’est pas accueillie de manière enthousiaste et encourageante par notre entourage.

    Vous dîtes : une seule personne suffit.

    Je suis bien d’accord au fond et cela fait du bien de le lire. Merci beaucoup.

    Je suis tombée par hasard hier sur une phrase (hasard hasard???) : cette personne expliquait que le vrai bonheur en fait fabrique de la solitude. Pourquoi ? Parce que plus je suis heureuse, plus je façonne ma vie de manière consistante et authentique et heureuse……et plus je me retrouve isolée. La majorité des personnes préférant une vie inconfortable (pour l’âme) – néanmoins socialement validée plutôt qu’une vie authentique et assumée (pour l’âme) – remettant en question les valeurs du groupe.

    Vivre sa vie (au sens vrai du terme) suppose aussi cet « isolement ». Et ce n’est pas grave (il y a juste lieu de le savoir). Je nous souhaite de vivre authentiquement nos vies. Tout le monde a sa zone d’excellence.

  10. Nathalie on 6 janvier 2017 at 7:20

    Bonjour Lyvia,

    Je ne sais pas si mon Email aboutira, mais j’y crois, alors je te souhaite tout d’abord une très belle année 2017 !

    Je me permets de te contacter car j’ai assisté à une de tes webinaires que tu animais avec une de tes élèves qui venait de créer un blog sur le burn out et je ne retrouve pas l’adresse de ce blog que je souhaite transmettre à une amie qui traverse ça en ce moment.

    Pourrais-tu, s’il te plait, me donner cette adresse ?

    Je t’en remercie par avance et peut-être à bientôt.

    Nathalie

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